lun. Sep 28th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

BAYE REK (13): UNIS CORPS ET ESPRITS

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C’est l’appel à la prière du téléphone qui m’a réveillée et j’ai mis un peu de temps pour me rappeler ou je me trouvais. Tout mon corps était fourbu et pourtant j’avais bien dormi. Mon gros bébé bougea un peu et moi qui espérais qu’il était en train de se réveiller, il me serra un peu plus fort contre lui et se mit même à ronfler doucement. Que Dieu me pardonne, mais il est certain que j’allais rater la prière du matin car j’étais incapable de faire bouger ces 100kg de muscle qui avait colonisé mon pauvre petit corps…

Réveil en douceur…

J’émergeais doucement et le premier sentiment qui me traversa était une sensation de paix intérieur, je me disais que mon Amour était là quelque part, près de moi. Les souvenirs de la nuit dernière me revenaient et me submergeaient, et j’essayais d’endiguer la douleur de tous ces mois passés loin de lui à cause de la stupidité de l’être humain. Pa Samba était-il conscient de tout le mal qu’il avait propagé autour de lui ? il valait mieux ne plus y penser et essayer d’avancer.

En entendant la douche couler, je me dis que ça serait une bonne idée de m’y glisser et de la partager avec mon mari, j’avais tellement envie de le toucher. J’entrais dans la salle de bain et refermais la porte derrière moi : Baye était en train de se laver la tête.

Mon homme.

Il était nu, sexy, et il m’avait tellement manqué. J’ouvris la porte de la cabine de douche et entrai à l’intérieur. L’eau ruisselait sur ses beaux muscles, et je me collais contre son dos, les bras autour de sa taille. Il grogna et les attrapa pour les serrer plus fort autour de lui. Je passai ma langue le long de sa colonne vertébrale jusqu’à sa nuque tout en faisant glisser mes mains vers « petit Bocar ». Il bandait déjà très dur et mes sens se mettaient tous à son écoute. Nos corps qui se touchaient, mon front posé sur son dos magnifique, la partie que je préférais de son corps qui frémissait entre mes doigts… Il était à moi. Rien que pour moi.

Je tremblais de plaisir. C’était tellement érotique de sentir ses grandes mains se poser sur les miennes alors que je caressais « petit bocar » lisse et dur, brûlant de désir. Je léchais les gouttes d’eau sur son dos, frottais mes seins contre ses muscles chauds tout en continuant à passer ma langue le long de sa colonne. Il se retourna, pris mes cheveux dans sa main et tira ma tête en arrière pour que nos yeux se rencontrent. Il me fixa longuement avant de doucement prendre mes lèvres. Mais ce fut bref, exquis mais bref.

· Qu’est-ce qu’il y a ? lui demandais-je

· Tu devrais sortir…

· Hein ? pourquoi ?

· Je ne suis pas en état de répondre à tes attentes

· Je pense plutôt le contraire, soupirais-je alors qu’il me semblait que sa queue triplait de volume tout contre mon ventre. Fais-moi l’amour…

· Non bébé, ce ne serait pas prudent… même si j’ai bien envie de te faire jouir de milles et une autres façons

· Je veux tout ou rien

· Yama…

Je me libérai de ses bras et reculai de deux pas. J’étais consciente qu’il avait peur de me blesser vu son trop plein d’énergie, mais j’étais incapable de me satisfaire que de caresses. J’avais besoin de le sentir en moi. 

· Ecoute Baye, je te comprends et je suis d’accord qu’on fasse doucement. J’ai envie de toi c’est vrai mais je peux patienter aussi ce n’est pas comme si j’allais te laisser m’échapper hein…

Il m’attrapa à nouveau et me tira vers lui en se penchant vers moi. Il mit sa tête dans mon cou et sortis sa langue pour me lécher l’oreille en gémissant. Il releva alors mon menton

· Je fais les choses doucement pour toi. Pas pour moi.

· Unhun. On devrait rentrer, je suis sûre que mon père s’inquiète

· Tu vas chez ton père ?

· Je ne vivrais plus sous le même toit que ton père Baye Demba

· …

· Je t’attendrai chez mes parents jusqu’à ce que tu trouves une solution

Comme il ne disait rien, je lui tournais le dos et sortit de la cabine de douche. Chiiii, il n’y avait même pas de négociation possible, mane ak Pa Samba on ne peut plus vivre dans la même maison. Nagnouye dégueunter si diameu rek. Baye n’avait qu’à se débrouiller comme il veut, mais je n’y retournerais pas.

Maman était partie tôt ce matin-là avant qu’on se réveille, elle devait être rassurer car je lui avais envoyer un message pour lui dire que Baye avait dormi comme un bébé. Nous avons pris le petit déjeuner avec Bara et Fama avant de se préparer à rentrer. C’est Bara qui nous déposait.

Quand je lui indiquais de me laisser à Liberté 6, Baye qui n’avait pas prononcer un mot depuis que je lui ai dit que j’allais chez moi, ne put s’empêcher de grommeler sous sa barbe. J’étais conscient qu’il n’était pas content mais bon. Quand on arriva, je remerciais Bara et me tournais vers lui

· Je te reverrai aujourd’hui ?

· … (il me regarda l’air surpris, croyait-il vraiment que parce que je rentrais chez mon père ça voulait dire que je ne voulais pas le voir??))

Mais comme il ne répondait pas, je descendis frustrée avant de l’entendre souffler d’une voix rauque : « je viendrais ce soir, in chaa Allah ». Je me retournais une fois encore vers lui pour m’assurer que c’est bien lui qui venait de parler et on resta genre dix secondes à se regarder puis il rajouta : « je t’aime ». Mon cœur éclata de plaisir et je ne pus retenir le grand sourire qui fendit mes lèvres. Je lui envoyais un baiser en l’air et je rentrais chez moi.

1 mois plus tard…

· Mayadidi : wa guél, tu es resplendissante !!! je m’absente un mois rek, tu passes de l’état « je n’ai envie de rien » à l’état « je suis une bombe »

· Moi : nougnouye def !!! ak Baye rek, meunouma mél nénéne (avec Baye dans ma vie je ne peux être que comme ça) !

· Mayadidi : aka nobaté ! wa, au fait il a tenu combien de temps sakh avant que vous ne fêtiez votre réconciliation dans les normes ?

· Moi : loooool 5 jours…

« … en fait, il est revenu à la maison ce soir-là comme promis, cependant il était très gêné mais mon père l’a tout de suite mis à l’aise. Ce n’était pas évident pour un gros orgueilleux comme lui d’accepter de vivre chez sa belle-famille. En venant, il a ramené du ravitaillement pour un régiment, « chérie-papa » était ébahie. Il n’a rien oublié même la nourriture pour les moutons de papa. Et c’est là que j’ai réalisé qu’il avait vraiment compris la leçon et qu’il ferait en sorte que je sois bien. On a diné dans une bonne ambiance et comme par hasard les vieux ont choisi de regarder la télé dans leur chambre. On a trainé dans le salon car je ne savais pas vraiment ce que monsieur avait l’intention de faire. Il était blotti contre moi sur le canapé et sa main posée sur mon cœur.

· On va se coucher, demandais-je

· Ce n’est pas ce que tu as en tête

· Comment tu le sais ?

· Tout en toi appelle au sexe en ce moment chuchota-t-il en passant la main sur mon sein s’attardant sur ma taille, tirant sur mes bines-bines

· Et tu résistes ?!

· Difficilement… C’est pourquoi je vais rentrer, c’est mieux je pense

· Et tu crois que tu vas me fuir combien de temps encore ?

· Je ne te fuis pas chérie, comprends-moi ! ma plus grande hantise est de me réveiller le matin et de voir que je t’ai fait mal.

Je lâche un petit « OOK» tout en me forçant à rester impassible, ce qui relève de l’exploit vu toutes les émotions que je ressens. En réalité je suis frustrée de chez frustrée. Tout mon être sexuel est en éveil, après 5 mois de somnolence il gronde désormais à l’intérieur de moi. Je me levais, le devançant vers la sortie et je le sentis qui me suivait. Tout à coup il m’attrapa, me serra contre lui et se pencha sur mon cou. Il dégagea ma nuque et y posa ses lèvres. Sa bouche sur ma peau, il me mordillait puis il sortit sa langue et commença à me lécher. Il serrait ma taille et m’enlaçait plus fort. Je sentais « petit Bocar » très dur contre mes fesses, et je savais qu’il me voulait autant que je le voulais. Quand sa langue passa à l’arrière de mon oreille, tout mon corps frissonna, il posa une main sur mon ventre et me retourna vers lui. Je nouais mes bras autour de lui et levais la tête pour chercher sa bouche. Il regarda mes lèvres, puis mes yeux, puis ferma doucement les siens et posa son front sur le mien. Je  lui touchais les lèvres avec un doigt. Il sortit alors sa langue pour lécher mon index ce qui me fit frissonner des pieds à la tête. Il gémit en me suçant entièrement le doigt, les yeux toujours fermés. J’avais mal aux seins tellement mes tétons étaient durs, et ma culotte était trempée. J’avais envie, tellement envie de lui.

Il posa un baiser rapide et sec sur mes lèvres mais qui me laissait encore plus sur ma faim avant de sortir du salon comme s’il avait le diable aux trousses. Je remontai dans ma chambre comme un zombie et me « cachai » quasiment sous ma couette ! une heure plus tard, je n’avais pas bougé, mon état d’excitation n’avait pas diminué d’un iota.

A 00H, j’étais toujours éveillée, fixant le plafond, quand des coups donnés à ma porte me firent sursautée. Je me levai en titubant et j’ouvrais avec appréhension et je l’aperçus. Il se tenait devant moi, plus beau que jamais avec sa barbe de mauvais garçon.

· Ça va ? demandais-je, inquiète

Il répondit d’une voix brusque

· Je veux dormir avec toi. on va juste dormir, ok?

Il attendait ma réponse, mais je ne pouvais rien dire. Il s’approcha alors, me souleva et me porta jusqu’à mon lit. Lorsqu’il se glissa à son tour sous la couette, il m’attira vers lui jusqu’à ce que ma tête repose sur son épaule. Alors il enfouit son nez dans mes cheveux. Il semblait si calme et si doux que je me demandais comment il pourrait me faire mal en me faisant l’amour. Mais je n’allais pas remettre le sujet sur le tapis. De plus, la pénombre de la chambre et le silence qui y régnait, étaient si agréables que je ne voulais pas briser la douceur de ce moment. Je restai donc allongée chastement à côté de lui alors que tout mon corps réclamait un vrai contact physique.

· Simplement dormir, murmurais-je, comme pour me convaincre que c’est la meilleure chose à faire.

· oui.

Il me rapprocha plus près de lui. Je sentais son érection, dure et palpitante, et tout mon corps frissonna. Il ajouta en murmurant

· Et ça aussi

Il attrapa mon visage et posa sa bouche sur la mienne si amoureusement que j’eus l’impression de fondre en lui. Je gémissais et écartais les lèvres en passant mes mains sur sa tête, collant ma poitrine gonflée à la sienne. En tremblant je serrais son visage, et je l’embrassai avec passion. D’un mouvement de langue, il m’intima de me calmer, et de ses doigts croisés dans mes cheveux, il m’imposa de ralentir, et de suivre son rythme. Oh mon Dieu, j’aurai tout donner pour qu’il me pénètre à ce moment-là même, mais on a dit « dormir » et « ça » mais « ça », je ne voulais pas que ça s’arrête. Il m’embrassait tellement lentement et profondément que je n’arrivais plus à reprendre mon souffle. Il ne me lâchait que pour me permettre de respirer puis il réintroduisait sa langue dans ma bouche. Elle glissait sur mes lèvres, mon palais, mes dents. Il tétait, suçait, tournait et retournait. Il me baisait littéralement la bouche de telle façon que tout mon corps brûlait. Mes lèvres commençaient à me faire souffrir et j’avais de plus en plus de mal à lui rendre ses baisers. Je commençais, petit à petit, à réellement prendre conscience de comment il pourrait me faire mal, s’il me prenait. Il avait un rythme qui devenait insoutenable et pourtant il ne faisait que « m’embrassait ». À un moment, j’ai même senti le goût du sang dans ma bouche, et j’étais sûre que ça venait de moi car j’étais beaucoup plus fragile que lui. Il dut s’en rendre compte au même moment car il gémit, les yeux fermés, passa ses doigts sur mes lèvres et posa ma tête dans son cou pour me faire un câlin. Je sentais son torse monter et descendre au rythme de sa respiration, là, tout contre moi. La nuit était froide et les draps étaient quelque part par terre, mais il était à la fois si brûlant et si doux qu’en me serrant étroitement contre lui, je me calmais et je finis par m’endormir.

A mon réveil, il était déjà parti.

Comme je venais de passer deux nuits d’affilé avec lui, il m’avertit qu’il restait chez ses parents les deux prochains nuits. Ça m’a soûlée mais c’était le contrat, hein. Ce fut avec surprise que je le vis à 13h à la banque. Il m’invita à déjeuner dans notre resto favori et à 17h30 il vint me prendre pour me ramener chez moi. Il ne parlait pas beaucoup mais il bougeait un peu trop. Le baiser qu’il me donna en me disant au revoir, me prouvait sa faim… le lendemain je déjeunais avec ma belle-mère et on est revenu sur pleins de choses notamment sur Pa Samba

· Tu sais yama, Samba croit qu’il a raté sa vie, car sa famille avait freiné ses ambitions. Il a tout reporté alors sur son fils unique. Depuis que Baye est petit, il a enchainé les mauvaises décisions sans jamais vouloir l’admettre. La maladie de Baye a été en quelque sorte une bénédiction car ça lui a permis d’une part de s’affirmer face à son père. Quand il était en crise, il n’en faisait qu’à sa tête, comme par exemple le fait d’arrêter les cours de droit que lui avait imposer son père et de s’inscrire en fac des sciences et technologie. Parfois, je me disais même qu’il faisait semblant d’avoir une crise pour faire ce qu’il voulait

· Lol il en serait bien capable. Malgré tout le respect qu’il voue à Pa Samba je sais que c’est parfois dur pour lui d’accepter toutes ses caprices.

· Pour son mariage avec poleel, il est vrai que c’était une question de parole donnée entre frère et sœur comme on le fait si naturellement chez nous mais dans tous les cas c’était pour toujours avoir son mot à dire dans la vie de son fils. Ce qu’il n’avait pas prévu c’était toi. Il n’a jamais pu supporter le fait que son fils te fasse passer avant tout ni qu’il te consulte avant chaque décision qu’il prend. Et quand Baye a refusé d’investir sur leur projet de forage au village car il avait déjà un projet en cours, il s’est dit qu’il était temps de reprendre le pouvoir sur lui

· Quel projet de forage ? Quel projet en cours ? je ne suis au courant de rien yaye boy

· Je te crois ! mais Samba a tout mis sur ton dos, c’est pourquoi il a hâté la venue de Poleel. Mais je reste persuadée que c’est Dieynaba qui lui a mis ses idées de maraboutage dans la tête. Une vraie manigance de bonne femme ! mais désormais, il a tout perdu : le respect et la confiance que son fils avait en lui. Mardi après t’avoir déposé, Baye est venu directement à la maison. Ils sont restés longtemps enfermés dans le bureau mais quand ils sont sortis j’ai vu qu’il ne restait plus qu’une chose entre eux deux : akkou ndiourél (la reconnaissance paternelle).

· C’est tellement dommage maman. Mane Pa Samba je l’ai toujours considéré comme mon père. Mais dès que Poleel est arrivé à la maison, il m’a montré son visage et ses réels sentiments envers moi. Désormais je ne pense pas qu’on pourrait vivre sous le même toit lui et moi et j’ai été très claire avec Baye là-dessus.

· Et tu as raison ma fille, je te comprends.

· Je ne saurais jamais comment te remercier pour ton soutien maman d’amour

· En rendant mon fils heureux tout simplement. Et je te fais entièrement confiance pour ça.

· …

· Wa légui nak, diappal si khalé bou goor bi mingui dé (aide mon garçon, il n’en peut plus)

· Comment ça ?

· Danguaye latchie ?? Baye Demba est tellement en manque qu’il ne tient plus debout

· Yaye doussi mane dé bilahi, il dit qu’il a peur de me faire mal

· Wa c’est vrai que nak, c’est un peu compliqué. Bara m’a confié que quand ils étaient étudiants, deux filles ne lui suffisaient pas quand il était en phase maniaque. Il m’a demandé de te dire de faire attention.

· Nguanima ?????

J’étais choquée et ma belle-mère qui en parlait comme si c’était naturel ! ok je savais que mon homme avait une vie sexuelle avant de me connaitre mais dit comme ça, j’avais juste envie de me cacher sous la table.

· Mo loye rouss !!! un jour Baye m’a dit une phrase que je n’ai jamais oubliée : « maman mane yama rek momeu antaane » (il n’y a que yama qui me correspond). Mo takh je suis si tranquille en ce qui vous concerne mais fais attention quand même hein

· …

Que dire après ça ??? nada.

Le samedi, il est arrivé super tôt à la maison. Mais comme il a trouvé papa en bas, il était gêné de venir directement dans ma chambre. Ma belle-mère est venue me réveiller

· Yama télé, Baye mingui si souff dé

· Pourquoi il n’est pas monté ?

· Je crois que daf gnou rouss ndeysanne ! je le lui ai proposé, mais il a dit que ça ne le dérangeait pas de t’attendre en bas ! wayé ki me guiss dafa niore khombeu (mais il est à bout on dirait)

· Mome leu rek (c’est de sa faute)

· Mais pourquoi vous n’irez pas à Nianing, linguéne narr khadjoule si keur gui

· Aye chérie papa, toi et ta maréma dale vous vous êtes données le mot !

· Lol, c’est parce que gno léne dioure (on est plus sage que vous)

· Wa d’accord.

Quand je suis descendue, on a pris le petit déjeuner tous ensemble et Baye m’a dit qu’il voulait qu’on aille à Mboro, mais je lui ai suggéré Nianing car je voulais la piscine. Il a approuvé sans broncher, à cet instant tout ce qu’il voulait c’était m’avoir sous la main.

· Amour, on reste tout le weekend ?

· Oui, on quittera lundi matin

· Si tu n’as pas l’intention de me toucher, laisse-moi ici dale

· Si je n’avais pas l’intention de te toucher, on ne quitterait pas ici

· Watale ? (jure)

· Mariama !!! prépare-toi on y va tout de suite

· Ok ok, qu’est-ce que tu veux que j’amène

· Je ne veux que toi

· …

· Prends aussi du doliprane…

Wouyayoye! Manque de Bol, chérie papa a entendu cette dernière phrase, du coup elle m’a préparé comme une nouvelle mariée, elle a même mis des feuilles de paftanne et du beurre de karité pour que Baye me masse après ce que vous savez !!! j’étais dans la merde, mais j’avais hâte (oui oui je sais je suis un peu maso) …

· Mayadidi : c’était comment, alors ?

· Moi : misère, khawna dé ! même jouir était devenu un supplice. Le gars il ne se fatiguait pas. Maya je ne sentais plus le bas de mon corps à un moment.

· Mayadidi : gnaw beugueu goor rek !

· Moi : pfff mais j’ai tenu jusqu’au bout !! Il s’est bien vidé lol, après il a dormi jusqu’au lendemain à 17h. il a pu enfin s’occuper de moi, mais je savais déjà que j’allais me porter malade toute la semaine

· Mayadidi : alhamdoulilah, enfin ! vous êtes mes références en amour, quand vous vous disputez je déprime bilay

· Moi : lol yaw do nite ! je rends grâce à Dieu maya car vraiment, on a failli y passer ! si ça n’avait pas été la persévérance de ma belle-mère, s’en était fini de baye et mariama

· Mayadidi : j’avoue ! si toutes les belles-mères pouvaient être comme elle, seuye yi dineu deneu degueure (les mariages seraient plus solides)

· Moi : mais elle est aussi bien que son mari est mauvais !

· Mayadidi : bilaye, le vieux il a exagéré. Peut-on être aussi irresponsable ?

· Moi : il avait le besoin de contrôler tout le monde rek ! je pense qu’à un moment Pa Samba était devenu obsédé par ma relation avec son fils. Il ne s’attendait pas à ce que son fils me soit aussi dévoué. Tout ce qu’il voyait c’était que Baye « me mangeait dans la main ». Nous sommes amoureux donc forcément, on cherche à tout instant à se faire plaisir. Mais lui ne voyait pas que moi aussi loudoul Baye rek nékoumassi, j’ai tout laissé pour lui ! je l’aime à un tel point que dés fois je me dis que dafma ligueye lol (c’est pas naturel)

· Mayadidi : comment ça se passe désormais ?

· Moi : mieux que bien. Je n’avais pas forcement envie de vivre chez mes parents, mais je prenais mon mal en patience. Je ne savais pas quelles dispositions Baye allait prendre mais je lui laissais le temps, ma téyye rek, pas de pression de ma part. Di seuy seuy bi rek, diko diokh limou mome. Je retrouvais mon homme, et son état s’était nettement amélioré. Dimanche dernier, à l’heure de la sieste, il m’a envoyé au 7eme ciel, et alors que je reprenais mes esprits, il m’a dit qu’il voulait me parler

« … je me redressais car son ton était plus que sérieux.

· Ba diameu amour ? (Rien de grave j’espère ?)

· Diameu rek bébé. Je voudrai te demander une chose

· Dis-moi

· Je voudrais qu’on aille chez mes parents ce soir

· Hum

· Malgré tout ce qui s’est passé, je voudrais qu’on se reconcilie avec mon père. A jamais il est mon kilifeu notre kilifeu, et je voudrais qu’on lui demande pardon et qu’on passe à autre chose car nous n’accepterons jamais que ce soit lui qui le fasse, dougnou djik sakh même s’il a tous les tords

· Hum

· Mane malako niane bébé, mais je ne te l’impose pas.

· Meusso ma niaane loumala mayoule…

· Mais… continua-t-il avec une voix triste

Je le laissais douter une minute avant de continuer

· Il n’y a pas de mais chéri.

· Vraiment ?

· Tu dois assez me connaitre pour savoir aujourd’hui ce que je pourrais accepter ou pas. Je comprends ta démarche et malgré tout le mal que ton père nous a fait, je suis prête à te soutenir.

· Merci de me faire confiance, mais surtout je suis honorée de t’avoir dans ma vie. Tu n’étais pas obligée d’accepter ce que je te demande, mais ton geste représente énormément pour moi et me conforte sur mon choix de vouloir ton bonheur toute notre vie.

· …

J’étais émue et je baissais la tête. Il releva mon menton et m’embrassa profondément.

La visite chez ses parents a été plus simple que je ne le croyais. Il y’avait Dieynaba, poleel, maman et pa Samba. Quand ce dernier m’a vue, il s’est renfrogné s’attendant surement à des reproches. Quelle ne fut sa surprise quand Baye prit la parole. Même s’il essayait de rester digne, on voyait sa honte. Je repris les mêmes mots que mon mari et lui demandai sa bénédiction. Ma belle-mère était aux anges et Dieynaba tirait la tronche. N’ayant rien à dire, Pa Samba demanda qu’on tende les mains pour une prière. Certains diront que c’est trop facile mais, il ne faut pas oublier que les parents resteront toujours les parents et être en conflit avec eux ne résout jamais rien. On ne s’attarda pas là-bas et seule ma belle-mère nous raccompagna jusqu’à la voiture, elle me prit à part quelques secondes et me serra fort contre elle en me chuchotant :

· Yama gooré ngua, et j’apprécie énormément ton esprit de dépassement. Tu viens de gagner beaucoup de points auprès de ton homme. Yalnalako y’Allah fayer ndiabote (que Dieu te le rend à travers une progéniture)

· AMIIIIINNNNNE yaye boye chérie.

J’étais tellement émue par les dernières paroles de ma belle-mère que je n’ai même pas fait attention au chemin que prenait mon mari. Quand on arriva aux Almadies, il bifurqua sur une ruelle étroite et se gara devant un immeuble moderne avec une jolie façade.

· On va voir qui ? demandais-je curieuse

· Tu verras, dit-il d’un air énigmatique

Le hall était dégagé et respirait la propreté et il y’avait même un ascenseur. On le prit jusqu’au 5eme et dernière étage et dès que les portes s’ouvrirent, on tomba sur une autre porte. Baye prit des clefs dans sa poche, ouvrit et se tourna pour me prendre dans ses bras pour franchir le seuil comme dans les films et ça fit tilt, j’éclatais de rire de bonheur

· Bienvenue chez toi mon amour.

Notre chez nous enfin… »

· Mayadidi : oulalalala, tu le mérites ma chérie !!!

· Moi : je ne m’y attendais pas du tout ! c’était une belle surprise, j’avoue.

· Mayadidi : j’espère que Pa Samba ne fera pas de sienne encore une fois

· Moi : kone dinako saff sap, il se sont battus pour avoir l’appartement de baye chez eux, légui ils l’ont ! si jamais il regarde vers moi je les massacre !

· Mayadidi : mais…

· Moi : chiii didi il n’y a pas de mais qui tienne ! de plus Baye a mis l’appartement à mon nom, khana wakh dafaye fin ???

· Mayadidi : mdrrrrr wa Fiiinnnn ! Bilaye Baye Demba mako gueume (je l’adore) !!

· Moi : woilaaaaaaaaa !!! légui enjoy nak, seuy rek mou nékh !!!! yalna yAllah doli diameu.

AMIIIIIIIIINE …

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