lun. Sep 28th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

A bout de souffle – Tome 2 – Partie 13

14 min read

Madina Laliya Bathily

 

Nous sommes arrivés vers 18 heures, Khalifa est rentré directement chez Fatima. C’est main dans la main que nous pénétrons la demeure, maman jouait avec Kiné dans le jardin et elle saute sur moi dès qu’elle me voit. Elle m’avait terriblement manqué…

– Maman tu étais partie où ?

Elle a parlé, ma fille a parlé. Je me retourne et regarde Cheikh qui sourit de toutes ses dents

– Tu parles Kiné ?

– Oui maman, alors tu étais où ? Je croyais que tu étais partie chez les méchants…

– Non ma chérie, on ne reverra plus jamais les méchants ! J’étais malade ma chérie, j’étais partie me soigner et maintenant je vais beaucoup Ma Shaa Allah !

– J’ai vu des photos de toi, papa et moi quand j’étais bébé et des vidéos aussi. Je veux vivre comme ça maintenant avec un vrai papa, pas un papa méchant et une maman super belle qui ne pleure pas tous les jours, dit-elle innocente

– Oui ma chérie y aura plus de méchant et maman va bien s’occuper de sa petite princesse et papa aussi…

– Et mamie aussi, ajouta maman Kiné

Nous regagnons le salon après l’appel du muezzin pour la prière du Magrib. Je pars faire mes ablutions, rejoins les autres dans le salon et Cheikh dirige la prière.

Après la prière je retrouve Cheikh assis sur le canapé. Je pars m’assoir à ses côtés, j’avais besoin de savoir. Je veux savoir tout ce qui s’est passé. Je ne me souviens plus de ce que j’ai dit ou fait quand mon corps était possédé. Je veux tout savoir

– Il parait que j’ai essayé de te tuer quand j’étais plus moi, dis-je d’une petite voix

– Oui mais tu ne l’as pas fait exprès ma chérie, répondit-il en me donnant un petit bisou sur le front

– Et si tu étais mort ? Demandai-je la voix enrouée

– Je ne suis pas mort alors ne te tracasse pas !

– Je… je n’étais pas moi, Cheikh. Tu sais que jamais je ne t’aurais fait mal en tout cas pas intentionnellement. Je suis désolée…

– Arrête mon amour. Tu n’étais pas toi alors on oublie tout ce qui s’est passé ces derniers jours ! Dit-il en m’embrassant encore

– Qu’est-ce que j’ai fait d’autres ?

– Rien de méchant ma chérie ne t’inquiète pas !

– En tout cas je ne remercierai jamais assez Oustaz Khalifa de m’avoir guérie. Mais Cheikh, je suis consciente que Habib ne me laissera pas tranquille. Il ne pourra peut-être plus m’atteindre mystiquement mais…

– Ne te tracasse pas Madina ! Il a quitté le pays, il sait que la police le cherche alors oublie cet homme une bonne fois pour toute et concentre-toi sur ton avenir. Je ne vais plus laisser quelqu’un te faire du mal sois en certaine ma chérie ! Dit-il avec tellement de sincérité

– Je ne veux plus souffrir Cheikh ! Je ne me souviens pas en tout cas après la mort de mon père, un moment où je me sens totalement moi. Libre et heureuse ! A 15 ans j’étais contrainte de quitter l’école pour m’occuper de ma mère, enfin entretenir ma mère et elle n’était jamais satisfaite. Après j’ai rencontré Lamine et encore ce n’était pas le copain idéal selon Léna et maman. Après c’est toi, tu as perturbé ma vie. Je crois que je t’ai aimé la première fois que je t’ai vu chez toi, nu, en train de te faire insulter par ta femme. Je m’efforçais de croire le contraire, que c’était juste une attirance physique. Je m’interdisais de t’aimer, j’estimais que j’étais mieux que toi, je n’avais pas le droit d’aimer un adultère. Puis, le mariage et encore je devais me protéger de toi pour ne pas souffrir mais ça n’a pas servi à grande chose, j’ai souffert… tu m’as fait énormément souffrir, ta famille et toi vous m’avez terriblement fait mal ce soir où vous m’avez accusé à tort. Ensuite j’ai voulu me venger en vous prenant Kiné. Je me souviens aussi de mon comportement quand tu venais voir ta fille chez moi, j’étais sans pitié avec toi. Même pas ne serait-ce une moindre compassion. Mon cœur était plus dur qu’une pierre. Après je suis partie, je me suis mariée avec cet homme pour te faire du mal, je l’avoue, je ne l’aimais pas. J’étais me sentais redevable envers lui parce qu’il m’avait beaucoup aidé. Je regrette aujourd’hui parce qu’il m’a marqué à jamais. Et jamais je ne pourrai oublier tout ce que j’ai vécu chez lui, tout ce qu’il m’a fait. Je ne pourrais jamais oublier qu’il a tué ma fille, ma Aicha…

– Chut ma chérie ne pleure pas… je le redis ma chérie, je ne laisserai plus jamais quelqu’un te faire du mal. Maintenant que tu es à moi, ton bonheur est ma priorité ! Sèche tes pleurs et dis-toi que tout ça c’est du passé. Je t’aime !

– Promets-moi que tu seras toujours là, pour moi et pour notre fille !

– Je serai toujours là pour toi et pour Kiné. Je vous protégerai envers et contre tout !

Il me soulève et me met sur lui. Je me blottie dans ses bras, fatiguée

– Qu’est-ce qu’elles sont devenues Fary et Kya ?

– Kya est retournée aux Etats-Unis, elle a évidemment divorcé avec Chams et Fary est allée vivre en Gambie.

– Et Chams ? Demandai-je curieuse

– Il est là. Il a eu des problèmes avec maman même si elle lui a pardonné, il refuse de se pardonner, il refuse que je m’approche de son fils et je respecte son choix. De toutes les façons, je n’ai jamais songé à parler de la vérité à Mickael. Légalement et religieusement c’est le fils de Chams alors je n’ai aucun droit sur lui et je pense que c’est mieux comme ça, confia-t-il le regard lourd de regret

– Et toi tu lui as pardonné ?

– Pff, je ne sais pas ! Parfois je me dis que j’aurai préféré ne jamais savoir qui je suis réellement et surtout la manière dont j’ai été conçu, c’est qui me fait le plus de mal. Mais je ne peux pas lui en vouloir tout où tard la vérité éclaterait et c’était ce soir et je pense que c’est ce qui m’a le plus plongé dans l’alcoolisme et ton départ aussi.

– Comment tu as fait pour t’en sortir ? Questionnai-je encore

– Khalifa ! J’ai été moi aussi à Gaya et c’est Oustaz qui m’a aidé à m’en sortir ! Répondit-il fier

– On peut dire que c’est un ange Oustaz Khalifa mais je lui en veux d’avoir coupé mes cheveux

Cheikh, éclate de rire avant de resserrer son étreinte

– Ils vont pousser vite tu vas voir et puis faut dire aussi que ça ne te va pas du tout. Je ne savais pas que tu avais une si grosse tête ! Laissa-t-il sortir toujours en riant

Je lui donne une tape sur la tête en boudant

– Je vais te prendre un rendez-vous chez un dermato, il faut que tu soignes ta peau, la dépigmentation a laissée beaucoup de dégâts sur ta peau, dit-il en m’examinant puis on verra pour tes cheveux. On ira aussi faire des courses pour ce dont tu auras besoin. Je vais m’occuper de toi. En attendant on va déménager tes affaires dans ma chambre et Kiné dormira avec sa mamie, proposa-t-il

– Euh Cheikh…

– Oui mon amour ?

– Pour les… tu sais… hum. Je ne sais pas…

– Pour les parties ‘’wouyayoy’’ ?

Quel con !

– Oui si tu veux, je ne pense pas que je pourrai supporter, réussis-je à dire gênée

– Je ne te forcerai en rien ne t’inquiète pas pour ça. Même si actuellement je suis plus chaud qu’un lapin, je peux attendre que tu ailles mieux !

– Loutakh nga con ? Pourquoi tu es con ?

– Parce que je t’aime !

Il regarde Kiné qui joue avec ses poupées

– Tu vois, même Kiné veut des petites sœurs ou un petit frère…

– Cheikh je veux plus avoir d’enfants ! Je ne veux pas d’enfants !

– Tu es sérieuse ? Demanda-t-il Choqué

 – Très ! Je ne veux plus d’enfants. Je veux aussi un RV chez le gynécologue pour une ligature des trompes !

– Quoi ?! Feula-t-il. Je ne vais pas l’accepter nak. Tu es encore jeune et je peux comprendre avec ce que tu viens de vivre, tu sois terrorisée par une grossesse mais je ne vais accepter cette bêtise. Tu peux prendre le temps qu’il te faut Madina mais il est hors de question que tu bouches tes trompes ou je ne sais quoi !

– C’est mon corps et j’en fais ce que je veux ! Dis-je pour qu’il comprenne que je n’ai pas besoin de son avis

Il me regarde un bon bout de temps comme pour me sonder

– D’accord comme tu veux. On en reparlera si tu veux d’accord ?

Je fais ou de la tête et au même moment maman nous rejoins dans le salon

– Cheikh toi aussi, Madina n’est plus ta femme. Madina lève-toi et va t’assoir là-bas, dit maman Kiné le visage sévère

– Maman, Madina est ma femme ! Répondit-il en resserrant encore plus son étreinte

– Cheikh tu n’es plus un gamin, laisse Madina se lever !

– Maman on s’est mariés avant de quitter Gaya si tu ne me crois pas appelle Khalifa !

– C’est vrai Madina ? Fait-elle le sourire béat

Je confirme et elle sourit

– Oh vous n’imaginez pas à quel je suis heureuse, dit-elle la voix aigüe

– Merci maman. Aller on va ranger tes affaires dans ma chambre, ajouta Cheikh

Une heure après, toutes mes affaires étaient déjà dans la chambre de mon mari. C’est sûr que ça ne sera pas facile mais je compte reprendre ma vie en main. Je vais profiter de cette seconde chance et vivre ma vie pleinement au côté des gens que j’aime.

Fatima Sall Sow

Je finissais le diner et je regagnais ma chambre pour aller prendre un bain avant l’arrivée de mon mari. Il m’a appelé tout à l’heure pour me dire qu’il viendra avec Cheikh et Madina. J’allais ouvrir la porte quand j’entends sonner. Ça doit être Khalifa, il a peut-être oublié ses clés. J’ouvre la porte sans me poser de question et quelques minutes je vois Khoureychi faire son entrée dans le salon. Je sursaute et le regarde surprise, je n’avais pas mon voile…

– Khoureychi ? Dis-je choquée

– Oui ma chérie namone nala déh ! Comment tu vas ?

– Je vais bien Alhamdoulillah. Je croyais que c’était Khalifa, sortis-je toujours sous le choc

– C’est qui Khalifa ? Demanda-t-il en se tournant

– Mon mari, il ne doit plus tarder.

Ce crétin prend place malgré ce que je viens de lui dire et fait comme s’il était chez lui. Khoureychi est le grand frère de mon défunt mari. Il voulait m’épouser après la période de veuvage mais j’avais refusé. Il m’en a voulu alors je ne comprends pas ce qu’il fait ici. Il vit en Allemagne avec sa famille, sa femme et ses enfants.

– Ah c’est vrai, il paraît que tu t’es mariée avec un villageois ? Dit-il narquois

– Oui comme toi rek ! Il vient du nord comme toi. Et ce villageois, je l’aime à mourir ! Répondis-je sur le même ton

Il rit sans grande conviction et prend la télécommande pour allumer la télé.

– Comment vont les enfants ?

– Ils vont bien Ma Shaa Allah !

– Tu sais, je pense qu’il est temps qu’on scelle le mariage de Khadija et Ibrahim (son fils ainé)

– Ecoute Khoureychi avec tout le respect que je te dois, ceci n’est plus d’actualité. Ibrahim a demandé à ma fille de l’épouser et elle a refusé alors je ne vais pas la forcer.

– Toi, tu t’es mariée avec ton cousin non ? Me coupa-t-il

– Oui parce que j’aimais Harouna ! Comment va Néné Gallé ? Dis-je pour changer de sujet

– Elle va bien ! Fatima divorce avec ce villageois et je te jure que je te donnerai toute ma fortune si tu acceptes de m’épouser, lâcha-t-il en venant se mettre à mes côtés quittant son fauteuil

– As’ Salamou ‘Aleykum ! Entendis-je

Je lève la tête et vois Khalifa devant la porte en train de nous regarder. Je bondis du canapé, cherchant une excuse dans ma tête mais rien ne venait…

– Sow, finis-je par sortir en bégayant

– Sall, répondit-il calme, très calme

– Je te présente Khoureychi Sall, le frère de mon défunt mari, ajoutai-je fuyant son regard

– Sall, comment allez-vous ?

Khoureychi répond en hochant la tête. Il se redresse et croise les jambes comme s’il était le propriétaire des lieux. Khalifa quitte le salon et prend la direction de la chambre, je le suis le cœur battant.

– Tu as fait bon voyage ? Demandai-je pour rompre le silence une fois dans chambre

– Sante Ya’Allah ! Je vais prendre une douche je dois sortir, répondit-il simplement

– Tu vas où ?

– J’ai des choses à régler avec Rachid, je crois que je vais dîner chez eux In Shaa Allah

– Mais j’ai déjà préparé le dîner, s’il te plait reste et dine avec moi, suppliai-je sachant bien qu’il est fâché

– Non tu as un invité je te laisse discuter tranquillement avec lui !

– Mais il va bientôt partir !

– D’accord mais je dois sortir !

Il entre dans la salle de bain et je rejoins mon invité dans le salon. Il était maintenant couché sur le canapé téléphone collé à l’oreille. Mon mari nous rejoint plus avant

– Fatima j’y vais. A la prochaine Sall et bien des choses à la famille, sortit-il avant de sortir

Je le suis jusqu’à a porte et sors avec lui

– Passe la nuit si tu veux !!! Crachai-je énervée

– D’accord c’est noté !

Je lui lance un tchip bien fort avant de lui claquer la porte. Je retourne en cuisine et sert le diner, il était juste 19 heures mais je voulais me débarrasser de mon crétin de cousin

– On dirait que j’ai fait peur à ton mari ma chérie ! Cracha-t-il fier de lui

– Comment pourrais-tu puisqu’il ne te t’a même regardé ?

– Ah pourquoi il n’est pas resté diné avec nous ?

– Parce qu’il a des choses à régler et écoute Khouraychi, tu es mon cousin et l’oncle de mes enfants mais la prochaine que tu viens me voir prends le temps de m’informer on ne débarque pas comme ça chez les gens ! Y a que les villageois qui font ça ! Dis-je 

– Ah tu me donnes raison, ton mari est fâché à cause moi. Comme c’est ainsi mais laisse-le partir et épouse-moi je te jure tu ne vas pas le regretter !

– lève-toi et sort de chez moi mane mala may lou eupeu ! J’aurais dû commencer par-là !

– Fatima tu me chasses de chez toi ? Je te signale que cette maison tu l’as achetée avec l’argent de mon frère alors je ne sors !

– Yaw ya meuneu fenn ! Tu ne sors pas ?

– Non ! Tout le monde sait que tu avais marabouté Harouna pour qu’il fasse tout ce que tu veux !

Je sors énervée du salon et entre dans la cuisine. J’ouvre le placard et prend le pilon

– Tu vas dégager de chez moi où je te transforme en compote imbécile !

Avant même que je n’atteigne sa position, il prit la tangente et quitte l’appartement. Je m’affale sur le canapé, essoufflée

23 heures aucune nouvelle de mon mari, je mets ma fierté de coté et décide de l’appeler Il décroche à la troisième sonnerie

– Fane nga nekk yaw ? Tu es où ? Criai-je

– Tu m’as demandé de passer la nuit non ?

– Je te donne 30 mn, si je ne vois pas ton ombre, tu verras de qui je suis capable ! Ajoutai-je avant de raccrocher

Il revient, une heure après. Il fait comme si de rien était et prend place de l’autre côté du lit pour enlever ses chaussures.

– Pourquoi tu m’as laissé seule ici pour aller diner chez Rachid ? Commençai-je sentant ma colère monter

– Tu n’étais pas seule quand je partais !

– Je te croyais plus mature que ça ? Tu es parti parce que tu es jaloux de mon cousin !

– Jaloux ? Dit-il mort de rire

– Tu crois que je suis jaloux de ton cousin Fatima ? Je suis ton mari mais pas ton copain encore une fois Fatima. Tu me dois le minimum de respect ! Je viens retrouver ma femme et je la trouve calmement assise avec son cousin sans voile pendant que ce dernier te dragues mais ouvertement. Qu’est-ce que tu voulais que je reste à te regarder ou que je te félicite ?

– J’étais choquée c’est pour cela que je n’ai pas réagi !

– Choquée ou c’est parce tu aimais ce qu’il te disait ?

– Tu n’es pas jaloux mom ! Que voulais-tu que je lui dise ?

– Nga dakk ko ! Que tu le chasses de chez toi !

– Je ne pouvais pas !

– Ok c’est parce que c’est ta maison que je ne l’ai pas foutu dehors moi-même demain tu déménages chez moi à Zac Mbao !

J’éclate de rire en me couchant sur le lit. Il n’est pas sérieux Imam

– Tu crois que je vais fermer mon appartement pour aller vivre à Zac Mbao ? Kone yaw wéro !

– Fatima douma sa morom ! Je ne suis pas ton égal

– Si tu veux mais je ne vais aller nulle part ! Fenn la démoul !

– C’est ce qu’on voir ! Tu y iras par A ou par B sinon je ne remettrai plus jamais les pieds ici ! Menaça-t-il très en colère

– Yaw khamnga ni faléwoumala ! Ne remet plus les pieds ici, on verra qui va s’en mordre les doigts !

– Ok ! Dit-il avant de regagner la salle de bain

A sa sortie, il porte son pyjama et se couche sans un mot de plus. Quelques minutes après je commence à bouger en laissant échapper de légers gémissements.

– Fatima lanela ? Qu’est-ce que tu as ? Questionna-t-il paniqué

– J’ai mal au ventre ! Aie… ouh…

– Lève-toi on va aller à l’hôpital ! Dit-il en se levant

– Non bébé veut juste un câlin de son papa c’est pour cela qu’il ne veut pas me laisser dormir, sortis-je en reniflant

– Fatima pourquoi tu te comportes toujours comme un enfant ?

– Parce que je suis ton bébé Khalifa Aboubacar Sow ! Laissai-je sortir en lui caressant son bras

– Tu es irrécupérable !

– Nonou ngama nobé nak ! C’est pour cela que tu m’aimes !

– Je t’ai dit que je t’aimais ?

– Oses dire e contraire rek j’appelle Khoureychi ! Blaguai-je

– Que je ne le vois plus dans cette maison ?!

– Mo je l’ai fait sortir avec un pilon t’aurais dû voir sa tête ! Il a fait mieux que Bolt je te jure. Il ne va plus jamais remettre les pieds ici, ça c’est clair !

– Et je ne blaguais pas quand je disais que tu vas aller vivre à Mbao !

– Moi aussi je ne blaguais pas que je disais que je n’irais pas Imam yaye souwassir déh ! A toi de choisir !

– Ok ! Bonne nuit !

– Fi déh so fi nélawé dina la violé nak ! Si dors, je vais te violer

– Ah oui ? Essaie !

Vous savez comment ça c’est fini !

Bonne Lecture !

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16 commentaires on “A bout de souffle – Tome 2 – Partie 13

  1. Merci Nana pr cet bel partie 😘😘😘😘
    Ménakk yaw akk Mayadidi bayilène di rare sinn daniouye tristouné 😓

  2. Nn mé Fatima akk yaw mome ré ba tass 😂😂😂😂😂 légui violé oustaz mola déssé👏👏👏👏
    Oustaz amgua big diobb coz sokhna Fatima khamoul séral 😅😅 mé nakk boul faté tu tien lé reine

  3. Gespère ke Madina va changé d’avis car el mérite d’avwr une big famille👨👦👧👩👴👵 avc Cheikh et d’être enfin heureuse 😍😘

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