dim. Sep 27th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

A bout de souffle – Tome 2 – partie 18

14 min read

Cheikh Tidiane Bathily

Ma vie ces trois derniers mois étaient tout simplement merveilleux, je rentrais tous les soirs retrouver ma famille. Je ne peux pas expliquer ce que je ressens à chaque fois que mes yeux rencontrent ceux de Madina. Je l’aime et c’est tout ce qui compte. Mon amour pour elle n’a pas de limite et je marcherai sur la lune, s’il le faut, juste pour la voir sourire, heureuse.

Je sais que j’aurais dû lui dire pour Awa mais elle est venue me voir à la maison en pleurs et elle m’a demandé de l’embaucher pour aider sa mère. Je savais que sa mère était diabétique mais je n’ai jamais songé qu’elles avaient des problèmes à acheter les médicaments et payer son traitement chez le médecin et naturellement ma mère m’a demandé de la prendre comme je peinais à trouver une assistante pour remplacer Mme Sogue qui devait prendre ses congés. Comme elle s’était déjà excusée auprès de Madina, je me suis dit que y aura pas de problème alors si je la prends à l’entreprise, évidemment je ne lui ai rien dit. J’avoue que c’est fait exprès  parce que telle que je la connais, elle aurait refusé par pure jalousie et le temps m’a donné raison. J’ai fait appeler Awa pour qu’elle me rejoigne dans mon bureau, il est hors de question que j’aille des problèmes avec Madina à cause d’elle…

– Euh Awa je suis désolé, je ne vais pas y aller par quatre chemins mais hier tu m’as créé des soucis avec Madina et je ne peux pas te garder ici. Par contre je t’ai trouvé un travail à Ar’Rahman Bank de Rachid. Tu as rendez-vous avec le DRH à 16h30, expliquai-je poliment

– Ce n’est pas juste ! Je ne sais pas pourquoi Madina me déteste autant, rouspéta-t-elle les larmes aux yeux

– Elle ne te déteste pas Awa ! Bon, un conseil si tu veux réellement durer chez Rachid ne le regarde surtout pas et concentre-toi sur ton travail sinon Salma va te tuer ! Conseillai-je avec un soupçon d’ironie

– Je ne suis pas une voleuse d’homme !

– Oui ce n’est pas écrit sur ton front Awa !

– Cheikh ! S’offusqua-t-elle

– Désolé Awa mais j’ai une réunion dans 10 minutes alors merci beaucoup pour ton travail et bonne chance pour la suite, me précipitai-je de dire avant qu’elle ne me sorte les grandes eaux

– Merci, fait-elle en quittant le bureau

J’allais rejoindre la salle de réunion quand je reçois un appel de Madina. Je suis sûr qu’elle va me demander si j’ai renvoyé Awa, sa rivale «number one » 

– Elle a déjà quitté…

– Cheikh, je suis suivie par deux hommes, dit-elle en pleurs

Oh non… Mon Dieu qu’est-ce qu’elle a fait ?

– Comment ça ? Merde ! Madina où es-tu ?

– Je ne sais pas où je me trouve, serigne bi fi fane la ? L’entendais-je dire

J’entends l’homme lui dire qu’ils étaient en face de chez Katia. Je lui demande d’entrer dans le restaurant et de ne surtout pas raccrocher son téléphone… quelques secondes après je ne l’entendais plus. Elle avait raccroché son téléphone, je rappelle mais ça sonnait dans le vide

– Nom de Dieu… pas ça non… non pas ça ! Hurlai-je en quittant le bureau

Je compose très vite le numéro du chauffeur de Madina en entrant dans l’ascenseur

– El hadj vous n’avez pas vu Madina quitter l’institut ? Pourquoi vous ne l’avez pas suivi ? Que font Kader et JB ?

– Monsieur, Mme n’est pas encore sortie de l’institut, je suis devant la porte et je ne l’ai pas vu sortir. J’aperçois Kader et JB derrière moi ! Mme n’est pas sortie… en tout cas on l’a pas vu sortir ! Répondit-il avec assurance

– Mais elle n’est pas à l’institut. Je crois qu’elle a été enlevée. Allez vers ‘’Chez Katia’’ elle était là-bas quand on s’est parlés tout à l’heure… je vous rejoins avec Bass !

J’entre dans ma voiture et demande à Bass de faire vite. Je lui explique rapidement ce qui se passe. Je continue d’appeler ma femme mais ça sonnait encore dans le vide. J’ai l’impression que je suis en plein agonie. Je ne sais même pas ce que je dois faire et l’idée de perdre à nouveau Madina m’est tout simplement insupportable. J’ai l’impression que je perds mon souffle… je vais mourir à ce rythme c’est certain.

– Je ne peux pas croire qu’elle a été assez inconsciente pour sortir seule… elle pensait à quoi ??? Nom de Dieu !!! Hurlai-je encore dans la voiture

La voiture se gare devant le restaurant et je me précipite dehors…

– Désolé monsieur mais elle n’est pas dans le restaurant nous avons même fouillé les toilettes mais elle n’est pas là, dit JB la tête baissée

Je sens mes jambes me lâcher et je tombe à quatre pattes devant eux

– Ce n’est pas possible, ce n’est pas possible !!! Hurlai-je en frappant le sol goudronné

– Monsieur vous allez vous faire mal, dit Kader essayant de me soulever

– Je m’en fous ! Je vous donne une heure pour retrouver ma femme sinon vous êtes tous virés !!!

– Monsieur votre portable sonne et c’est Mme ! Entendis-je

Je me tourne et vois Bass me tendre l’appareil. Je le prends en tremblant. J’espère juste que ce ne sont pas les ravisseurs de ma femme. Je décroche en fermant les yeux

– Oui, dis-je en m’attendant à entendre une voix masculine

– Cheikh… je…

Je l’entends sangloter bruyamment

– Oh Madina où es-tu ? Je t’en supplie dis-moi que tu vas bien ?

– Je suis à la maison Cheikh… j’ai…

– Tu es où ? Criai-je en me levant

– J’ai besoin de toi… ils m’ont relâché !

– Alhamdoulillah ! A la maison Bass tout de suite !

Je retrouve ma femme assise dans le salon le visage méconnaissable…

– Cheikh ! Cria-t-elle en se jetant sur moi. J’ai cru que je ne te reverrai plus jamais, que je ne reverrai plus jamais Kiné, dit-elle sous le choc

– Moi aussi j’ai cru que je te prendrai plus comme ça dans mes bras. Que je ne te reverrai plus jamais. Qu’est-ce qui s’est passé ? Où t’ont-ils amené ? Demandai-je en serrant encore plus mon étreinte. Que t’ont-ils fait ? Sortis-je sentant mon cœur se serrer  

– Je veux d’abord prendre une douche et boire une tasse de thé. Je veux juste être avec toi, s’il te plaît vient avec moi…

– D’accord laisse-moi une seconde parler à Bass.

Je sors et demande à Bass d’appeler Salih et tout lui expliquer. Ils verront ensemble s’il faut prévenir la police ou non. Je rejoins ma femme dans la chambre, elle était couchée sur le lit en train de pleurer.

– Chut ma chérie… tu es là et c’est tout ce qui compte. Pourquoi  es-tu sortie sans ton chauffeur ?

– Après Cheikh ! S’il te plait vient avec moi, proposa-t-elle en prenant ma main

– Non Madina je ne peux pas partager la douche avec toi. Vas- y je t’attends là…

Elle part prendre sa douche j’en profite pour enlever mes habits et porte un Djellaba. Madina me rejoins avec un  peignoir sur elle. Elle se met sur moi et encercle ses bras autour de mon cou

– Ils ne m’ont rien fait. Ils m’ont juste poussé dans leur voiture avant de démarrer. Je ne sais pas où ils avaient garé la voiture. C’est l’homme qui m’avait sauvé le soir où j’ai quitté cette maison. Il voulait savoir comment je m’en sortais d’après ce qu’il a dit. Il portait une cagoule, je n’ai pas pu voir son visage. Il m’a ensuite demandé si j’étais heureuse avec toi, je lui ai dit que tu es l’homme de ma vie. Il m’a dit qu’il ne va plus laisser quelqu’un me faire du mal et qu’à présent je devrais profiter de ma vie, tout laisser derrière moi. Il a aussi dit que je ne devais plus rien craindre concernant ma sécurité puisque maintenant il s’en charge, expliqua-t-elle en laissant couler ses larmes

Je sens une sorte de jalousie… la jalousie m’envahir. De quelle sécurité il parle ? Qu’elle est naïve Madina !

– Qui est cet homme Madina ? Criai-je en me levant manquant de la faire tomber

– Je ne le connais pas ! Répondit-elle choquée

– Tu ne me dis pas tout pas Madina ! Tout ça est beaucoup trop facile. Tu m’appelles pour me dire que des hommes te suivaient et 10 minutes après tu me dis que tu es revenue à la maison. C’est quoi cette histoire ? Qu’est-ce que tu ne me dis pas Madina ? C’était qui cet homme ?

– Je ne mentirai pas sur des choses aussi graves ! J’ai été enlevée et je dis la vérité quand je te dis que je ne connais pas cet homme !

– Et pourquoi il veut t’aider aujourd’hui ? Pourquoi a-t-il attendu que tu te fasses charcuter par ton imbécile d’ex-mari pour intervenir ? Et pourquoi aujourd’hui sachant que tu as repris ta vie ?

– Je ne sais pas ! Ça il faut le lui demander !

– Donne-moi ton téléphone !

– Pourquoi faire ?

– Je veux juste vérifier que tu n’as pas été encore assez bête pour échanger ton numéro avec ton ‘’ravisseur’’ ! Sortis-je vert de jalousie

– Tu ne me crois aussi idiote !

– Tu as été assez idiote pour sortir sans gardes. Alors qui sait ce que tu as pu faire d’autre ?

– Ne m’insulte pas Cheikh ! Tu peux vérifier si tu veux mon portable mais sache que je ne ferai rien qui puisse mettre en danger la vie de ma fille même si j’ai envie de savoir pourquoi cet homme m’a aidé ! Répondit-elle énervée

J’inspecte son portable et effectivement, il n’y avait pas plus de 20 numéros enregistrés et aucun que je ne connais pas…

– Je suis désolé de faire ça mais tu ne me laisses pas le choix. S’il te plait la prochaine fois fait attention. Ce qui vient de se passer est beaucoup trop facile…

– Cheikh, cet homme a dit qu’ils ne vont plus me chercher. Il a dit qu’il va me protéger !

– Madina comme tu peux être innocente ! Tu as gobé à tout ce que cet homme t’a dit sans poser de questions ? Criai-je encore hors de moi

– Cheikh j’ai l’impression que tu parles par jalousie ?

– Par jalousie oui mais avec raison ! Cet homme ne te laissera pas tranquille Madina. Je t’en supplie fait plus attention à toi…

– C’est toi qui m’as poussé à sortir…

– Moi ? Ok Madina cette dispute n’a ni queue ni tête… j’ai sérieuse cru que je n’allais plus jamais te revoir, dis-je en la prenant dans mes bras

– Moi aussi mon amour. Je me suis dit que s’en était fini pour moi cette fois et qu’ils allaient me tuer. Alhamdoulillah !

– Je peux savoir pourquoi tu es sortie sans ton chauffeur ?

– Je voulais vérifier si tu avais viré Awa et je ne voulais pas que tu saches que j’allais passer, dit-elle fuyant mon regard

– Ah c’est à cause de ta jalousie que tu as mis ta vie en jeu ? Dis-moi tu as pensé à Kiné quand tu quittais l’institut ?

– Cheikh on ne va pas se disputer encore après ce qui vient de passer. Je regrette alors. Je te jure que je ne sortirai plus sans chauffeur. S’il te plait vient te coucher avec moi, j’ai besoin de toi. Je ne veux plus revivre ma peur d’aujourd’hui.

Je me calme petit à petit lorsqu’elle se colle à moi. Je la prends dans mes bras

– Excuse-moi mais comprend que te savoir en sécurité est essentiel pour moi. Je t’aime Madina

– Moi aussi je t’aime Cheikh ! S’il te plaît fait moi l’amour, laissa-t-il sortir en laissant tomber le peignoir

– Yaw nitt nga ? Vient te coucher et essaie de te reposer…

– ça fait longtemps que j’y pense mais je voulais attendre de revoir la gynéco pour renouveler ma piqûre, dit-elle excitée 

Elle ne me laisse pas même pas terminer. Elle m’attire à elle et m’embrasse fougueusement et très vite moi aussi je perds tout mon calme. Elle m’avait manqué ma femme…

Fatima Sow

Je suis à terme et personne ne sait à quoi je ressemble. Samira dit que je suis belle même avec les rondeurs mais moi devant la glace, je me trouve horrible et mes lèvres on dirait qu’elles ont triplées de volume. Je suis méconnaissable et je n’en peux plus. Je devais accoucher la semaine passée mais toujours rien même mes longues heures de marches n’accélèrent pas les choses. J’ai l’impression que bébé veut pas sortir, il ne ressent pas ma souffrance.

Khalifa est là depuis un mois, il s’occupe de moi comme un bébé et au lieu de le remercier je passe toute ma colère sur lui parfois j’ai même honte comme la dernière fois que je l’ai insulté devant Sami et Omar, il ne s’est pas défendu mais je voyais clairement sur son visage qu’il se retenait. Quand nous sommes arrivés à la maison il est directement parti se coucher et comme je suis chiante de nature, je l’ai réveillé vers minuit pour qu’il me masse le ventre et le dos de karité, il l’a fait sans broncher avant de se recoucher. Je sais que j’exagère mais vraiment j’ai dépassé l’âge pour faire des bébés et je voulais qu’il comprenne que ce bébé je ne l’ai pas fait toute seule. Il doit aussi participer à la grossesse…

– Khalifa pain thon la beugeu ! Dis-je en entrant dans la chambre il était 19 heures

– Du thon à cette heure en plus ta gynéco t’a demandé de diminuer le sel. Je t’ai fait du fondé sans sel, je vais le réchauffer, expliqua-t-il très sérieux dans son délire

– Si tu réchauffes cette bouillie c’est toi qui vas le manger. Je t’ai dit que je veux du pain thon alors dépêche-toi de m’en trouver tout de suite ! Lui lançai-je avant d’entrer dans la salle de bain pour faire mes ablutions

A ma sortie il n’était plus dans la chambre, je trouve sur la table basse un bol en porcelaine remplie de bouillie et un pot de lait concentré non sucré à côté. Fondé Gloria tamit dara dakhou ko mais j’ai juste envie de lui faire chier

– Khalifa, criai-je pour qu’il se rapplique

– Oui, dit-il en montrant sa tête

– Où est mon pain thon ? Demandai-je d’un ton pas du tout plaisant

– Il n’y a pas de thon ici ! Répondit-il très calme

– Mais qu’est-ce que tu attends pour aller m’en trouver à la boutique ?

– Je peux bien le faire mais je n’en ai pas envie ! Tu vas manger cette bouillie et si tu veux après je t’accompagne pour les marches !

– Si tu crois que je vais manger ta salle bouillie là tu te trompes, hurlai-je lançant le bol de bouillie qui se renverse sur le canapé et le tapis en même temps. Super tu vas t’occuper pendant quelques minutes, ajoutai-je en quittant le salon

Je sors pour aller me chercher une boite de thon à la boutique. Je descends difficilement les escaliers et marche direction la boutique. J’achète tout ce qu’il me faut pour mon thon et je me dirige vers la boulangerie pour une bonne baguette croustillante. Je reviens une dizaine de minutes plus tard et trouve monsieur toujours en train de nettoyer le salon, le visage en feu

– Tu n’as pas encore fini ? Regarde, y en a encore sous la table tu as vu ? Je pense que tu devrais enlever le tapis sinon ça va puer demain, conseillai-je en riant

– Profites-en Fatima ba nga mouthie ci diam ! (jusqu’à ce que tu accouches en paix) Dit-il la voix tremblante

– Moo fait ce que t’a à faire et laisse-moi en paix !

Je finis de préparer mon thon et je me cale devant la télé pour le déguster en silence. Je mange toute la baguette et je ne pouvais plus bouger… j’avais l’impression d’étouffer. Je sens des douleurs au niveau de mon ventre… pas des contractions mais j’ai l’impression que je vais… voilà c’est sorti. Je vomis tout sur le tapis.

– Fatima loula dall ? Hurla Khalifa

– Ay j’ai mal au ventre…

– Danga rew ba neup tekci deugeur bop ! Tu es non seulement capricieuse en plus d’être têtue ! Je t’avais dit de ne pas manger ce thon non ? Lève-toi…

Il m’aide à me lever avant de m’entrainer dans la salle de bain où il me donne une douche puis il me sèche avant de m’aider à m’habiller

– Maintenant va te coucher et je ne veux pas t’entendre d’ici demain degue nga ?! Je vais nettoyer tes saletés ! Dit-il l’air dégouté

Le lendemain vers 19 heures je ne tenais plus, les contractions étaient de plus en plus intenses 12 heures de travail je n’avais plus de force et je suppliais ma gynéco de m’opérer

– Mais non ma chérie, rien ne t’empêche d’accoucher par voie basse. Ça va venir reste calme, répondit le toubib comme si elle se foutait de ma douleur

– Il n’y a rien à faire Imam ? Questionna Samira inquiète à mon mari

– Je lui ai donné de l’eau à boire hier quand elle a commencé à avoir les contractions elle a renversé la bouteille en me criant qu’elle n’avait pas besoin de ses saletés. C’était juste pour l’aider à accoucher un peu rapidement mais bon… khalé bou rew danou kay khar ci tatou nda ! Maintenant elle doit juste attendre que bébé se décide de sortir, répondit-il se foutant lui aussi de ma douleur

– Ah oui c’est comme ça que tu me parles ? Suis-je la seule à faire cet enfant ? Répond !

– Fatima parle doucement on est à l’hôpital ! Tenta Samira

– Laisse-moi avec cet imbécile…

– Assez Fatima !

– Qu’il quitte cet hôpital ! Je ne veux pas le voir dans la salle d’accouchement !

– Fatima nak tu en fais trop…

– Ce n’est pas grave Samira, ne t’inquiète pas j’ai l’habitude. Denk nala Ya’Allah, dit-il en sortant de la chambre

– Tu es vraiment invivable Fatima !

J’ai accouché deux heures après et c’est Sami qui m’a accompagné à la salle d’accouchement. Mon petit garçon est né bien portant avec 3kg 400. Il était magnifique comme son père…

Une semaine après on baptise le petit bonhomme Harouna Sall Sow. Khalifa m’avait fait l’honneur de donner le nom de mon défunt mari à mon bébé, on en avait bien sûr parlé mais il m’avait dit qu’il allait y réfléchir et voilà il l’a fait. Les enfants étaient inconsolables au téléphone et j’avoue que j’ai pleuré avec eux Samira et Omar aussi…

Deux semaines après le baptême, Imam me dit qu’il comptait retourner à Gaya. Je lui ai dit qu’il devait attendre au moins encore un mois le temps  que je reprenne mes forces. Il a dit qu’il avait des affaires à régler…

– Donc tes affaires sont beaucoup plus importantes que mon fils et moi ? Sortis-je en criant comme une folle

– Je ne vais pas me disputer avec toi Fatima. Je t’en ai assez montré de ma gentillesse comme ça ! Dotoumala mayati ngay réwantou sama kaw ! Je ne vais plus négocier avec toi ! A bon entendeur

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17 commentaires on “A bout de souffle – Tome 2 – partie 18

  1. Fatima tamiit kagn ngey regler?
    Bimay lire partie biniou touder bb bi harouna sama yaram beidone daw, Khalifa amo morom💚

  2. Fatima tu m’a tué 😂😂😂😂😂😁avc tn impolitess légendaire
    Iman amgua kholou mougne 😅😅
    Madina et Cheikh bn retrouvail gespèr 😍😍
    Et gros bisous à tw Nana pr cet wonderful partie avc tw on s’enn8 never 😘😘😘

  3. Wa do len ma yaral tima mi tmt ki xamoul bopam dh baxna rk na bania mautou KAW rk dinako fath dh
    Cété 1 tré bell partie kan mm on wait la suite

  4. Je ne supporte plus Fatima
    Franchement sou meunone dégager de l’histoire de Madina , walahi Dinama nekh
    Je suis complètement dépassée par son insolence si makk bou tolni mom,
    Di niakal fayda souniou Ouztaz bi ni
    Méré nako toropp
    Jpp

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