lun. Sep 28th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

BAYE REK (5) : 2 ANS PLUS TARD… LES PROBLÈMES!!!

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2 ans plus tard.

· Mayadidi : wa boy yaw tu as duré aux states dé…

· Yama : oulala ma chérie, j’en avais besoin !

· Mayadidi : un mois eupeuna

· Yama : mais quand je suis revenue c’est toi qui n’étais pas là, hein, loye weurr  (tu étais ou) ?

· Mayadidi : Cap Town, dé lanékone pour 8 semaines ! mais je suis rentrée il y a deux semaines et je suis tombée sur Baye à l’aéroport, mouye dém Accra ! c’est lui qui m’a dit que tu étais rentrée sakh

· Yama : effectivement ! je voulais rester encore sakh à New york, mais ma mère m’a littéralement jetée hors de chez elle lol

· Mayadidi : tu m’intrigues boy ! qu’est ce qui se passe ? d’abord tu pars aux states sans me prévenir et impossible de te joindre. J’ai vu baye quelques jours après ton départ et il était méconnaissable et même à l’aéroport il y a deux semaines, il m’avait l’air tendu. Lou khew ?

· Yama : aye Di, ça fait 4 mois que je vis un véritable bouleversement dans mon ménage

· Mayadidi : bane ménage ? yaw ak baye ? dédete kagne wakhma lénéne

· Yama : hum ! cherie, aduna kouko wolou attend toi à être trahi à chaque moment ! dou mbokeu. Mane Sylla damaye doundeu desormais au jour le jour rek

· Mayadidi : qu’est-ce qui s’est passé ma chérie ?

· Yama : …

« Tu te souviens pendant la fête de tabaski, je t’avais dit que la badjenne de baye était venue passé les fêtes avec nous avec ses deux enfants Poleel et Samba. Ça me changeait un peu, surtout avec samba 24 ans, qui est très ouvert, meune wakhtane ! Poleel 20 ans, était plus timide, ou réservée. Voilée, elle ne te regarde quasiment pas dans les yeux quand elle te parle. C’est la petite princesse de sa maman. Badjenne djéynaba mome, depuis qu’elle est arrivée, elle a donné le ton : Poleel était désormais assez grande pour seuye et baye était son mari yonou yAllah ! Franchement je ne l’ai jamais prise trop au sérieux, on en rigolait même avec Baye Demba.

Quand badjenne en parlait alors qu’on était tous dans le salon, ma belle-mère ne relevait jamais, mais mon beau-père en discutait avec elle comme si c’était naturel, dans l’ordre des choses. Je ne m’attardais pas là-dessus, et plus que jamais je m’occupais de mon homme. Il était plus fougueux et exigeant que jamais ! toute ma vie tournait autour de lui et on était heureux. La seule fausse note était mon problème pour tenir une grossesse : bientôt 3 ans qu’on était marié et j’avais fait 4 fausses couches. D’après mon gynéco j’avais un taux de testostérone trop élevé mais depuis 1 an je suivais un traitement hormonal qui est censé régler ce déséquilibre et rendre possible une future grossesse. Ce n’était pas évident comme situation, mais j’avais le soutien indéfectible de mon mari.

Un mois après la tabaski, Baye est parti 3 semaines à Rabat. J’ai remarqué que Poleel faisait désormais un effort pour s’intégrer dans la vie de la maison. Elle préparait le dîner (même si ce n’était pas fameux). Pour qu’on puisse manger quelque chose de potable, à chaque fois que je revenais du boulot je faisais vite pour prendre ma douche, rattraper mes prières et je descendais dans la cuisine pour rectifier avant qu’on ne serve. A cette période toutes nos conversations après dîner tournaient autour de « Baye », ce qu’il aimait ce qu’il détestait… mais batay rek, ma téye ! Baye était super tendre au téléphone, comme d’habitude quand il est loin. Mais au début de sa deuxième semaine de mission il est resté deux jours sans appeler, il m’a juste envoyé un message pour me dire qu’il était super pris et qu’il serait injoignable durant deux ou trois jours. C’était bizarre et surtout que le soir même, après le boulot j’ai trouvé son père entrain de lui parler au téléphone. Il discutait en français et j’entendais son père parler de valeurs et de l’importance de la famille. Quand il s’est rendu compte de ma présence, il a commencé à parler peulh. Je suis allée faire un coucou à ma belle-mère et elle n’avait pas l’aire d’être dans son assiette. Elle semblait distraite. Badjenne avait l’air contente et surtout les jours suivants, j’avais l’impression qu’on ne parlait que peulh dans la maison, j’étais larguée. Et c’est à ce moment que j’ai commencé à me poser des questions. Le mercredi soir Baye m’a appelée mais il avait l’air normal.

· Wa amour

· Hun ?

· Qu’est-ce qui se trame à la maison ?

· S’il se passe quelque chose at home yaw kaye lakoye latie (c’est à toi de me le dire)! mane je n’y suis pas

· Je demande kat car j’ai l’impression que plus personne ne sait parler ni français ni wolof.

· Mariama, tu exagères

· Sérieux ! liye khégne nékhouma boo !

· Shiiii arrete de voir le mal partout, bayil so me commencer nameu rek di cogiter (quand je te manque tu vois le mal partout)

· C’est vrai que tu me manques grave et puis je ne supporte pas de rester 3 jours sans avoirs de tes nouvelles. Baye Demba, tu me caches quelques choses je le sens. Tu sais que tu peux tout me dire.

· C’est vrai que c’est un peu tendu en ce moment entre papa et moi ! Mais ça n’a rien à voir avec toi, je le gère

· Tu es sur ?

· Fais-moi confiance

On a continué à parler jusqu’à tard dans la nuit, j’avais un mauvais pressentiment que j’ai préféré taire.

Le lendemain, je suis rentrée un peu tard du boulot à cause d’une réunion qui s’est éternisée. J’ai trouvé Poleel toute mignonne dans le salon avec des cousines de Baye. Je suis restée discuter un peu avec elles avant d’entrer dans l’appartement de mes beaux-parents. Il y’avait avec eux, deux autres badjennes et le frère jumeau de ma belle-mère. Papa Samba (papa de baye) en a profité pour faire mes éloges devant les autres et chacun a rajouté son grain de sel sauf ma belle-mère. J’ai pris congé après quelques minutes et je suis montée chez moi.

Je venais à peine d’enlever mes chaussures quand yaye m’a rejointe en haut.

· Yama

· Maman akssil

· Je t’attends dans ton salon

· Man, yaw tamite viens ici

Je la fis s’asseoir sur mon lit et je sortis prendre un plateau pour y mettre des verres, des glaçons, de l’eau et du jus de fruits

· Ne te fatigue pas ma chérie

· Mais non, dafa tangueu ! je suis rentrée avec de ces soifs ! vous aviez des invités aujourd’hui…

· Oui. Yama il faut qu’on parle

· Je t’écoute

Je m’asseyais à ses côtés et elle me prit les deux mains.

· Je suis sûre que tu as dû me trouver bizarre ces derniers jours, mais c’est parce que la situation était très tendue entre mon fils et son père et ça ne risque pas de s’arranger dans les jours à venir

· Baye m’en a parlé vite fait hier. Il n’est pas entré dans les détails mais je sais que ça le tracasse.

· Je pense que tu es au courant des intentions de Dieynaba depuis qu’elle est là. Elle ne s’en est jamais cachée car elle est dans son droit d’après elle. C’est de là que vient le problème car Samba soutient sa sœur. Baye Demba ne veut pas entendre parler d’un autre mariage à part du votre, mais son père avait déjà donné son accord, il y a bien longtemps pour une future union entre lui et sa cousine Poleel.

· Ils veulent lui donner Poleel comme deuxième femme? mais elle est si jeune et Baye la considère comme sa petite sœur

· Toutes ces considérations ne sont pas prises en compte bilahi ma chérie. Poleel est désormais adulte et c’est une femme.

· Baye n’acceptera jamais

· Il n’a pas le choix s’il ne veut pas que son père le renie. Et il n’y a plus de retour en arrière possible, le mariage a été scellé à 17h sankeu

· Co-comment ?

· Je suis désolée ma chérie

Je me suis levée comme un robot du lit, le regard vague le cœur en miettes

· Donc hier soir, mon mari m’a menti délibérément alors que j’ai insisté pour qu’il me dise la vérité chuchotais-je

· Non, non je te promets qu’il n’a été averti qu’après le mariage. Il croyait avoir encore de la marge jusqu’à son retour mais son père avait déjà fait ses plans. Mon fils est anéanti

· …

· Mariama, ma puce, je sais ce que tu ressens à cet instant mais stp par la grâce de Dieu, sois forte et ne baisse pas les bras. Plus que jamais, ton mari va avoir besoin de toi. Tu sais qu’il t’aime plus que sa propre vie

· Maman, j’ai l’impression d’être dans un cauchemar ! dis-moi que tu me fais une blague stp

· J’aurais tellement aimé que rien ne soit vrai dans tout ça

A cet instant mon téléphone se mit à sonner et sans même regarder je sus que c’était baye. Mais je n’avais pas envie de lui parler. Tout était de sa faute, tout ! s’il avait su être ferme avec son père, aujourd’hui je ne serais pas là à essayer d’envisager de le partager avec une autre femme. C’est quoi ces trucs de chantages affectifs ??? Papa Samba momeu béteu deugueu !!! même pas encore 3 ans de mariage you meute, on n’a pas encore eu le temps de réaliser nos projets, d’avoir un bébé et il ose nous compliquer la vie comme ça. Mon Dieu comment j’allais gérer ça ?!?!

Je me mis à faire les cent pas brusquement sous le regard perdu de ma belle-mère. Son téléphone se mit ensuite à sonner

· Allo baye

· …

· Oui je suis avec elle actuellement.

· …

· Elle est choquée, tu t’en doutes bien. Laisse-lui du temps

· …

· Attends, je lui demande.

Elle se tourna vers moi

· Baye a besoin de te parler, ma chérie

· Je ne suis pas en état, maman. Et je ne veux pas dire quelque chose que je risque de regretter…

Elle réussit à convaincre son fils de me laisser tranquille, mais j’entendais les notifications de messages arriver en continue. Quand elle se décida à me laisser seule, je me trainais comme un zombie jusqu’à la salle de bain.

Maya j’avais l’impression que le ciel me tombait sur la tête. Je suppose que gni gnouye outeul woudiou yeup (toutes les femmes qui ont une coépouse) ressentent la même chose. J’ai appelé ma mére mouye werekhler (elle fut surprise et avait mal pour moi), mon pére mome a vite surmonter son choc. Il m’a demandé de passer le voir le lendemain.

La semaine qui a suivi a été horrible. Heureusement que j’allais au boulot et ça me permettait de me changer les idées mais même ! je ne répondais toujours pas aux coups de fil de Baye Demba, pour moi sougnouye wakh khadjoule wone si téléphone. J’étais sûre que tout ce qu’il voulait c’était que je le rassure. Il devait revenir le vendredi et je l’attendais de pieds fermes.

A la maison, le calme était revenu même si c’est vrai que le mariage s’était célébré sobrement. Mais connaissant les peulhs, je m’attendais à ce que ça soit le déluge quand Baye rentrerait, entre la nuit de noce et la semaine de thiéteul !

Il était hors de question que je participe à tout ça. J’avais décidé de prendre mes jours de congés et d’aller voir ma mère aux states. Je savais que mon mari allait refuser mais j’allais profiter de la coutume de « latchier takkou deuneu »(cadeau pour la première femme) pour le mettre au pied du mur.

Le jour de son retour j’ai tout fait pour rentrer le plus tard possible, prétextant une mission hors de Dakar alors que j’étais juste chez mon père, à Liberté 6. Et je te jure que si papa ne m’avait pas menacée de dire à Baye que j’étais chez lui si je ne rentrais pas chez moi, j’étais décidé à y passer la nuit ! pourquoi, il ne voulait pas croire que ça m’était pénible de me dire que mon mari allait coucher avec ma coépouse juste sous mon nez et que je ne le supporterai pas ! je suis rentrée, le cœur gros.

Il y’avait du monde à la maison, donc je suis montée par l’accès direct à l’appartement. Les lumières étaient éteintes donc je supposais que Baye était en bas avec les autres di enjoy !! avec rage, je jetais mes chaussures et ma veste à travers mon petit salon, j’allumais la lampe et j’eus la surprise de le trouver yeux fermés, allongé sur le canapé. Je restais debout à le fixer durant de longues minutes.

Damnnn, ki nimako noppbé dou diameu, malgré ma colère, mon dégout, ma rancœur, son air fatigué et négligé me donnait juste envie de monter sur lui et de le baiser fort, très fort.

Au bout d’un moment, il ouvrit ses gros yeux et me fixa durement

· Tu étais où ?

· Liberté 6

· Ah…

· Qu’est-ce que tu fais ici tout seul dans le noir ?

· J’avais envie de rester seul

· OOK !

Je traversais le salon pour entrer dans ma chambre, quand il m’interpella

· Mariama

· Oui?

· Si je pouvais revenir en arrière…

· C’est possible ?

· Hun ??

· C’est possible de revenir en arrière ?

· Non mon amour

· Alors ne me parle pas de regret, ni de retour en arriere…

· …

· Cependant, dina mélni téméri yammbeu si sa birr toubeuy ! tu as intérêt à être solide, Ndakh dou yombeu ! à bon entendeur… grognais-je en regagnant notre chambre

Il se leva comme un fauve et se dirigea vers moi…

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11 commentaires on “BAYE REK (5) : 2 ANS PLUS TARD… LES PROBLÈMES!!!

  1. Ohh lalah jsui choquée à 3ans de mariage rek. Wayé kham leen bi que doom yalla mookoy mayé. En plus 3ans seulement teelna trop pour am coepouse. Du courage ma belle. C’est très dure. Mais yalla baakhna

  2. Les badiene dall mane diaxal Nagnma wayei Mariama un Conseil rk soutien ton mari Bou bakh soit patiente et forte pour lui Yalla bahna tout reviendra dans l’ordre inshallah

  3. wallah je suis choqué ma belle famille me fait subir ces genres de chose wallay bilay ils vont m’entendre tkt tu as ce qu’elle n’arriverai jamais avoir cette poléle tu as le coeur de ton homme et tu le maitrise comme jaja profites en ma belle

  4. Certe c dur mé je sé ke yama va s’en sortir si elle s’y prend avk habilitée et subtilité coz c une TIGRESSE 👊

  5. Pourquoi ma belle famille ne laisse pas les couples vivre leur vie si ce n’est la belle mère c’est beau papa la tante. Arrêter de mettre votre grain de sel dans foyer de vos fils.
    Courage Mariama suis choquée la polygamie n’est pas du chose facile

  6. LA CATASTROPHE LE CIEL VIENT DE TOMBER SUR LA TETE DE MARIAMA.AUCUNE FEMME AUCUNE NE POURRA SUPPORTER CETTE SITUATION .MARIAMA DU COURAGE

  7. J suis trop choquée massa way géré KO rek montre a tout le monde ke baye est ton homme a toi seule courage

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