dim. Sep 27th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

A bout de souffle – Tome 2 – Partie 23

15 min read

Marianne Ndiaye

 

Je suis au Maroc depuis hier soir avec ma fille Zeynab et ma mère, Samira tenait à m’accompagner mais il était hors de question qu’elle laisse sa famille derrière pour s’occuper de moi. Zeynab s’y prend bien et néné aussi. Je dois me faire opérer des yeux dans deux jours. Trois mois après l’accident. J’ai retrouvé ma mobilité mais je ne vois toujours pas et l’idée de ne plus revoir mes enfants m’ait tout simplement insupportable. Ma mère ne cesse de prier pour moi et je reste quand même optimiste…

Vous vous demandez où se trouve mon mari ? Il est resté à la maison. J’ai refusé qu’il m’accompagne. Je ne voulais pas de lui à mes côtés. J’ai accepté de rester avec lui, je ne compte pas divorcer mes enfants m’ont suppliée de ne pas partir, le cœur n’y est plus mais je ferai n’importe quoi pour mes enfants. Je ne peux pas détester mon mari, il est le père de mes enfants et ce qui m’arrive aujourd’hui est en quelque sorte de ma faute même si Tamara essaie de dire le contraire. Je suis en pleine période de pré-ménopause et ça joue sur mes humeurs. J’ai d’abord remarqué une prise de poids soudaine puis les petites remarques de mon. Marianne tu manges trop ! Chérie remets-toi au sport tu es trop ronde ! Ça me faisait énormément mal mais je ne lui disais rien. Après c’est la baisse de la libido, les rapports ne me disaient plus rien puis vient s’ajouter la sécheresse vaginale. Je n’avais plus envie que mon mari me touche, ça me dégoutait même.

Plus les jours passaient, plus j’avais l’impression que mon mari s’éloignait de moi. J’ai commencé à perdre confiance en moi et à le surveiller. J’avais promis que je ne fouillerai plus son portable mais j’étais comme possédée et c’était encore pire quand il a commencé à rentrer tard les soirs. Il avait soit des réunions, soit des dîners d’affaires. En gros je passais ma vie à le surveiller… cela n’excuse en rien ce qu’il a fait. Je ne vais pas parler de trahison parce que tout simplement il n’avait pas signé monogamie à la mairie mais quand même il avait l’obligation de m’informer… j’aurais certainement pété les plombs mais je n’en serai pas morte et je ne serai pas là en train souffrir.

Il m’a demandé de lui pardonner et je l’ai fait pour mes enfants. Je veux aller de l’avant, j’ai échappé de justesse à la mort alors je vais profiter de ce qui me reste de ma vie pour être en paix avec tout le monde et surtout couver mes enfants comme ma mère est en train de faire avec moi en ce moment. Depuis que je suis là, elle ne cesse de prier. Malgré son âge, elle m’aide à prendre ma douche et m’aide aussi à prendre mes médicaments. Dieu m’a donné une seconde chance alors je vais en profiter pour mes enfants et pour moi… peut-être pour mon mari, si j’arrive à oublier un jour.

Une heure après je me réveille en sursaut. J’ai vu mon mari coucher par terre en train de se baigner de son sang

– Aziz ! Criai-je en faisant peur à néné et Zeynab

– Qu’est-ce qu’il y a maman ?

– Il est arrivé quelque chose à ton père. Appelle Dakar et demande à Aziz de m’appeler

Je suis sûre qu’il arrive quelque chose à mon mari. Pourquoi j’ai subitement mal ?

Abdoul Aziz Ndiaye

J’étais devant la porte d’entrée de l’hôpital quand je vois Salma discuter avec Fatima dans sa voiture. A sa sortie, Fatima était en larmes. J’avance vers elle, croyant qu’elle avait reçu une mauvaise nouvelle, j’avais cru pendant quelques secondes que ma femme était partie…

– Fatima qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi tu pleures ? Questionnai-je sentant mes jambes trembler

– Fous-moi la paix toi aussi ! Lane la ? Vous voulez me manger ou quoi ? Hura-t-elle en larmes

– Je suis désolé Fatima. Je croyais que tu avais reçu une mauvaise nouvelle… euh… dis-moi, Marianne… elle va bien ? Demandai-je encore en hésitant

Elle me lance un regard incendiaire. J’allais partir quand elle ouvre enfin la bouche

– Et puis toi, qu’est-ce qui t’a pris de faire ça à ta femme ? Yenn loutax ngen bone ! Pourquoi vous êtes mauvais ?

– Si je t’explique Fatima tu vas comprendre…

– Je ne veux rien savoir ! Dit-elle avant de démarrer sa voiture

Je pars reprendre ma place. Je m’appuie contre le mur bras croisés. Je veux juste savoir comment va ma femme rien de plus, je ne cherche pas à la voir comme elle ne veut plus de moi.

Après les mots poignardant de ma fille, je me suis remis en question. Je me suis rendu compte que j’ai été réellement odieux avec mon épouse. Marianne ne méritait pas ça. Ça n’allait plus c’est certain mais comme Zeynab avait dit, si j’avais fait beaucoup plus attention à ma femme, j’aurais vu qu’elle n’allait pas bien émotionnellement. Je ne sais pas comment rattraper mes erreurs mais je compte bien reprendre ma femme, il est hors de question que je la perde !

– Papa, vient on va se poser là-bas pour parler, entendis-je alors que j’étais en pleine réflexion

Je lève la tête et vois Zeynab devant moi. Elle me tend sa main et je la prends, hésitant. Après ce qui s’est passé la dernière fois, j’ai cru qu’elle ne me parlerait plus jamais.

Nous nous dirigeons vers un Fast-Food, nous prenons place et elle commande un jus de ‘’bouye’’ pour elle et un café serré pour moi

– Maman va bien, on lui a enlevé les bandes sur son visage, il y a certes des cicatrices mais elle va bien, dit-elle en me serrant la main

– Alhamdoulillah ! C’est le seul mot que j’ai pu dire

– Tu sais papa, je ne t’en veux pas. J’accepte la volonté divine même si tu en as ta part de responsabilité. Je tenais à m’excuser sur tout ce que je t’ai la fois dernière mais comprends que je devais défendre maman, xolou yaye ak dom dafa sorri ! Dit-elle en essuyant mes larmes

– J’ai mérité tout ce que tu as dit Zeynab, ton père est un con ! Appuyai-je en embrassant sa main

– Je sais que tu souffres sinon plus que nous et plus que maman même. Le fait qu’elle refuse de te voir te fait mal je le sais mais comprend-là, elle est encore secouée. Tu as fait une erreur en épousant cette femme papa…

– Je sais Zeynab mais ta mère m’y a poussé…

– Papa et la communication ? Tu voyais que maman était sur la mauvaise pente une sortie à deux loin du cocon familial aurait suffi pour rétablir les liens. Tu n’es pas son père pour le recadrer mais son mari pour l’aimer, l’épauler et c’est de cette façon que tu parviendras à lire ses émotions et les choses qu’elle ne te dit pas ! Nous formions jusqu’ici une très belle famille et je ne veux pas que cette histoire vienne entacher les liens qui nous ont toujours unis. Je n’accepterai pas que vous divorciez, ce qui est fait est fait alors pardonnons-nous et avançons papa. Retourne à la maison, prend une bonne douche parce que là non seulement tu chlingues mais grave en plus tu ressembles à un SDF. Je t’informerai de l’état de maman, dit-elle en riant 

Je regarde ma fille, fière d’elle. Elle a tellement grandi, tellement muri que ça me fait peur…

– Merci beaucoup ma chérie ! Je t’aime !

– On t’aime aussi fort papa, très, très fort !

Elle se lève et prend dans ses bras puis elle m’accompagne jusqu’à ma voiture

– J’avais fait des crêpes à maman, il en reste dans le réfrigérateur tu pourras en manger. Aller file, tata Tamara arrive… elle est l’avocate de maman, dit-elle en souriant

– Oups !

Je démarre avant qu’elle n’arrive à notre niveau. Mon portable n’arrêtait pas de sonner quand j’étais avec ma fille. C’est Sarata et franchement je n’ai pas envie de lui parler…

– Sarata arrête de m’appeler ! Aboyai-je en en décrochant

– Je veux juste que tu me pardonnes ! Supplia-t-elle. Je ne voulais pas que tu annules la lune de miel… j’étais tellement heureuse avec toi…

– Ce que tu as fait est très grave ! Comment veux-tu que je te refasse confiance ?! Ecoute arrête de m’appeler, fimné amouma sa diot ! Je n’ai pas ton temps !

Je raccroche énervé. Je ne sais toujours pas si je dois la libérer ou pas mais sérieusement, il est évident que je ne l’aime pas mais je ne veux pas aussi faire une autre victime de mes conneries. Je suis dans un vrai dilemme.

Je rentre chez moi et prends une douche comme me l’a conseillé ma fille. Je goute à ses crêpes avant d’aller voir Rahim à son bureau peut-être lui il pourra me conseiller

– Comment tu vas ? dit-il en me serrant la main

– Super merci ! Je suis passé à l’hôpital voir Marianne et Zeynab m’a dit qu’elle va bien ! Alhamdoulillah alors !

– Yalna Ya’Allah khép dolli et toi tu tiens le coup ?

– Je ne peux faire autrement. Boy je suis dans un sacré dilemme. Je t’avais déjà expliqué ce que Sarata avait fait. Elle n’arrête pas de me harceler au téléphone et je ne sais pas quoi faire. Je pense à la libérer mais akh lay bagne. J’ai peur de la décevoir ! Expliquai-je tendu

– Comment penses-tu garder une femme qui t’a caché pendant deux jours que ta femme était entre la vie et la mort ? Yawit déh dawo thiow ! Une personne qui fait ça pardonne-moi Aziz mais c’est qu’elle est mauvaise !!! Cracha-t-il sans crainte

– Oui j’avoue que tu as raison… je vais voir comment la libérer, dis-je sans grande conviction

– Aziz je ne te demande pas de la libérer déh je veux juste comprendre comment tu peux vivre avec cette femme ? C’est ta vie déh alors à toi de voir ce qui te conviens n’est-ce pas ?

– Je verrais quoi faire. Bon je te laisse travailler, je vais aller au cabinet voir comment se passe les choses !

Zeynab me donnait toujours des nouvelles de Marianne, elle allait beaucoup mieux d’après elle. J’étais en train de travailler dans le salon quand je vois mère Fatmé, Zeynab avec des bagages puis je vois entrer Tamara qui tenait la main de sa copine pour la guider certainement. Elle est vraiment devenue aveugle mon épouse. Je ne pouvais plus la regarder… son visage était plein de marques et ses bras aussi.

– Emmène-moi dans ma chambre Tamara, je ne veux pas qu’Aziz me voit comme ça ! Dit-elle ne se doutant pas de ma présence

Zeynab me regarde m’implorant en silence de ne pas faire de commentaire. Je n’avais rien à dire sakh

Quelques jours après je la trouve assise dans le jardin avec Zeynab. Je fais signe à cette dernière de me laisser discuter seul avec sa mère. Elle se lève prétextant chercher de l’eau

– Marianne, dis-je tout doucement

Elle sursaute avant d’inspirer fortement

– Je suis désolé, sortis-je pitoyable

– Tu es où ? Demanda-t-elle laissant couler ses larmes

Je m’assois à ses côtés et lui prends la main

– Je sais que tu m’en veux et en réalité je ne sais pas quoi dire à part que je suis désolé…

– Je te pardonne Aziz pour mes enfants et pour ma mère qui me supplie de ne pas partir et à vrai dire Aziz mane khawma koudoul yaw ! Tu m’as épousée quand j’avais 16 ans alors je peux dire que c’est avec toi j’ai passé la plus grande partie de ma vie ! Pour l’accident c’est la volonté de Dieu avec ou sans cette découverte j’aurais fait cet accident. Je te pardonne mais j’aimerai rester seule un moment. Je dois me faire opérer dans une semaine et après si tout se passe bien j’aimerai voyager et repenser à moi à ma vie ! Tu faisais plus attention à moi Aziz, tu ne me regardais plus comme avant, les seules fois où tu me regardais c’était pour faire des remarques désagréables sur mes rondeurs. Tu n’as même pas pensé que ta femme était peut-être malade ou stressée. Aziz mon corps à changer pas parce que je ne prends plus bien soin de moi mais parce que j’ai atteint l’âge de la ménopause et tu sais les changements que ça apporte à notre organisme et notre humeur. Bref juste pour te dire que ça va me passer ! Ta femme m’a appelé pour me narguer au téléphone, je ne sais pas comment elle a fait pour avoir mon numéro mais je te dis juste une seule chose. Je ne veux pas la voir chez moi ni autour de moi. Je ne veux pas connaitre son nom et je ne veux pas entendre son nom ! Assure-toi qu’elle ne recommence plus sinon loumou guiss rek mane la ! Expliqua-t-elle de manière très calme

– Elle a vraiment fait ça ? Questionnai-je surpris

Elle ne répond pas. Elle fait comme si elle n’avait pas entendu ma question

– Je veux rentrer à l’intérieur s’il te plait, dit-elle en se levant

– Je vais la libérer cette voix, m’entendis-je dire

– Sama yone nékouci ! Rétorqua-t-elle l’air dégouté

Je l’aide à regagner la chambre puis je sors direction chez cette crétine qui me sert d’épouse. J’arrive chez elle en moins de dix minutes. La porte de son appartement était entre ouverte…

– Habib, Madina m’a maquillée le jour de mon mariage et elle m’a demandée si on ne s’était pas déjà vu quelque part, j’ai évidemment fait la cruche mais elle ne va pas tarder à me reconnaître puisque nos maris se connaissent, dit-elle l’air paniqué

– Je m’en fous qu’elle te reconnaisse ! Répondit-il une voix assez rauque

– Et si elle me reconnait… si elle réussit à savoir que j’ai fait disparaître son enfant en lui faisant croire qu’il est mort-né ? Qu’en serait-il de ma carrière ? Habib tu dois la faire disparaitre, je tiens à sauver mon mariage !

– Essaie de t’approcher d’elle en devenant son amie. Je la veux cette fille, je la veux ! Hurla le gars

– Toi tu es répudiée ! Attend-toi à recevoir une plainte pour l’enfant de Madina ! Criai-je à mon tour avant de prendre les escaliers

Je marche vite pour rejoindre ma voiture mais je ne marche pas plus loin. Je sens une vive douleur dans mon dos, à ma droite avant que je tombe à quatre pattes. Je sors mon portable de ma poche et compose le numéro de Cheikh

– Je suis chez Sarata… Habib… tué… de l’aide…

– Mais tu parles de quoi Aziz ?

– Marianne…

Je finis par tomber raide avant de fermer mes paupières…

Cheikh Tidiane Bathily

 

Je suis dans la cuisine en train d’aider ma femme qui fait des accras et des beignets crevettes. J’avoue qu’à part l’embêter je ne fais pas grande chose…

– Hum ils sont excellents tes beignets, dis-je la bouche pleine

– Je sais mon cœur mais attention, tu risques de t’étouffer avec ta bouche pleine là, fait-elle insolente comme d’habitude mais vous savez que j’adore ça

– Après j’aimerai bien manger ton autre beignet, dis-je d’une voix sensuelle

– Hein quel beignet ? Questionna-t-elle avant de comprendre ce que j’essaie de lui dire

Elle se plie en deux avant de se coucher sur le sol de la cuisine morte de rire

– Cheikh, tu es con, tu es con et tu es con ! Ce n’est pas croyable ! Tu es con et tu es ringard, non mais quel cochon tu fais ! Beignet non Cheikh yague nga !

– Et tu es folle de ce con ringard avec l’esprit un tordu wakhal rek ! Dis-je en l’aidant à se lever

– Folle de toi mon amour !

Je la soulève et la dépose sur le plan de travail avant de prendre sa bouche.

– Je t’ai dit que j’adore manger dans ta bouche ?

– Et moi j’adore manger ‘’pape ndiaye’’ ! Sortit-elle en passant sa main dessus

– Yaw Madina bira go ba légui ?! (Tu n’es toujours pas enceinte ?) Entendis-je derrière moi

Ne vous posez pas la question c’est maman !

– T’inquiète maman soma biré yakoy ndieuk yeuk nakh ningamay setlo eupna ! (Tu seras la première à être au courant de ma grossesse puisque tu passes tout ton temps à me lorgner !)

Quand je vous dis que ma femme est insolente ! Regardez comment elle parle à sa belle-mère ?

– Je veux que du bien pour mon fils ! Wa mayma ci beignet bimay khegne, dit-elle insouciante

Je regarde Madina et on explose de rire. Maman nous regarde un moment avant de comprendre

– Bande de cochon wakhi tate rek ! Se plaint-elle en se servant

– C’est que tu connais tellement bien ton fils maman !

– Motakhit sa démange à l’intérieur de son caleçon ! Cache ton bâton là, impolie tchip ! Cracha-t-elle avant de quitter la cuisine

Madina peinait à se ressaisir. Je lui jette le torchon et elle l’esquive toujours dans son fou rire

– On devrait trouver un bon vieux à ta mère pour qu’elle arrête de nous contrôler ! Ajouta-t-elle taquine

– J’y pense aussi, appuyai-je

– Elle doit être tellement frustrée la pauvre !

– Hey tu ne parles pas comme ça de ma mère dégue nga ?

– Pardon ça m’a échappé ! Fait-elle essayant de se retenir

– Danga rew nak !

– Wa balma mon cœur yaw tamit khoulo day diekh ! J’ai envie de passer le week-end hors de Dakar rien que toi et moi. Ça te dit ?

– Pourquoi pas ? Tu veux aller où ?

– N’importe où tant que tu es avec moi, répondit-elle en m’embrassant

– Hum je sais où t’emmener…

– Où ? S’empressa-t-elle de demander les yeux pétillants de malice

– Surprise mon cœur, je vais appeler demain pour les réservations !

– Bon ce n’est pas tout hein mais je dois nettoyer cette saleté !

– Je peux t’aider… attend un peu de désodorisant pour faire partir l’odeur de la friture, proposai-je

– Non surtout pas ça ! Cria presque Madina.

– Oups, trop tard… mais pourquoi ne veux-tu pas que je parfume la cuisine

– Je ne supporte pas l’odeur, c’est tout ! Cria-t-elle en quittant la cuisine

– Lolou khana lou bess la, puisque que c’est toi qui l’as acheté !

Mon portable sonne et je le sors de ma poche pour répondre. Sheut Aziz, qu’est-ce qu’il me veut ?

– Allô ! Lançai-je exaspéré

–  Je suis chez Sarata… Habib… tué… de l’aide, entendis-je

– Mais tu parles de quoi ?

– Appelez les ambulances, il est blessé… il perd du sang !!! Les ambulances !

– Allô Aziz tu es où ? Aziz… mais répond ! Hurlai-je comme un fou

– Allô serigne ki ngay wo danou ko door pistolet ! Niou ngi fi Maristes ci wétou Auchan bi ! Le monsieur que vous appelez est blessé par balle. Nous sommes aux Maristes pas très loin du magasin Auchan, dit une voix

– Qui l’a blessé ? Hurlai-je encore mais cet imbécile avait déjà raccroché

– Cheikh lane la ?

– Aziz est blessé… par balle aux Maristes. Le plus bizarre, il m’a dit, Sarata, Habib… tué avant de prononcer le nom de sa femme !

Je regarde Madina qui ouvre grand la bouche avant d’y poser sa main droite

– Sarata et Habib se connaissent, il les a certainement vus ensemble ! C’est Habib qui a tiré j’en suis sûre ! Dit Madina

– Oh mon Dieu ! Quand est-ce que cette histoire prendra fin ?

Je compose le numéro de Rachid avant d’appeler Rahim pour qu’on se retrouve aux Maristes en attendant je continue d’insister sur son numéro qui sonnait toujours dans le vide.

– Je veux venir avec vous, supplia Madina en pleurs

– Hors de question ! Tu restes dans cette maison et tu n’y sors pas !

– Cheikh…

– Madina pour une fois, fait ce qu’on te demande !

Je la laisse avec maman dans le salon avant de rejoindre ma voiture

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14 commentaires on “A bout de souffle – Tome 2 – Partie 23

  1. Salut nanah je t’adore vraiment j’ai lu tout t’es chro et sacrilège m’as faite pleurer j t jure je re lu et te suis de wattpadd à merveilles de femmes mon plus beau rêve c’est de te rencontrer un jour je t’aime vraiment et j’espère que j’aurai ta réponse pour bientôt je t’aime vraiment une grande fan qui te parle

  2. Ey wayy azizz bien vrai qu’il en a fait trop mais bougouma dara diot ko .
    Ndeysane j’espère qu’il va s’en sortir rekk

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