lun. Sep 28th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

A bout de souffle – Tome 2 : Partie 10

15 min read

Fatima SALL SOW

Ma grossesse se passe très bien, je ne suis qu’à deux mois mais à part les nausées matinales et ce n’est pas tous jours, je ne ressens la fatigue qu’après une dure journée au boulot. Tout se passe bien Alhamdoulillah. Je ne l’ai pas encore annoncé à mes enfants, je redoute un peu leur réaction. Je ne sais pas comment leur dire que leur maman est enceinte, ils sont grands c’est vrai, inutile de leur expliquer comment j’ai fait pour tomber enceinte mais j’ai vraiment honte de leur dire. Je ne me sens pas encore prête alors je vais attendre encore un peu.

Mon mari aussi m’appelle tous les jours mais j’ai juré que je ne vais plus prendre ses appels tant qu’il ne se décide pas à venir me voir. Bientôt deux mois que l’on ne s’est pas vus, il me manque c’est certain mais je ne vais pas me dégonfler. Il n’a qu’à mourir là-bas mais je ne vais plus le supplier de venir me voir limouy gatt xel yeup !

Il est 13 heures quand je me gare devant la boutique de Salma, je lui avais promis que je passerai la voir aujourd’hui à la pause…

– Alors Mme Bathily comment tu vas ? Demandai-je gaiement

– Super ma chérie, un peu stressée mais ça va, fait-elle l’air anxieuse

– Que se passe-t-il ?

– Madina vient d’être retrouvée, il parait qu’elle ne va pas bien !

– Loy wakh ni ? Et comment ?

– C’est Rahim qui nous a prévenu et elle est déjà à l’hôpital mais on ne peut pas la voir. Son mari est en train de nous faire surveiller et nous sommes obligés d’attendre que la police l’arrête avant d’aller la voir…

– Je ne comprends rien !

– Très compliqué !

Elle se met à m’expliquer tout ce qui sait passer depuis ce matin. J’en suis restée bouche bée. Comment un être humain peut faire ça à son prochain. Je me demande encore dans quel monde vivons-nous ?

– Pauvre Madina ! Laissai-je sortir

– Je ne te le fais pas dire !

– En tout cas… je la plains la pauvre chérie !

– Alors et toi, c’est quoi ton souci avec Imam ? Questionna-t-elle en souriant

– Rien ! Je n’ai aucun problème avec lui !

– Ah oui ? Il est ici depuis trois et quand…

– Pardon qui est ici depuis trois jours ? Criai-je presque

– Ton mari khana !

– Il m’a dit qu’il ne reviendra sur Dakar que quand il aura le temps et tu me dis qu’il est ici depuis trois jours ?

– Mais oui ! Je lui ai demandé pourquoi vous ne vous voyez pas il m’a demandé de ne pas m’en mêler. Ajouta-t-elle en me fixant du regard

– Il est chez toi ?

– Oui je crois, il est sorti tôt ce matin pour régler ses papiers, il doit se rendre à New-York ce soir !

– Ah bon ? C’est ce qu’on va voir ! Dis-je en me levant

– Tu vas où comme ça ? Je pense sincèrement Fatima que tu devrais arrêter ça. Tu te comportes comme une petite fille yangi melni kou meussoul seuy !

– Je t’en prie Salma, laisse-moi régler ça !

Je sors direction chez Salma, il faut que je dise trois mots à l’idiot qui me sert de mari

Je me gare maladroitement devant la porte d’entrée, près de la voiture de mon mari et je descends. Je dis bonjour aux agents de sécurité avant de me présenter. Il m’ouvre la portière et je pénètre la demeure en rogne

– Bonjour Khady, je suis venu voir Imam, il est là ? Demandai-je à la bonne

– Oui, il est dans le salon avec une invitée, répondit-elle

Je me dirige vers le salon et retrouve M. en galante compagnie avec une femme, ils étaient tous les deux de dos. Je m’appuie contre la porte et les écoute

– Imam mane dall diokhna nala sama bopp adiya, fass yenn done sa talibé ba alaqirat Sow ! Dit la talibé d’une voix mielleuse (je te fais don de ma personne, je suis ta servante jusqu’à l’au-delà)

– Dett soxna ci matou ma serigne déh ! (je ne suis pas un bon guide chère dame !)

– Imam dama beugeu nga defma soxna ladioumala dara loudoul yorr gou rafet rek ! (Je veux que tu fasses de moi ton épouse, je ne te demande seulement de me traiter bien )

Anh wakh dji lerna, nanou déglou kadugg imam gui ! C’est très clair. Ecoutons la réponse de l’imam. Il s’éclaircit la voix, gêné ou content ? Je m’en fous j’attends sa réponse avant de m’occuper de la cruche

– J’aurais bien aimé Soxna Ndella mais comme vous le savez j’ai déjà deux épouses mais laissez-moi y réfléchir, je vous donnerai ma réponse après mon voyage, dit-il nerveux

Waro diomi nak, y réfléchir ? On va voir !

– Tu ne vas pas réfléchir dis-lui tout de suite que tu ne vas pas l’épouser ! Criai-je m’avançant vers eux

Je dépose mon sac sur la table basse et me tourne vers la fille. Nom de Dieu, ki dioudou woul di, elle est très jeune. Trop jeune pour s’offrir à un homme… aka wow beut ! Elle n’a peur de rien

– Hey il y a pénurie d’homme dans ton quartier ou dans ta famille ?

Elle ouvre grand les yeux avant de me jauger de la tête au pied. Elle se lève pour se mettre à mon niveau les mains sur ses hanches

– Je veux juste ce que bon nombre de jeune de ma génération cherche. Un mari pieux, attentif et très respectueux, le genre d’imam et je ne compte pas le laisser filer, répondit-elle très sure d’elle

Je reste scotchée sur place avant de me ressaisir… je ne vais même pas me rabaisser à son niveau elle a l’âge de ma fille. Je me tourne vers mon mari qui s’est lui aussi levé

– Demande à cette fille de sortir d’ici tout de suite tei douma ko wakhat nak ! Fais-je calmement

– Je ne partirai que quand j’aurai fini de parler avec Imam !

Je lance un regard furieux à mon mari et il se décide à parler

– Ndella je pense que tu devrais partir et la prochaine fois s’il te plait évite de parler comme tu viens de le faire à mon épouse !

– Je suis désolée imam je ne savais pas que c’est ton épouse, dit-elle hypocrite

Elle prend son sac avant de quitter le salon, Khalifa voulait l’accompagner mais j’empoigne ma main sur son bras

– N’y pense même pas, soufflai-je entre mes dents

J’essaie de contrôler ma colère jusqu’à ce que la fille disparaisse de notre vue. Je me mets en fasse de mon mari

– Légui dall thiaga diou ndaw dji nio la déssé ? Maintenant c’est les petites prostituées qui te restent ?

– Ne me parle pas comme ça ? Cria-t-il me faisant sursauter

C’est la première fois que je l’entends crier de cette façon. En plus ses yeux lançaient des éclairs

– Pas de ça avec moi, tu sais pertinemment que tu ne m’intimides pas Khalifa ! Criai-je à mon tour. Cela fait deux mois qu’on s’est pas vus et j’apprends comme ça, par hasard que mon cher mari est à Dakar depuis 3 jours et qu’il doit aller à New-York ce soir ? Peux-tu me dire ce que je t’ai fait pour que tu me considère comme une vulgaire chose ?

– La même chose que toi parce que toi aussi Fatima tu ne me considères pas comme ton mari ! Je ne veux pas me disputer avec toi ici ! Soit tu parles calmement, soit tu rentres chez toi !

– Tu me mets dehors ?

– Non, je n’ai pas ce pouvoir parce que je ne suis pas chez moi mais je ne vais pas accepter que tu te disputes avec moi dans la maison de mon ami. Si tu as quelques choses à me dire tu attends que je vienne te voir, chez toi ! Sortit-il calmement

– J’ai compris ! J’y vais à ton retour de voyage, ne risque même pas de poser tes pattes chez moi sinon je te jure que verras la vraie sauvage que je suis !

– Je l’ai déjà vu ! Plus rien ne m’étonne venant de toi ! Tu veux entendre la vérité ? J’en ai plus que marre de te courir après comme un toutou ! Je suis ton mari et j’en ai marre aussi de te dire toujours la même chose. Si tu crois que j’ai peur de toi détrompe-toi, je te traite juste avec respect. Maintenant nak j’en ai assez. Tu fais ce que bon te semble. Quand tu te souviendras que tu as un mari et pas un copain tu sais où me trouver ! Ajouta-t-il calmement

Il quitte le salon et je le regarde prendre les escaliers sans se retourner. J’entends une porte claquer, je devine que c’est lui… Je prends mon sac moi aussi et sors du salon les larmes aux yeux, je ne sais pas si je serai capable de conduire jusqu’à la maison. J’entre dans la voiture en larmes sous le regard étonné des agents. J’entends mon portable sonner, je croyais que c’était Khalifa mais c’est Sami. Je décroche pour lui dire que je n’allais pas revenir au bureau

– Tu pleures ma chérie, qu’est-ce qu’il y a ? Demanda-t-elle inquiète

– Je…

Je n’arrive même pas à parler mes larmes tarissent de plus belle sur ma joue. Je sanglote essayant de retenir en vain. C’est surement la grossesse, je n’ai jamais été aussi sensible

– On se retrouve chez toi ! Dit-elle avant de raccrocher

J’entends des coups venant de la vitre, je lève les yeux et vois Salma. Je descends les vitres, elle me regarde. Elle contourne la voiture avant d’ouvrir la portière côté passager avant de prendre place…

– Lou xew mba diam Fatima ? Qu’est-ce que tu as Fatima ? Tu me fais peur là…

Je ne réponds pas. Je ne peux pas répondre

– Tu t’es disputée avec ton mari ?

Je fais oui de la tête essayant de me calmer mais on dirait que c’est impossible

– Fatima je ne sais pas ce qui se passe avec ton mari mais je te conseille d’aller le rejoindre et en discuter. Je sais que tu es une vraie tête de mule, je connais très bien Oustaz et je ne suis certaine que le problème vient de toi. Au lieu de rester ici à pleurer tu ferais mieux d’aller le rejoindre dans sa chambre et réconciliez-vous !

– Il… m’a… chassé, laissai-je sortir

– Mais qu’est-ce que tu lui as fait ? Oustaz perd rarement son calme et il me semble qu’il a toujours été patient avec toi ou je me trompe ?

Je fais encore oui de la tête

– Donc tu confirmes que le problème vient de toi ? Wa légui descend, tu vas aller te faire pardonner. Moi, je suis venue me changer. Je dois aller voir Madina à l’hôpital !

– Je ne peux pas. Je dois rentrer, Sami m’attend chez moi !

– Je vais l’appeler pour lui dire que tu es avec ton mari ! Allez, bouge les fesses ! Je ne sais pas pourquoi vous êtes comme ça les niarels (deuxième) ? Vous voulez les maris des gens et après vous n’êtes même pas capable de bien les gérer, je suis fatiguée de vous waaay !

Je lui lance un regard noir mais elle ne me calcule pas

– Lève-toi et sort de cette voiture si tu veux avoir un coup rapide avant que ton mari parte pour Diass ! Sortit-elle avec un clin d’œil

J’éclate de rire. Je sais qu’elle veut juste me faire rire

Je sors finalement de la voiture et entre avec elle dans la maison. Elle me guide jusqu’à la porte de la chambre de mon mari

– Attendez que je parte avant de commencer vos galipettes. Je ne veux pas entendre vos gémissements, lima stresser tay rek dafa doy ! Je suis assez stressée comme ça ! Allez bonne chance !

Elle me laisse pour regagner sa chambre, j’inspire profondément avec de toquer à la porte. J’entends un oui rauque. J’ouvre timidement la porte et je le vois assis au bord du lit, téléphone collé à son oreille. Je pars m’asseoir à ses côtés et quelques secondes après il passe son bras derrière mon dos avant de poser sa main sur ma taille. Je pose ma tête sur son épaule, il en profite pour poser ses douces lèvres sur mon front. Mon cœur se gonfle d’amour, je le regarde et mes larmes recommencent à couler.

– Je ne sais pas mais Madina n’est pas encore sortie de l’auberge, Kiné ne parlera pas tant que ce qu’elle dans son ventre ne sort pas. J’ai déjà écrit le safara (eau bénite) elle devra le boire durant cinq nuits. Je vais le remettre à Salma avant de partir. Ne dis rien à personne, je ne peux pas t’assurer que la petite s’en sortira, ça c’est le domaine de Dieu mais surveillez Madina de très près et demandez là de se raser la tête mais complétement ! Je te rappelle plus tard, expliqua-t-il avant de raccrocher

– Tu parlais à qui ? Demandai sentant mes poils se dresser.  J’ai vraiment peur  

– A Rachid ! Ne répète à personne ce que tu viens d’attendre !

– Oui ! C’est quoi cette histoire ?

– Je ne peux pas t’en dire plus !

– Je suis désolée, finis-je par dire

– Moi aussi ! Je ne vais pas me répéter wallay je ne vais pas me répéter mais sache que c’est la dernière que fois que je supporte tes caprices !

– Je suis enceinte !

– Je sais mais tout ça c’était bien avant la grossesse

Je le regarde avec de gros yeux, l’air qui te l’a dit ?

– Personne, je l’ai su bien avant toi ! Répondit-il comme s’il avait lu dans mes pensées

– Et tu me tortures depuis tout ce temps ?

– Tu te torturais toute seule femme !

Je lui lance un tchip bien fort…

– Continue ton insolence rek, tu vas accoucher d’un enfant très insolent comme sa mère !

– Tu seras là pour l’éduquer. Qu’est-ce que tu vas faire à New-York ?

– Un ancien camarade de classe donne ne mariage sa fille ainée et il veut que je fasse le qoutba ! Je ne pars que pour 5 jours et je te promets que je resterai avec toi 15 jours avant de retourner à Gaya !

– 15 jours seulement ? C’est peu !

– On verra ce que je peux faire Mme Sow ! Tu m’as manqué ? Avoua-t-il en comptant mes bines-bines sur ma taille

– C’est vrai, fais-je la voix rauque

Il relève ma tête et plonge son doux regard sur moi, puis sur mes lèvres avant de le prendre pour un baiser passionnant. Je gémis dans sa bouche et il me relâche

– Je dois me présenter à l’aéroport dans deux heures et je ne veux pas être en retard. Le taxi sera là dans 15 minutes. Je suis désolé ma chérie mais faut que je me prépare, dit-il avec un air coupable

– Ce n’est pas grave, je vais t’attendre sagement. De toutes les façons je n’ai pas le choix !

– Je t’aime ! Avoua-t-il

– Je t’aime !

– Passionnément et comme il n’est pas permis d’aimer, ajouta-t-il

– Tu me pardonnes pour mes gamineries ?

– Comme tu sais que c’est des gamineries rek c’est déjà quelque chose, je te pardonne !

– Je vais y aller avant que tu ne sois en retard !

– Non attend-moi on va sortir ensemble !

Je me couche sur le lit pendant qu’il se prépare pour prendre sa douche…

Madina Laliya Aïdara

Je regardais Cheikh, je sentais qu’il était sincère mais je ne suis pas encore prête et je ne pense pas que je le serais. C’est évident que je l’aime toujours mais là, je ne pense pas au mariage, je ne pense tout simplement plus à moi ou à mon bonheur. Tout ce que je veux, c’est que ma fille guérisse et que je quitte cet hôpital.

Je sais aussi qu’il a envie de protéger, de protéger sa fille aussi mais ce n’est en me demandant en mariage qu’il réussira à guérir mes plaies. Je pense aussi qu’il essaie de se racheter mais ce n’est pas comme ça qu’il va réussir, je ne suis pas en état de penser ce qui est bien pour et ce qui ne l’est pas…

– Cheikh je ne peux pas ! Je ne peux pas me marier et à vrai dire je n’ai pas la tête à ça…

– Je te jure que je ne te toucherai pas, je ne te ferai rien que tu ne veuilles pas. Je veux que tu sois à moi, que tu réveilles dans ma maison et que Kiné ait ses deux parents avec elle. Je serai plus tranquille, sachant que tu m’appartiennes de nouveau. Je veux te protéger Madina, pour Kiné mais aussi parce que je t’aime toujours. Je t’ai toujours aimé !

– Je sais mais s’il te plait ce n’est pas le moment Cheikh ! Je ne suis pas encore prête. Laisse-moi du temps et ne me brusque pas, ne me bouscule pas… tout ça est très ressent et encore je suis encore dans les liens du mariage, je ne devrais pas avec ce genre de discussion avec toi…

Il laisse échapper un rire… sardonique puis il me regarde tendrement. Son regarde devient plus doux…

– Je suis désolé de te le dire comme ça mais tu n’as jamais été marié Madina !

– Do bayi fenn ! Arrête de mentir ! Qu’est-ce que tu en sais ? Répondis-je énervée

– Mais ton mari n’est pas musulman ! C’est un mécréant, toi-même tu sais que ce mariage n’a jamais été valide. Enfin depuis le moment que tu as découvert que ce faux type est un sectaire de je ne sais où ! Appuya-t-il encore

– Tu veux me dire que pendant tout ce temps, je vivais en concubinage avec cet homme dans le haram tu veux dire ? Questionnai-je les larmes aux yeux

– Je suis désolé !

Je m’assoie par terre et recommence mes sanglots de plus belle

– Tu ne pouvais pas savoir. Tu ne le savais pas princesse alors ne t’en fais. Bon il fait nuit, je vais rentrer jusqu’à demain In Sha’Allah

– NON ! Non s’il te plait ne rentre part dors ici. Je ne veux pas qu’ils reviennent nous chercher, je ne veux qu’ils tuent Kiné ! Reste, je t’en supplie !

Je criais sans m’en rendre compte, c’est seulement quand j’ai entendu Kiné pleurait que je m’en suis rendue compte. Je me suis dépêchée d’aller la calmer jusqu’à ce qu’elle commence à dormir.

– Qu’est-ce que tu as vécu dans cette maison et de quoi as-tu peur ? Elle est où ton deuxième enfant ? Questionna-t-il la voix basse

– J’ai vécu beaucoup de chose dans cette maison. J’ai vu beaucoup de chose dans cette maison et je ne pourrais pas les expliquer. Ma fille est morte, tuée par son propre père. C’est tout ce que je sais !

– Il voulait tuer Kiné ?

– Il menaçait de le faire !

– On va aller porter plainte demain !

– Non ! On ne fera rien ! Je veux juste oublier Cheikh je t’en supplie !

– Mais il faut que tu fasses justice pour ta fille !

– On fait justice avec des humains mais pas avec des gens qui disparaissent devant toi et reviennent comme si de rien était. Je ne veux plus en parler !

– D’accord mais tu n’iras pas vivre à Saint- Louis !

– Je vais vire où alors ?

– Chez moi ! Tu vas venir vivre avec ma mère et moi !

– Je ne peux pas faire ça !

– Oh que si ! Tant que ce type n’est pas derrière les barreaux vous ne serez pas en sécurité Kiné et toi. Je ne vais plus en discuter demain In Sha’Allah vous allez vous installer chez moi !

Je décide de ne pas polémiquer, je pense que c’est une bonne idée au moins Kiné sera en sécurité et quand elle ira mieux je retournerai moi aussi vivre avec ma famille !

 

 

Hello chers lecteurs. Je sais que c’est court mais mougn lenn rek bientôt la fin des vacances In Sha’Allah et vous aurez régulièrement vos parties ! Bisous et bonne lecture !

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25 commentaires on “A bout de souffle – Tome 2 : Partie 10

  1. Hola ndeyssane Nana legui meuneuto dara 1mois ke tes lectrice attendent mé rien mm pas un petit message Man dé dama yeurdou ba découragé thiat dé bou rayoul rek sémal li mom dou tayeff

    1. En tout cas doyna waar c même frustrant walahi je me déteste parfois car je voudrais ne plus lire ou nieuw si yeurendou mais rien mes doigts m’amène tjrs à ce cite.

  2. Ah nana depuis le 3 septembre on attends diapaleniou nak 20jours c trop mane deh legui ma deh
    Chakque jour ma dougou khol ndax amna bou bess 😭😭😭😭

  3. Wa mais folenne nek les chroniqueuses de merveilles de femmes excusez moi de vous le dire mais je trouve deplorable le fait de devoir courir derrière vous pendant plus d’une semaine voire même presque un mois pour certaines pour une suite. Ne me repondez surtout pas comme quoi que vous avez une vie ce que je comprends parfaitement mais nous aussi qui vous lisez on a aussi une vie, un travail que bcp comme moi dès qu’on voit une nvelle partie daniouy hypothèqueer leep lire ba parée soguaay nekkaat. Comme vous avez tout fait pour nous rendre accro essayer donc de nos satisfaire. Nanah makko wakh so merre ngua suite chaque jour . Lilanla niii..iisshhh.

  4. Nekhance n’a mais Mane Dale dioubo immam AK Fatima laay khare ça doit être chaud amoul oustaz amoul imam nous Sarra deff.

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