mar. Sep 22nd, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

Mon mari, mes défis… part 9

10 min read

Madré est retournée dans sa chambre illico après avoir lâché sa bombe ! et vous dire que j’étais mortifiée est un euphémisme, pas parce qu’elle nous a retrouvés dans une position intime (madré lolou yeungueulouko) mais il y’a moins d’une heure, j’étais là à râler sur la manière dont mon mari se conduisait et qui me rendait furieuse. J’étais en colère contre moi car je lui laissais trop de pouvoir sur ma vie, je me promettais de ne plus lui rendre la tache facile et il a suffit qu’il soit devant moi pour que je lui cède ! ce qui est sûr c’est que ma mère ne m’écoutera plus quand je viendrais me plaindre et malheureusement pour moi elle va prendre un malin plaisir à me titiller avec cette histoire.

Mactar lui était mort de rire, pas le moins du monde embarrassé par ma mère ! gnakeu diom ! je voulus glisser mes jambes rapidement, mais plus vif il resserra son étreinte et me colla au mur :
• J’étais très sérieux tout à l’heure, murmura-t-il
• Laisse-moi descendre Mactar,
• Moi je suis bien là…
• Tu es ridicule !
• Ecoute, je sais que je m’y prends mal depuis le début avec toi…
• Alors arrête, le coupais-je, arrêtons tout de suite cette mascarade ! Tu as peut-être envie d’occulter ce qui s’est passé ces derniers mois, mais pas moi ! On sait tous les deux que tu n’en as rien à foutre d’être avec moi. Je pourrais jouer ton jeu et même être sûre de gagner mais durant ton absence j’ai eu la latitude de penser à moi et de ce que je voulais vraiment ! entre toi et moi ce ne sera que du sexe torride alors que je veux plus que ça ! Je veux de l’amour inconditionnel.

Il me regarda tellement longuement sans rien dire que je me suis dit « pauvre conne comment tu as pu croire qu’en le mettant comme ça au pied du mur, il va flancher ». Il fit descendre doucement mes jambes de sa taille, remit en place mon débardeur dans un calme olympien alors que j’allais exploser d’une minute à l’autre. Il souleva mon menton et on se fixa yeux dans les yeux.
• Une semaine.
• Quoi ?
• Donne-moi une semaine pour te convaincre que toi et moi ça peut être du solide. Même si je me suis obstiné à tout vouloir détruire…
• Tu penses sérieusement me convaincre en sept jours ? Tu es le connard le plus arrogant, le plus prétentieux des…
J’interrompis mon flot d’insultes, et recouvrai mon calme avant de poursuivre
• Écoute, je ne comprends vraiment pas ton comportement, tu souffles du chaud et du froid et vraiment j’en ai plus que marre.
• Je suppose que je mérite tous ces adjectifs, mais je reste ton kilifeu Rabi Niang, alors respecte moi ! tu es entrée dans ce mariage connaissant pourtant mes conditions absurdes ! on a été tous les deux inconscients, même si moi je suis allé trop loin dans le délire jusqu’à prendre le risque que tu me déteste en fin de compte. Je regrette mes actes de ces derniers mois, les mots durs que j’ai eus envers toi. C’était une sorte de bouclier pour moi, mais le coup est déjà parti et je comprends que tu m’en veux.
• …
• Je me suis rendu compte que je veux plus aussi, poussin. Ne me dis pas que c’est trop tard…
• Mactar…
• Une semaine!
• Ok, Ok ! tu m’as l’air sûr de toi mais ce sera sans sexe ! et je reste ici, ce sont mes conditions !

Il me plaqua contre le mur avec son corps tout dur.
• Hum, sans sexe tu dis… ok ! mais tu ne pourras pas m’empêcher de te toucher, ni de te rendre folle de désir ! alors on est d’accord ?
• Mmmm
C’est tout ce que je pus sortir de ma bouche tellement la tension que dégageait son corps collé au mien était forte.
• La semaine commence maintenant…

Il fondit sur mes lèvres et après m’avoir quasiment dévoré, il me fit un bisou sur le front et me chuchota « à demain » avant de partir sans se retourner.
Pourrais-je supporter tout ça encore longtemps ?? Ce mec était dangereux pour mon pauvre petit cœur.

 

« Reconquérir sa femme » Jour 1

• Allo, Madame patron, fo nékeu, mangui si sa bountou école (tu es ou je te suis à l’entrée de l’école)?
• Pape mor ?
• Mane la kaye (oui c’est moi) !
• Mais qu’est-ce que tu fais là, à cette heure-ci ?
• Pardon, patron moma yonni si yaw (c’est patron qui m’a envoyé)
• Wa bakhna, dis au gardien de te montrer la salle des profs, je t’attends !

Qu’est-ce que c’est que ça encore ? qu’est-ce que Mactar Niang me voulait ? déjà à cause de lui, hier j’ai mal dormi et ce matin j’étais en retard du coup je n’ai pas pris de petit déjeuner ! les épreuves commencent dans 20 minutes et la faim me tenaillait mais au moins j’avais fini de ranger ma classe, les tables bien disposées, les numéros collés et les feuilles de brouillon déjà en place.

Quand pape Mor débarqua avec son gros sourire, il me suffit d’un seul regard pour lui faire comprendre que je n’étais pas d’humeur et qu’il n’avait pas intérêt à s’étaler. Il me remit un paquet et un petit thermos avant de partir comme s’il avait le diable aux trousses. Li mouye beuri wakh yeup tapett la (un gros peureux celui-là) ! Quand j’ouvris le paquet, je me perdis dans la contemplation des délicieux beignets gonflés et saupoudrés de sucre glace.
Ah Dieu, aucune personne sur terre n’avait le pouvoir de résister à ça, douff saf soukeur. Comme la morte de faim que j’étais, j’arrachai un morceau et l’engloutissais sans me préoccuper des autres profs qui pourraient me voir. Oh God ! c’était tellement de plaisir sucré, que je fermais les yeux et émis un long gémissement satisfait. Tout ce sucre et ces calories…, c’étaient purement et magnifiquement indécents.
Tout ce dont j’avais besoin à cet instant précis.

Je posais mon précieux paquet sur le rebord du balcon pour ouvrir le thermos et l’odeur du café Touba m’envahit comme un baume dans mon cœur. J’en versai dans le couvercle qui faisait office de tasse et portai le doux liquide, frais et chaud à mes lèvres, buvant avec avidité.

C’est quand je fus rassasiée que je remarquai enfin le petit mot dans la boite :

Je suis sûr que tu as raté le petit déjeuner lingaye gueume service yeup, alors quand j’ai vu cette gourmandise j’ai pensé à toi ! fais toi plaisir, bon petit déjeuner !
                                                                                                                               Ton homme…

Je relus la note plusieurs fois, puis la pliai soigneusement avant de la ranger dans la poche de mon jean. Enfin, je finis mon petit déj « surprise » avec un plaisir tel que je n’en avais pas ressenti depuis une éternité.

Le soir, je suis rentrée, exténuée, par cette première journée d’épreuves. J’étais allongée dans mon lit complètement dans les vaps quand j’ai entendu madré piss parler avec quelqu’un dans le salon et son rire qui nourrissait mon cœur me parvenait allègrement. J’adorais la voir aussi heureuse, détendue et juste à mes côtés. Quand mon père fait sa visite annuelle à la famille de Maman Hawaa, sa première femme à Kédougou, ma mère reste toujours avec moi et on en profite au maximum.

TOC TOC TOC

• Entrez !
Posté au pas de ma porte, Mactar repoussa la porte entrouverte sans montrer l’intention de pénétrer dans la chambre.
• Tu dormais ? demanda-t-il
Sa voix virile envoya un frisson le long de mon dos. Ce qu’il est sexy ce mec ! inconsciemment je me léchais la lèvre inférieure comme si j’avais devant moi du dibi poulet. Ses yeux, qui me détaillaient avec la même insistance, semblaient cependant fatigués…
• Non, j’essayais juste de me relaxer un peu ! c’est toi qui fais rigoler madré nonou ?
• Sa yaye dafma nope si pétt ! (ta mère est amoureux de moi lol)
• Mais bien sur, j’avais oublié que personne ne pouvait te résister
• Yako wakh dé… (c’est toi qui le dis en tout cas)
• Ça va toi ? tu m’as l’air au bout du rouleau
Il s’avança d’un pas dans la chambre, les mains dans les poches
• Mieux maintenant que je t’ai vue… chuchota-il presque

Résister à l’envie que j’avais de le prendre dans mes bras et de le réconforter était une vraie torture. Je fus tentée de l’inviter à s’asseoir à mes cotes mais j’avais peur d’un éventuel dérapage. Je me contentai alors de lui sourire tendrement.
• Au fait, merci pour le petit déjeuner de ce matin ! je me suis régalée
• Tant mieux alors… (non il est trop calme le mec, ça ne lui ressemble pas)
• Lane la, Mactar ? tu es débordé à la ferme ?
• Mais noon , ça je gère
• Qu’est-ce qui t’épuise alors ?

Il détailla ma bouche longuement, avant de grommeler quelque chose dans sa barbe en me rejoignant rapidement sur le lit.
• De me retenir de faire ça, dit-il en plongeant sa main entre mes cuisses tout en me regardant droit dans les yeux.
J’eus un hoquet de surprise et pourtant je lui laissais instinctivement l’accès du « coffre-fort ». Dès qu’il titilla ma perle, un spasme de plaisir m’envahit et ça a eu le don de me réveiller de ma transe. Je me levais brusquement, mais il me prit par les hanches et me fit asseoir sur ses jambes. Mon dos collé à son torse, son érection bien en évidence contre mes fesses, il faisait un lent mouvement de va et vient sur ma cuisse. Son souffle apaisant réchauffait ma nuque…

• Mactar, on avait dit…
• Pas de sexe… oui j’ai compris ! et je n’irais pas plus loin, sois rassurée.

D’une main, il fit tourner ma tête, et il lécha la commissure de mes lèvres, m’arrachant une plainte désespérée lorsqu’il mordilla ma lèvre inférieure. Je m’arrachai avec difficulté à ses lèvres, avant de le regarder longuement, je voulais paraître détachée, sur la réserve mais Dieu que c’était difficile. Il rompit enfin le silence.
• Tu commences quand la correction des copies ?
• Mercredi in chaa Allah
• Ok, on dîne ensemble demain ?
• Sérieusement, Mactar je n’ai pas l’intention de sortir, ni de me mettre aux fourneaux
• J’ai juste dit dîner, pas sortir et puis on improvisera, ne t’inquiète pas ! j’ai envie de t’aider à te détendre et pourquoi pas passer un bon moment ensemble comme à l’époque hein…
• D’accord, mais 22h je vais au lit
• Oui madame patron !!!

Il me fit me lever doucement en gardant ses mains sur mes reins. Puis il me massa tendrement le dos et je ne pus m’empêcher d’émettre un petit gémissement de soulagement tant ce geste me fit du bien après être restée debout presque toute cette journée à surveiller les élèves. Mactar savait tellement se montrer doux parfois que je me demandais si c’était le mec qui de temps en temps me sortait des âneries qui me donnaient envie de le trucider.

Submergée par une vague d’excitation que je tentais envers et contre tout de réprimer, je me tortillais en serrant les cuisses pour lutter contre mon envie de lui.
• Je ne suis qu’un homme, bébé, déclara-t-il soudain. Si tu continues à gigoter comme ça dans mes bras, j’oublierais tes conditions et je te prendrais tout de suite de toutes les manières possibles
J’ouvris de gros yeux avant de me détacher, en faisant non non de la tête !
• Lol khamal li ngueu beug boy (faut sa voir ce que tu veux)

En me voyant lutter contre mes émotions, il éclata de rire.
• Il n’y a rien de changer dans mes conditions, Mactar Niang et arrêtes de me fixer et de me toucher comme ça ! j’ai compris ton jeu ! et qu’est-ce qui te fait rire ?

Il avait trop de pouvoir sur moi et je me cachais derrière une colère feinte pour camoufler tout ça ! il avait ce sourire espiègle qui le rendait tellement beau et il prenait un malin plaisir à me titiller, à me rendre pantelante… Ce que j’adorais en passant, que je le veuille ou non.

• Tu aimerais le savoir, hein ? dit-il sensuellement, avec son sourire malicieux. Je te le dirais demain in chaa Allah. Bon j’y vais, repose toi bien poussin…
Il déposa un tendre baiser sur mon front et sur mon épaule avant de quitter ma chambre sans bruit.

Le sourire qui trottait sur mes lèvres était irrépressible, et ce jeu de « dokhaane à la sauce Mactar Niang » me plaisait infiniment
Cette semaine de reconquête commençait bien, j’avais hâte de voir la suite !

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6 commentaires on “Mon mari, mes défis… part 9

  1. Je m’appelle Francine je suis camerounaise et j’adore cette page😍😘
    Svp la suite je viens guetter au moins 2fois par jour pour voir s’il y a une nouvelle partiy

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