ven. Sep 25th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

Partie 23

16 min read

 

Rachid Bathily

Quand j’ai vu Salma s’écrouler devant moi j’ai d’abord cru qu’elle faisait semblant. Je suis sortie de la maison pour mettre ma valise dans ma voiture avant de la sortir du garage. Je pensais qu’elle essaierait de me retenir mais je ne l’ai pas vu alors je suis retourné à l’intérieur et elle était toujours couchée par terre, inerte.

Je la secoue un peu elle ne réagit pas, je lui donne de petites gifles mais elle ne réagit toujours pas. Je tâte son pouls, elle respire toujours mais faiblement. Je monte en catastrophe dans la chambre et cherche une robe et un voile pour lui couvrir son corps puisqu’elle est presque nue. Je lui fais porter la robe et je réussis tant bien que mal à lui nouer le voile sur la tête puis je la porte dans mes bras avant de nous diriger vers la sortie. Très vite, je jette la clé à un des agents de sécurité devant la porte et lui demande de nous conduire à la clinique la plus poche.

Cinq minutes après on était déjà à la clinique des mamelles où on la prend vite en charge. Je patiente pendant plus d’une trentaine de minute dans la salle d’attente sans aucunes nouvelles.

Je sais que c’est de ma faute si elle se trouve ici et j’espère que c’est juste un malaise sinon je ne me le pardonnerai pas. Je suis allé un peu loin avec elle mais elle l’a quand même cherché. Pour des choses qui ne la regardent pas, elle se permet de me manquer de respect, d’être insolente avec des personnes qui ne lui ont rien fait. Et franchement si Salma pense que je suis trop mauvais pour elle, je pense que le mieux serait de nous séparer. Ça sera difficile certes mais je ne veux pas qu’on arrive se détester ou que l’on s’entretue devant nos enfants.

Je l’aime comme aux premiers jours mais cela ne veut pas dire que je ne vais pas accepter qu’elle me traite comme si j’étais un moins que rien. Je ne veux que nos enfants soient témoins de nos agissements alors je ne sais pas comment ça va se passer mais je ne vais pas revenir sur ma décision…

– Monsieur Bathily…

Je sursaute et lève la tête, je vois une infirmière devant moi toute souriante

– Excusez-moi mais votre femme s’est réveillée, dit-elle en battant des cils

– Comment elle va ? Répondis-je en me levant

– Elle va bien monsieur, elle est toujours avec le médecin de garde. Veuillez me suivre s’il vous plaît

Nous entrons dans une salle de consultation où Salma se reposait.

– Bonjour monsieur Bathily ! Votre épouse se porte très bien. Elle a perdu connaissance à cause d’une hypotension mais à part ça tout se passe bien. Elle aura juste besoin de changer son alimentation et surtout elle doit se reposer. Félicitations votre femme est enceinte ! Laissa-t-il sortir me laissant complétement sous le choc

– Pardon ?

– Oui monsieur, elle est enceinte d’après le test mais il faudra la confirmation du gynécologue. Elle peut sortir dès qu’elle le souhaite, ajouta-t-il avant de sortir

– Tu vas mieux ? Demandai-je en prenant place à ses cotés

– Oui, s’il te plaît je veux rentrer !

– D’accord

Je l’aide à se lever puis on sort de la clinique avant rentrer à la maison dans le silence total.

Je suis heureux même si je le cache. J’en voulais encore mais je n’osais pas en parler à Salma puisqu’elle disait qu’elle ne voulait plus d’enfants après la naissance de Muhammad. Je n’ai pas voulu la forcer cette fois mais on dirait qu’elle s’est faite raison elle-même…

Je l’aide à s’installer sur lit, elle me regarde et commence à pleurer

– Je suis désolée pour tout ce que j’ai dit Rachid, je ne sais pas ce qui m’a fait dire ça mais toi tu sais que je t’aime n’est-ce pas ? Je t’en supplie ne part pas…

– Ça va Salma, je ne vais pas partir maintenant repose-toi, tu dois être fatiguée, dis-je en rabattant la couette sur elle

– Je t’en supplie, reste avec moi, supplia-t-elle les larmes aux yeux

– D’accord mais calme-toi !

Je me mets derrière elle et la serre contre moi, elle s’endort très vite et je finis par la rejoindre

On se réveille tous les deux à 16 heures, on a raté la prière de dohr. J’entre dans la salle de bain et fais mes ablutions, je rejoins Salma qui avait déjà étalés les tapis de prières. Après la prière je lui demande ce qu’elle veut manger, elle demande du dibi guinar fondant (poulet braisé) je lui commande ce qu’elle a demandé

– Tu savais que tu es enceinte ? Lui demandai-je

– Non, je ne le savais pas.

– Depuis quand tu as arrêté tes contraceptions ?

– Cela fait juste deux mois. En fait, j’avais fait l’implant pour cinq ans mais je l’ai enlevé parce que je voulais une petite sœur à mon Muhammad et je voyais combien ça te tenait même si tu n’en parlais pas. Je croyais que ça aller prendre du temps comme la plupart du temps mais je me suis trompée…

– Je suis contente que tu aies pensé à moi pour une fois, ironisai-je

Elle sourit et se lève pour venir se mettre sur moi encerclant ses bras autour de mon cou

– Tu as dit tout à l’heure que souma guissé goura ma yeuy, ce qui veut dire que tu comptais me libérer Rachid…

Elle étouffe un sanglot avant de se cacher le visage pour pleurer pour de bon

– Oui je l’ai dit Salma parce que tu m’as poussé à bout même si je comprends maintenant que c’est les hormones qui chauffaient ton corps. Tu as été blessant et irrespectueux ! Je ne digère toujours pas le fait que tu m’aies dit cette phrase dans la chambre…

– Tu m’as dit toi aussi des choses blessantes ! Tu m’as dit que je ne te suis pas indispensable alors que moi j’ai passé nos premières années de mariage à m’excuser pour des choses que je n’ai pas faites, à tolérer tes écarts sans le crier à personne et surtout à subir ta méchanceté en silence encore Rachid. Ne regarde pas comme ça moi aussi ça me fait mal de te parler comme ça mais parfois tu me pousses à bout !

– Oui et pour ça tu me crois acquis ! Ne crois pas que tu peux faire avec moi ce que bon te semble et me manquer de respect sans que je réagisse. Mon devoir c’est de te protéger mais aussi de remettre sur le chemin quand tu dérailles ! Quand je disais que tu ne m’aies pas indispensable c’est pour que tu comprennes que je ne suis pas ta propriété. Il serait difficile de vivre sans toi ma Salma parce que oui, tu es la plus belle chose qui soit arrivé mais attention il y a des limites et ces limites tu les connais désormais alors que ça ne reproduise plus !!! On a des enfants qui sont maintenant grands et ils comprennent tout ce qui se passe entre nous même si on ne leur dit rien, ils sont assez intelligents pour comprendre ! Je t’aime c’est indéniable Hadjara yaye sama aduna mais ce que tu as fait c’est dernières semaines étaient juste puériles !

Je ne suis pas dur avec elle mais il faut que je la recadre, oui elle est enceinte mais je connais Salma mieux que quiconque, elle fait du n’importe quoi quand elle est jalouse.

– Je suis désolée, dit-elle en reniflant

– C’est fini, maintenant lève-toi on va prier Asr, dis-je en lui caressant le dos

– Moi je ne pourrai pas vivre sans toi Rachid, tu es toute ma vie, dit-elle encore en pleur

– Comme tu la mienne Salma. Beugne ak lamigne gno deukeu nak fawou nou lalé, c’est comme ça dans tous les couples, je dis bien tous les couples même si chez d’autres y en a moins mais on ne peut pas les éviter, c’est la cohabitation avec des éducations différentes, des caractères différents comme toi et moi-même si j’ai l’impression que les rôles sont inversés maintenant. Chaque couple à son lot et chaque personne réagit différemment, moi par exemple que je suis en colère je ne débite des méchancetés et toi tu te ripostes en faisant plus mal, d’autres deviennent agressifs et les plus chanceux choisissent le silence comme réponse et tu étais comme ça Salma, je crois que c’est ce qui a sauvé notre couple. Mais maintenant, on s’engueule, je crie, tu cries au final on se dit des méchancetés et chacun reste à son côté attendant que l’autre vienne demander pardon et si on n’a pas de chance comme aujourd’hui ça finit par s’éclater. Avant quand je m’énervais, tu venais toujours comme un verre d’eau glacé me calmer, c’est ces moments-là que je me disais que j’ai de la chance de t’avoir dans ma vie parce que pour moi tu es une bénédiction et je veux te retrouver ma Salma, cette petite perle calme et discrète, soumise et bien éduquée, je veux que tu me reviennes Hadjara Salma Siby Bathily, je te veux comme avant…

– J’essaierai mon amour parce que nak je ne veux pas d’une mauvaise surprise, tu serais capable de faire comme Khalifa et amener une autre femme qui se mettra entre nous, dit-elle plus calme

Thieuy, je crois que c’est mort pour moi

– Ah oui ? D’accord, tu sais les femmes douces y en a beaucoup comme l’infirmière de tout à l’heure

Elle me donne une tape sur le bras avant de se lever

– Je te jure que je ne te partagerai pas Rachid met ça dans ta tête !

– Shi, c’est mort pour de bon. Wa allons prier après on mange

On finit de manger et Salma revient dans le salon habillé avec une carafe remplie de jus gingembre et un verre disposé sur un plateau.

– Ouh ça va, surtout pas de gingembre ! Dis-je sachant bien ce qu’elle a en tête

– Mais chéri ?

– Non ça va, c’est très gentil mais merci !

– Ok, dit-elle en prenant place

– On peut aller dans la chambre regarder Black Panther, essaya-t-elle

– Je l’ai regardé deux fois chérie, je veux suivre mon match

– Hun…

Elle ne dit rien pendant aux moins cinq minutes

– J’ai besoin que tu me masses le dos, je crois que je me suis fait mal en tombant ce matin

– Pourquoi tu n’as pas signalé ça au médecin ?

– Parce que ça ne faisait pas mal…

– Salma qu’est-ce que tu veux ? Finis-je par sortir

– Toi ! Dit-elle sans ciller

– Pour ?

– Tu le sais Rachid…

– Non pour après tu cries que je régurgite dans toute la chambre ! Salma je ne te toucherai pas jusqu’à ce que la sentence soit levée !

– Tu viens de le dire tout à l’heure on ne dit que des méchancetés quand on est en colère, répondit-elle

– Non !

– Ok !

En une seconde elle était toute nue devant moi et sa taille était ornée de ses petites perles qui me rendent fous, elle sait quel effet ça me fait et très vite je perds mon sang froid…

Madina Laliyah Bathily

Je suis tellement fatiguée, je ne peux rien manger même pour rester debout c’est tout un problème. Je suis à trois mois de grossesse mais j’ai l’impression que j’en ai six, c’est pire que ma première grossesse et Cheikh me fuit parce que je passe ma colère sur lui. Je ne vomie plus mais je suis constamment fatiguée, une vraie boule de nerf.

– Madina lève-toi et essaie d’avaler tes vitamines, dit Cheikh en entrant dans la chambre

– Je ne peux pas, je veux juste dormir et ne pas ressentir cette fatigue…

– Massa mon amour mais force sinon on va retourner à la clinique et tu as entendu madame Tall, la prochaine fois elle va t’interner alors lève-toi et prends-les…

Le pauvre cette fois il n’a pas pris la poudre d’escampette, il est avec moi à son retour de bureau même s’il est tout le temps sur son portable mais l’essentiel c’est qu’il est avec moi et quand je m’énerve il sort de la maison pour me laisser respirer comme il dit

– Bébé je vais aller voir Kiné après je passe voir Aziz chez lui on a des documents à revoir, dit-il en portant ses chaussures

– D’accord…

– Tu veux quoi ?

– Toi seulement, répondis-je en baillant

Il s’approche et m’embrasse avant de sortir. Il est à la diète depuis deux mois et je sais que c’est difficile pour lui. Je le vois tous les jours cacher son désir, je me culpabilise parfois mais vraiment je n’ai pas la force pour des galipettes…

Deux semaines après j’allais un peu mieux mais ce qui me préoccupe c’est l’attitude de Cheikh. Il ne quitte plus son téléphone même à deux heures du matin je le vois sur son téléphone en train de sourire comme un con. Il se cache pour répondre au téléphone, il est tout le temps avec lui-même dans les toilettes et le plus bizarre c’est qu’il a changé son mot de passe mais je ne vais pas tarder à le savoir, je veux savoir ce qu’il cache…

Le soir, il revient à la maison un peu tard à 22 heures en donnant une excuse bidon, réunion avec ses partenaires, il l’a dit en bégayant ce qui prouve qu’il est en train de mentir mais il ne me connaît pas cet homme

– Comment s’est passé ta réunion mon cœur ? Demandai-je en le surprenant

– Bien, dit-il en buvant son thé

– C’était où ?

– Euh… Alkimia je crois…

– C’est bien alors, tu peux me passer ton téléphone je dois appeler badienne mon portable s’est éteint, mentis-je pour avoir son code mais je suis certaine qu’il va refuser

– Euh je n’ai plus de crédit, prends le fixe !

– Laisse tomber sakh, je vais me coucher moi…

– Ok je te rejoins tout à l’heure

– Pas de soucis, répondis-je en me levant

Infidèle un jour, infidèle toujours ! Ca ne devrait pas me surprendre mais ça fait vachement mal. Cheikh me connaît assez pour avoir que je vais subir et me taire. Je ne suis pas de ses épouses qui trouvent que l’homme est naturellement infidèle, ça n’a été écrit nulle part dans les livres saints au contraire l’adultère est le plus grand des péchés et il n’est pas interdit uniquement aux femmes mais aux hommes aussi mais comme au Sénégal le mari peut tromper sa femme sans raison et qu’on trouve cela normal tout le monde pense que c’est légal… Je ne vais pas subir Cheikh et tu le sais !

Il est venu se coucher vers une heure du matin, je faisais semblant de dormir sous la couette, je le vois débloquer son portable et je capte le code avant de me retourner pour dormir. Demain à la première heure je vais vérifier ce qu’il cache dans son portable.

Ne me dites surtout «Qui cherche, trouve» au diable cette phrase ! Si Bineta la femme du boutiquier avait vérifié le portable de son mari et voir combien de maîtresse il avait, elle ne serait pas en train de se battre pour survivre avec cette foutue maladie, le sida. Je ne vais pas rester là qu’il me file des maladies, oh que non !

Si jamais mes doutes se confirment, je n’aurai aucun scrupule à le traîner en justice pour adultère, il saura que je ne suis pas ses anciennes épouses. Je vais le couler avant de partir très loin avec ma fille !

A six heures du matin j’étais déjà réveillée mais je faisais semblant de dormir. J’attendais qu’il parte à la mosquée pour pouvoir vérifier son portable. Il sort de la maison croyant que je dors. Je me lève dès que j’entends la porte de l’entrée fermer. Je prends son portable et le débloque et Bam tout était là, ils s’échangent des messages même à 06 heures du matin…

Il parle à une certaine Halima, une fille métissée très belle je l’avoue, elle lui donnait rendez-vous ce soir à 19 heures dans un restaurant à l’hôtel Radisson pour ensuite un massage hot pour le détendre. Qu’il me dégoûte cet homme !

Il lui a répondu qu’il avait hâte parce que ses nerfs sont tendus et qu’il lui fallait un bon massage pour se relaxer, eh bien Cheikh prépare ton enterrement parce que je ne vais pas te rater, c’est très clair !

Je range le portable et part faire mes ablutions avant de rater la prière. Après la prière je me suis sentie un peu mieux, j’ai duré sur le tapis confiant mes peines à mon seigneur. Une heure après je me lève pour préparer le petit déjeuner à cet homme qui ne mérite plus que je l’appelle mon mari.

Je fais comme si de rien était, je l’embrasse sur la bouche avant de prendre place à ses côtés. Je lui sers sa tasse de café et deux croissants, on parle de tout et de rien. Il paraissait gêné, il ne me regardait pas dans les yeux mais je m’en foutais, il verra ce soir que je ne suis pas son jouet pour qu’il se permette de se jouer de ma tête et s’en sortir indemne !

Vers 18 heures je me prépare, je porte une combinaison noire avec un blazer jaune. Je choisis un voile noir et des hauts talons de la même couleur. Je finis par prendre ma sacoche et mes clés de voiture avant de sortir de la maison direction Radisson

19 heures, je me gare dans le parking où je patiente un peu. Il a fallu quinze minutes d’attente quand je le vois se garer de l’autre côté, il descend et fait le tour pour ouvrir à la portière. Je vois cette Halima avancer avec ses grosses fesses sur et lui qui souriait derrière conquise. Je me sens mal mais il faudrait que je poursuive mon plan

Je patiente encore 10 minutes avant de rejoindre l’intérieur du restaurant, j’avais déjà fait ma réservation et par chance je me retrouve près du couple pour qui j’ai fait ce déplacement

Je me faisais discrète attendant le moment propice pour me faire voir. Rassurez-vous je ne suis pas là pour faire un scandale mais pour ne pas donner à monsieur le coureur de jupon l’occasion de tout nier en bloc il faut que je le prenne la main dans le sac

Le serveur vient avec les entrées en bonne gourmande, je salive devant les gambas sautées à l’ail, je plonge ma fourchette et je mange tout, j’ai carrément essuyé l’assiette tellement que c’était bon. Je refuse le plat mais je prends quand même un fondant au chocolat. Oui je sais, mais j’en profite avant de rentrer chez moi, Cheikh ne va pas me tuer, kenn douma raye !

Après le délicieux fondant, je règle la note avant de composer le numéro de mon mari mais je le vois ignorer l’appel en reposant le portable sur la table, obligée je tousse fort pour me faire remarquer, il lève la tête, je fixe mon regard sur lui, il allait replonger sa fourchette dans son plat mais il relève encore sa tête et je lui lance mon sourire et le plus beau hein… tay rek ngay déh !

Il laisse tomber sa fourchette sur la table, j’en profite pour quitter le restaurant. Je ne traîne pas, je file directement dans ma voiture, je l’entends crier mon nom mais je ne m’arrête pas, marche arrière et roule direction chez moi

A la maison je me change et met une robe batik, je commence à vider le dressing de mes bagages que j’emporte dans la chambre d’amis, il est hors de question que je continue de partager la chambre avec lui

– Je t’en supplie Madina, il ne s’est rien passé avec cette femme, c’était juste un moment de faiblesse mais je te jure qu’il ne s’est rien passé ! Cria-t-il en entrant dans la chambre, je ne l’ai même pas entendu

Je prends mon portable et un récital de l’imam Matrood, la Sourate Ar-Rahma pour m’apaiser, pour ne pas lui dire tout ce que je pense de lui, je suis enceinte, je ne vais pas me fatiguer à me disputer avec lui, je n’ai ni la force ni l’envie. Je préfère le silence et l’ignorance, ça le tuera à petit feu et il finira par me libérer après mon accouchement

– Madina je t’en prie, dis quelque chose. Je te jure que je ne l’ai pas touché, bébé…

Je le laisse dans le salon et part m’enfermer dans la chambre. Je prends une bonne douche et me mets en tenue de prière. La prière va apaiser mon mal de cœur, malgré les efforts de rester une bonne femme, il n’a pas pu s’empêcher d’aller voir ailleurs ! Quel crétin !

Bonne Lecture !

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