dim. Sep 27th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

A bout de souffle – Tome 2 – Partie 21

14 min read

Marianne Ndiaye

 

J’ai des problèmes avec mon mari et cela fait une semaine qu’il ne dort plus à la maison. Il m’a encore surpris en train de fouiller son portable. Nous avons eu une grosse dispute où il m’avait juré qu’il ne va plus se laisser faire et qu’il aillait épouser la première fille qui croisera son chemin

Evidemment, je n’ai pas pris ses menaces au sérieux. Deux jours après, j’ai vu une autre Aziz, il ne répondait plus que je le saluais. Il ne mangeait pas quand je lui sers à manger et il se permettait de me gueuler dessus devant les enfants. J’ai tenté de faire intervenir sa sœur Amsatou mais les choses se sont retournées contre moi. C’est là qu’il a commencé à découcher et revenir tôt le matin pour se changer.

Comme j’étais la principale fautive dans cette histoire. Je lui ai demandé pardon à genoux, il a été tellement odieux avec moi que je me suis demandée si c’était toujours le même Aziz ? 

– Ngay diay yaram di soukou tei seytané sakha la guenn ! Tu joues à la parfaite à genoux comme ça devant moi alors que même Satan est mieux que toi ! Hurla-t-il en cassant le vase sur la coiffeuse

– Aziz s’il te plait parle doucement les enfants pourraient nous entendre, suppliai-je en pleurant

– Mais je m’en fous ! Qu’ils nous entendent, ils savent quel genre de mère tu es ! Regarde-toi ? Personne ne sait à quoi tu ressembles ! Tu passes tes journées et nuits à me surveiller. Tu ne prends même plus soin de toi, regarde comme tu es grosse ! Tu crois que tu peux m’empêcher de courtiser les fillettes quand ça me chante ? Souma lenn beugué dokhane dama kay def tei do ci meune dara loudoul mougne rek ! Je le ferai et tu n’y pourras absolument rien à part supporter !

Je me tais ne voulant pas envenimer les choses. Je ne veux pas que les enfants entendent les atrocités que leur père est en train de sortir de sa bouche.

Une semaine après, un samedi, il est entré dans la chambre sans me saluer. Après la douche, je le vois sortir du dressing super bien habillé dans une trois pièces blanche avec des babouches jaunes poussin. Il était beau mais je ne voulais pas faire de commentaire. Il est sorti sans me dire un mot.

Le soir après la douche, j’enfile mon peignoir et m’assois sur le lit avec une tasse de thé que j’avais commandé à ma fille. Je décide de faire un tour sur Facebook et là tout me tombe dessus. Mon mari est tagué sur plusieurs photos avec Rahîm. Il vient de se marier avec une certaine Sarata Samanka… mon monde s’écroule. J’essaie de me dire que c’est juste un mauvais rêve mais non je ne rêve pas, c’est bien mon mari et c’est avec cette tenue qu’il est sorti de la maison. Je reprends mon portable qui était tombé et mes clés de voiture mais avant je fais un screenshot d’une photo et l’envoie à Tamara en lui disant que cette fois-ci, c’est fini !

– Maman tu vas où ? Demanda Zeynab qui essaie de me retenir devant la porte

– Je vais chez mamie, j’arrive, répondis-je ouvrant la portière de ma voiture

– Maman tu portes…

Je ne la laisse même pas finir que je démarre ma voiture, il fallait que j’aille parler à ma mère. Mon père est mort il y a plus deux ans et ma mère vit toujours à Keur Massar. Je veux juste qu’elle me dise ce que j’ai fait pour mériter ça. Je veux qu’elle me dise si je n’ai pas été une bonne épouse pour mon mari ? Je vais partir, non j’ai tout déjà tout donné ! J’ai donné ma jeunesse à mon mari, mon amour, mon temps. Je lui ai fait des enfants, j’ai été sa soumise, sa pute, j’ai été sa femme ! Et qu’est-ce que je récolte de ses 30 années de mariage ? Que du mépris de la part de mon mari ! C’en est assez…

Je remémore nos premières années de mariage et là la barrière cède. Je tente de me ressaisir mais c’était déjà parti. Je sanglote, mes larmes coulent sur mon visage. Je ne voyais plus rien devant moi, j’avançais tout simplement jusqu’à ce que j’entende un bruit avant que je ne réalise ce qui vient de se passer, je sens la voiture faire des secousses. Ma tête vient de cogner sur quelques choses et je n’entends plus rien…

– Marianne, tu es réveillée ? Oh Alhamdoulillah, j’entends la voix de néné

– Je vais appeler le docteur ! C’est la voix de Tamara

– Pourquoi je ne te vois pas néné et je sais que j’ai ouvert mes paupières… mais je ne te vois ! Chuchotai-je en sentant que tout était noir autour de moi

– Tu ne me vois pas Marianne ? Dit maman, affolée

– Je ne vois rien maman ! Répondis-je très paniquée

– Ne vous inquiétez pas Mme Ndiaye, c’est juste pour quelques temps. Vous retrouverez la vue après l’opération In Shaa’Allah, dit une voix d’homme je suppose que c’est le docteur

Je sanglote en me souvenant de ce qui s’est passé, c’est là que j’ai senti que mes bras étaient immobilisés

– Docteur, qu’est-ce qui m’arrive ?

– Rien de grave Mme Ndiaye, ne vous inquiétez pas. Vous avez fait un accident hier et vous vous êtes retrouvée ici. Vous avez les deux bras cassés et une commotion cérébrale. Rendez grâce au seigneur, vous êtes hors de danger ! Répondit le médecin calmement. Vous pouvez me laisser seul avec ma patiente ? Demanda-t-il gentiment

– Qu’est-ce que j’ai au visage Dr ? Je sens c’est un peu lourd

– Rien de méchant aussi, je peux vous dire que vous vous en êtes bien sortie ? Vous avez été propulsé hors de la voiture et vous avez eu quelques blessures insignifiantes…

– Merci Dr je sais que vous tentez de me rassurer mais je sais que je ne vais plus voir…

– Hey vous ne faites pas confiance à votre médecin ? Restez pessimiste, je vais bien m’occupez de vous, dit-il chaleureux. Maintenant laissez-moi vous ausculter

Après m’avoir ausculté, il me dit que je dois encore dormir pour laisser mon cerveau se reposer… je n’ai pas pu parler à Tamara, je le ferai certainement demain. Mes paupières deviennent lourdes et je tombe dans un sommeil profond…

Tamara Diop

 

Alhamdoulillah ne cessais-je de répéter. Mon amie va mieux et c’est le plus important. Je suis repartie à la maison après que le docteur nous ait libérés, j’ai d’abord déposé maman Fatmé chez Marianne avant de retourner chez moi. Je retrouve mon mari en train de gérer les enfants

– Comment va Marianne ? Demanda-t-il dès qu’on pénètre la chambre

– Elle va bien, elle est très forte Ma Shaa Allah !

– Alhamdoulillah yalna Ya’Allah khep dolli ! Ecoute tu avais raison sur toute la ligne concernant Aziz ! Mais tu te rends compte cela fait deux jours que je lui ai dit pour l’accident, il n’a fait aucun commentaires et pourtant il a lu tous les messages. Mane ki khawma louko dall ! Dit-il, énervé

– Kokou déh ya dess ci ay mbiram ! Je ne veux même plus entendre son nom. En tout cas Marianne a clairement dit, qu’elle ne veut pas le voir alors qu’il n’essaie même pas de se présenter à l’hôpital sinon je le tue ! Répondis-je fermement

– Encore une fois Ramatoulaye, ne t’en mêle pas ! C’est deux-là peuvent avoir tous les problèmes du monde mais ils s’aiment alors ne va pas mettre ta bouche dans  une situation que tu ne maîtrises pas ! Sermonna-t-il sérieux

– Rectification cher époux ! Marianne aime Aziz mais Aziz n’aime pas Marianne ! On ne peut pas faire souffrir une personne qu’on aime !

– En tout cas ce ne sont pas tes problèmes !

– C’est ce qu’on va voir ! Yaw mom doumala wakh sakh louma lay parél, tu n’as qu’à suivre les pas de ton ami, je te jure que tu vas le regretter mais amèrement ! Bande de criminels ! Siiiimmmm

– Wa Ramatoulaye ? Cria-t-il, choqué

Je ne réponds pas et rejoins la salle de bain…

J’étais en train de servir le diner quand on reçoit l’appel du traitre. J’ai demandé à Rahim de mettre l’appel en main libre

– S’il te plait Rahim, dis-moi que Marianne va bien ? Demanda-t-il

– C’est maintenant que tu te poses cette question ? Avant-hier quand on t’a dit que ta femme avait disparue qu’est-ce que tu as répondu ? Aziz qu’est-ce qui t’arrive, je ne te reconnais plus ? Dit Rahim fou furieux

– Je te jure que je n’étais pas au courant !

– En plus, il ose mentir ? Thieuy goor ! Lançai-je, ébahie

– Je te jure que je ne mens pas Tamara ! Je viens de voir l’accident sur Seneweb ! J’ai reconnu la plaque d’immatriculation de la voiture de Marianne, sortit-il dans un sanglot étouffé

– Je t’ai envoyé des dizaines de messages et je t’ai appelé je ne sais combien de fois ! Aziz tu penses que Marianne mérite ça ?

– Je ne pensais pas…

– Doyna ! On n’est pas là pour écouter tes lamentations ! Marianne a dit qu’elle ne veut pas te voir alors sache d’avance que tu es persona non grata à l’hôpital ! Ajoutai-je avant de raccrocher

– Tamara toi aussi, tu n’as pas vu qu’il est bouleversé ?

– Eh yaw mayma ! Et ma copine, elle doit se sentir comment ?

– Je sais que Marianne souffre mais si Aziz a réagi comme ça, c’est qu’il devrait bien avoir une raison qui l’ait poussé à ça… tu connais Marianne, elle est d’une jalousie maladive et abusive, c’est ce qui a poussé Aziz à se marier avec cette fille !

– Quel que soit ce qu’a fait Marianne, elle ne méritait pas ça ! Qu’il épouse la terre entière, on s’en fout mais il aurait pu au moins, je dis bien au moins avertir son épouse !

– C’est vrai, mais je pense aussi peut-être qu’il a été marabouté, je ne sais pas moi !

Je laisse échapper un rire, le maraboutage a bon dos déh !

– Comme c’est facile ! Marabouter tu dis ? Non je n’y crois pas une seconde mon cher ! Quand un homme est mauvais, il est mauvais rek personne n’y peut rien et ton ami là est mauvais jusqu’aux orteils ! On ne l’a pas marabouté, il a juste vu une paire de fesses qu’il avait envie de baiser, c’est tout…

– Wa Ramatoulaye loula dall ? Qu’est-ce qui t’arrive ?

– Rien mon mari ! La vérité fait mal !

Je le laisse dans le salon et pars me préparer pour retourner à l’hôpital veiller sur ma copine…

Abdoul Aziz Ndiaye

 

J’ai passé deux jours magnifiques avec ma nouvelle épouse, Sarata me fait sentir de nouvelles choses. Elle est belle et coquine. Elle ne m’apprend rien de ce que je ne connaissais déjà mais elle me fait revivre. Ces derniers mois ont été catastrophiques avec Marianne et j’avais perdu goût à la vie… je ne savais plus ce que je ressentais envers ma femme. Ce n’était plus de l’amour mais de la haine, du dégout.

Marianne passait ses journées à m’épier. Elle est devenue pire qu’avant. A chaque fois que je rentrais tard, c’était des séries de questions interminables après elle fouillait mes vêtements pour trouver peut-être la moindre petite indice de mon infidélité. J’en avais marre, je ne voulais plus de ce genre de mariage et je lui ai bien fait comprendre que je vais prendre une deuxième épouse si elle ne change pas…

J’ai rencontré Sarata en ville, on s’est échangé nos numéros de téléphone et c’est comme ça qu’est née notre idylle. Ce qui me posait problème, c’était sa relation avec Cheikh. En effet, c’est moi qui lui avais présenté Cheikh quand il a divorcé de sa première femme, j’espérais qu’il allait changer et l’épouser mais vous connaissez Cheikh, leur relation n’a pas durée trois mois.

Quand je lui ai parlé du mariage, il m’a dit qu’il n’y voyait aucun souci mais il a refusé de m’accompagner quand je lui ai dit que je préférais informer mon épouse quand le mariage sera scellé. Je connais bien Marianne et ses caprices elle tentera par tous les moyens d’empêcher le mariage. Finalement c’est Abdou Rahim et deux de mes oncles qui m’ont accompagné

Je ne pensais pas que Sarata publierait les photos du mariage sur Facebook, je n’y avais pas pensé sinon j’aurais désactivé mon compte mais bon fallait qu’elle l’apprenne tôt ou tard…

Je n’avais pas tort quand je disais qu’elle pourrait empêcher le mariage, elle a encore frappé en simulant une disparition. Quand Rahim m’a appelé, j’étais certain qu’elle n’avait pas disparu, qu’elle se cachait quelque part pour me faire rater ma lune de miel et heureusement je ne suis pas dupe et je connais bien ma femme.

Voilà deux jours que je suis à Somone avec ma ravissante épouse. J’en profite au max avant de retourner à Dakar affronter ma femme.

Je ne retrouve pas mon portable depuis hier matin c’est surement Sarata qui l’a caché quelque part…

– Bé tu peux me donner mon portable s’il te plait ? Demandai-je à mon épouse

– Non mon amour pas de portable toi aussi, je te veux à moi toute seule ! Répondit-elle coquine

– Hum doyalago ak louma la def yeup demb ? Tu n’en as pas encore assez après tout ce que je t’ai fait hier ?

– Non amour et maintenant à mon tour de te gâter, dit-elle en se mettant à genoux devant moi avec une bombe de chantilly entre ses mains

– Hum montre-moi ce que tu sais faire…

Après un petit-déjeuner assez copieux, je me mets sur la terrasse avec ma tablette pour voir ce qui se passe dans le monde comme je n’avais pas mon portable avec moi. J’entre sur Seneweb et regarde les infos puis quelque chose attire mon attention… un accident à la sortie de l’autoroute à péage. Je clique dessus par simple curiosité ‘’ Un 4*4 Hyundai i35 a violemment heurté un camion gros porteur à la sortie de l’autoroute à péage. C’était une jeune dame au volant qui a été immédiatement transporté à l’hôpital de Grand-Yoff ! ’’  Je regarde encore l’image, une chose a attiré mon attention… Hyundai i35 comme la voiture de Marianne… la plaque d’immatriculation était bien visible…

– Nom de Dieu ! Hurlai-je en me précipitant dans le salon

– Que se passe-t-il mon amour ?

– Mon portable ! Dis-je en tremblant

– Chéri, je t’ai…

– Je t’ai dit mon portable et tout de suite ! Hurlai-je encore

Elle court me chercher mon portable, je l’allume vite mais aucun appel… je ne vois aucun appel ni un simple petit message. Ils doivent m’en vouloir à mort pour ne pas me prévenir. Je décide d’appeler Rahim mais il a été tellement désagréable, sa femme aussi. Qu’est-ce que tu voulais ? Crie ma conscience.  Des applaudissements peut-être ?

 

– J’ai reçu des appels hier matin et des messages aussi, c’est toi qui les as effacés ? Questionnai-je calmement à Sarata qui tremblait elle aussi

– Non je n’ai vu aucun appels, mentit-elle sans scrupule

Je restaure le téléphone et là je vois tous les messages de Rahim et les appels aussi

– Actuellement je n’ai pas ton temps imbécile mais après tu vas m’expliquer pourquoi tu as fait ça !!! Criai-je à deux centimètres de son visage

Je fourre tous mes habits dans mon sac et quitte l’hôtel sans un regard envers cette peste…

Je conduisais comme un fou jusqu’à Dakar. Je continuais d’appeler Rahim mais il refuse de me prendre. Je pars directement à l’hôpital et effectivement je n’avais pas le droit de voir ma femme. Je vois Tamara entrer avec un sachet entre les mains

– S’il te plait Tamara dit à Marianne que je veux lui parler ! Suppliai-je en larme devant la meilleure amie de ma femme

– Bouma todjal déh sa dioyou seytané yi niak fayda ba beugeu déh ! Tu n’as pas le droit de t’approcher d’elle alors quitte ici, elle souffre déjà assez alors ne lui en rajoute pas ! Dit-elle entre les dents dégoutée

– S’il plait…

– Mais merde yaw qu’est-ce que tu veux ? Tu as clairement dit qu’elle ne t’intéressait plus alors laisse-la tranquille ! Yenn koulenn topou dougou safara ! Kassara bi nga done !

Je recule, je ne vais pas tenter de me défendre. Elle a raison, elle a raison, je suis pire qu’un kassara (maudit)

Je pars à la maison pour savoir au moins comment va mon épouse. Je retrouve Zeynab et Fatmé dans le salon assises avec leur mamie

– As’Salamou ‘Aleykum ! Dis-je d’une voix tellement minable

– Waleykum Salam, répondit mère Fatmé qui tentait de calmer les filles

– Comment va Marianne, je suis passé à l’hôpital mais on refuse de me laisser la voir, ajoutai-je la tête baissée

– Et tu t’attendais à quoi ? Tu t’attendais à quoi papa, qu’on te déroule le tapis rouge ? Dit Zeynab très calme mais je devinais qu’elle bouillait de colère

– Zeynab, tais-toi ! Cria ma belle-mère

– Non mame laisse-moi dire ce que j’ai dans le cœur à mon PERE !

– Zeynab…

– Tu es qui pour demander à voir maman alors que c’est toi qui l’as mis dans cet état ? Cela fait trois mois que tu tortures maman sous nos yeux mais on ne pouvait rien dire parce qu’on estimait que c’était vos problèmes qu’on n’avait pas le droit de  nous en mêler ! Vous avez toujours été nos modèles maman et toi ! J’étais fière de dire qu’un homme comme mon père y en a pas deux mais ces derniers mois tu as été plus qu’horrible avec maman, tu étais tout simplement odieux ! Tu l’as humilié devant ses enfants et ses domestiques mais elle ne s’est jamais défendue ! Tu l’as humilié, insulté, égratigné, manipulé, piétiné et tout ça devant nous tes enfants, say nawlé papa !!! Elle n’est pas parfaite maman comme toi tu n’es pas parfait mais vous avez toujours formé le couple idéal, parfait ! Elle t’aime sincèrement maman ! Papa tu n’avais pas remarqué que maman était mentalement instable ces dernières semaines, non tu étais trop occupé à préparer ton mariage en cachette ! Après 30 années de vie commune c’est tout que tu réservais à maman comme cadeaux de votre anniversaire de mariage qui sera célébré dans 5 jours ? Je ne sais pas comment tu vas faire pour regarder maman mais t’inquiète pas papa, elle n’aura pas à lire tes yeux remplis de honte parce qu’elle ne peut plus voir et il se peut qu’elle ne verra plus jamais de sa vie, elle ne pourra plus jamais se regarder dans la glace sans voir ses horribles cicatrices sur son visage sans se dire que c’est à cause de toi que son visage est défiguré ! Je suis désolée papa mais fallait que ça sorte… maman ne sera plus jamais comme avant et c’est entièrement de ta faute !

J’entends des sanglots, je lève la tête et vois mère Fatmé et son homonyme en train de pleurer de chaudes larmes. Qu’est-ce que j’ai fait ?

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24 commentaires on “A bout de souffle – Tome 2 – Partie 21

  1. Oh zeynab limou wakh si xol lay attérire direct
    Aziz tay sur dom yende nalla
    Thiey gori tay sen bop rek
    Merci nanah suite yi moy bomb vraiment I 😘 you

  2. Zeynab rhooooo elle a failli me faire pleure. Mais franchement Aziz me fait pitié franchement toute cette culpabilité pour lyi seul

  3. Ho mais non les hommes tjrs vous limotakh bo amé ndiabot surtt you mag nga wardi khôl ningay dokhalé Aziz zeynab yaynala…Jesper d tt coeur marriam k u vas retrouver la vue..merci bcp nana wlh on t’aime tei la meilleure

  4. L’ingratitude je pense b1 ke c 1 p’tit mot par rapport à l’agissemt de Aziz, coz s’il a été capable de jetté à la poubelle tte lé kalité, lé sacrifices, l’amour, lé peines, et lé bataille de Marianne durant c 30 dernière année pr leur bonheur c kil é 1 pe inhumain
    Té gueumenani akk Marianne bess bouko dalè dina youkhou ta douguiss koukané massa
    Congratulation à Zeyneb et Tamara on pe dire ke vs n’y’éte pa allé de main morte 👊😎
    Et pr close gros bisous ma Nanounet tanyi mome tu ns gatte 😘😘😘😘😍

  5. Oh j ai meme versèes larmes kan Zainab parlait avec son pere c vrement triste
    Merci Nanabah tu nous gâtes la avec tes publication frequantes congratulations
    Je te souhaite bcp de bonheur

  6. HOo la pauvre Marianne j’espère qu’elle va s’en sortir. J’adore bien Sami fouleu la Am bAdola wésou woul Aziz way iiish .
    Merci pour la partie nana😙

  7. Kou def sa betise rek niouni Serignee Tchiiip, aywaay marianne yalla bo aveugle! Nanah thank you boo, dama doug rek di yernouu ndeketei partie amna ma melni halei bouniou dioh Kdo Noel💃🏿💃🏿💃🏿💃🏿

  8. Mou nane keske j’ai fait sa merou dof yi u prends des decisions sans reflechir guissago dara sa niarel bi dinala def lou bone…mariane tanel ak diam nga bayi ki di dedar bamou bax mouy dei aziz mi il faut nga defantei ak mom beparei louy xew soga xew

  9. Wa mé Aziz lumu beugone nieuw rq def com si d rien été yombancee kone loumouy bone yeup siiiiiiiiim mé Zeynab fan nako thieuuum

    1. Hello!
      Tu connais le titre de la chronique qui parle de Marianne, stp? Je ne me rappelle plus de son histoire avec Aziz. Pourtant j’ai tout lu jusqu’ici…lol
      Merci d’avance.

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