Epouse Irréprochable – Partie 01

Paris, Cergy Pontoise

– Tu ne peux pas me faire ça Souley ! Souley, tu ne peux pas me tourner le dos alors que c’est le moment où j’ai plus besoin de toi, de ta présence chéri !  Supplia la jeune femme à genoux les yeux pleins de larmes

Souley était de marbre. Il n’a même pas bougé du fauteuil où il était assis. Les yeux fixés sur l’écran de son téléphone, il ne bouge pas…

– Souley, tu sais très bien que cet enfant est de toi. Je te demande juste de prendre tes responsabilités bon sang, ne soit pas lâche ! Finit-elle par sortir, hors d’elle

– Et même s’il est de moi, je ne vais pas de cet enfant ! Tu n’as qu’à te débarrasser de lui et me foutre la paix ! Des enfants j’en ai déjà et je ne compte pas quitter ma famille pour rester avec une gamine sans cervelle de ton genre !

– SOULEY ! Cria-t-elle choquée par les propos de son compagnon

– Quoi ? Tu as vraiment cru que je t’aimais ma petite ? Mais non ! Tu es juste bonne au lit mais tu n’as rien, rien de ce que je cherche chez une femme ! J’adore ma femme et ne croit pas que je vais la quitter pour tes beaux yeux. Et si jamais, je dis bien si jamais tu ouvres ta jolie petite bouche de merde, je te le ferai payer à toi et à ta famille ! Maintenant quitte cet appartement et n’y remet plus tes sales pattes ! Asséna calmement Souley sans aucun remord.

– Souley je t’ai donné mon innocence, mon cœur et tu me balances aujourd’hui que tu es marié et que je n’étais qu’un vulgaire jouet pour toi ? Je t’en supplie je ne dirai rien à ta femme mais accepte la paternité de cet enfant sinon mes parents vont me tuer ! Aies pitié de moi Souley…

Pour seule réponse, il empoigna le bras de la jeune fille et la mit hors de l’appartement

– Débarrasse de cette grossesse et je continuerai à te baiser comme tu veux sinon ne remet plus jamais tes pieds ici ! Sortit-il en fermant la porte

Dehors il pleuvait des cordes, sans quoi se protéger, la jeune fille sortit de l’immeuble en pleurs. Elle marcha seule sous la pluie sanglotant de toutes ses forces. Sa vie venait de s’écraser, ses illusions réduites à la poussière par cet homme à qui elle a tout donné.

Pourtant Souley a l’âge de son père, un homme d’une beauté hallucinante, un teint noir foncé impec avec des cheveux poivre et sel, un sourire à faire fondre n’importe quelle femme et ce regard charmant qui a attiré la jeune fille à peine sortie de l’adolescence à ses filets. Il est beau comme ce n’est pas permis, avec une prestance à couper le souffle et une éloquence remarquable.

Ils se sont rencontrés à l’université alors qu’il passait tous les jours déposer sa fille avant de se rendre au travail. Il avait déjà des vu sur elle mais il n’osait pas trop l’aborder. Et un jour, il vit la jeune femme debout sagement à l’arrêt de bus pour rentrer chez elle, il s’est garé à côté et lui avait proposé gentiment de la déposer chez elle, hésitante au début mais le sourire que lui avait lancé ce magnifique inconnu ne lui a pas laissé indifférent. Elle monta dans la belle bagnole du monsieur et c’était devenu en quelques semaines leur petit rituel…

Il avait présenté sa fille comme sa nièce et avait fait croire à sa proie du moment qu’il était divorcé sans enfant. L’homme lui plaisait de jour en jour mais elle n’osait pas faire le premier pas et un soir après les cours, il l’invita à prendre un verre chez lui ce que la jeune demoiselle accepta sans problème.

C’est ce soir même qu’il lui a fait sa déclaration digne d’un film à l’eau de rose avec quelques gouttes de larmes, émue, elle accepta d’être sa copine et c’est ce soir encore qu’il lui donna son premier baiser.

La différence d’âge lui posait problème au début de leur relation parce que son beau gars avait l’âge de son père mais il a su le convaincre avec des mots justes et enchanteurs et puis quoi encore l’amour n’a pas d’âge, lui avait-il dit

Petit à petit, elle s’éloigna de ses amies, ses camarades de classe la trouvaient très bizarre mais elle ne pouvait pas se confier parce qu’encore il voulait la relation secrète pour ne pas qu’on le voie comme un pédophile alors que ses sentiments sont sincères. Naïve, elle buvait les paroles de son prince charmant sans se poser de questions…

Sachant qu’il ne pourra pas avoir autre chose que des baisers chastes avec sa petite, il commença à gâter la fille comme il aimait dire.

Un jour, il la reçut avec simplement boxer  comme vêtement chez lui, voyant que la fille ne réagissait pas, il augmenta le niveau. Ce week-end là, c’est non seulement en boxer qu’il la reçut en plus et cette fois, il la força à regarder un film, un film pas du tout pudique pour les yeux de la pauvre jeune fille.

Elle ne savait plus comment s’assoir, quelques minutes après, elle était beaucoup trop excitée et beaucoup trop mouillée pour être aussi à l’aise sur le canapé. Elle demanda à aller dans les toilettes avec une voix qu’elle ne se connaissait pas, ce qui ravie son partenaire mais il ne tenta rien ce jour là, il voulait la laisser mariner…

Deux jours après rebelote cette fois, c’est entre les jambes de son vieux copain qu’elle regarda une autre vidéo plus chaude, elle se laissait caresser les seins, le ventre, l’entre-jambe jusqu’à ce qu’il lui ouvre la braguette de son jeans

– Non je n’ai pas le droit de faire ça ? Tenta-t-elle

– Je ne te ferai rien, je veux juste voir comment tu es en ce moment ! Insista-t-il la voix rauque

Il passa sa main sous son dessous et caressa doucement l’intimité de la jeune fille excitée, les choses sont allées très vite elle ne s’est même pas rendue compte quand son copain était tout nu. Ce soir là, c’est elle qui l’a supplié de la prendre. Elle perdit pied après quelques minutes de plaisir et c’est ainsi qu’elle est devenue le petit jouet de son homme qu’elle croyait fou amoureux mais son illusion s’effondra lorsque quelques mois après, elle apprit qu’elle était enceinte de quelques semaines pourtant, Souley se préservait toujours. Comment est-ce arrivé ? Ne cessait-elle de se demander

Perdue, elle rentra chez elle quelques heures après. Elle ne put fermer l’œil de la nuit. Non après tout ce que ce salaud lui a fait, elle ne pouvait pas garder son enfant, elle ne veut pas de cet être qui lui rappellerait son erreur le reste de sa vie. Non, elle ne voulait pas de cet enfant !

Quelques jours après, elle prit rendez-vous à l’hôpital pour une IVG (interruption volontaire de grossesse) et une semaine après il n’y avait plus rien dans son ventre mais le regret commença à la ronger petit à petit, elle regrettait mais ne pouvait plus faire machine arrière. C’était pénible pour elle.

Ses parents ne se doutaient de rien, sa mère lui a fait la remarque qu’elle avait perdue du poids mais elle n’a pas cherché à savoir trop occupée avec son travail. Son père lui était tout le temps absent, elle ne le voit que trois jours par mois. Un père toujours absent et une mère qui n’a rien à faire des changements d’humeur de ses enfants tant qu’ils emmenaient de bonnes notes à la maison le reste ça leur importait peu…

Elle se détestait de jour en jour, elle haïssait cet homme qui l’a prise pour une conne, non elle était une vraie conne. Pensa-t-elle en pleur

Elle venait de valider sa deuxième année d’ingénierie informatique, elle s’est spécialisée dans l’audit informatique. Elle se tuait dans les études pour ne pas sombrer dans la folie, jusqu’à ce qu’elle rencontre une amie, une sénégalaise en plus.

Sa vie changea après sa rencontre, elle avait trouvé de quoi s’accrocher pour survivre… Samira Gabrielle Soumah avait trouvé sens à sa vie, sa nouvelle vie…

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