dim. Sep 27th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

A bout de souffle – Tome 2 – Partie 17

15 min read

Omar Dramé

Samira a beau dire qu’elle ne m’aime plus et qu’elle ne ressent plus rien pour moi, je ne la crois pas. Je sais qu’elle ment. Je la connais mieux que personne, je sais quand elle ment et quand elle est sincère. Je sais que je l’ai blessé mais si je la suis dans ses délires on ira direct dans le mur, c’est certain. Je sens un deuxième divorce si je ne fais rien. Pour le moment, je ne sais pas comment réparer les choses et pour cette fois je ne veux pas l’intervention de Fatima, elle en a assez fait comme ça. Il est temps, qu’elle pense en elle, elle sera bientôt à terme et je ne veux pas la stresser davantage.

Elle a repris les vieilles habitudes, elle s’occupe de moi comme au premier jour mais dans la chambre, il ne se passe rien. A vrai dire, j’ai peur d’elle. J’ai peur de l’approcher, j’ai peur qu’elle me rejette encore. Une fois dans la chambre, Samira est plus froide qu’une glace… même pas un petit regard envers moi. Je veux retrouver ma femme… je veux que la maison vibre à nouveau de nos éclats de voix, que les murs ressentent encore notre amour. Je veux revivre la flamme de notre amour… une petite idée me vient à l’esprit. J’étais encore dans mon bureau le matin alors je prends une feuille et un stylo. Je ne suis pas poète mais je peux quand même essayer…

 

‘’ Si seulement je pouvais décrocher le soleil pour réchauffer ton cœur, qu’il puisse à nouveau ressentir les flammes de notre Amour, je le ferai mon amour et sans hésiter… ‘’

 

Je sors et retrouve les enfants en train de prendre leur petit déjeuner.

– Harouna, maman est déjà partie ? Questionnai-je à mon fils

– Non elle est encore dans sa chambre !

– Tu peux lui donner ça s’il te plait ?

– Bien sûr papa !

– Merci ! On se retrouve ce soir In Shaa Allah. Bonne journée les enfants et soyez sage !

J’arrive au bureau 10 minutes après, comme je n’avais pas beaucoup de travail. Je décide de chatter avec ma femme si elle répond à mes messages bien sûr. Je lui demande si elle est bien arrivée au bureau elle me répond pas un simple ‘’oui’’ mais je décide de ne pas laisser tomber. Je lui envoie encore deux photos de chemise pour qu’elle choisisse pour moi prétextant un diner avec des partenaires, elle répond d’attendre ce soir. Je lui souhaite une bonne journée encore avant de m’attaquer à mon travail.

Le lendemain j’arrive à la maison un peu plus tôt avant mon épouse. J’étais un peu enrhumé et j’en ai profité pour simuler une grippe. J’invente des courbatures, une migraine atroce et une bouche amère. Elle insiste qu’on aille à l’hôpital mais je lui dis que ça va passer…

– Omar tu m’inquiètes là, tu ne peux même pas bien parler. Il te faut des médicaments aussi alors lève-toi on va aller voir un médecin. On ne traîne pas une grippe ça peut s’aggraver d’une minute à l’autre et heureusement tu n’as pas encore de fièvre, rouspéta-t-elle dépassée

– Mais non ça va me passer d’ici demain. J’ai pris un sachet de Fervex ça va passer ne t’inquiète pas. Par contre un petit massage ne fera pas de mal. J’ai mal partout je ne peux faire aucun mouvement sans crier, minaudai-je comme un petit enfant malade

– D’accord je vais te faire un massage mais avant tu prends ça, un thé au gingembre, citron et miel, dit-elle en me tendant la tasse de thé

– Gingembre tu veux me tuer khana ?

– Tu es malade non ? Je ne pense pas que ça te fera un autre effet sinon t’aider à aller mieux ! Lingay bandit yeup, lève-toi !

Je prends la tasse remplie de ce thé que je bois malgré moi. Hum ce n’est pas mauvais hein, je peux même dire que c’est excellent…

– C’est très bon Mme Dramé merci ! Et le massage ?

Elle me fait un très bon massage. Elle a mélangé du karité, avec de l’huile de clou de girofle et un peu d’huile d’ail. L’odeur était un peu forte mais ses mains sur moi étaient encore plus merveilleuses.

– Merci ma chérie !

– Je t’en prie Omar mais s’il te plait si ça ne va pas d’ici demain on ira voir un médecin que tu le veuilles ou non !

– Oui Chef Dramé !

– Essaie de dormir je vais travailler un peu dans le bureau ! Bonne nuit

Je ne vais pas me décourager. Le lendemain j’allais beaucoup mieux alors le soir j’ai trouvé Sami très concentrée devant la télé. J’avais dans ma main un verre de glaçons, je me courbe sur le dossier du canapé faisant semblant de chercher mes clés de voiture et dès que j’ai l’occasion, je mets à l’intérieur de sa robe deux glaçons et file directe dans mon bureau. Je ne finis même pas de compter les secondes qui passent que je la voie devant la porte toute furieuse

– Kholal sa you niak fayda yi nékou ma ci ! Je ne suis dans tes jeux ridicules ! Arrête ! Cria-t-elle énervée

– Mais qu’est-ce que j’ai fait ? Répondis-je comme si je n’avais rien fait

– Tu ne sais pas ! Bakhna la prochaine fois je te jure que tu ne vas pas t’en sortir

A l’heure du diner j’étais concentré devant mon plat de poisson braisé bien assaisonné. Je me régalais en silence avec les enfants, je n’ai même pas remarqué que Sami avait quitté la natte… je sens quelque chose de froid derrière mon dos, je me tourne et reçois du jus d’orange en plein visage. Mes yeux piqués mais je pouvais deviner que c’était Sami. Les enfants étaient morts de rire. Je me nettoie le visage avec un torchon et court à la recherche de ma femme. Je la trouve cacher dans la buanderie morte de rire. Je la soulève direction notre chambre…

– Omar lâche-moi ! Cria-t-elle

– Pas avant que tu me dises loma yabé !

– 1-0 pour maman on verra qui va gagner la bataille ! Lança Ahmad derrière nous

– Va surveiller les petits avant qu’ils n’avalent les arêtes de poisson ! Dit Omar en prenant les escaliers

Je la dépose une fois dans la cabine de douche et ouvre la chasse d’eau froide. Elle hurle tenant de se dégager mais j’appuie toute ma masse sur elle…

– Maintenant tu vas répéter avec si tu veux que j’active l’eau chaude, d’accord mon amour ? Aller répète après moi… une femme doit toujours respecter son mari !

– Et le mari qui ne respecte pas sa femme ?

– D’accord ! Les maris qui ne respectent pas leurs femmes sont des cons mais on ne doit pas les suivre d’accord ! Allez répète mignonne… je pardonne mon mari

– Tu sais que je suis en position de me défendre, un petit coup entre les jambes rek tu restes à terre pendant quelques minutes alors laisse-moi sortir d’ici !

– Si tu le fais, tu risques de t’en vouloir durant le reste de ta vie ma chérie ! Tu ne veux plus de nos nuits d’amour ?

– Sheut Omar laisse-moi sortir je commence à avoir froid, dit-elle en reniflant

– D’accord mon cœur, pardon !

J’active l’eau chaude et me pousse pour enlever mes habits. Elle ramasse les habits du sol et les mets dans le panier à linge. Elle se déshabille, passe un peignoir sur elle avant de quitter la salle de bain.

Je la rejoins plus tard dans la chambre en train de sécher ses cheveux. Je me mets derrière elle et la prend dans mes bras

– Tu sais, je ne veux pas d’un deuxième divorce, dis-je en la regardant à travers le miroir

– On ne va pas divorcer Omar ! Affirma-t-elle

– Si et tu le sais ! Je préfère sincèrement partir que de rester avec toi sachant que tu ne ressens plus rien pour moi ! Je ne veux pas d’un mariage sans amour…

– Qu’est-ce que tu veux que je fasse si je ne t’aime plus ?

– Do bayi fenn ! Siggil xol ma nga wakh ni beugeutoo ma Samira ! Arrête de mentir ! Regarde-moi et ose dire que tu ne m’aimes plus ? Je te connais Samira. Tu peux le nier mais tu sais parfaitement que tu ne fais pas partie de ses femmes qui restent dans un mariage sans amour ! Au début de notre mariage, tu ne m’aimais pas enfin pas comme tu aimais l’autre con mais quand même je ressentais toute l’affection que tu avais envers moi. Mais ces derniers mois quand je te regarde j’ai l’impression de ne pas te connaitre… nous nous aimons alors arrête ça s’il te plait mon amour ! J’ai compris la leçon et je te jure que je ne recommencerai plus jamais ! La prochaine fois que j’ouvrirai ma bouche pour dire des bêtises, ça ne sera pas en face de toi ! Je t’en prie sonouna déh !

– Bakhna ! Omar Dramé tu sais que je t’aime motakh lolou nekh rek ngay def !

– Mais je te jure que c’est la dernière fois ! Balma ngir Ya’Allah

– Je t’ai pardonné !

– Mais tu ne me le montres pas. J’ai même peur de te regarder parfois j’ai l’impression que tes yeux vont me tuer… tu me manques ma chérie.

– Mom kay tate rek ! Il n’y a que le sexe avec toi ! Cracha-t-elle dédaigneuse

– Je ne te parlais pas de ça ! Oui j’ai envie de toi mais ça n’a pas la moindre importance à mes yeux… en tout cas pas en ce moment. Quand je dis que tu me manques je fais allusion à toi, à ta personne. A cette femme généreuse avec qui je partage ma vie. A cette femme au cœur en or qui illumine mes journées et à la plus belle qui m’apaise quand je sens le ciel me tomber dessus. Tu ne sais même pas à quel point tu m’es indispensable Samira. Comme j’ai l’habitude de le dire, ma yama mom Sami ! Je suis entièrement à toi. Un mariage sans amour est une sorte de tombe. Rien ne bouge et tout est terne. Je veux que mes enfants grandissent dans un havre de paix où il règne amour et miséricorde. La vie est tellement courte alors pourquoi souffrir alors qu’on a toutes les clés pour être heureux ? Encore une fois pardonne-moi Samira Gabrielle Soumah Dramé !

– Je te pardonne mais la prochaine fois, ay la prochaine fois. Tu ne seras plus de ce monde pour demander pardon !

– Khoulo nak day diekh ! Je t’aime !

– Moi aussi ! Bon allons voir les enfants. Je suis sûre qu’ils sont en train de faire des bêtises

– Vas- y je t’attends ici, j’ai une surprise pour toi, dis-je en me couchant

– Quelle surprise ?

– Vas- y rek !

Elle revient cinq minutes après impatiente de connaitre la surprise. Elle retrouve sur le lit deux billets d’avion… ses yeux se remplissent de larmes

– On va aller à Médinatoul Mounawara ?

– Ziari kou Tédi ki borom barrièrou or bi ! On va aller nous recueillir au mausolée du Bien-Aimé prophète Salaalah ‘Aleyhi wa Salam et l’année prochaine encore In Shaa Allah puisqu’on effectuera ensemble le Hajj j’ai déjà fait les réservations, expliquai-je tendrement à mon épouse, toute émue

– Oh mon Dieu Omar tu sais ce que ça signifie pour moi ?

– Je savais que ça aller te faire plaisir. Et moi aussi je suis heureux d’y aller avec toi ! Je t’aime !

Elle saute sur moi et m’embrasse de toutes ses forces

– Yalnala Ya’Allah faye ba wissla et qu’il te garde encore des années auprès de ta famille. De tous les cadeaux que j’ai reçus dans ce bas monde celui-ci est le plus merveilleux ! Oh mon Dieu je vais enfin toucher les barrières en Or qui nous sépare de la plus belle créature du monde, le meilleur des hommes ? Oh Omar quel cadeau tu me fais là ! Ya’Allah vous m’avez accordé un mari con mais merveilleux et qui sait réaliser mes rêves et les plus fous ! Alhamdoulillah, sortit-elle toute excitée

Trois jours après on était déjà à Médina où on a pu faire notre pèlerinage tranquillement. Bien sûr l’émotion était au rendez-vous et ce que nous ressentons ma femme et moi est tout simplement inexplicable. Un amour incommensurable mais aussi une immense fierté de faire partie de la meilleure des communautés, celle de notre Bien-Aimé Salaalah ‘Aleyhi wa Salam…

Madina Bathily

 

Tout se passe bien dans ma vie. Les mauvais souvenirs sont derrière moi. J’ai repris ma vie en main et devinez quoi… j’ai commencé à travailler à l’institut avec Salma. Cheikh m’avait payé des cours de maquillage professionnel chez une de ses amis et depuis que j’ai eu mon diplôme je travaille avec Salma. Je suis heureuse et je dois tout  qu’à une seule personne, mon mari !

Cheikh, il me surveille toujours comme du lait sur le feu. Je n’ai toujours pas droit de sortir seule sans être accompagnée. Il est toujours attentif surtout ce qu’il s’agit de ma sécurité et celle de sa fille même si je ne cesse de lui répéter qu’il y a plus de danger mais bon… je lui accorde tout ce qu’il veut du moment qu’il se plie lui aussi à mes moindres caprices.

Nous étions à Saint- Louis il y a une semaine, on a passé trois jours avec la famille. Nous y avons trouvé Léna mais on ne s’est vus qu’une seule fois le jour de notre arrivée. Je crois qu’elle nous fuyait et c’était tant mieux. Cheikh m’a dit qu’il ne voulait pas la voir s’approcher de Kiné. Nous avons aussi rencontré Lamine, il nous a dit qu’il est venu lui aussi voir sa famille. J’ai demandé des nouvelles de sa famille et il m’a fait savoir que sa femme ne vivait plus au pays, qu’elle s’est  installée à Montréal il y a deux ans avec les enfants et lui il gère tranquillement sa petite entreprise mais il va quand même de temps en temps voir sa famille. Cheikh était évidemment jaloux de me voir m’intéresser à la vie de mon ex mais il a quand même était courtois avec lui…

– Je t’ai dit qu’il t’aime toujours, grogna-t-il quand je rejoins la voiture

– Et moi je te dis que tu délires ! Après toutes ses années tu continues à croire qu’il m’aime alors qu’il a refait sa vie. La jalousie te fait dire des bêtises. Allez démarre cette voiture, répondis-je un peu remontée

– Diaroul merr, inutile de te vexer je ne fais que dire la vérité, se défendit-il en démarrant la voiture

– Bakhna alors !

J’étais à l’institut et je devais rentrer tard ce soir parce que je dois m’occuper d’une mariée. J’appelle Cheikh pour l’informer mais il ne décroche pas. J’insiste encore et encore en vain. Salma me propose d’appeler son assistante pour voir s’il était en réunion. Je compose le numéro de son bureau et c’est une voix familière qui décroche

– Bonsoir…

– Bonsoir… heu… je voulais parler à mon mari, sortis-je ridiculement

– Euh c’est qui votre mari Mme ? Insista-t-elle l’air narquoise

– C’est Mme Bathily je voudrai parler à mon mari est-ce qu’il est là ? Répondis-je avec un peu plus d’assurance

– Ah Madina comment tu vas ma chérie ? Cheikh n’est pas là, il est en réunion… je peux lui laisser un message ?

– C’est qui ? Questionnai-je pour confirmer mes doutes

– Ah tu ne reconnais pas ma voix ? C’est moi Awa sa nouvelle assistante ! Lâcha-t-elle en rire

– Ah ok ! Mais ne m’appelez plus chérie ! Pas de familiarité avec moi !

Je raccroche sans attendre. J’étais hors de moi mais avant de régler cette histoire il fallait d’abord que je m’occupe de ma cliente et de ses amies. Je ne sais pas ce que j’ai fait pour réussir leurs maquillages mais le cœur n’y était vraiment pas. Je sentais que j’aillais exploser d’une minute à l’autre. Awa avait bien sûr réussi à faire son stage à l’entreprise mais elle ne s’est pas arrêtée à ça. Elle harcelait mon mari au téléphone avec des messages salaces, elle est allée même jusqu’ à me menacer de me prendre ma place. Il avait donné mon numéro à une de ses copines et cette dernière passer son temps à m’insulter sur ses messages même avec tout ça Cheikh l’a embauché !

Je rentre vers 19 heures, Cheikh était devant la porte à m’attendre… j’entre sans le saluer et grimpe les escaliers…

– Je t’appelle depuis 17 heures non seulement tu ne décroches pas en plus tu te permets de décrocher à d’autres appels sachant très bien que j’avais besoin de savoir pourquoi tu as tardé ?! Hurla-t-il derrière

– Ne me crie pas dessus la wakh lingay meuneu fenn yeup !

– Madina !!!

– Tu n’as rien à dire !

– Madina qu’est-ce qui te prends ?

– Ton assistante ne t’a pas dit que je t’ai appelé han ?

Il me regarde les yeux gros avant de passer sa main sur sa tête.

– Attend je peux tout expliquer ! Essaya-t-il

– Je n’ai pas besoin de tes explications fallait le faire avant !

Je m’enferme dans la chambre et prend une douche je sors une heure après pour le dîner. Il me regardait ne sachant quoi dire parce qu’y avait sa mère. N’y tenant plus il ouvre sa bouche

– Demande à maman si tu veux ! Mon assistante est en congés de maternité, j’avais du mal à trouver une assistante et maman m’a conseillée de prendre Awa en attendant…

– Bouma dougal déh, s’empressa de dire ma belle-mère. Je croyais que tu en avais parlé à ta femme ? 

– Il ne m’a rien dit jusqu’à ce que je le découvre moi-même. Mais je n’ai qu’une seule chose à te dire. Je ne veux pas la voir avec toi alors si demain je la trouve à l’entreprise tu verras ce que tu n’as jamais vu !

Je pose ma fourchette et rejoins ma chambre. Je ne sais pas à quel jeu, joue maman Kiné mais je ne vais pas la laisser s’immiscer dans mon ménage…

Le lendemain, j’ai pu échapper à mon chauffeur pour quitter l’institut, je suis passée par la porte de derrière même Salma ne m’a pas vu sortir. Comme je peinais à trouver un taxi dans la ruelle où je suis sortie, j’ai décidé de marcher un peu peut-être que je trouverai un taxi en avançant un peu…

Plus je marche vite, plus je sens qu’on me suit. Je me tourne et vois deux hommes en cagoule derrière moi. Très vite je perds mon sang froid, je ne sais plus dans quelle rue je me trouve mais je décide quand même de suivre un groupe de maçons. Je sors mon portable les mains tremblantes et compose le numéro de mon mari…

– Elle a déjà quitté… commença-t-il

– Cheikh, je suis suivie par deux hommes, dis-je en pleurs

– Comment ça ? Merde ! Madina où es-tu ?

– Je ne sais pas où je me trouve, serigne bi fi fane la ? Questionnai-je à l’un des maçons

– Niou ngi Almadies, regarde chez Katia est juste en face de toi !

– J’ai entendu ce qu’il a dit rentre dans le restaurant et n’y sort pas ne raccroche pas aussi ton téléphone. Reste calme ma chérie je vais bientôt venir te chercher, dit-il

Je suis ses précautions mais avant d’entrer dans le restaurant je sens deux mains sur chacun de mes bras…

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14 commentaires on “A bout de souffle – Tome 2 – Partie 17

  1. Vs m’avé tué avc vos commentaires 😁😁en résuman tt mé pensée 😂😂😂😂😂😂😂😂😅mé Madjiguène yawite lounioula wakhale yawla
    Sami j’adore lé réconciliation gespér ke pr cet fw ollé thiaw lé conflit 😎
    Merci ma Nanounet pr cet parti de folie😘😘

  2. Vraiment deugeurr na bopp mais kou melni madina meussou mako guiss yawe Dale problème reke guaye weure bakhena demale reke ishhh

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