dim. Sep 27th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

A bout de souffle – Tome 2 – Partie 12

16 min read

Seydina Omar Dramé

Je suis assis tranquillement dans mon bureau en train de travailler quand je reçois un message vocal de ma sœur suivi de peu d’une photo d’une jeune fille en petite tenue. Fama me dit que c’est Aïcha, que c’est sa fille qui l’a vue sur Instagram. Je ne pouvais pas le croire, je prends le soin d’agrandir la photo, les mains tremblantes. C’est bien elle dans cette tenue. Je ne peux pas contenir la rage qui m’anime en ce moment. Je bouillonne !

Je sors de mon bureau, direction la chambre où se trouve Samira, je veux qu’elle m’explique ce qui est arrivé à ma fille parce quand elle quittait Dakar pour aller continuer ses études aux Etats-Unis, elle était encore voilée alors je veux savoir ce qui s’est passée entre temps.

J’ouvre la porte brusquement et la trouve en train de ranger la chambre…

– Peux-tu m’expliquer ce que cela veut dire Samira ? Criai-je comme un fou

Elle sursaute de surprise avant de s’assoir sur le lit

– Lou xew, mba diam la ? Que se passe-t-il ?

– C’est à toi que je le demande ! Regarde ! Hurlai-je encore en lui tendant le portable. Tu vois ta fille, tu vois ce qu’elle est devenue ! Ah c’était ça, votre plan ou ton plan même ? Tu as insisté pour qu’elle parte aux Etats-Unis soi-disant pour terminer ses études alors que c’est pour aller faire la pute là-bas…

– Omar calme-toi et…

– Ne te fous pas de moi déh Samira ! Je me calme ? Tu veux que je me calme alors que ma fille fait sa pute…

– Omar…

– Nopil ! Yaw amo lo wakh ! Tu n’as rien à dire. Tout ça, c’est entièrement de ta faute. Tu m’as mille fois reproché d’être trop dure avec elle, li la done bagne ! J’avais dit que ce n’était pas sûr de la laisser aller seule dans ce pays mais non, tu as insisté pour qu’elle parte estimant que je devais lui faire confiance. Maintenant tu vois, tu vois ce qu’elle est devenue ? Si sa mère était encore vivante je suis certaine qu’elle ne se serait jamais comportée de cette façon. Je croyais que je pouvais te faire confiance mais non, tu as éduqué ma fille de la même manière que tu as été éduquée. Tu n’as pas été assez radicale et voilà le résultat, elle a hérité de tes gènes de catin… j’aurais dû la laisser avec sa grand-mère et gardait Muhammad…

– Seydina Omar Dramé !!! Cria Samira en se mettant en face de moi. Souma déh catin yaw ngay catin bou goor !!! Je ne me souviens pas de t’avoir supplié de m’épouser. Tu m’as épousé, même supplié de t’épouser parce que tu voulais une mère pour tes enfants. Dis-moi mon cher en ce moment-là, mon passé ne te déranger pas trop n’est-ce pas     ? Ou c’est parce que la catin t’empêcher de dormir la nuit ? Tchim yaw do sakh rouss ! Tu n’as même pas honte ! Tu m’as supplié deux fois de t’épouser pour tes enfants, aujourd’hui tu peux gueuler devant moi d’avoir transmise mes gènes de catin à ta fille ! Kone lolou la matay ba wout koumay taylé soula nakaré nak nga démé ba Yoff yé Adja Bineta mou nieuw yarr ay domam ! Si ça te fait autant mal va réveiller Adja Bineta qu’elle revienne s’occuper de ses enfants. Et par la même occasion demande-la de rester avec toi parce que je m’en vais ! Je n’ai rien à faire avec un ingrat de ton genre !

Je la regarde, choqué. Je ne sais même plus quoi dire. Je viens de me rendre compte de ce j’ai dit… je la vois sortir dans le dressing une valise le temps que je cherche une excuse dans ma tête, elle a déjà commencé à y fourrer ses vêtements.

– Tu fais quoi là ? Demandai-je

– Ne t’avise surtout pas de me toucher !

– Ecoute, je suis désolée de ce que j’ai dit…

– Je n’ai pas besoin de tes putains d’excuses ! Ferme-là !

– Sami !!!

– Xam ! Aller va réveiller Bineta !

– Comprend-moi s’il te plait, ça m’a choqué de voir Aicha dans cette tenue…

– Et c’est de ma faute ? Avant de te mettre à gueuler essaies d’abord de comprendre pourquoi elle a fait ces photos ! Tu m’as blessé Omar ! Je n’aurai jamais cru que ces paroles sortiraient de ta bouche ! Oui je n’étais pas du tout chaste mais ça, je ne te l’ai pas caché Cheikh. Je ne suis pas fière de mon passé mais je l’assume entièrement. Aujourd’hui tu peux dire que je ne suis pas une bonne mère pour tes enfants, mais avant tu ne disais pas ça et même la nuit quand je réchauffe ton lit, tu ne dis pas ça ! Et puis j’en ai marre, Omar ! Libère-moi !

Je sursaute à mon tour, incapable de me défendre mais ça ne veut pas dire que je vais la laisser partir encore une fois…

– Je ne peux pas et je ne veux pas ! Dis-je entre les dents

– Tu vas le faire puisque tu estimes que je ne suis pas une bonne mère pour tes enfants !

– Ca m’a échappé mais tu sais très bien que…

– Damala ladioul le pourquoi du comment ! Tu as dit ce que tu avais à dire maintenant libère-moi et va réveiller Bineta !

– Tu arrêtes avec cette phrase ! Menaçai-je entre les dents

– Sinon quoi ? Ingrat ! Sinon quoi ? Hurla-t-elle encore comme une déchainée

Je ferme les yeux pour me contenir. Ce n’est pas l’heure de craquer. Faut que je me calme. Elle ferme sa valise et se dirige vers la salle de bain. J’en profite pour fermer la porte de notre chambre à clé. Elle va péter un câble, c’est certain mais elle ne va pas sortir de cette maison.

Je fais les cent pas dans le salon essayant de trouver une solution. Je ne sais pas comment me faire pardonner ni ce que je dois faire pour qu’elle oublie ce que j’ai dit. En même temps je dois régler le cas de d’Aicha. J’entre dans mon bureau et compose son numéro mais elle ne décroche. J’appelle son frère Muhammad qui décroche à la première sonnerie, la voix ensommeillée…

– Je veux parler à ta sœur ! Dis-je sans le saluer

– Euh bonjour papa…

– Tu passes le téléphone à Aicha et tout de suite !

– Oui je vais aller voir si elle est réveillée…

– Je m’en fiche, tu la réveilles un point c’est tout

– Qu’est-ce qui…

– Tu n’as pas entendu ce que j’ai dit ?

Il se tait sentant sûrement ma colère et une minute il me dit

– Papa, elle est en train de prendre sa douche…

– Tu mens ! Où est-ce que t’a sœur a passé la nuit ?

– Papa…

– Hey si je te trouve là-bas tu vas voir ce que tu n’as jamais vu ! Répond !

– Elle a passé la nuit chez une de ses copines… Attends, elle vient de rentrer

Je l’entends minauder un ‘’ Je suis désolé’’ à sa sœur

– Tu sais que je vais te tuer n’est-ce pas ? Maintenant, je veux que tu fasses tes valises je viens te chercher demain compris ?! Passe le téléphone à Muhammad

– Tu couvres ta sœur maintenant ? Tu savais qu’elle faisait la pute et tu ne m’as rien dit ? Si je te trouve là-bas toi aussi je ne vais pas t’épargner li ngenn di niak diom yeup !

Je raccroche sans attendre ses explications puis je compose le numéro de Fatima et la convainc de venir parler à son amie et quelques minutes après elle était déjà dans le salon l’air furieuse. Dès qu’elle a ouvert la porte Samira s’est jetée sur moi sans aucune pitié et avec tellement d’insolence, je suppose que je le mérite aussi. J’essaie de la retenir en lui proposant de rester et que c’est à moi de partir mais elle devient encore plus hystérique. Dans d’autres circonstances, je n’aurais pas accepté qu’elle parle sur ce ton mais pour le moment ça m’importe peu. Je veux juste qu’elle se calme et qu’elle reste avec moi.

J’étais aveuglé par la colère quand je prononçais ces mots mais Samira, elle-même c’est que je ne pourrais jamais vivre sans elle. Je regrette ce que j’ai et je ne peux pas le rectifier si seulement elle pouvait se calmer que je m’excuse comme elle le mérite. Si elle part, je sais que je ne m’en remettrais jamais.

Ahmad vient nous interrompre et donne son téléphone à sa mère. Elle quitte le salon pour la chambre. Fatima en profite elle aussi pour me lyncher sans pitié. Je me retrouve face à deux femmes en colère. J’ouvre la bouche pour me défendre mais je la referme, je n’avais tout simplement rien à dire. Aucun mot ne saura effacer mes bêtises. Elle quitte la maison sans un mot de plus me laissant avec toute ma honte. Je ne l’ai jamais vu aussi sérieuse. On a toujours entretenu de bons rapports et aujourd’hui la voir défendre son ami avec autant de sincérité me choque. Elle comme moi, ne voulons certainement pas commettre la même erreur, ce soir où elle était partie pour ne revenir que 5 ans après

Samira me rejoint dans le salon, elle s’assoit et me regarde droit dans les yeux.

– Aicha elle reste aux Etats-Unis jusqu’à la fin de ses études. Tu n’iras pas la chercher ni régler tes comptes avec Muhammad ! Ce qu’elle a fait est inacceptable c’est vraie et je ne la défends pas mais je pense qu’elle comprit la leçon et elle ne recommencera pas…

– Elle va recommencer et je ne vais pas prendre ce risque, elle rentre demain avec moi ! Sortis-je en me levant

– Tu n’iras pas la chercher ! Cria-t-elle à son tour en se levant

Je la regarde, elle me jauge elle aussi soutenant mon regard.

– Elle a besoin d’être recadré…

– Je la connais mieux que toi, elle a été piégée par ses amis et elle ne recommencera pas !

– Ce sont mes enfants…

– Soula néxé ! Soit tu laisses les enfants continuer leurs études normalement soit je m’en vais !

– Tu me fais chanter ?!

– Oui ! Répondit-elle sans ciller

– Je te tiendrai responsable…

Elle me coupe en haussant plus le ton de manière tellement insolente

– Si je reste ici c’est uniquement pour TES enfants mais yaw sa dieum dji safatoma dara ! (Tu ne vaux plus rien à mes yeux !)

J’ouvre grands les yeux, choqué. Je me sens tellement mal c’est comme si elle venait de m’ouvrir les veines. Je regarde encore quitter le salon sans un mot de plus…

La nuit, je rejoins la chambre le cœur battant. Je trouve Samira couchée par terre, sur le matelas gonflable.

– Samira, lève-toi. Je peux dormir en bas.

Pour seule réponse, elle me lance un ‘’Tchip’’ qui me transperce le cœur. Je ne vois pas comment je pourrai me faire pardonner…

 

 

 

 

Khalifa Aboubacar Sow

 

Je suis arrivé à l’hôpital quelques minutes après le coup de fil de Rachid. Je les trouve tous dans la salle d’attente maman Kiné était inconsolable. Je me tourne vers Rachid pour comprendre ce qui s’est réellement passé

– Ils étaient en train de prendre le petit déjeuner quand Madina s’est levée de la table, maman Kiné dit qu’elle croyait qu’elle allait vomir vu la façon qu’elle a quitté la table et est revenue quelques secondes après. Elle juste entendu le cri de Cheikh. Elle s’est levée et elle a vu le couteau planté dans le ventre de son fils, expliqua Rachid, fatigué

– Comment va Cheikh ?

– Il parlait toujours dans l’ambulance d’après sa mère, il est toujours en salle d’opération.

– Pourquoi avoir livré Madina à la gendarmerie ?

– C’est ce con de vigile qui les a appelés mais Aziz est en train de faire son possible pour qu’on la libère…

– Prépare l’hélico tout de suite, il faut qu’on soit à Gaya avant le coucher du soleil, dis-je à Rachid avant d’aller voir maman Kiné. Ne t’inquiète pas Maman tout ira bien, Cheikh ira mieux In Chaa Allah…

– Madina ? Réussit-elle à dire

– Je l’amène avec moi pour la soigner. Reste calme tout se passera bien

Je sors de l’hôpital et retourne chez ma femme. Je la trouve assise sur le lit, inquiète

– Je suis désolé mon amour mais je dois retourner à Gaya faut que je m’occupe de Madina, dis-je en prenant place à ses cotés

– Je comprends mon cœur mais je t’avoue que j’ai peur… je ne veux pas que tout ceci se retourne contre toi. Il parait que ses choses se retournent toujours dans ta famille et je ne veux pas que tu mets l’avenir de notre famille en danger. Je ne pense pas seulement à moi mais à Oumou et aux enfants, je ne veux pas que…

– J’ai hérité de se savoir de mon père qui l’a lui aussi hérité de ses grands-parents et tu n’as vu aucune anomalie dans notre famille. Je sais comment combattre ses êtres maléfiques et je sais aussi comment délivrer Madina de ses problèmes. Ne t’en fais pas reste ici et prie pour Madina et pour Cheikh aussi. Ne te stresses pas ce n’est pas bon dans ton état. Je veux que ce petit bonhomme naisse en bonne santé…

– Petit bonhomme ? Je veux une fille moi, dit-elle toujours inquiète

– Tu n’as pas de chance alors, c’est un petit garçon qui grandit là, confirmai-je en lui embrassant le ventre

Elle en profite pour me caresser la tête. Je sais qu’elle n’est toujours pas convaincue de ce que je viens de lui expliquer…

– Ne t’en fais pas chérie. Si ce n’étais pas à cause de ton travail je te demanderai de venir avec moi mais bon…

– C’est vrai, je veux rester avec toi aussi mais je ne peux laisser la boite avec Sami surtout qu’on est débordé ces derniers jours. D’accord je vais essayer de ne pas trop m’inquiéter

– C’est bien alors. Je crois que je peux faire une sieste pour une heure en attendant qu’Aziz règle la situation de Madina

– Hum sieste lane ? Sieste normale ou sieste plus !

– Couche-toi rek yaw et laisse-moi faire…

Une semaine après, le djinn qui possédait le corps de Madina refusait de le quitter. Il exige des sacrifices dont je n’ai pas l’intention de faire, 30 bœufs et je ne sais quoi encore. Je suis fatigué mais je ne peux pas laisser Madina comme ça, elle risque de mourir folle si je ne fais rien. Les rares moments où elle revient à elle, elle me demande de l’aider. Elle demande aussi d’aider Cheikh… ce dernier va mieux. Il est encore à l’hôpital mais hors de danger. Il appelle tous les jours pour avoir des nouvelles de Madina.

Sa tête a été complétement rasée, aujourd’hui c’est le dernier jour. Samba khawma Demba quittera le corps de cette pauvre jeune fille par A ou par B. Moi aussi je suis fatigué cela fait trois nuits que je ne dors pas. Mon portable sonne et je connais d’avance la personne qui m’appelle

– Habib Mbengue ?!

– Khalifa Sow ! Répondit-il dans un éclat de rire. Tu me connais, je veux Madina et je te donne toute la richesse que tu désires. Je ferai de toi un homme puissant !

– Si tu me connaissais comme tu le dis, tu n’allais pas me faire cette proposition. Je ne vais pas gaspiller mon temps soit vous laisser Madina tranquille soit je vous détruis, toi et ta bande de saleté !

– Tu ne sais même ce dont je suis capable…

– Que veux-tu ?

– Je te l’ai déjà dit ! Madina

– Qu’est-ce que tu attends d’elle ?

– Tu le sais ! Tu sais que c’est la seule femme au monde capable de porter mes enfants à terme. Je la veux et je vais la récupérer…

– Tu as menti ! Cette bataille n’est pas plus celle de Madina mais la mienne. Vous allez la laisser et quand j’en aurai fini avec vous, vous voudriez même entendre son nom !

– Tu veux que je m’occupe de ta famille. Je connais Fatima…

– Dommage Mbengue mais vous êtes un peu en retard. Essayez simplement de toucher ma femme, vous en aurez la confirmation ! Je ne boxe pas dans la même catégorie que vous et Mbengue, j’ai d’autres chats à fouetter !

Je raccroche énervé heureusement, j’avais déjà pris les devants quand je quittais Dakar. Ma femme ne risque rien Je savais que ce con pourrait s’en prendre à elle alors j’ai bien blindé ma femme avant de la quitter, bien sûr je ne lui ai rien dit pour ne pas l’effrayer davantage.

Je retrouve Madina dans la petite chambre, dès l’instant qu’elle pose ses yeux sur moi, je sens qu’elle n’est plus elle-même et elle me le confirme quand elle ouvre sa bouche

– Libère-moi s’il te plait, je suis fatiguée, sortit l’être abominable qui a pris possession du corps de Madina

– Soit tu te convertis, soit tu meurs brûler à toi de voir…

– Je vais la laisser…

Je ne lui laisse même pas le temps de continuer que je commence à réciter la sourate Al Baqara en tenant sa tête de mes deux mains. Elle s’agite et commence à pousser des cris aigus. Tantôt elle revient en elle, tantôt c’est le djinn qui prend possession de son corps.

Nous nous sommes battus jusqu’à l’aube et ce n’est que quelques minutes avant la prière de Fajr qu’il décide de se convertir. Il sort du corps de la pauvre Madina et rejoint son monde coran à la main.

Il m’a fallu  toute une journée pour reprendre mes esprits. Je me suis enfermé dans ma chambre, terrassé par une forte migraine. C’était prévisible alors je me repose attendant que ça se calme. Madina elle, dormira au moins 24 heures le temps pour elle de se remettre.

Des jours après, j’étais en train d’aider les fermiers à nettoyer l’enclos des vaches quand je vois Cheikh arriver. Il n’a pas arrêté de me harceler au téléphone ces derniers jours et puis j’ai remarqué que Madina passait la soirée à parler avec lui. Il va beaucoup mieux, il n’est resté à l’hôpital qu’une semaine sa blessure n’était pas assez grave. Il a voulu nous rejoindre mais je lui ai demandé de se tenir à l’écart sinon il a allé tout gâché et c’est ce qu’il a fait…

– Je t’avais dit d’attendre. Qu’est-ce que tu fais là ? Questionnai-je calmement

– Kiné n’arrête pas de réclamer sa mère alors je suis venue la récupérer puisqu’elle va mieux ! Répondit-il insolent

– C’est Kiné qui réclame sa maman ou c’est le père de Kiné ?

– Les deux…

– Crétin !

– Et fier en plus ! Avoua-t-il avec un clin d’œil

Nous retournons ensemble à la maison Madina était en train d’aider Oumou à la cuisine et dès qu’elle aperçoit Cheikh, elle pose le bol de légumes qu’elle avait en main pour sauter dans les bras de son ex-mari. J’ai l’impression de revoir Rachid et Salma quand ils se quittaient cette matinée-là. Comme le temps passe vite…

– Cheikh do bayi khalé bi ?! Laisse, la petite…

– Non elle m’avait manqué, répondit-il en la serrant encore plus

– Madina ?!

Elle mom, elle ne me regarde même pas. Elle n’arrêtait de demander pardon à Cheikh

– Soubhan’Allah !!! Almamy !

– Labayka ! Répondit mon fils

– Emmène-moi un bâton ou n’importe quel objet pour corriger ses deux pécheurs là !

– Tu ferais mieux de les marier, proposa Oumou

– Hey Cheikh bayil Madina !

Il la laisse à contrecœur mais Madina passe son bras sur la taille de Cheikh posant sa tête sur son épaule droit

J’entre dans la chambre et fait mes ablutions avant de sortir avec le livre Saint à la main. Je demande à Cheikh et Madina de me rejoindre dans le salon puis je me tourne vers Cheikh qui souriait toutes ses dents

– De l’argent s’il te plait ? Dis-je en lui tendant la main droite

Il pose 5.000 FCFA dans ma main

– Madina veux-tu prendre Cheikh comme époux ?

Elle ouvre les yeux, surprise avant de les poser sur Cheikh, ce dernier hoche la tête. Elle finit par dire un petit ‘’oui’’

– Et toi Cheikh ?

– Diarouko wone déh ! Ce n’était pas la peine de me poser la question, répondit-il hâte d’en finir

– Almamy tu en es témoin ?

Il hoche la tête et j’unis ces deux-là dans…

– Unis devant Dieu et les hommes !

– Et cette fois rien ne pourra nous séparer ! Ajouta Cheikh en embrassant la main de sa femme.

– In Sha’Allah !

Je prends Cheikh à l’écart avant qu’ils rentrent

– Cette-fois c’est à toi de supporter yaw yaye mougne déh, si tu veux que ce mariage dur. Soit patient avec elle. Diégal ko, tey diéleula so beugué matt kilifeu sa keur ! Soit tolérant si tu veux être le chef de ta maison ! Qu’Allah vous facilite cette nouvelle étape !

– Amine ! Bon allons-y…

Bonne Lecture !

 

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16 commentaires on “A bout de souffle – Tome 2 – Partie 12

  1. Est ce qu il y a une suite? En faite le site est mal organisé. Tu es presque toujours obligé de chercher l episode suivante😣 si on pouvait arrangé ca. Sinon bon histoires😍

  2. Worooo 😂Aziz déf nga gaffe wanté xam nga kouy Sami dou yomb dal… 🤗ouff djiné Médina bi si tAta fatima la dieum cette dame daf may fathie mane 😂
    Mercii Nana Machallah Q’Allah te protége😗

  3. Non madina yaw danga yékha demm Gaya
    Binga dioudou nga warone dioubeuli Gaya 😂😂😂😂😂
    Khalifa fadial la sa réwandé bi bala mi eupi lokho
    Réwandé bou eupp aussi forme de folie la. Motakh djiné bi rombou fi nieupp dougg la
    Yekh nga demm Gaya way 😂😂😂😂

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