mar. Sep 22nd, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

MON MARI, MES DÉFIS… PART 8

20 min read

***MACTAR NIANG***

Depuis 5 jours, je suis dans le sud de l’Afrique du Sud, dans un village pittoresque pour fêter la naissance de la fille de mon pote Fadel. J’aurais voulu que ma femme soit à mes côtés, mais j’avoue que j’ai sauté sur l’occasion, dans un premier temps, pour précisément m’éloigner d’elle et de ce trop plein de sentiments qu’elle suscite en moi.
Ça va faire 3 semaines exactement que je suis parti. J’aurai dû être délivré, mais au contraire, je me sens comme une coquille vide. Vide. Je ne connaissais pas ce sentiment, je ne l’ai jamais expérimenté ! même quand j’ai eu l’impression de toucher le fond dans le passé, jamais je n’avais ressenti ça…
Depuis sa « rébellion », (car c’est exactement ce qu’elle a fait), j’ai l’impression que tout va de travers. J’avais l’impression de ne plus la reconnaitre, cette femme froide au regard hostile n’était pas ma Rabi. Elle se foutait désormais de moi avec un aplomb sidérant. Et c’est troublant pour moi de me dire que peut être, j’ai eu tout faux depuis le début ! j’ai la sombre impression d’avoir créé un monstre. Et je le paye plein pot.
Aujourd’hui, force est d’avouer que je n’en peux plus de son indifférence, de cette barrière qu’elle a installée entre nous deux ! à la base c’est moi qui voulais maintenir cette distance qui nous empêcherait de trop s’attacher sentimentalement, et maintenant qu’elle joue le jeu, je souffre.
Et ma plus grosse bêtise a été de vouloir lui faire croire que je lui étais infidèle. J’étais tellement obnubilé à tout faire pour ne pas retomber dans le piège de l’attachement pour ne pas dire de l’amour, que j’ai accumulé les erreurs, mais celle là putain c’était ignoble de ma part.
J’ai été trahi dans le passé. Je l’ai vécu dans ma chair, dans mon âme : la découverte de l’infidélité d’Amsatou, qui plus est avec celui que je considérais comme un de mes meilleurs ami, a été douloureuse. Je me suis senti dupé, abandonné, rejeté, humilié, autant de choses qui ont fait que ça a détruit la substance même de ma conception de l’amour
Lorsque la personne avec qui vous partagiez presque tout, devient celle qui vous a menti en vous regardant droit dans les yeux et qui vous a traité comme si vous n’étiez même pas digne d’un minimum de respect, le monde dans lequel vous pensiez vivre s’en trouve complètement chamboulé. L’histoire de votre vie vole en éclats, au point qu’il vous est difficile de recoller les morceaux.
Aujourd’hui, Rabi en a fait les frais et je me rends compte que je suis allé trop loin. Je comprends qu’elle m’en veuille, et si je ne réagis pas elle risque de me détester et je ne suis pas sûr que je pourrais le supporter.
Suis-je amoureux d’elle ?
• Fadel : éperdument je dirais…
• Moi : euh …
• Fadel : oui, oui tu as pensé très, très fort, même les gens du village d’à coté t’ont entendu je peux te l’assurer
• Moi : t’es trop con !! il est vraiment temps que Nina te recadre
• Fadel : yaw kaye ya dieul la palme de la connerie !!! boy fils mane je ne te reconnais plus ! tu as toujours été le plus lucide d’entre nous, même ces traitres de Badou et d’Amsatou n’ont pu ébranler ta force tranquille. Et Dieu sait qu’on était conscient que tu avais mal, mais tu as su garder la foi et surmonter les épreuves. Avoir à nouveau ta chère Rabi dans ta vie, a été la meilleure chose qui pouvait t’arriver et tu le sais. Je ne t’ai jamais vu vivre aussi intensément ta relation avec une femme, même avec Amsatou.
• Moi : tu ne penses pas que tu exagère un peu…
• Fadel : hum tu crois ? rappelle-toi, de ce que tu as ressenti quand elle t’a comparé avec son ex-mari…
Rien que d’y repenser, mon sang ne fit qu’un tour ! je serrais les poings inconsciemment
• Fadel : tu n’as même pas besoin de répondre, tes gestes parlent pour toi. Tu te rends compte, tu es jaloux d’un mort ! tu lui en veux d’avoir été le premier homme de Rabi, et surtout qu’elle fasse de lui une référence.
• Moi : elle voulait juste me rendre jaloux… dis-je sans grande conviction
• Fadel : tu la connais mieux que moi, et je sais que tu sais reconnaitre quand elle bluffe ou pas. Khalé bi sa lokho la maggué ! si son vieux mari a su la rendre heureuse, yaw tout jeune tout frais tu peux faire beaucoup mieux, wala tu n’as pas assez de couille pour relever le défi ?
• Moi : ce que tu ne comprends pas, c’est que c’est plus qu’un défi fad. Je veux qu’elle soit complètement à moi, c’est un fait, mais ces dernières semaines m’ont prouvé que si je voulais être à nouveau dans ses bonnes grâces, je ne saurais même pas par ou commencer pour la reconquérir. Cette histoire avec Sarah a fait que j’ai perdu tout le respect qu’elle avait pour moi, tu te rends compte elle a dit que désormais je ne suis que son « gigolo Halal » ! elle maintient entre nous une barrière infranchissable pour moi et mon égo.
• Fadel (mort de rire) : avoue que tu l’as bien cherché
• Moi : je me suis éloigné d’elle car tout partait en couille. Tu sais, la veille de mon départ, on avait eu un moment de répit et notre désir brulant s’est manifesté comme à chaque fois qu’on se laissait aller juste un peu, mais elle a exigé les préservatifs. Et là, je me suis rendu compte à quel point ce petit bout de femme me tenait. Fermement, sans pression. Alors je l’ai punie, toute la nuit, encore et encore, jusqu’à finir la boite de Durex
• Fadel : la boite de 8 ?
• Moi : la boite de 15…
• Fadel : oh God, mon frère est devenu un monstre !!!! et lendemain tu t’enfuies comme un voleur ??
• Moi : je sais c’est petit et encore une fois, j’ai tout fait foirer. Depuis le début de notre nouvelle relation, je me conduis avec elle comme un salop je croyais que c’était plus confortable que de prendre le risque de souffrir à nouveau. Mais le résultat est le même sinon pire. Je n’en peux plus
• Fadel : j’allais t’engueuler pour avoir fui la femme de ta vie durant ces 3 dernières semaines, mais là je me rends compte qu’il te le fallait pour faire une mise au point avec toi-même.
• Moi : le résultat est là : j’ai besoin d’elle, elle donne à ma vie un équilibre que je n’aurais pas soupçonné. Derrière ses airs de sainte nitouche, se cache une lionne qui me captive. Elle est aussi mystérieuse qu’envoutante. Elle ressemble à un feu ardent, et j’avoue qu’inconsciemment j’ai envie de m’y bruler.
• Fadel : sétététe, ça y est, gnakeu nagnoula (on t’a perdu) !!!
• Moi : pfff Tony et Fatou pourquoi il a fallu qu’ils t’apprennent le wolof ?!
• Fadel : ne change pas de sujet waye ! moi tout ce que je peux te conseiller c’est d’apprendre à connaitre la nouvelle Rabi, sans ça tu ne pourras pas la conquérir. Et c’est mon expérience avec Nina qui me permet de te le conseiller.
• Moi : j’en suis conscient bro. Mais et si elle n’arrive pas à oublier son ex ?!
• Fadel : Tu veux être avec elle ?
• Moi : bien sûr !
• Fadel : Alors qu’elle soit toujours attachée à son défunt mari ou pas n’est pas important. La question que tu dois te poser, c’est ce que tu es prêt à faire, à risquer, pour qu’elle ressente pour toi à nouveau les sentiments forts qui vous liez quand vous étiez plus jeune. Pour qu’elle te refasse confiance et qu’elle revienne vers toi.
Et ma réponse, dans ma tête, est simple : je suis prêt à tout. Ma gorge se serre lorsque j’avoue enfin :
• Moi : je ne veux plus de demi-mesure Fad
• Fadel : alors, pour l’amour de Dieu, bats-toi pour elle ! séduis-la, attire-la, dokhane ko comme si vous veniez de vous rencontrer ! et surtout oublie un peu le sexe, boy, déjà que je suis sûr qu’avec ce que tu lui as fait subir la dernière fois, elle en a fait une overdose.
• Moi : hum ce ne sera pas facile, car elle me rend dingue avec ses… pfff ! bon bref…
• Fadel : pitaing !
• Moi : oh la ferme ! bon vous venez toujours la semaine prochaine ?
• Fadel : shii, plus que jamais ! j’ai hâte de connaitre l’ange qui a su remettre ce diablotin de Mactar Niang sur le chemin de l’amour…
• Moi : bordel, Nina déf nala yambarr rek
• Fadel : kat…….. (Très très gros mot)

Le lendemain à Dakar…
Voilà une dizaine de minutes que maman me fixe méchamment. Elle est surement au courant, et je sais qu’elle est du côté de sa belle-fille. Mais sa voix apaisante prend les nouvelles de mes amis, et quand elle me demande comment je vais, moi, je ressens au plus profond de moi à quel point elle est inquiète pour son fils unique.
Vous savez ce que l’on dit, que les mères savent tout ? Oui, c’est agaçant parfois. Mais est-ce exact ? oh putain oui !!! Ma mère ne s’est jamais trompée, déjà sur Amsatou qu’elle n’avait jamais aimé et ensuite sur Rabi qu’elle a mise subtilement dans ma tête depuis mon retour au Sénégal. Donc à ce moment précis, son opinion m’est très précieuse. Je sais ce que je devrais faire pour arranger les choses avec ma femme mais je veux avoir la confirmation que c’est en fait la bonne chose à faire. Le doute, l’envie de bien faire, rendre une personne amoureuse de moi, tout ça c’est un nouveau territoire pour moi, car je n’ai jamais eu besoin de le faire. Et je ne peux pas me permettre de tout bousiller. Encore une fois.
Avec un soupir, je lui raconte toutes mes manigances pour ne pas m’attacher à sa protégée mais dans une version très abrégée. Cela ressemblait à une sorte de confession. Et je lui expliquais enfin mes plans pour me dédouaner dès demain. Lorsque je terminai, elle resta silencieuse pendant quelques secondes. Et puis elle fit la dernière chose que je m’attendais que ma mère, cette personne si polie et réservée, fasse. Elle éclata de rire.
• Oh mon fils, comment tu as pu être aussi con et aveugle pendant tout ce temps ???
• Euh… (shhii mére bi wagni nama)
• Bref le plus important est que tu te sois rendu compte à temps de ta bêtise hein ! maintenant que tu es absolument convaincu que Rabi Niang est la femme qui te convient, non pas seulement en tant qu’amante, mais aussi en tant qu’amie, compagne et partenaire, voici mon conseil : sois opiniâtre, inflexible, ne lâche rien. Si ta confiance vacille, elle pourra croire que ton affection peut suivre le même chemin. Tu lui as déjà donné plusieurs raisons de ne pas croire en toi, ne laisse pas tes doutes et tes démons la conforter dans cette idée. Sois doux, Mactar. Honnête. Comporte-toi comme le garçon que j’ai élevé pour être un homme. L’homme responsable et amoureux qui saura rendre ma Rabi heureuse !

***Rabi Niang***
• Tu as mauvaise mine, fit ma mère, préoccupée. Je t’avais dit que tu t’es engagée dans un combat impossible, tu ne peux pas faire du mal à l’homme que tu aimes sans que le mal ne se retourne vers toi
• Madré stp n’en rajoute pas. C’est vraiment difficile en ce moment d’autant plus qu’il n’est pas là depuis 3 semaines et qu’il fait rarement signe de vie.
• 3 semaines ???? mais il est où ?
• Il a juste dit qu’il allait régler ses affaires. Tu sais, rien n’est plus difficile que de faire voir la réalité à un foutu orgueilleux comme Mactar…
…. Depuis notre altercation, on vivait une sorte de guerre froide. Même si cette situation me minait, j’ai fait semblant que tout allait pour le mieux, je jouais le jeu jusqu’au bout.
Les premiers temps, il me saluait à peine, ne mangeait presque plus avec moi car il partait tôt le matin et ne revenait que tard le soir. Et quand ça se tassa, tout recommença à se dérouler comme avant du moins extérieurement. Il boudait les repas de Soda juste pour me mettre la pression, mais je ne préparais que quand j’en avais envie. Il y’a des jours ou je ne sortais même pas de ma chambre. Je ne fermais jamais ma porte à clé mais orgueilleux comme il est, même s’il avait envie de sexe, je sais qu’il n’essayerait pas de l’ouvrir et prendre le risque de la trouver verrouiller. Et pourtant, il était à cran, khogne ba daar. Même si je n’en menai pas large khame nani mako tanner wone (j’étais moins en manque). Désormais à la maison, l’habillement super léger était de rigueur, j’ai renouvelé toute ma garde-robe maison chez « caresses et baisers » aye robe you oyoff toll transparent à souhait, j’avais mis à chaque coin de la maison des pots-pourris avec mon parfum bien imprégné pour qu’il ait l’impression de me sentir partout. D’habitude, il y’avait toujours des sucreries dans le frigo et en vrai Nianguéne, il aimait bien trouver du thiakiri, du ngalakh, ou simplement du lait caillé, mais dernièrement je remplissais le frigo de jus de gingembre, du cocktail bissap-fruit de la passion, de niambane dakaaar… et quand je le surprenais en train de mater quand je faisais exprès de lécher ma cuillère de niambaane ak le sitou qui l’accompagne, je sentais qu’une première barrière allait bientôt se briser…
Ça faisait toujours des étincelles entre nous, et que Mactar soit aussi peu capable de me résister me rendait confiante et très sure de moi. (Ce qui suit nak, je ne l’ai pas raconté dans les détails, à ma mère, je vous rassure dès maintenant (bala gnoumaye yobou keur yama ditakh)) : en fait, ayant été avertie par je ne sais qui dans la famille, notre badjénne (tante) Fatim, (cousine de nos pères et une des seuls de la famille qui préfère vivre à keur Gallo), est venue un soir à la maison à l’heure du diner pour néna nous conseiller et nous réconcilier, mon mari et moi. Dieu sait que ce n’était pas nécessaire, mais durant tout le repas elle n’a pas arrêté de parler et j’avoue que je ne l’écoutais pas vraiment. Mactar semblait concentré mais quand j’ai senti sa main se poser brusquement sur ma cuisse, sous la table, lol j’ai su qu’il n’écoutait pas non plus. Je me tournai vers lui, surprise, il avait l’air sérieux et ses yeux lançaient des éclairs. Sa main accrut sa pression, un contact plutôt excitant. Il se mordillait la lèvre inférieure comme s’il se retenait de rire avec une moue tellement sexy que ça me fit frémir. Je ne sais pas s’il profitait de la situation pour un rapprochement corporel sachant que je ferai tout pour ne pas que badjenne soupçonne ce qui se passe sous la table, mais dans tous les cas, Il voulait me perturber en jouant au petit bandit, mais khamoul ni weuyou bandit moye bayame.
À mon tour, je glissai ma main sous la table et la posai sur la sienne, que je fis remonter plus haut sur ma cuisse. Sa voix se fit plus rauque alors qu’il était en train de répondre à badjenne. L’air de rien, je me penchai un peu plus vers lui pour lui nettoyer avec la serviette des miettes imaginaires sur le coin de sa bouche et ma main droite s’aventura sur sa propre cuisse, toujours plus haut. Lorsque je caressai son érection à travers le tissu de son bas de jogging, sa mâchoire se contracta. Sans s’en rendre compte, il arrêta net de parler et me regarda faire, je soutins son regard, jusqu’à ce que Badjenne toussote comme pour nous rappeler à l’ordre. Avec un sourire de connivence, elle fit sous-entendre que son petit speech avait, on dirait, eu son petit effet sur nous deux et qu’elle allait rentrer chez elle pour nous laisser nous retrouver. Mais j’insistais pour qu’elle reste en lui promettant que sa présence nous faisait beaucoup de bien. Ses mots lui firent plaisir et elle reprit sa cuillère pour continuer à manger mdrr. Il se passait des choses pas du tout catholiques sous la table, la tension qui régnait entre nous alourdissait l’air. Ce petit jeu m’excitait énormément et j’avais chaud. Mactar devait ressentir la même chose car quand on a fini de manger, alors que j’apportais le plat dans la cuisine mon téléphone vibra dans ma poche : « petite allumeuse, j’espère que tu es prête à éteindre le feu que tu as allumé, tu as intérêt à ne pas te défiler. Big boss est dur et prêt, rien que pour toi ». Je lui répondis alors que je revenais à la table : « dis au big boss de garder le cap ! je le veux dur et actif quand il sera profondément en moi, là où est sa place. Tout le reste, c’est du gâchis ». Je le vis réprimer un gémissement et fermer les yeux un instant. Lorsqu’il les rouvrit, son regard trahissait une grande excitation. Sentant cette atmosphère chargée de plus en plus d’électricité, badjenne se décida enfin à rentrer et Mactar la raccompagna.
J’étais baissée, en train de ranger, le reste de la nourriture dans le frigo, quand je sentis son corps chaud se coller à mes fesses. Je ne l’avais pas même pas entendu rentrer
• Mactaaar… soupirais-je en me relevant
• Chut, murmura-t-il à mon oreille
Il me retourna tout contre lui tout en refermant la porte du frigo. Il me repoussa jusqu’à ce que j’y sois adossée puis sa main caressa lentement ma gorge, descendit jusqu’à ma poitrine. Il était torse nu déjà et le contraste entre le froid du métal de la porte du frigo et le chaleur de son corps me fit trembler
• Tu es devenue très osée, petite…
Tout en parlant, il faisait glisser le haut de ma robe sans bretelles vers le bas. Quand il libéra mes seins, je pris une inspiration saccadée. Il caressa mes tétons dressés, m’arrachant un gémissement. Je le laissais prendre les commandes aisément et je ne résistai pas. Un picotement me parcourut à la pensée de ce qu’il allait me faire. Il souleva le bas de ma robe en wax, descendit mon string très vite. Puis il fit descendre son pantalon de jogging. Un instant plus tard, son membre dur coulissa entre mes jambes, vint glisser contre ma fente et frotter mes lèvres.
• Je te veux, Rabi, fit-il à mon oreille d’une voix vibrant de passion contenue. Je veux être en toi quand je viendrai, je veux exploser en toi.
Ses mots me donnèrent des frissons, car je savais que c’était vrai. Je sentais sa force, son corps tendu comme un arc, son désir irrépressible qui me gagnait et faisait flageoler mes jambes. J’étais tombée sous l’emprise de cet homme, corps et âme, mais la réciproque était vraie même s’il prétendait le contraire et un sentiment de puissance m’envahit. Je pouvais le séduire quand je voulais, et inversement. Parce qu’on ne pouvait pas résister l’un à l’autre.
Mais à cet instant-là, soit je le laissais faire ce qu’il veut et nous retournerons à la case départ, soit je lui montrai que le nouveau contrat était toujours d’actualité. Et je pris la dernière option.
Il avait l’air possédé, en manque, en même temps ivre et dangereux. Quand il positionna son sexe de façon à pouvoir me pénétrer d’une seule poussée, je le stoppai net en prenant big boss dans ma main fermement.
• Arrête tout de suite Mactar !
Il se figea.
• Tu n’oses pas khana, demanda-t-il d’une voix que la colère fit trembler
• Noonnn khalatoumako Mr Niang, tu as juste oublié de me protéger
• Hein ?
• Pas de capote, pas de tioukiri
• Tu es devenue folle, souffla-t-il en fermant les yeux
• Je t’attends dans ma chambre
Je me détachai de lui péniblement, avant de me diriger vers ma chambre. Sa voix autoritaire et tranchante, me stoppa net.
• Deuxième tiroir de la commode.
• …
Je mis dix secondes pour comprendre de quoi il parlait.

Ma mère était morte de rire, en m’écoutant ! moi qui voulais une oreille compatissante, elle mome ne se gênait pas de bien me chambrer.
• Madré : je suis sure qu’il t’a démontée en pièce
• Moi : pfff, je t’avais dit qu’il n’était pas humain. Mayou ma dara, après le premier round, il est parti dans sa chambre je croyais qu’il en avait assez, mais il est ressorti avec le paquet de préservatifs
• Madré : nga encaisser yeup khamna ??
• Moi : il ne m’a pas laissé le choix
• Madré : je n’en doute pas
• Moi : mais le lendemain, il m’a juste dit qu’il devait se rendre à New York pour ses affaires et qu’il ne savait pas quand il rentrerait et depuis silence radio. C’est pourquoi je suis revenue à mon appart, ça ne sert à rien de faire le trajet jusqu’à keur gallo tous les jours. C’est le bfem dans 4 jours et je suis surveillante et correctrice, donc je dois être en forme
• Madré : je suis sure qu’il fait exprès de créer cette distance entre vous. Il a peur de ses sentiments et du pouvoir que tu as sur lui
• Moi : donc après des soirées aussi explosives, il faut que je m’attende à ce qu’il disparaisse ?? pff je suis en colère maman, contre lui parce qu’il me fait souffrir, contre moi parce que je le laisse m’infliger cette douleur. Est-ce qu’il vaut réellement la peine que je me batte pour ce mariage ?
• Madré : Je suis désolée, taw sama, je t’assure que j’aimerais te dire autre chose, mais son silence là me fait peur…
Madré n’avait même pas fini sa phrase que mon portable se mit à sonner. Et c’était mon psychopathe de mari ! Je faillis avaler de travers. Les doigts tremblants, j’attrapai l’appareil.
• Où es-tu ? demande-t-il sur un ton fâché, il ne manquait pas de culot !
• Chez moi
• Rabi Niang,
• Je suis à mon appart, Mactar
• Tu es seule ?
• Non avec des amies, déclarai-je avec aplomb, alors que maman me narguait.
• Je veux te voir…dit-il d’une voix tendre comme si de rien était, comme s’il ne venait pas simplement de déserter durant 3 longues semaines
Sa voix avait pris ces accents de désir auxquels j’étais incapable de résister, d’habitude. Mais je savais aussi que rien n’avait changé. Ça ne serait que du sexe, après il allait encore me faire mal en me tenant à distance parce qu’il voulait jouer selon ses règles ! ça me rendait folle, lentement mais sûrement, de le voir refuser de m’en donner plus. Du coup, je fermai les yeux et prononçai les mots suivants :
• Moi, je ne veux pas te voir. Bonne nuit Mactar
C’était ma colère et ma déception qui s’étaient exprimées. Avant qu’il puisse répondre, je raccrochai, puis inspirai profondément.
• Je vais me coucher, madré pis, annonçai-je à ma mère.
Je n’avais plus envie de parler. Et pour une fois elle se contenta de me souhaiter bonne nuit simplement. Je me sentais brusquement épuisée. Je l’aimais, je n’y pouvais rien, mais, il valait sans doute mieux que je m’habitue à la pensée que ça ne marcherait pas entre nous comme je le voudrais.
Une demi-heure plus tard, lavée et en pyjama, je sortais de la salle de bains quand on sonna à la porte. J’hésitai à ouvrir, c’est vrai qu’il n’était que 20h mais quand les copines de ma mère savent que madré séjourne chez moi, elles viennent la voir à n’importe quelle heure surtout ta Maty. Court vêtue comme j’étais, je n’avais pas très envie de voir qui que ce soit. La sonnerie retentit encore, plus longuement. Puis, soudain, on se mit à tambouriner contre la porte de l’appartement.
• Rabi Niang oubile ? Je sais que tu es là. Ouvre !
Nom de Dieu, Mactar Niang, pourquoi il ne me laisse pas tranquille. Compte tenu de la façon dont il cognait à la porte, il ne comptait pas s’en aller. Alors je tirai le verrou, frissonnante. Il se tenait sur le palier, poings serrés, son torse se soulevait et s’abaissait rapidement. Son expression était aussi impénétrable que jamais, mais ses yeux lançaient des éclairs.
• Qu’est-ce que tu fais ici ? lançai-je.
• Je te l’ai déjà dit, répondit-il. Je veux te voir.
• C’est fait, alors ! tu m’as vu ! je vais me coucher, j’ai cours demain
• Il faut qu’on parle…
• LOL, tu as fait tout ce trajet pour qu’on parle ?! tu te fous de moi, 3 semaines de silence radio et c’est maintenant que tu éprouves le besoin de me parler ?
• On peut discuter de ça à l’intérieur ? demanda-t-il.
Je m’écartai pour le laisser entrer. Dès que j’eus refermé la porte, il m’enlaça et m’embrassa, un baiser pressant et fiévreux, comme s’il ne pouvait pas supporter d’être séparé de moi une seconde de plus. J’étais dans le même état d’esprit, même si j’avais conscience de lui rendre la tâche trop facile. Sa langue partit à la conquête de ma bouche et je me cramponnai à lui. Ses mains parcouraient mon dos, mes fesses. Quand il me souleva, j’enroulai mes jambes autour de ses hanches et il poussa un gémissement quand nos bas-ventres se rencontrèrent comme deux aimants.
• Je voulais me convaincre que tu ne me manquais pas autant… avoua-t-il dans un soupir
• Pourquoi tu résistes ? t’es chiant merde !
• Ton langage, jeune femme
• Tchipp
• Reviens à la maison…
• Non
• Non ? ta place est chez nous, même quand je n’y suis pas.
• Il faut savoir ce que tu veux…
Alors que je parlais, il avait soulevé mon t-shirt et prenait possession de mes seins, avec des gestes impatients. Il y posa sa tête comme s’il voulait s’y noyer en chuchotant :
• Je voudrais qu’on reprenne tout à zéro…
Mais qu’est-ce qui c’était passé durant ces semaines, fut la première question qui me vint à l’esprit. Mais je n’eus pas le temps de creuser plus loin car madré piss débarqua sans prévenir dans le salon. J’avais complètement oublié qu’elle était là… elle se racla la gorge faisant sursauter Mactar et déclara pince sans rire :
• Vous savez, la chambre a été inventé particulièrement pour abriter les cochonneries du genre !

Mon Dieu, ma honte…

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11 commentaires on “MON MARI, MES DÉFIS… PART 8

  1. Ohhh Fadeeeeeeeeeeelllllllllll😱😱😱😱😱😱😲😲💃🏾💃🏾🤗🤗🤗😋
    OMG, Maya si je fais une crise ici, ça se sera de ta faute😲
    Pepepepepepepeppp 😍😍😍

  2. Ah saas m maya medaille d’honneur des rareurs decernel nagn lako
    Wante sayo gneuwé mou nekh dc merci

  3. Merci Mayi c’était une partie vraiment longue et tellement nekh mais madré pis todje nafi radiax 😂

  4. Aujourd hui c’est mon Anniversaire, comment ne pas celebrer dans la joie avec le retour de Maya Didi, tu nous a manqué… Mais heureusement que ta jumelle Nana a bien tenu la maison en ton absence, lol…
    Rabi tiens le coup tu es sur la bonne voie…
    un vrai regal

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