mar. Déc 1st, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

MON MARI, MES DÉFIS… PART 4

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****RABI***

Ok ok, j’ai utilisé le sexe pour faire flancher Mactar à propos d’Habib, ce n’était pas cool mais en amour comme à la guerre tous les coups sont permis. J’étais fière de lui avoir arraché cette promesse et de quelle façon, mais j’avoue que le lendemain quand je me suis réveillée j’ai eu un doute concernant la tenue de cette promesse. Mon mari, beuri djiko en puissance, était bien capable de se rétracter sans que je ne puisse rien y faire.

En attendant, on profitait de nos vacances sans revenir là-dessus ! il restait en tout et pour tout 10 jours de farniente et j’avais envie plus que jamais que mon mari baisse sa garde. J’aimais certes ses petites attentions envers moi quand on était seul, mais il restait généralement froid, détaché presque indiffèrent, devant la famille et ses amis. C’est comme s’il mettait une sorte de carapace de protection dès qu’on sortait de notre intimité, donc personne ne pouvait même soupçonner sa tendresse envers moi. Du coup j’en perdais ma spontanéité. Je suis naturellement quelqu’un de très tactile, chaleureuse, sociable avec tout le monde et quand on est arrivé ensemble à Dakar, j’avais tendance à lui prendre la main devant les gens ou simplement le toucher, histoire de garder un contact physique avec lui mais il me repoussait toujours, gentiment mais fermement. J’ai alors compris que les démonstrations affectives seraient permises que chez nous uniquement, notamment dans ma chambre.

Il faut dire que dans ma chambre, il devenait quelqu’un d’autre. On aurait dit qu’il avait été créé uniquement pour me satisfaire sexuellement et surtout, il avait fait de moi, une vraie dévergondée. Avec l’aide de ma mère, je me suis carrément « armée jusqu’au dent » pour pouvoir me confronter à mon cher mari. C’est David contre Goliath, mais garawoul ici même une défaite est un plaisir. Mais c’est toujours excitant de gagner même si parfois c’est de justesse mdrrr.

Un soir, alors qu’il avait prévu de sortir avec ses potes après le diner, ce qui en passant commencer à bien m’énerver, j’ai tout fait pour qu’il reste avec moi, le chauffant en lui envoyant des textos hot hot hot ! vers minuit, j’attendais qu’il me rejoigne mais il se faisait désirer. J’étais sûre qu’il n’était pas sorti pour l’instant car j’étais postée à ma fenêtre surveillant sa voiture comme du lait sur le feu. J’étais tellement concentrée sur ma surveillance que je ne l’ai pas entendu ouvrir doucement ma porte.

· C’est moi que tu guettes ?

Je sursautais comme une brebis apeurée lol.

· Mo, yaw loye yott ni, tu m’as fait peur ish !!! je prenais juste l’air.

· Avec ce vent dehors ?

· Souma nékhé …(si je veux) ! tu ne sors plus khana ?

· Tu oses me le demander ? Rabi Niang niémer ngama légui dé, et puis c’est quoi ces messages que tu m’envoies sachant que j’avais des projets pour ce soir

· Mactar Niang mane je ne gère que les projets que je programme avec toi pour toi, lènene safouma (rien d’autre ne m’importe)

Il s’approcha de moi le visage serré avec son air de sauwass là, mon cœur se mit à battre une chamade désordonnée. Ses mains entourèrent mon cou délicatement et il se baissa jusqu’à ce que nos lèvres soient à quelques millimètre, il chuchota

· Vas-tu assumer tes messages ?

· Si tu es là c’est parce que tu sais que lima wakh dama koye déf (je fais ce que je dis)

· Hum, tu m’as l’air bien sure de toi ma belle !

· Mane Niang Balo rek…commençais-je en tirant sur sa chemise jusqu’à faire voler quelques boutons

De ma langue je traçais une ligne imaginaire de sa pomme d’Adam à son téton gauche que je mordillai comme il aimait faire avec mes mamelons. Il poussa un long soupir et je remontai jusqu’à son oreille

· … lo amoule simane rek, yaw la nékhh (je te donne tout ce que tu veux)

· Paré ngua ? douma bayi tant que sarakhouwoma (tu es prête? tu me supplieras d’arrêter)

· Mané nassi dall (tu attend quoi?)

Je n’avais même pas fini ma phrase qu’il me happait comme une bête affamée… taye rek laye dé !

Le vent soufflait de plus en plus fort dehors au moment où Mactar s’enfouissait en moi par-derrière, profondément, lentement. Ses cuisses écartées entouraient les miennes et je les sentais se contracter à chaque fois qu’il s’enfonçait en moi, appuyant son torse contre mon dos, son bassin frappant mes fesses, comme s’il voulait aller toujours plus loin en moi. J’avais oublié à quel point, il adorait les défis et qu’il était prêt à tout pour que je le supplie de me laisser me reposer. Cependant je n’avais aucunement l’intention de perdre, ce soir. Même après plus de 2h de combat acharné…

Ses merveilleux coups de reins me transportaient dans d’autres cieux, tantôt langoureux, tantôt féroces. Et c’était le nirvana quand il touchait mes seins ou ma petite perle en même temps, j’avais perdu le fil de mes orgasmes. Soudain, il se retira et le canapé protesta quand il se redressa et s’agenouilla derrière moi.

· Tourne-toi, bb

Mes membres fatigués lui obéissent pourtant sans hésiter et je le regardais se caresser en attendant que je m’exécute (tchiey sama hombre moy thiaga, li eupeuna waye). Quand je lui fis face, il m’allongea doucement sur le dos, remonta le long de ma poitrine, les genoux de part et d’autre de ma taille. Son regard était noir de désir et si brûlant que je le voyais me regarder dans la pénombre, réfléchissant à son prochain geste. Il prit mes seins dans ses mains, et je frissonnais des pieds à la tête. Il pinça mes tétons et je gémis en me cambrant de plus belle. Je le sentis se mettre à l’aise, puis il plaqua son sexe entre mes seins. Mon Dieu, je n’avais jamais fait ça, ni penser le faire un jour.

Mais j’étais prête à tout essayer, avec lui et il le savait. Je voulais voir les allers-retours de son bassin, sentir la chaleur épaisse de son mboldé sur ma poitrine, entendre ses gémissements de plaisir. Il pressait mes seins sur sa verge, d’abord doucement, puis plus fort, comme s’il parvenait tout juste à garder le contrôle. Malgré l’ivresse du plaisir qui me donnait le tournis, j’ouvrais les yeux, parce que je devais voir ça, je voulais garder l’image de notre première branlette espagnole en tête à jamais. C’était la chose la plus érotique que je n’avais jamais encore essayé.

Son corps musclé accéléra le mouvement de va et vient, luisant de sueur. Il planta ses doigts dans ma chair alors que de petits gémissements lui échappaient. Il avait les yeux fermés mais il les écarquilla quand je posai mes mains sur les siennes pour prendre le relais. Je ne voulais pas qu’il se retienne. Je voulais qu’il bouge, qu’il se branle sur moi, qu’il me donne tout.

J’écrasais mes seins pour serrer plus fort sa virilité triomphante, mouillée qui glissait entre eux. Il empoigna le bras du canapé et le meuble grinça plus fort lorsqu’il s’en servit pour mieux approfondir ses va et vient sur ma poitrine. Il serrait sa mâchoire et son front était couvert de sueur. De petites gouttes tombaient même sur mon épaule.

Soudain, il vida tout l’air de ses poumons et cria mon nom, pantelant, suppliant.

· Rabiiii Niang, putaaaain, putainnnnnnnnnnnnnn akhhhhhhh !

Je n’avais jamais rien vu d’aussi intense que mon homme au-dessus de moi, me faisant l’amour dans cette position coquine et excitante, me procurant le plaisir suprême de le voir perdre toute sa maitrise légendaire. Le canapé grinça plus fort une fois, deux fois, puis Mactar se cambra, pencha la tête en arrière, et rugit littéralement en tremblant de tout son corps. Son essence chaude et épaisse éclaboussait ma poitrine, coulant sur ma gorge, se mêlant à ma transpiration.

Dès l’instant où son engin là cessa de pulser, il s’allongea sur moi, plaquant nos corps l’un contre l’autre, et pris mon visage dans ses mains pour m’embrasser sauvagement. C’était collant, crade, et naturellement parfait. Je devenais carrément accro et pro… je gravissais les échelons de la « coquinerie conjugale » et ce n’est pas Mactar qui vous dira le contraire…

Les jours ont filé à une vitesse folle. Ces vacances m’avait fait énormément de bien et surtout j’avais bien profité de ma maman et en parlant d’elle, j’étais justement en route pour passer l’après-midi à la maison. Dès que je suis arrivée, elle m’a bombardée de questions comme d’hab ! je l’aidais à finir le repas tout en papotant de tout et de rien

· Wa nguaner yaw sa djeukeur bour fiir bobou mola bayi ngua gneuw tout l’àpres midi à la maison, khana dangua ko yobeu « planete akhhhh » ? (toi la c’est ton jaloux de mari qui t’a enfin laissé venir me voir tout l’après-midi, c’est surement une promesse faite au 7e ciel)

· Kxkxkx, madré laisse mon mari tranquille waye !

· Bakhna rek, je suis sûre que doula bayi ngua noyi, appelant pour n’importe quel prétexte pour que tu rentres tôt !

· Wayé taye dé tallouma (aujourd’hui il a d’autres chats à fouetter). Ses partenaires hollandais sont à Dakar et ce soir, ils vont au king fad palace pour un dîner de gala

· Ba amngua lo soll rek ? (qu’est-ce que tu comptes mettre?)

· Euh soll pour dém fane ? (pour aller ou?)

· Si diner bi khana ?

· Je crois que c’est juste ses collaborateurs qui y vont dé ! en tout cas Mactar ne m’a pas proposé de venir

· Yaw yaye doff deugueu (t’es vraiment folle toi) ! tchipatou ! yaw Rabi nite ngua ?

· Wa, louma def ? (qu’est-ce que j’ai encore fait)

· Donc quand il sort le soir, tu le laisses sortir seul ?

· Bien sûr ! tu sais que je déteste sortir en boites de nuit et autres clubs ou ils vont généralement et franchement je n’aime pas le milieu que Mactar fréquente. C’est trop dense pour moi

· Et tu penses qu’en le laissant y aller seul, il va arrêter de fréquenter ces gens-là ? continuel di dof doflou rek, béneu xalé bou ndaw néko thiopett si saye lokho dingua wakh lou sétt (continue à faire ta folle, une petite va te chipper ton homme vite fait et bien fait)

· Wa mais…

· Dimbalima la wakh ! je veux que tu décolles cette étiquette de la gentille professeur de français qui te colle au visage et secoue toi bon sang ! et puis sakh mayma touti (attend un peu)

Elle appela ma demi-sœur cathy et lui demanda de surveiller son soupou kandja et d’éteindre le feu dans une dizaine de minutes et de servir. Elle entra dans sa chambre, parla à mon père et ressortit quelques minutes plus tard avec son sac à main et ses clefs de voiture. J’étais complètement dépassé par le « TGV madré piss ».

Je l’ai suivie dans son délire, on est allé au sea plaza et elle me fit faire le tour du centre commercial comme si j’étais sa poupée. Elle me choisit, pour le diner, une superbe robe bustier noire scintillante qui moulait toutes mes courbes, avec des sandales dorées à talons. Puis direction le salon de coiffure, mes cheveux indisciplinés, héritage de mes origines cap-verdiennes) furent lissés et coiffés et on me fit un maquillage simple mais sophistiqué. Je me sentais belle. Je me sens toujours moi-même mais dans une version plus soignée et élégante.

Madré piss me déposa chez ma belle-mère vers 19h30, j’étais KO mais radieuse

· Je ne descends pas dé, à cause de toi j’ai perdu tout mon après-midi ! tu as intérêt à assurer légui

· Ok Ma, j’ai bien compris

· Rabi xalé you goor yi loléne tamale rek, gnou djafandoussi ! dagno beugueu lou yombeu ! Il est inconcevable qu’il sorte s’amuser sans toi, même si tu n’aimes pas ses fréquentations, prends sur toi et si c’est vraiment au-dessus de tes forces, fait en sorte qu’il ne sorte pas khamngua fimaye wakher ! fékhh ngua torope, je suis sure qu’il croit qu’il s’est marié à une villageoise !

· Wa boummassi khasse nak (c’est pas la peine non plus de me dénigrer)

· Dimbalima ish tauye ngua torope (tu es trop nonchalante)!!! wa legui dawale (bon vas-y) amour ! on s’appelle demain

· Wa Ma et s’il me dit qu’il ne veut pas que je vienne avec lui

· Si tu n’arrives pas à le convaincre de t’amener avec lui ma khamni konne djouroumala (je saurais alors que je ne suis pas ta vrai mère)…

· Wa mais…

· Watiale sama auto la wakh (descend vite de ma voiture)

Je suis descendue de la voiture complétement hilare ! mon dieu ma mère va me tuer !!

Les jumelles m’accueillirent avec des cris, disant que j’étais trop belle et me rassurèrent que Mactar n’était pas encore rentré. Je filais prendre une douche froide, et quand j’entendis la voix de Mactar par la fenêtre je mis mon kimono en soie et fit mine de terminer mon maquillage, il ne montera pas dans sa chambre sans d’abord passer me faire un coucou.

Quelques secondes plus tard il entra dans ma chambre et par le miroir je le vis me reluquer s’attardant sur mes fesses. Puis quand il avisa ma coiffure et mon maquillage, il se figea.

· Tu vas où maquiller comme ça, Rabi Niang ?

· Je vais où ? c’est quoi cette question ?

· Tu comptais sortir sans m’avertir ?

· Pff louleu dale (qu’est-ce qui te prend) Mactar ? khana ce n’est pas toi qui m’a dit ce matin qu’il y’avait un dîner de Gala au king fahd palace

· Quoi ? tu comptes venir avec moi ?

· Wala ? vous n’y allez pas en compagnie de vos épouses ?

· Si si bien sur c’est juste que je ne pensais pas que ça t’intéressait

· Wala tu penses que je suis indigne d’être à ton bras ?

· N’importe quoi comment tu peux débiter des âneries pareilles ?

· Je ne sais pas Mactar. Ce sont tes questions là kat qui me font douter. Je croyais que naturellement ma place était à tes cotes dans ce genre d’évènement, me serais-je trompée ?

· C’est juste que tu m’as dit que tu n’aimais pas les soirées mondaines… mais bon bref soit prête dans dix minutes alors et robe de soirée exigée.

Il sortit vite fait me laissant complètement perplexe, pense-t-il vraiment que je ne sais pas comment ça se passe dans ce genre d’Evènement pour me préciser que la robe de soirée était exigée ? que croyait-il que j’allais mettre un jean ? pfffff

Les paroles de ma mère me revinrent en tête, et encore une fois je me rendis compte à quel point j’étais naïve. Ahh mane laye ték nguaka (il me prend pour une paumée), je vais lui montrer nakala.

Je pris mon temps pour m’habiller et 20 minutes plus tard je descendis le retrouver. Il était en train de faire les cents pas, jusqu’à ce qu’il me voie.

Lentement, il sourit jusqu’aux oreilles ce qui est assez rare venant de lui. Ma poitrine se contracta et je souris à mon tour, facilement parce que je sentais que j’allais casser la baraque.

Il traversa le salon, s’arrêta à quelques pas de moi, et nous nous dévorons du regard. Ses chaussures noires sont brillantes, son costume gris anthracite est parfaitement taillé, de sorte que je vois ses cuisses musclées lorsqu’il bouge.

J’essayais de cacher que je le reluquais, mais impossible de ne pas le dévorer des yeux.

Sa chemise blanche est cintrée et il ne portait pas de cravate. Les deux premiers boutons sont ouverts, et je me frottais les doigts sans le vouloir, me retenant de caresser son cou. L’ombre d’une barbe à peine naissante sur sa mâchoire le rendait encore plus sexy que jamais.

Nos regards se croisèrent enfin et il me dévisageait toujours, la bouche entrouverte, et je ne parvenais pas à déchiffrer son expression. Les secondes passaient et je me sentis soudain nerveuse.

· Euh pourquoi tu me fixe comme ça ? quelque chose ne va pas ?

Il cligne des yeux mais ne dit rien.

· Je peux aller me changer si tu penses que c’est trop…

· Non, répond-il en s’approchant plus de moi. Non, ne change rien. Tu es… parfaite.

Il me regardait comme s’il ne pouvait pas s’arrêter.

· Je ne m’attendais pas à… je veux dire, tu es sublime…

· Tu as perdu tes mots Mactar Niang ?

Il me lança son sourire sexy là et me prit tendrement le menton.

· C’est juste que tu m’as coupé le souffle.

Je souris jusqu’aux oreilles.

· Merci, t’es pas mal non plus, Mr mon mari

· Je commence déjà à être jaloux de comment les hommes vont te regarder là-bas

· Tu n’auras qu’à montrer à tout le monde que je suis à toi et je suis sûre que personne ne me regardera, hein

· Pff comme si c’était possible… dit-il en me tendant la main. On y va ?

Ma main glissa dans la sienne le plus naturellement au monde. Et il ne l’enleva pas, cette fois-ci. ! étais-je en train de devenir sa femme hors de notre chambre ? il était temps et je vais m’en donner à cœur joie

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