dim. Sep 27th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

A bout de souffle – Tome 2 – Partie 16

13 min read

Habib Mbengue

Les jours passent et je n’arrive plus à vivre comme avant. Les esprits me réclament encore plus de sacrifices et je ne peux pas les faire sans Madina à mes côtés. J’ai perdu la moitié de ma fortune depuis qu’elle est partie et je sais que je ne dois pas m’approcher d’elle en tout cas pas pour le moment.

Ma rencontre avec Madina n’était pas du tout par simple hasard, non. Elle avait fait beaucoup de mal à un homme et ce dernier pour se venger m’a demandé de m’approcher d’elle juste après son mariage avec ce Cheikh. Je la suivais partout où elle allait avec son mari, j’étais même avec elle lors de sa lune de miel. Je me faisais discret bien sûr. Cet homme qui en veut à Madina est le grand chef appelé ‘’prophète Jo’’ il est redoutable et sans pitié. Hors de ce milieu c’est une personne lambda, tout le monde ignore de sa double vie même sa propre famille

Y a beaucoup de chose qui se sont dans cette maison que Madina ignore. Tout se passait dans le sous-sol. Madina ne sait pas aussi que son deuxième enfant, celui qu’elle croit mort, n’est pas mon fils mais celui du ‘’Prophète Jo’’. Il n’est rien arrivé à ce petit son père l’a pris après sa naissance et l’a emmené hors du pays. Il n’était ni pour un rituel, ni pour un sacrifice, il est le fruit de leur amour trahit, avait dit son père. Par contre Aicha est bien morte, c’est moi qui l’ai sacrifié pour que je puisse être puissant et accéder enfin au rang de la suprématie. Le maitre en a fini avec Madina quand ils ont eu un fils mais moi j’ai besoin d’elle. J’ai besoin d’elle pour accéder encore à plus de rang. Je la veux parce que c’est la seule capable de porter mon enfant. Le maitre m’a dit de faire tout ce que je veux avec elle parce qu’il a déjà ce qu’il voulait et quand je lui ai dit pour la disparition de Madina, il n’a fait aucun commentaire. Je soupçonne qu’il y soit mêlé, Madina ne pouvait pas sortir de cette maison sans aide mais ça je ne pouvais pas le dire…

Je ne peux pas aller chercher Madina non pas parce que j’ai peur de la police, j’entre et sors du pays comme je le veux mais parce que Madina est protégée par ce Khalifa et par son mari. J’ai remarqué qu’elle ne sort pas de la maison sans être accompagnée par un garde même si je suis persuadé qu’elle ne le sait pas. Il y a toujours deux hommes derrière elle, prêtent à intervenir en cas d’incident. La dernière fois j’étais avec elle dans le resto mais je ne pouvais pas l’approcher à cause de ses deux gardes.

 

Pour l’instant je me fais discret parce que le maitre m’a formellement interdit de m’approcher d’elle. Il dit d’attendre ses consignes parce qu’il a encore besoin de passer une nuit avec elle. Si Madina savait qui est le ‘’prophète Jo’’ elle fera une crise cardiaque, c’est certain !

 

– Habib ! Hurla le maitre depuis son bureau

– Oui maitre ! Dis-je en bondissant de ma chaise

– Allez chercher mes enfants à l’école et assurez-vous que la petite ne vous voit pas ! Grogna-t-il

– Prophète je vous ai dit qu’on peut passer par la petite pour revoir Madina !

 

Il bondit de sa chaise et empoigne le col de ma chemise

 

– C’est la dernière fois que je vous le dis ! Vous touchez à Madina ou à la petite je vous jette dans les flammes du diable comme j’ai fait avec l’homme qu’on a tué hier soir ! C’est clair ?! Hurla-t-il à deux centimètres de mon visage 

 

– Très clair, maitre ! Répétai-je sentant un frisson me parcourir

 

Il en serait bien capable. Il ne tue jamais avec ses mains. Il jette ses ennemies dans un puits de feu et je ne veux pas mourir comme ça. Je veux sa place moi aussi, je veux être riche et puissant comme lui et pour ça il me faut Madina. Je ne sais pas comment m’y parvenir. Je trouverai bien un moyen sans le moindre soupçon du chef…

 

– C’est ce que nous allons voir Habib ! Sortit-il les yeux menaçant

 

J’avais oublié que c’est le diable en personne. Je pars prendre ses enfants et comme pour ne rien arrangé c’est Madina qui est venue chercher la petite Kiné avec le chauffeur. Elle était encore plus belle, elle avait retrouvé le sourire et elle a recommencé à porter le voile. Quel gâchis pour une femme aussi belle qu’elle ! Un vraie bombe cette Madina…

 

 

 

 

Madina Bathily

 

Deux semaines que nous sommes mariés et je joue parfaitement, bon presque à mon rôle d’épouse. Comme je n’avais rien à faire de mes journées, je les passais dans la cuisine. Je m’occupais du petit déjeuner jusqu’au diner. Je testais toutes sortes de recettes et je peux dire que la cuisine est devenue une sorte de thérapie et quand je ne suis pas entre les fourneaux je m’essaye au maquillage et Salma dit que je m’en sors à merveille. Elle m’a même proposé de travailler avec elle à l’institut mais Cheikh m’a demandé d’attendre un peu.

Quand on parle du loup, le voilà qui me rejoint dans la cuisine en costard, toujours sexy mon homme. Il a commencé venir manger à la maison à ses heures de pause depuis que je gère la cuisine… un vrai gourmand !

 

– Mme Bathily naka sa journée ? Dit-il en me donnant un bisou

– Super et toi, pas trop fatigué ?

– Un peu rek et ce Mborokhé c’est bientôt fini ?

– On n’attendait que toi ! Là je suis en train de mariner la dinde pour le diner. Ça te va si je l’accompagne avec un gratin d’aubergines ?

– Tout ce que tu veux du moment que c’est toi qui le prépares rek ça me va ! Aller, je vais prendre une douche avant d’aller prier

– D’accord

 

 

Des minutes après, nous étions déjà installés autour de la nappe en train de déguster le déjeuner dans la bonne humeur…

 

– Hum c’est excellent comme d’habitude ! Lança Cheikh la bouche pleine

– Ferme la bouche tu vas baver ! Répondit maman en riant

– Je suis vexée, je me rends compte que tu faisais semblant d’aimer ma cuisine, dit la cuisinière avec une moue amusée

– Mais non toi aussi Raby c’est juste que y a une très grande différence entre ta cuisine et celle de ma femme. Tu sais bien cuisiner, ça on n’en disconvient pas. N’est-ce pas maman ? Mais quand comme on dit toutes les marmites n’ont pas le même goût surtout que les plats de ma femme sont cuisinés avec tout son amour et c’est pour ça y a cette différence. Sama diabar mola dakk togou ! Ma femme cuisine mieux que toi ! Je n’ai pas peur de le dire, expliqua-t-il tout sourire

 

– Hum nobaté rek nga def !

 

– Et je ne le cache pas ! Maintenant laisse-moi savourer ce pur délice ! 

 

Plus tard après le déjeuner, je sers le thé dans le salon. Cheikh se préparait à retourner au boulot et moi je vais en profiter pour faire une sieste avant d’aller prendre ma petite princesse à l’école

 

– Wa Cheikh, Awa attend toujours le stage que tu lui avais promis, ça mère m’a appelé ce matin pour m’en reparler. Je ne savais même pas quoi lui dire. Vraiment ce n’est pas bien de la faire attendre comme ça ! Dit ma belle-mère

 

– Maman actuellement j’ai trop de stagiaires à l’entreprise, je lui ai dit d’attendre le mois prochain au moins. Cette petite est étouffante, répondit Cheikh exaspéré

 

– Elle ne peut pas attendre, elle a besoin de ce stage pour valider son année, toi aussi diapaléko rek ! Madina parle avec lui…

 

Je suppose que belle-mère soupçonne que c’est moi qui suis derrière. J’étais obligée d’intervenir cette fois

 

– Essaies de l’aider rek ou tu demandes à Rachid de la prendre dans son entreprise ? Proposai-je subtilement

 

– Mais non elle a dit c’est dans ton entreprise sinon elle ne se déplacerait pas jusqu’ici, renchérit belle-mère

 

– D’accord maman on en parlera ce soir ! J’y vais…

 

Je l’accompagne jusqu’à sa voiture, il me regarde l’air qu’est-ce que tu en penses ?

 

– Bon comme maman insiste et je pense qu’elle se doute que j’en suis pour quelque chose. Tu la prends mais  Cheikh…

 

– Je sais… tu ne veux pas la voir prêt de moi. Madina fais-moi confiance s’il te plait. Cette fille y a que toi qui trouves qu’elle est belle mais moi quand je la regarde c’est comme si je regardais Mayna ou Nabou mes petites sœurs alors ne te fais pas de souci. Je vais la prendre demain et si elle tente quoi que ce soit, je la vire ! Dit-il en me caressant la joue

 

Oups mon portable vibre dans la poche de ma robe. Je regarde et vois un message de Salma qui dit qu’elle passera me prendre à 17 heures pour l’anniversaire surprise de Samira chez elle, organisé par Fatima… je n’avais prévu de sortir mais je ne peux pas manquer l’anniversaire de Samira aussi

 

–  Euh Salma dit qu’elle passera me prendre à 17 heures c’est l’anniversaire de Samira aujourd’hui et la fête se passera chez elle… je peux y aller ? Demandai-je timidement

 

– Dama xamoul loutax ngenn beugeu programme rek sheut vous avez toujours un prétexte pour vous retrouver et comme centre de discussions vos maris et c’est toujours Salma la chef de gang. Rachid a donné trop de liberté à sa femme. Tu peux y aller après la descente de Kiné mais je passerai te prendre à 20 heures même si la fête n’est pas encore finie. D’accord ?

 

– Oui chef ! A tout à l’heure !

 

Je rentre et rejoins maman toujours assise dans le salon. On parle quelques minutes avant que je ne rejoigne la chambre pour une petite sieste. 17 heures je prépare et pars chercher Kiné à l’école à mon retour Salma m’attendait dans le salon avec ma belle-mère

 

– Mme Bathily, tu es ravissante. Dit-elle en m’embrassant

 

– Merci Salma c’est gentil. On peut y aller si tu veux. Ma chérie, je sors avec tata Salma, tu vas rester avec mamie jusqu’à mon retour, dis-je à Kiné qui étais déjà sur les genoux de sa mamie

 

– Oui maman, à tout à l’heure. Je t’aime !

 

– Moi aussi ma petite princesse.

 

Je sors avec Salma et en quelques minutes nous étions déjà chez Sami. Fatima était à l’entrée du salon en train de parler au téléphone. On retrouve Tamara et Marianne assises en train de parler de mode.

 

– Mme Bathily au carré vous allez bien ? S’exclama Marianne toujours égale à elle

 

– Super Mme Ndiaye et toi ?

 

– Allez pas le temps de papoter Sami est en train de garer sa voiture. On se cache tous sous les escaliers. Omar n’oublie le gâteau aussi… les enfants venaient ici !

 

Nous courons nous mettre sous les escaliers comme l’a demandé Fatima et en moins d’une minute Samira fait son entrée dans le salon.

 

– Joyeux anniversaire… joyeux anniversaire… joyeux anniversaire Mme Dramé joyeux anniversaire, chantonna tonton Omar avec à ses mains un énorme gâteau au chocolat

 

Nous sortons tous de notre cachette y avait aussi les jumeaux venus des Etats-Unis et les enfants de Samira. Elle n’avait pas réagi quand tonton Omar est sorti avec le gâteau mais dès que nous sommes sortis, elle a mis sa main sur sa bouche surprise avant de se diriger vers les jumeaux pour les embrasser les yeux pleins de larmes…

 

– Fatima c’est toi qui es derrière tout ça ? Dit-elle en larmes

 

– Non, ton mari. Je n’ai fait que l’aider, répondit Fatima elle aussi en larme

 

Elle se tourne et dit un ‘’merci’’ à peine audible à son mari avant de porter son attention sur nous. Tonton Omar tenait ridicule le gâteau entre ses mains jusqu’à ce que Fatima lui en débarrasse et demande à Samira d’un ton sec de venir souffler les bougies. Tonton Omar se met en retrait de l’autre côté du salon et Sami fait son vœu à haute voix…

 

– Qu’Allah fasse que je la fête encore des années avec mon mari, ma famille et mes amis ici présents. Merci à vous tous, dit-elle avant de souffler sur les bougies

 

Elle coupe le gâteau, prend une assiette pour y déposer une petite part puis elle se dirige vers son homme. Elle coupe un petit bout avant de le donner à Omar. Ce dernier était aux anges…

 

– Il était vraiment temps ! Lança Fatima toute contente

 

 

 

Samira Dramé

 

La surprise était magnifique, j’ai adoré. En moment j’ai remarqué que mon mari s’est mis en retrait et pour réparer ma petite bourde je lui sers la première part du gâteau. Il était surpris, je ne voulais pas céder maintenant mais je devais quand même faire bonne figure devant nos invités et surtout devant les enfants…

 

La fête terminée, tout le monde était déjà parti. Il ne restait plus que Fatima.

 

– Je sais tu n’as pas totalement pardonné Omar mais ne va pas jeter de l’huile sur le feu. Il  a tout organisé juste pour te faire plaisir alors sois un peu reconnaissante. Parlez et arrangez les choses entre vous. Moi je rentre me reposer. A demain ! Conseilla-t-elle avant de partir.

 

Je pars prendre une douche et effectue mes dernières prières. A ma sortie, Omar était dans le salon avec les enfants. Je pars les rejoindre et nous passons une soirée en famille.

 

– Merci j’ai adoré la surprise, dis-je quand nous nous retrouvons seuls dans le salon

 

– Je voulais juste te voir sourire, répondit-il timidement

 

– C’est gentil. Je crois qu’on doit parler ?

 

– Oui mais faisons dans notre chambre.

 

Il se lève et me tend sa main, je la prends et nous nous dirigeons vers notre chambre…

 

– Omar je t’ai pardonné Dieu le sait mais je n’arrive toujours pas à digérer. Tu m’as vraiment blessé !

 

– Et j’en suis désolé ma chérie. Dieu sait aussi que je regrette. Comprend que j’étais en colère, je ne réfléchissais plus en ce moment, je ne voyais que la photo d’Aicha dans cette tenue. Je te demande encore une fois Samira de me pardonner, sortit-il penaud

 

– Tu ne réfléchissais pas Omar ? Non j’ai du mal à te croire ! Tu te souviens encore de cette nuit quand je suis partie ? Tu m’avais ce soir aussi accusé sans preuve. Tu m’as répudié sans te poser de questions et de la pire des manières. Omar mane loula neex rek la beugeu et tu le sais, je ferai n’importe quoi pour toi, pour tes enfants mais à chaque fois qu’un problème se présente tu me tournes le dos et tu m’accuses sans honte ! Non, ne me coupe pas ! Laisse-moi sortir ce que j’ai dans le cœur ! Criai-je presque quand il a tenté de me couper. Je tolère, je tolère et je tolère encore ce n’est pas par faiblesse mais j’ai l’impression que tu confonds la faiblesse et soumission. Beugeu seuy rek motakh ma tokk fi Omar ! Tu as tué toute l’estime que j’avais en ton égard et j’ai bien peur de te dire que l’amour aussi. Tout ce que je ressentais pour toi s’est transformé en haine. Tu t’es demandé pourquoi je t’ai refusé mon corps ? Je n’avais jamais fait ça auparavant ! J’essaie, j’essaie vraiment de me contenir mais Omar danga ma khass tei gorr kenn douko khass ! Tu vas retrouver ton épouse, je vais me comporter comme avant mais sans plus parce qu’il ne reste plus qu’une petite part d’affection mais aussi un peu de reconnaissance mais pas de l’amour… je ne le crois pas et je ne crois pas que tu m’aimes, expliquai-je les larmes aux yeux et la tête

 

J’entends un hoquet ou presque un sanglot je lève la tête et vois mon mari en train de pleurer.

 

– Si tu dis que tu ne m’aimes plus je ne vois pas pourquoi on resterait ensemble ! Tu me connais Samira je ne suis pas un ange, je suis qu’un simple humain. Je fais des erreurs comme tout le monde ! Je ne suis pas parfait. Je t’en supplie pardonne-moi et essaie d’oublier. Je t’aime mon amour, n’en doute pas

 

– Tu m’aimes Omar mais tu ne me respectes pas ! Et franchement j’en ai que faire de cet amour si tu ne respectes pas et que tu ne me mets pas à ma place. Je ne suis pas une pute que tu as ramassée dans la rue mais ta femme la mère de tes enfants ! Aujourd’hui tu me traites de catin qu’en sera-t-il demain ?

 

– Je te jure que je ne vais plus recommencer ! J’ai besoin de toi dans vie ! Tu es toute ma vie !

 

– Je ne te crois pas Omar. Je ne pars pas, je ne partirai pas pour les enfants… je reste ton épouse mais Omar mais dans ta tête que fii sama ngor moma fi bayi !

 

Il se lève et quitte la chambre abattu. Tout ce que j’ai dit est archi faux. Je l’aime comme au premier jour sinon je ne serai plus dans sa vie mais il faut qu’il comprenne que je ne vais plus tolérer ses insultes. Il réfléchira la prochaine fois avant d’ouvrir sa bouche. Je sais que beaucoup de chose vont se casser entre mais il doit savoir que amko ak niak ko la yamalé. Je ne vais plus laisser personne me manquer de respect, il en a assez fait comme ça. N’empêche mon cœur saigne rien que de savoir qu’il souffre à cause moi…

 

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13 commentaires on “A bout de souffle – Tome 2 – Partie 16

  1. Médina ça sent pas la rose pour deh triste pour toi 🤨
    Ah sami sa xol bagui beuga wow nak tu es dans tes droits mais di diélelé téy diéguelé fi lagn ko fekk té fi lagn kay bayi
    Merci à toi nana moi j’ai appris beaucoup de choses à travers tes écrits franchement chapeau 😍

  2. Ahh Samira khoulo dafay fin, yeureum ko, gueum nani douko defatii
    Nana yalnala yallabfay tei teral la😍😍 sala xol bi guereum nala, jador te lire et reve de lire ton roman hard copy one day yow ak sa domou ndey maya didi ak Fabinou Diagne.

  3. Prophète jo j dirai lamine l’ex de madina .ça sent les problèmes encore.ah sami ya wow khôl yar day dague nakk.. Jtjr nana tei la meilleure louma yague yague bo nieuwé niou contane

  4. Ohhh ma Sami on sé ke Omar mérite 1 pe se ki l8 arrive coz il n’a pa l8 ossi maché c mots à tn encontre mé tro de rancune ds 1 couple👫💜 fini tjrs pas brisé kelke choz n’attend pa d’en n’arrivé à l’extrême é pardone 😍
    Kanta ma Madina chou je sens ke c pa dmain l’éveil pr tw 😕
    Gros gros gros bisou à ma Nanounet pr cet excellente partie come d’hab 😘😘

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