dim. Sep 27th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

Partie 04

15 min read

Fatima SALL SOW

 

Le lendemain, mon mari n’a pas arrêté de m’appeler sur mon portable mais je ne voulais pas décrocher par peur qu’il me répudie. J’ai laissé sonner toute la journée et le soir il m’a envoyé un message disant qu’il voulait juste prendre de nos nouvelles je lui ai répondu que tout allait bien.

A la descente je passe voir Sami avant de rentrer je la trouve en train de discuter avec Salma, le bureau chargeait de sachets…

– Lane ngenn di def ni ? Vous faites quoi comme ça ? Demandai-je sans saluer

– Tu ne vois pas ? Dit Sami en désignant les sachets

J’embrasse Salma et prends place à ses côtés. Elle sort un petit flacon dans le sachet et le donne à Sami

– C’est un de mes secrets aussi, un peu dans du thé ou lait avant d’aller au lit tu peux aussi en donner à ton mari mais attention tu risques de ne pas dormir la nuit déh, wakhnalako nak !

– Ce n’est pas grave, niémé nako ! Sortit-elle

– Walaye tu vas mourir très jeune si tu ne te soignes pas de la nymphomanie ! Taquinai-je

– Ce n’est pas grave, les anges diront qu’elle faisait toujours plaisir à son mari, répondit-elle en gloussant

Je ne pouvais plus me retenir, elle est folle Samira !

– Surtout que ça fait 3 semaines que je ne l’ai pas vu s’il me retient toute la nuit entre ses jambes ce n’est pas grave ma dékou ko rek !

– Eh bien tu es vraiment endurante ma chérie ! S’exclama Salma

– Il vient quand Omar ?

– Ce soir In Sha’Allah et comme tu vois je suis en train de préparer son retour. Et toi comment va Imam ? Demanda-t-elle

– Il va bien je suppose ça fait deux jours que je ne prends pas ses appels !

– Et pourquoi ? Questionna Salma en se retournant

– Salma ça fait trois mois que ton ami n’est pas venu me voir prétextant la maladie de Cheikh et quand je l’appelle il me dit qu’il est occupé avec Cheikh. J’ai fini par en avoir marre et sous le coup de la colère j’ai demandé le divorce, expliquai-je calmement

– Et il te l’a accordé ?

– Non il m’a demandé de le rappeler le lendemain à la même heure, il me rendrait ce que je lui demande !

– Ne joue pas avec le feu Fatima, Oustaz est certes un homme très calme mais attention, il ne se laisse pas faire pour autant, conseilla Salma

– Je le sais maintenant. Je ne décroche pas ses appels par peur qu’il me libère…

– Mais non rassure-toi, il ne le fera pas…

– C’est qu’elle doit arrêter de demander le divorce toutes les cinq minutes comme une petite fille ! Dit Samira

– Je jure que ce mot ne sortira plus de ma bouche

– Mo guenn ci yaw déh ! Ça vaut mieux pour toi !

– D’accord je suis venue apporter la commande de Sami, toi passes à la boutique, j’ai des trucs pour te faire pardonner…

– On peut y aller maintenant ?

– Oui si tu veux, répondit-elle

Au même moment on attend toquer puis on voit la tête d’Omar à l’entrebâillement de la porte. Salma se dépêche de ranger les cochonneries sur la table pendant que Sami se lève pour accueillir son mari. Ils s’embrassent sans nous calculer… ah quel couple ! Ils sont tellement mignons, tellement complices…

– Oh Samira doyna ! Nobaté nga trop ! Ça suffit, on sait que tu aimes ton mari !

– Bo guissé makoy wéyal boul lathié mbeguel, ma ko nop ba sagar khegn ma xol lou ci way meune ? Chéri matay nop la kou merr matal sa bakane way, chantonna-t-elle esquivant quelques pas de danse (Si tu me vois chanter pour lui ne demande pas, c’est l’amour. Je l’aime à mourir et personne n’y peut rien. Chéri je t’aime, les jaloux vont mourir !)

– Yéwaya ndaw ! J’adore ce couple, dit Salma en tirant ma main pour qu’on les laisse les amoureux seuls

– Je suis certaine qu’ils n’hésiteront pas à faire l’amour dans le bureau, dis-je un peu frustrée

– Sounou yone nékouci ! Si c’était moi, j’aurai certainement fait pareil !

– Yenn niara yam ! Vous êtes toutes les deux pareilles, de vraies nymphos !

– Boy tu m’as l’air bien frustrée aujourd’hui khana danga name baye ‘’K***’’ wooy !

– Soubhan’Allah ki loumouy wakh ni ? Elle parle de quoi là ? Fis-je feignant ne rien comprendre

– C’est ça, fait l’innocente !

Nous arrivons dans sa boutique et elle me sort toute une catégorie d’huile essentielles parfumées et des lingeries salaces !

– Ay Salma si je porte ça que va penser Imam ?

– Ne me fait pas parler déh yaw, on dirait une petite fille ! Mani, l’objectif c’est qu’il pense que sa femme est vraie bombe ! Je sais que tu fais l’innocente avec mais tu sais très bien comment ça fonctionne ! Ca nak mom c’est pour cette nuit, un peu dans sa tasse déh rek wouyaye, dit-elle en se mordant son index

– Kathiapan ! Et pourquoi ce soir ? Je te rappelle que mon homme n’est pas là et il est toujours fâché contre moi

– Hum wa bakhna !

Je prends mes emplettes et rentre chez moi loin de se douter de la surprise qui m’entendait…

Arrivée chez moi, je trouve mon mari assis sur le tapis livre en train de discuter avec mon fils, Hachir. Je le regarde surpris, je ne savais même pas quoi dire

– As-Salamu ‘Aleykum, saluai-je. Imam, Sow !

– Soxna ci comment tu vas ? Répondit-il en souriant

– Sant Ya’Allah et toi ?

– Alhamdoulillah…

– Hachir ça va et Khadija ?

– Bien maman, Khadija est dans la cuisine !

– Bien alors, je vais aller prendre une douche !

Je sors et me dirige vers la cuisine où je trouve ma fille en train de préparer le dîner avec la bonne

– Bonsoir vous allez bien les filles ?

– Maman, comment s’est passée ta journée ? Demanda Khadija

– Super Ma Sha’Allah ! Vous préparez quoi ?

– Vermicelles au poulet, ça te va comme tonton Khalifa est là ?

– Oui ma chérie, c’est bon ! Je vais aller prendre une douche…

Je reviens au salon tombant pile avec la prière du Magrib, j’étale mon tapis au côté de Khadija. Hachir commence avec le Liqâma avant que imam commence la prière.

Après la prière, je demande à Khadija de dresser puis je pars à la cuisine pour servir le dîner. Je n’ai pas encore eu l’occasion de parler avec mon mari mais l’essentiel c’est qu’il ne paraît pas fâcher bien au contraire il n’arrête pas de me sourire depuis tout à l’heure. Le voir aussi à l’aise avec mes enfants me rassurent, alors je fais de mon mieux pour qu’ils n’aient pas l’impression que je les délaisse au profit de mon mari.

– Bissimillah, Imam diéguéssil niou reer, dis-je en posant le plat au milieu de la nappe

Pour réponse il me lance un clin d’œil discret, je souris, soulagée de voir qu’il ne m’en veut pas

Après le dîner, on se met devant la télé pour suivre les informations attendant la dernière prière…

– Tonton Khalifa j’aimerai bien partir avec toi à Dagana je n’y suis jamais allé comme ça je verrai comment les gens vivent là-bas et aussi j’aimerai bien rencontrer les élèves de ton Daara. Je pourrai venir avec toi ? Questionna Hachir

– Si ta mère est d’accord il n’y a aucun souci ! Répondit Khalifa

– Je n’y vois pas d’inconvénient puisque tu es vacances

– Super, tu pars quand tonton ?

– Lundi matin In Sha’Allah !

Je le regarde déçue, je croyais qu’il allait rester au moins deux semaines. Il fait tout ce chemin juste pour rester trois petits jours avec moi, il aurait mieux fait de rester chez lui ! Je me lève et rejoins ma chambre sans un mot de plus…

J’ai une idée, le flacon de Salma je vais l’utiliser le dimanche soir comme ça, on verre si lundi là, il va quitter ma maison…

Trente minutes après, il rejoint la chambre. Nos regards se croisent mais je ne cède pas, il va quand même m’expliquer pourquoi il a fait tout ce chemin pour venir passer 3 jours avec moi

– Soxna-ci, commença-t-il en s’asseyant au bord du lit

– Boulmani soxna ci déh ! Tu restes trois mois sans venir me voir et tu reviens juste pour passer trois jours avec moi ? Khalifa je ne suis pas ton jouet avec qui tu peux tout te permettre ! Je suis ta femme comme Oumou Salamata, j’ai aussi des droits sur toi comme Oumou en a. Si tu étais aussi impartial que tu le prétends tu ne serais pas resté tout ce temps pour venir comme si de rien était et jouer au mari parfait ! Bala ma déh nay lém, lémal melni kharou yarr !!!

Il me regarde choqué puis il se lève pour rejoindre la salle de bain avant de ressortir quelques minutes après…

– Je vais aller prier à la mosquée avec Hachir à mon retour je te montrerai à quoi ressemble en vrai un mouton domestique, dit-il très calme alors que moi je bouillais de rage

A son retour, il me trouve dans le salon en train de discuter avec ma Khadija qui voulait que je la laisse déjeuner chez une copine demain mais comme je suis parano je dis non…

– Ta copine elle a des frères ?

– Oui maman mais où est le rapport ? Je te répète qu’elle part continuer ses études à Londres, elle veut qu’on déjeune ensemble pour les adieux, insista-t-elle

– Non, ce n’est pas sûr !

– Ah maman ya raw dall you xatt ! Tu es pire que des chaussures serrées !

– Anh ? Impolie !!!

– Mais maman elle a raison aussi laisse-là profiter de ses amies tu ne la laisses jamais sortir seule nak bayiko mou happy nak ! Défendit le frère

– De quoi je me mêle ? Elle n’ira pas, c’est tout !

Khadija se lève et sort du salon tandis que son frère court la rattraper

– Ce n’est pas en leur interdisant de sortir qu’ils seront de bons enfants, c’est l’éducation et les valeurs qu’ils ont reçus qui feront d’eux des enfants exemplaires, quel que soit l’endroit où ils se trouveront, ils sauront comment se comporter alors baisse tes gardes un peu soxna ci, conseilla Khalifa

– Khadija est une fille et pas un garçon, je ne peux pas la laisser sortir avec n’importe qui. Elle a 18 ans aussi c’est vrai mais dall je préfère la savoir en lieu sûr et pas chez une copine que je ne connais pas beaucoup. Son père n’est plus, à sa mort sa famille voulait que je me marie avec un des frères de Harouna mais j’avais catégoriquement refusé depuis elle m’en veut et je sais que yénné wouniou ma lou bakh. Je fais attention aux personnes qu’ils fréquentent, aux endroits qu’ils fréquentent aussi…

– Tu as raison mais ce n’est pas comme ça, tu t’y prends très mal. Communiquez, fait de ta fille ta meilleure amie et tu verras qu’elle te dira tout…

– On n’eest pas là pour parler de comment je dois éduquer mes enfants ! Khalifa je suis ton épouse wala ?

– Bien sûr que oui ! Répondit-il

– Légui pourquoi tu ne me respectes pas comme tu respectes ta première ?

– Ecoute-moi Fatima, si je suis resté tout ce temps à Dagana ce n’est pas parce que je l’ai voulu mais tu sais que je devais m’occuper de Cheikh et si Cheikh était ton frère je suis certain que tu serais beaucoup plus compréhensive. A chaque fois qu’il y a un problème entre nous tu t’empresses de demander le divorce comme une petite fille de 18 ans, Cheikh m’a supplié de venir mais sinon je serai toujours à Dagana en train de le soigner parce qu’il ne va pas bien du tout mais ça tu t’en fiches n’est-ce pas ? Tout à l’heure tu m’as traité d’animal domestique, ce n’est rien je suis très calme mais je peux aussi devenir tyran mais hélas ce n’est pas ma nature. La prochaine fois que tu me menaceras avec le divorce, dis-toi que je ne te laisserai même pas le temps de réfléchir, je te donnerai ce que tu réclames sans problème. Je te l’ai dit la dernière fois, je ne t’ai pas épousé pour que tu te rivalises avec Oumou et je ne t’ai pas épousé pour qu’on s’engueule toutes les trente secondes ! Je t’ai toujours traité avec respect pour l’amour de Dieu ne gâches pas les choses. Je retourne à Gaya dimanche mais je reviendrai vendredi prochain. Je tiens beaucoup aux traitements de Cheikh sinon il peut rechuter et ça pourrait lui être fatal !

– Mais si tu ne me dis rien comment pourrai-je savoir ?

– Tu as 45 ans ma chérie, tu n’es plus une petite fille à qui on doit faire des dessins pour qu’elle comprenne !

– C’est vrai mais trois mois mom c’est trop, rouspétai-je comme une petite fille

– Chut chérie tu parles trop, instant yi simi là, d***, k*** rek la beugeu

Ki loumou wakh ni ? Mon cerveau essaye d’analyser mais trop tard, ma respiration s’accélère et j’en perds mes mots. Il quitte le salon comme s’il n’avait rien dit alors que je sentais  l’intérieur de mon entrejambe cognait jusqu’à la garde…

– Maman, laisse Khadija aller au déjeuner avec ses amies way, entendis-je de loin

– Oui, dis-je en rejoignant la chambre

Dès que j’ouvre la porte il m’attire à lui et enlève ma robe de prière…

– Tu ne peux même pas imaginer à quel point tu m’as manqué ma chérie, dit-il essayant de défaire les nœuds de mon pagne mais je ne me laisse pas faire

Je le pousse jusqu’au lit, il s’assoit et me regarde méchamment. Je pose ma jambe droite sur le lit

– Depuis qu’on s’est marié tu me domines dans cette chambre, tay nak louma nekh rek mofiy am. Tu feras tout ce que je te dirai…

Il promène son index de mon gros orteil jusqu’à mon entrejambe, puis il caresse délicatement mon petit bouton

– Tu mouilles déjà ? Dit-il d’une voix tremblante

– Oui et prête à accueillir amour mais pour le moment, laisse-moi aller me préparer dans le dressing, souma nieuwé nga geuneu békk !

Je reviens toute nue avec de grosses ceintures de perles au tour d mon rein

– Leumbeulou tatou néne ça te dit ? Dis-je en jouant avec mes perles

– Tu as intérêt à ne pas durer sinon…

Je lui donne mon derrière avant qu’il termine, je l’entends siffler je me retourne quelques minutes après et je le vois me regarder, trempé de sueur en bavant 

– Continues et ne t’arrêtes surtout pas, dit-il bégayant

Je le sens se coller à moi, les mains tremblantes…

– Restes comme ça et poses tes mains sur la coiffeuse, ne cries surtout pas !

Je fais ce qu’il me demande et les choses allèrent beaucoup trop vite. Je le sens me remplir avec une lenteur insoutenable puis ses va-et-vient deviennent de plus en plus rapides. Il fallait que je prenne le contrôle mais c’était tellement délicieux que je ne voulais pas qu’il s’arrête… si je ne fais rien je vais jouir sans gagner mon pari mais là je n’ai ni l’envie, ni la force de lui demander d’arrêter encore moins de me retirer seule… je le sens, il est en train de toucher le point du non-retour… le point G ! Mes couinements persistent avec sa main libre il couvre ma bouche sûrement pour éviter que les enfants nous entendent

– Nooooon !

Il se retenait plus, il n’entendait plus et moi aussi, j’étais perdue. Je tentais de rassembler mes forces mais il ne m’en restait plus. Je finis par craquer et quelques secondes après mon autre me suit dans un râlement étouffé…

– Le jour où je perdrais la bataille dans cette chambre c’est parce que je l’ai voulu Mme Sow, dit mon mari en entrant dans la salle de bain. Je n’avais pas la force de répondre…

 

 

 

Cheikh T. Bathily

 

A mon réveil après l’accident de Madina, j’ai été soulagé d’apprendre que ma femme n’était pas morte mais la voir inerte dans un lit d’hôpital avec ces machines qui la maintenaient en vie, je me suis dit que je suis un vrai idiot en ce moment. Comment j’ai pu douter d’elle ? Tout le monde pouvait se douter d’elle sauf moi, non seulement je l’ai épousé lâchement en puis je lui ai fait la misère pendant nos deux années de mariage. Je m’en veux et je m’en voudrai toujours. Sa haine envers moi est tout à fait justifiée.

Quand elle s’est réveillée à l’hôpital paralysée, elle a demandé à ce qu’aucun membre la famille n’entre dans sa chambre. J’ai dû convaincre -Tamara pour qu’elle lui dise que c’est elle et Rahîm qui ont payé pris en charge les frais de son transfert en France, elle ne voulait même pas que je l’approche. Je ne pouvais pas supporter le dégout que je lisais sur son visage… la première chose que j’ai faite quand je suis sortie de l’hôpital c’est d’aller dans un bar pour noyer mon chagrin et je ne pouvais trouver mieux que l’alcool puis j’ai commencé à fumer les herbes… je me maudissais de jour en jour et je maudissais Kya et Fary de nous avoir cruellement séparés…

Puis apprendre que je suis le fils de celle que je croyais être ma sœur ainée et non de ma mère Kiné, ça m’a encore plus anéanti. Comment regarder Manthita dans les yeux maintenant ? Elle était ma moitié, je lui disais tout elle et elle m’écoutait et me conseillait à chaque fois qu’elle le pouvait. A paris, je ne dormais jamais à l’hôtel, je passais mon séjour chez elle et elle me gâtait avec ses délicieux plats. Elle me comprenait mieux que personne. Je viens de croire que je suis vraiment maudit, oui je suis l’enfant maudit !

Ce soir-là où j’ai appris que Madina était revenue, ma mère m’a supplié de me reprendre pour la reconquérir, j’ai tout essayé mais c’était impossible. J’étais devenu alcoolique. Khalifa est venu me chercher après son départ et depuis je vis à Dagana avec les souvenirs de ma Madina et de ma Kiné. Madina ne veut pas que lui parle parce que je suis un sale ivrogne et ça me fend le cœur quand elle me traite comme une merde…

Aujourd’hui je suis guéri de mon alcoolisme mais j’ai toujours mal au cœur quand je pense à ma petite famille…

– Tu sais Khalifa, je pense que je vais construire une petite maison ici et je viendrai faire mon pèlerinage chaque année, dis-je en contemplant la nature

– Oui ça peut se faire mais moi ce que je te conseille c’est de retourner à Dakar et reprendre ta vie…

– Non ! Le coupai-je

– Si ! Oh que si ! Tu n’as plus rien à faire ici. Ça fait un an que tu es là ça suffit, tu es guérie alors retourne auprès de ta famille et reprend ta vie en main. Va falloir que tu oublies Madina, entre elle et toi c’est fini Cheikh ! Regarde depuis que tu es là les filles ne font que parler de toi, elles sont toutes amoureuses de toi, elles vont finir par se suicider à force de se voir repousser comme des malpropres…

– Ce matin ta cousine là Néné, elle m’a demandé de l’épouser et de l’amener à Dakar dans ma grande maison et lui payer une voiture, j’ai tellement ri. Elles sont drôles tes cousines. Je lui ai dit que ça peut se faire si seulement elle s’essayer à ressembler un peu à ma Madina, fis-je sérieux

– Tu n’es plus alcoolique mais tu es devenu fou Cheikh !

– Le fou de Madina ! Majnouni Madina…

Il me regarde sidéré avant de sortir sans un mot de plus. Ils peuvent croire que je suis fou, je m’en fous mais je remuerai ciel et terre pour reconquérir ma Madina et cela quoi qu’il m’en coûte !

Mon retour à Dakar a été brutal, mon premier jour de travail a coïncidé avec le mariage de Madina. Mon cri a alerté tout le personnel, je me suis réveillé à l’hôpital quelques heures après mais je ne pouvais toujours pas me remettre de cette nouvelle, une bien mauvaise nouvelle ! 

Coucou mes chéries. Désolée du retard niak diot rek j’espère que vous comprenez. La suite très prochainement In Sha’Allah.

 

Bisous à tout le monde et bonne lecture !!!

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23 commentaires on “Partie 04

  1. Merci Nana trop nekh mais stp revient nous vite waye on aime bcp te lire Cheikh masta mais Madina balko yaw tamite cheikh il t’aime et vous formez un joli couple

  2. Lima beug xam moy medina fouko foulam ak dang lamignam diar ba goor diko toroxal….merci sama nanah I Love u mouahh

  3. Je vs le jure cheikh me fend le cœur
    Je ne sé pa si l8 é Madina pouron se remettre ensemble mé ce ki é sr c k’il sn tte 2 détr8 on pe b1 dire ke kya et sa sœur on réussi leur coup coz mm si le couple bathily survi el ne sera plus pareil😭😭😭😭😢

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