lun. Sep 28th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

MON MARI, MES DÉFIS… : PART 1

18 min read

******RABI NIANG*****

Tchiey Aduna, hier encore jusqu’à 16h, j’étais entourée de collégiens à peine pubères en pleine crise d’adolescence qui me prenaient la tête comme pas possible ! Et aujourd’hui 17h, j’étais là sur le lit de ma mère attendant patiemment que les hommes reviennent de la mosquée ou ils célèbrent en ce moment même mon mariage ! MON MARIAGE ! et avec quel homme ?!

Mactar Niang, mon cousin et premier amour !

Les faits se sont passés si vite, que j’en ai encore le tournis. Mes badjennes et autres cousines vont et viennent dans la chambre me souriant hypocritement, valsant entre la déception et l’écœurement. J’en ai entendu même une chuchoter : « khamone nani Mactar mome laye tanneu, ki komm deumeu, wore namani dafko yobbou si mameune» (je savais qu’il allait la choisir, cette vampire, je suis sure qu’elle l’a marabouté) !!!! je me suis concentrée sur autre chose pour éviter de les entendre cancaner. Ma mère entra soudain les larmes aux yeux :

– Maman : aye Rabi, contane na si yaw ! yarou ngua dégueule nguama, khamone nani dingua amate biss bou mélni. Je suis fière de toi, et je sais que doma meusseu rousslo Niang Balo ! seuyeule ba seuye fou dara amoule. Denkeu nala yAllah (je suis émue et fière de toi ma fille, je savais que tu aurais à nouveau un mariage de rêve ! promets moi d’être une bonne épouse, et laisse tout le reste entre les mains du tout puissant)

– Maman Sally (la mère de Mactar) : yangui dogueu seuye nak taye, lo khamone fater ko Rabi Niang (je te promet que ce mariage sera unique, oublie tout ce que tu savais, les choses sérieuses commencent aujourd’hui). Mactar métina, il est dur et tout le monde dit qu’il est amère depuis son retour des USA, mais il est mon fils et je le connais mieux que personne. Goor douko gueune, té moleu tanneule bopame. Rabi diapaler ko, taye nékeu ngua diabarame wayyer bala dara rakame ngua. Soutourale ko, yiir ko ! mane wolou naleu, yallah bou sama yakarr tass (il est noble et c’est lui qui t’a choisi. Sois sa meilleure amie sa confidente celle qui l’aidera à traverser les épreuves de la vie, mais n’oublie pas aussi que tu es sa sœur. Alors préserve-le et protège-le ! je te fais confiance ma chérie et je prie pour ne jamais être déçue.)

Les mamans ont parlé, et au moins je sais qu’elles sont sincères. Toutes les femmes célibataires et même quelques femmes mariées de ma famille, entre autre, voulaient Mactar car il est immensément riche, elles le désiraient car il est dangereusement sexy, mais elles le craignaient aussi car il a une étiquette de fou depuis que sa femme est brutalement décédée aux states, et que les sénégalais, nos chers frères émigrés, ont fait circuler la rumeur comme quoi c’était lui qui l’avait tuée dans un excès de folie, même si la police avait conclu à un suicide de cette dernière.

C’était il y a 3 ans.

Les hommes sont revenus de la mosquée, ils ont parlé, donné des conseils, je voyais Mactar dans un coin du salon, le visage serré, imperturbable. Et je me souvins instinctivement de sa demande en mariage pas conventionnelle du tout.

Mon père m’avait appelée hier matin au téléphone, m’exigeant de rappliquer à Dakar illico presto, car il avait décidé de me donner en mariage à Mactar. J’étais sidérée et complétement paniquée mais je ne pouvais pas laisser mes cours comme ça à la dernière minute, il n’y aurait aucun prof pour me remplacer donc, j’ai dû attendre 16H. Je ne sais pas d’où lui venait cette idée, seul ma mère était au courant de mon amour d’adolescente ! j’ai été distraite toute la journée. Il est vrai que les rares fois où l’on s’est vu Mactar et moi depuis son retour des USA, il y a 18 mois, il m’avait clairement fait comprendre qu’il voulait me mettre dans son lit, mais j’avais eu écho de ses multiples aventures jusqu’ici à Thiès ! il avait acquis en un laps de temps la réputation du plus grand briseur de cœur de Dakar. Les femmes étaient attirées par son argent, mais aussi et surtout par cet aura de danger et de sexualité qu’il dégageait. Alors pourquoi mon père voulait me marier à lui ?

En sortant du lycée, je tombais sur lui, adossé devant sa voiture en train de m’attendre, plus beau que jamais, les gamines de ma classe de 3eme étaient en train de baver devant lui, à s’exciter comme des puces essayant de capter son attention. Je m’avançai fermement vers lui, il ne me quittait pas des yeux jusqu’à ce que j’arrive à sa hauteur.

– Qu’est-ce que tu fais là ?

– Je suis venu te chercher

– Mactar Niang ?

– Monte, vrai prof ngua boy : beurri ngua wakh torope (tu parles trop) !

Je le suivais en tchippant bien fort, il a eu de la chance, les élèves commençaient à s’approcher de nous, ne voulant rater aucunes miettes de notre discussion ! c’est clair que mon nom sera dans toutes les bouches la semaine prochaine ! dès que je m’installai, il démarra. Je lui indiquais chez moi, et dès qu’on entra dans mon appartement, je m’asseyais sur le canapé tandis qu’il commença à faire les cent pas comme l’être nerveux qu’il était ! puis il commença.

– Pa Salif ne me laisse plus tranquille depuis que je suis rentré

– Il faut dire que tu as une mauvaise réputation Mr Niang

– Il voulait que j’épouse une fille pour soi-disant me calmer, donc je lui ai dit que c’est toi que je voulais.

– Donc c’est toi qui lui a mis cette idée dans la tête ! tu sais qu’il m’a avertie ce matin

– Oui il avait dit qu’il allait t’avertir

– Et il n’a pas mis les gants

– Il sait que tu n’es plus une jeune femme naïve et…

– Vierge ? je suis veuve et je ne suis plus innocente c’est vrai, mais ce n’est pas une raison pour organiser mon futur mariage comme on négocie une vulgaire marchandise.

– Tu connais ton père mieux que personne, il fait ce que bon lui semble car il sait qu’il a autant de droit sur toi que sur moi !

– Mais Mactar pourquoi moi ?

– On se connait toi et moi ! je ne t’ai jamais caché que je te voulais ! si tu m’avais mis au courant je ne t’aurais jamais laissée épouser ton vieux mari !

– T’es hypocrite ! à l’époque tu étais déjà marié avec Amsatou…

– Mais je n’ai jamais oublié ce qu’on avait vécu toi et moi quand on était ados !!! Rabi, je sais que tu n’es avec personne en ce moment, et tu sais que je te désire comme jamais et je compte te mettre dans mon lit tôt ou tard

– Tu es complètement fou, espèce de prétentieux !

Il me souleva du canapé et s’y assit en m’installant fermement sur ses genoux.

– A ce qu’il parait ! je t’affirme que j’ai mes démons et que je ne suis pas facile à vivre. Je ne te promets pas d’être un mari modèle. Je ne suis pas du genre à rentrer tous les soirs à six heures. Je suis propriétaire terrien, je travaille dans mes champs et je m’occupe de mes animaux surtout de mes chevaux toute la journée, et j’aime sortir tous les soirs pour décompresser quand je suis à Dakar. Je te traiterai comme une maîtresse, une amante, parce que je ne tiendrais pas ma promesse si je te promets d’être un bon mari

– Eh dis donc! en voilà une demande romantique !!!

– Je ne suis pas romantique, Rabiatou. Je te veux à mes côtés, c’est tout.

Ces mots avaient allumé en moi des flammes qui je ne pensais plus, se rallumeraient un jour. Il a été le premier à me chauffer et à ce moment-là encore c’est lui qui allumait le brasier en moi en cette froide fin de journée de décembre.

– Tu me dis que nous vivrons comme des amants alors qu’on sera marié, ou est la logique ?

– Comme ça, si on se lasse de tout ça un jour, tu pourras me quitter sans qu’on en souffre! Et tu n’auras pas à craindre que Pa Salif n’en fasse tout une histoire, tout le monde dira que c’est juste moi qui suis fou.

– Je commence à le croire pour de vrai sakh

– J’ai été le plus mauvais des maris la première fois, et je ne peux pas te promettre de faire mieux cette fois-ci. Mais j’essaierai car ma mère pense qu’il n’y a que toi qui pourra sauver mon âme

– Il faut donc que je t’épouse ou je risque de te voir pourrir en enfer, hein ?!

Je vis une lueur d’incertitude qu’il dissimulait derrière son air blasé.

– Soit à moi poussin ! je sais que tu me veux autant ! ça a toujours été le cas ! Entre toi et moi c’est fort !

– C’est vrai mais ce n’est pas que ça qui fait tenir le mariage !

– Et notre complicité ? cette façon qu’on a de communiquer sans utiliser des mots ? on se respecte, et on s’adore tu ne peux pas le nier ça

– C’est vrai, soupirais-je

– Et à la minute où tu en auras assez de moi, tu me le diras. C’est compris ?

– je n’ai pas encore dit oui dé…

Avec un grondement carnassier, il glissa une main derrière ma nuque et plaqua sa bouche ouverte sur la mienne. Comme j’avais eu chaud, soudain… comme c’était bon… qu’il était fort… Je nouai les bras autour de son cou et me laissai aller. Me marier avec lui dans de telles conditions, était probablement une folie pure ! Mais j’avoue, j’avais toujours les mêmes sentiments pour ce mec ! à l’époque, je m’étais mariée pour l’oublier et aujourd’hui je vois qu’en fait j’avais toujours attendu ce moment, même si je savais que ça ne serait pas facile. Mactar était un lion blessé et il était dangereux. Il serait capable de me briser sans me toucher…

Toutefois, j’avais fini par comprendre que, si je ne le faisais pas, je le regretterais éternellement. Le destin m’offrait une chance : il ne fallait pas que je la repousse,  que je repousse Mactar. J’appartenais à cet homme.

Il me fit m’allonger sur le canapé, lui sur moi. Sentir son poids ainsi faisait cogner mon cœur d’excitation. Je lui caressais le dos, jusqu’à ses hanches, puis poser les mains sur ses fesses musclées. La porte s’ouvrit à la volée sur Maty ma voisine et copine de ma mère, je voulus me redresser mais Mactar me poussa derrière lui d’un geste protecteur en se préparant à se débarrasser de l’intrus.

– Rabi yaw ta mère m’a dit que tu allais te marier, cria-t-elle avant de s’arrêter net en nous voyant

– Eh bien ta Maty, je te présente mon fiancé, Mactar !

Mon père fronça les sourcils en constatant que j’avais la tête ailleurs, et je me repris très vite. Heureusement ils n’ont pas trop tardé et surtout ils n’ont pas remis nos passés mon cher mari et moi sur le tapis. J’étais soulagée que ça se termine. Dès que papa termina la prière, Mactar me demanda de le suivre. Toutes mes affaires étaient chez moi à Thiès, donc on n’avait pas besoin de traîner à Dakar et tant mieux même ! je fis pleins de bisous à mes deux mamans et je filais avec mon mari sous le regard ahuri des matrones !

– Kholale ma li rek, li dé moye nameu k….e ! wa rabi Niang do khare gnou moure leu wala ngua khare gouddi sakh s’exclama la plus petite de nos badjennes (regardez-moi ça, ça se voit que tu es manque de sexe, Rabi, tu n’attends même pas qu’on fasse selon la tradition en t’emmenant chez ton mari ! ou bien tu attends au moins qu’il fasse nuit pour partir avec lui)

– Waakh ko Mactar, fignou tolou ni dé momeu yilif si aye wawame rek laye dokh (dites ça à mon mari, désormais je ne suis que ses directives  uniquement)

Mactar fit comme s’il n’avait pas entendu cette vipère, il me tira carrément par le bras et m’entraina vers sa voiture.

– On va ou, demandais-je pour meubler le silence

– Si alleu beu ! (Dans la brousse)

– Hein ??

– Comme ça quand je vais te prendre bien fort soye yokhou kéneu douleu dégueu (personne ne t’entendra quand tu vas crier)

– Mactaaaar, yaw nite ngua ??? (Tu es fou ou quoi)

– Dou déguone ngua ni dama dof, téwoul ngua dougou si mane ! taye la laye wane nimeu doffer si yaw… (oui je suis fou tu le savais et tu as accepté de t’unir à moi, désormais je vais te montrer à quel point je suis dingue mais de toi)

J’étais tellement choquée que je me tus ! et puis il avait dit tout ça avec un tel sérieux…

On passa vite fait chez moi à la cité Lamy et 1 heure plus tard, on quitta la route nationale après Thiès pour entrer dans les terres ; moi qui me demandais pourquoi Mactar conduisait une voiture aussi énorme, je comprenais mieux, la Mercedes G500 était juste ce qu’il fallait pour conduire dans cette brousse. J’avais compris qu’il m’amenait dans notre village où il avait élu domicile depuis 1 an. Je n’avais pas trop compris pourquoi ce choix, mais bon. Il conduisait avec maitrise, ça se voyait qu’il connaissait cette route comme sa poche. On arriva à Keur Gallo vers 19H30 et il dépassa les logements de nos chers cousins et on atteignit enfin ce qu’il appela son petit chez lui. Je ne fus pas surprise de voir une demeure à l’américaine. En fait, il avait fait construire un vrai ranch avec des étables pour le bétail et une écurie pour les chevaux.

– Je te ferais visiter l’extérieur demain, in chaa Allah

– Ok ça marche !

La maison était de plein pieds avec une grande cuisine, un double séjour salon salle à manger qui donnait sur une petite terrasse, 4 chambres avec chacune sa salle de bain. Il me montra sa chambre puis la mienne. Je soulignai que, que comme on était marié, on était censé dormir dans la même chambre, il me répliqua, d’un air impénétrable, que les chambres étaient plutôt petites et que lui il avait besoin d’espace. Moi ça ne me dérangeait pas de partager mon intimité avec lui, mais il ne me donna même pas le temps de protester. Il entra dans sa chambre et s’enferma.

Tchieye mane si lane la dougou ni ?! (dans quoi m’étais-je embarquée)

Amy Niang et soda Fall nos cousines s’occupaient de la cuisine et du ménage de la maison. En fait tous les employés de la grande maison étaient nos proches du village. Je les connaissais tous très bien. Quand le diner fut prêt, Amy m’avertit qu’elles rentraient chez eux. J’appelais Mactar et je servis. On dina dans le salon, et il mangea même avec appétit, moi j’étais nerveuse et je n’avais guère faim. C’était un gourmand et je savais que j’allais me faire plaisir en cuisinant, surtout que je cuisinais dix mille fois mieux que mes cousines. Je lui fis un thé et j’allais prendre ma douche.

Plus tard, tandis que je me séchais les cheveux avant de me coucher, Mactar entra dans ma chambre et referma la porte à clé. Je me figeai, le séchoir à la main. Ça faisait 5 ans que je n’avais pas été seule dans une chambre avec un homme. Et le voir si imposant si sensuel avec ce regard lourd de désir, me mettait dans tous mes états. Je me répétai dans ma tête que j’étais désormais Mme Mactar Niang et j’avoue qu’il me faudrait un peu de temps pour m’y faire !

– Ça va toi ? Demandais-je.

Mactar s’approcha de moi, me prit le séchoir et le posa sur la coiffeuse. Je sentis sa bouche chaude dans mon cou tandis qu’il commençait à défaire le nœud de mon peignoir en soie. Les yeux mi-clos, je me laissai aller en arrière contre lui.

– Ce soir, tu ne me refuseras rien, je crois. N’est-ce pas, Rabi ?

Sans attendre ma réponse, il me mordit la joue. Il ouvrit très vite mon peignoir et glissa ses mains à l’intérieur.

– Si tu savais à que point j’ai envie de toi, fit-il d’une voix rauque.

Moi aussi. Je brûlais de désir pour lui depuis l’adolescence. Depuis son retour, je l’évitais car je savais que je ne saurais lui résister. Et c’était toujours un véritable supplice quand je le voyais. Mais aujourd’hui, il était enfin à moi.

***Mactar NIANG***

Je sentis mon sang s’échauffer lorsque je la goûtai enfin, si douce, si délicieuse. Elle était irrésistible, avec ce petit sourire et cette étincelle malicieuse dans le regard. Ma femme.

Je fis glisser les bretelles sur ses épaules et je la touchais.

C’était merveilleux de sentir le poids de ses seins dans le creux de mes paumes. Elle se mit à respirer plus fort, tout près de ma bouche, alors que je jouais avec elle. Puis je descendis la main plus bas, entre ses jambes, où je découvris ses boucles humides. Elle prit une brusque inspiration.

– J’aimerais qu’il n’y ait plus de barrières entre ta peau et ma main…

– Euh tu veux que je me rase ? chuchota-t-elle, comprenant très vite ou je voulais en venir

– Oui. Je veux que tu sois lisse et chaude contre ma main. Mais, je m’en occuperais personnellement, demain…

Je me retournais pour éteindre la lampe de la chambre, pour laisser que la lumière faible de la veilleuse. Je voulais qu’il fasse presque noir. J’avais trop de cicatrices, trop de vieilles blessures que je ne souhaitais pas lui montrer. Je la fis se lever devant moi et lui ôtai entièrement sa nuisette. Elle appuya une main sur la coiffeuse, très calme dans sa nudité, pour me regarder me déshabiller. Je me débarrassai alors de mon jellâba que j’avais mis pour prier, ensuite mon t-shirt, toutes ces épaisseurs de tissu qui séparaient ma peau de la sienne. J’hésitai à enlever mon pantalon comme ça devant elle. Je ne voulais pas qu’elle voie les cicatrices sur mon corps. C’est alors qu’elle glissa un doigt dans ma ceinture et m’attira à elle.

– Aytia waye xalé bou goor bi, ne sois pas timide, chuchota-t-elle.

J’éclatai de rire. S’il y avait un qualificatif qu’on ne m’avait jamais attribué, c’était bien celui de timide ! Oh, après tout… je dégrafai mon pantalon et le laissa glisser à terre suivi de mon boxer, tout en m’asseyant sur la méridienne, à côté du lit. C’était un meuble délicat que j’avais trouvé à Dubaï, j’espérais juste qu’elle tiendrait pour ce que j’avais en tête. Avec un sourire coquin, Rabi passa le doigt le long de mon sexe déjà dur. Ce fut comme si des flammes me traversaient et je ne pus contenir un gémissement. Alors je la saisis par la taille et l’aida à se placer à cheval sur moi. Elle ferma à demi les yeux et son sourire se transforma en une moue de passion lorsque je la pénétrai sans plus de préliminaire. Je savais qu’elle serait prête à me recevoir et bon sang… je me rendis compte que c’était là ma place.

Cette position me permettait de pénétrer loin en elle tandis qu’elle se refermait autour de moi comme un poing. Et elle me serrait d’une façon… j’en oubliai de respirer tellement c’était bon

Les mains sur ses hanches, je l’embrassai dans le cou et mordillai ses seins. Quand je suçais un peu plus fort ses mamelons, elle émettait un drôle de petit bruit de gorge. J’insistais encore, pour la marquer. Elle était à moi. En l’épousant, je renonçais à toutes les autres.

Dieu, que c’était bon… Elle se mit à osciller sur moi, comme pour chercher à unir son corps au mien autant que possible. Je la guidai pour lui indiquer le mouvement qui nous apporterait le plus de plaisir à tous les deux. Le frottement de la pointe de ses seins si gros si parfaits sur mon torse attisait mon désir. Elle m’embrassa sur la bouche avec une passion qui la rendait maladroite.

– Oui, comme cela, murmurai-je en lui mordillant le lobe de l’oreille. Oui, sama bébé, ni la laye dieuler li ma mome, fess déleu si yaw. Nékhneu ? wakhema ? (Regarde comme je te remplis. Dis-moi que c’est bon)

Elle me répondit par un petit gémissement de plaisir.

– Tu es si étroite, si humide… si humide, toye ngua Rabi.

Le petit « Mmm » qu’elle poussa fit battre mon cœur à se rompre. On bougeait ensemble, ses jambes enroulées autour de ma taille, et la méridienne protestait en craquant. J’arc-boutai mes pieds nus sur le tapis, glissant les doigts dans ses cheveux et je sentis que je ne pourrais pas me retenir trop longtemps. Mais non, il me fallait résister encore, je voulais rester en elle longtemps. Cependant mon excitation était trop forte. Ma femme était trop chaude, onctueuse, trop douce, trop belle. Elle respirait de plus en plus vite en s’approchant de l’extase, remuant les hanches à un rythme qui ne s’apprenait pas. Alors, je l’accompagnai. Chaque coup de reins me soulevait de la méridienne pour la prendre vite et fort. Je lui disais des mots crus, des éloges de son corps et de ce qu’elle me faisait. Les yeux brillants, elle accompagnait mes paroles de cris de plaisir de plus en plus hauts. Au moment où sa voix se brisa dans un « Wouye Mactar li lane la (c’est quoi ça)? », j’explosai.

Nos gémissements étaient en harmonie.

– Ça va bébé ? Je ne t’ai pas fait mal ? lui demandais en l’embrassant goulûment sur la bouche.

Elle posa les doigts sur mes lèvres pour me faire taire.

– Mactar je n’ai jamais ressenti ça… ça va merveilleusement. C’était très, très bien

– Tu es si belle, poussin.

– Tu continueras toujours à m’appeler comme ça ?

– Oui toujours …

Je la serrai contre moi en inspirant profondément. Elle était si douce, si chaude… Elle sentait si bon… Ce n’est qu’en me sentant durcir à nouveau que je me rendis compte que j’avais encore envie d’elle. J’avais beau la désirer depuis si longtemps je n’avais pas pensé au fait que je ne puisse me rassasier d’elle. Etait-ce dû au fait qu’on était à présent marié ? Non, déjà que j’étais loin d’avoir pleinement assimilé la cérémonie du mariage d’aujourd’hui et ce qu’elle impliquait. Tout ce que je voulais, c’était être en elle, où je me sentais en sécurité, où tout était amazing, où j’étais enveloppé d’une tendresse qui apaisait mon âme douloureuse.

***Rabi***

Mactar me fit l’amour encore à deux reprises sur la méridienne, avant de me porter jusqu’au lit. Je m’éveillai à demi quand il tira les couvertures sur mon corps nu et je lui saisis le poignet au moment où il s’apprêtait à partir.

– Tu vas où ? Reste bébé.

Il me considéra longuement. Non parce qu’il réfléchissait, compris-je, mais parce qu’il était en proie à une violente lutte intérieure. Il serra les poings et un muscle sur son cou se mit à tressauter. Il était sublime, vêtu uniquement de son pantalon qui tombait bien bas sur ses hanches. Je le vis prendre sur lui pour se calmer, seconde après seconde, sans me quitter des yeux.

– Rabi… je ne dors plus jamais dans un lit avec une femme.

– Jamais ? demandais-je choquée

– Jamais… Essaie de te reposer, demain une longue journée nous attend ! je t’emmène dans mes champs d’arachides à Darou khoudoss. Nous partons à 7 h 30. Maintenant, dors !

Il dévora longuement ma bouche avant de tourner les talons et se diriger vers la porte, qu’il claqua si fort que les fenêtres vibrèrent. Je l’entendis traverser le couloir et claquer la porte de sa chambre à lui. Et, très discrètement, la fermer à clé. Je m’étendis de nouveau.

Tout mon corps vibrait encore de notre dernière étreinte douce et tendre sur la méridienne. Mactar m’avait tout donné quand il m’a prise cette nuit, s’engageant totalement dans l’acte charnel. Et, en même temps, il avait pris un soin infini de moi, étant attentif à mon plaisir. Et pourtant là tout de suite je venais de voir, même si c’était durant quelques secondes, son autre visage, ses peurs ses démons. « Je ne dors plus jamais sur le même lit qu’une femme » c’est ce qu’il a dit. Et que dire de ses cicatrices sur son corps… saurais-je un jour ce que mon mari a vécu aux states ?

Je me suis mariée à un homme avec de nombreuses facettes, un homme merveilleux mais avec des nuances très sombres. J’avais un long chantier devant moi, une tonne de défis…

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22 commentaires on “MON MARI, MES DÉFIS… : PART 1

  1. Holalalalalalalalalalala jé hâte de découvrir la s8te
    Cette histwre semble promettre de vive revirement 👑😇😍😻

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