mar. Sep 22nd, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

Partie 22

16 min read

Rachid Bathily

Après avoir quitté mes amis, je suis allé à la banque, je n’avais pas envie de retrouver ma femme à la maison parce que je suis certain que je risque d’être violent avec elle. Actuellement j’ai du mal à me contenir alors je reste devant mes documents pour ne penser à ma femme et à son comportement puéril et mesquin vis-à-vis de Khalifa et de sa femme…

Il est 00 heures 30 quand je décide de rentrer chez moi, j’avais éteint mon téléphone et je suis sûr que Salma a essayé de me joindre. J’entre dans ma voiture et je roule tranquillement vers chez moi. Mes pensées traînent, le jour où j’ai renversé Salma sur la VDN, la première fois que nos regards se sont accrochés à la clinique, son rire merveilleux et contagieux m’avait immédiatement chauffé le cœur, je pense que c’est à partir de là que je suis tombé raide dingue d’elle.

L’autre jour quand je lui ai dit qu’elle ne m’était pas indispensable, c’était juste sur le coup de la colère, elle devrait savoir à quel point elle est indispensable à ma vie, ça elle devrait le savoir même si je ne le dis pas. Je lui ai dit des choses atroces et elle m’a ramené au début de notre mariage, cet homme sans cœur et méchant que j’étais mais je pense qu’elle les mérite amplement. Elle croit que je peux tolérer ses excès sans rien dire, j’aurai pu laisser passer mais je veux qu’elle comprenne que je ne suis pas son jouet. Je ne vais pas accepter qu’elle manque de respect à Khalifa après tout ce qu’il a fait pour elle. Encore sa façon qu’elle a de m’insulter sans en avoir l’air. Elle n’a plus aucune limite avec moi, elle dit tout ce qui lui passe par la tête. Je ne vais pas accepter cela…

J’allume mon portable en entrant dans le garage et bizarrement, il n’y a pas d’appels de Salma. J’entre dans la maison et prends les escaliers, elle doit sûrement être en train de m’attendre dans la chambre mais je ne vais pas la calculer.

J’ouvre la porte de notre chambre et je la vois coucher en train de dormir à poings fermés. J’avance pour être sûr qu’elle dort et oui, elle dort. Comment peut-elle dormir comme ça sachant son mari dehors ? Je croyais qu’elle sautera sur moi pour me demander où j’étais ou avec qui j’ai passé la soirée ? Mais non, madame dort tranquillement sans soucier de moi.

Le lendemain, je ne trouve pas mes habits que ma femme avait l’habitude de mettre au bord du lit même si je ne les portais pas ces derniers jours. Quand je suis descendu, je la trouve toute pimpante dans une jolie robe en train de servir le petit déjeuner aux enfants.

– Salam ‘Aleykum, saluai-je à l’endroit des enfants

Ils répondent à chœurs avant de se lever pour me donner la main tour à tour

– Papa aujourd’hui c’est toi qui nous amène à l’école pour la journée porte ouverte, dit Khalifa

– Ah oui, pourquoi vous ne me le dites qu’aujourd’hui ?

– On en avait parlé à maman mais elle a dit qu’elle t’en parlerait elle l’a sûrement oubliée

– Salma pourquoi tu ne m’as rien dit ? Demandai-je d’un ton assez intimidant j’avoue

Elle hausse simplement les épaules avant de retourner à la cuisine, elle revient plus tard avec une tasse de café, je croyais qu’elle allait me le donner mais elle s’installe confortablement sur une chaise à côté des filles avant de prendre un pain au chocolat qu’elle mange avec son café sans me calculer.

Je ne dis rien, ces derniers jours aussi je ne buvais pas les cafés qu’elle me servait. Je la regarde du coin de l’œil, elle était sur son portable en train de sourire, puis elle éclate de rire en répondant au téléphone

– Tamara dou ay thiaxane wakhone nala danoula may keurgui soko utilisé comme nimalaka wakhé ! Tamara je t’avais dit qu’on t’offrira la maison si tu l’utilises comme je l’avais dit ! C’est naturel et consommable sans danger !

-…

– Oh je te l’avais dit ma chérie. Le conseil que je te donne, c’est de fermer la porte de ton bureau à clé sinon il ne va pas te laisser travailler.

Elle éclate de rire, un rire moqueur. Je me demande de quoi elles sont en train de parler en tout cas c’est certain qu’il s’agit de sexe encore. J’aimerai bien savoir ce qui est consommable et sans danger !

– Maintenant que tu as une maison, il te faut juste un compte banque bien plein pour la construction d’une villa de luxe, ajouta-t-elle en riant de plus belle

-…

– Bonne journée ma chérie et n’oublie pas de t’enfermer dans ton bureau !

Elle se lève et j’entends ses ferrs sous sa robe et ça à suffit pour me mettre dans un état comme pas possible. Je sais que je vais passer une journée merdique.

 

 

Salma Siby Bathily

Il est 18 heures quand je me gare devant l’entrée de ma maison et je trouve la voiture de Rachid dans le garage et pourtant la semaine passée il arrivé bien tard à la maison mais depuis hier, il est le premier à arriver. Je sais que mon plan fonctionne à merveille.

J’entre dans le salon pour saluer les enfants et je le trouve assis Muhammad sur ses genoux. J’embrasse mes triplés, arrivée à Muhammad, mon mari lève la tête croyant que j’allais sans doute l’embrasser, je prends mon fils dans mes bras et l’embrasse avant de le déposer sur lui

Je finis de prendre ma douche et porte une robe qui m’arrivait jusqu’aux genoux mais assez décolletée au niveau de la poitrine. Je sors les retrouver au salon, Rachid promène encore son regard sur moi mais je fais comme si je n’ai rien vu et prends place entre les filles

– Maman, mamie Amy a dit qu’on passe le week-end avec elle, dit Nafissa excitée

– Moi je vais chez tonton Hamidou et Tata Maya, ajouta Khalifa

– D’accord si vous voulez !

Rachid tey rek ngay déh ! Attend-toi à mourir Rachid !

Le lendemain très tôt, j’ai déposé les enfants chez maman, Soumaya passera prendre Khalifa. Je retourne chez moi et trouve mon mari en train de dormir. J’entre dans la salle de bain et prend un très long bain, je ressors avec une mini serviette sur moi, je vois mon mari en train de faire semblant de dormir. Je vais lui donner de quoi se rincer l’œil

J’entre dans le dressing, je prends dans le tiroir, un ensemble string et soutif. Je prends mes bines-bines, un short ample et un débardeur crop-top avant de sortir. Je pose le tout sur le lit et laisse tomber ma serviette avant de me courber pour mettre de la crème un peu partout sur mon corps. Je prends mon temps et enduis chaque partie de mon corps de cette crème parfumée au chocolat. Je sais qu’il ne rate pas l’occasion et qu’il est en train de bien se rincer l’œil

Je finis et porte mes bines-bines puis mes dessous avant de permettre un petit défilé pour prendre mon portable sur la coiffeuse. Je porte mes habits et retourne ranger la crème et en profiter pour mettre du déodorant. Je sors de la chambre et rejoins la cuisine pour mon petit déjeuner

Je le vois venir trente minutes après l’air nerveux mais je ne le calcule pas. J’ai donné aux employés leur week-end alors on va voir comment il va se débrouiller pour manger. Je n’aime pas ce que je suis en train de faire surtout que Rachid est un vrai macho, il ne sait pas se servir de ses deux mains quand il s’agit de manger, il préfère qu’on fasse tout pour lui-même une simple omelette il ne sait pas le faire alors comment il va faire pour manger aujourd’hui.  

– Bonjour, salua-t-il en regardant la table. Il n’y avait qu’un set sur lequel était posé mon petit déjeuner

Il entre dans la cuisine et je l’entends jurer de tous les noms mais je ne bouge pas, on va voir comment il va se débrouiller, il ressort et m’attaque directement

– Pourquoi tu as donné aux employés leur week-end Salma ? cria-t-il vénère  

Je fais comme si je n’avais rien entendu et chantonne mon portable à la main

– Je te parle insolente ! Cria-t-il en arrachant mon portable avec de la jeter sur les carreaux

Je sursaute et lève pour l’affronter

– De quel droit tu te permets de jeter mon portable Rachid Bathily ?! Yaw lima la may nak mingi beugeu eup !!!

– Tu baisses d’in ton tout de suite Salma !!! Je te parle et tu joues à l’insolente ? Tu crois que je vais supporter ça et ne rien dire ?

– Rachid j’en ai marre de tes sautes d’humeurs, y a une semaine tu ne me parlais aujourd’hui tu viens ouvrir ta bouche parce que tu as faim ? Si tu veux manger sers-toi de tes mains et arrêtes de m’énerver !!!

– Salma tu me pousses à bout !!! Mais c’est quoi ton problème à la fin ?

– Mon problème c’est toi ! J’en ai assez de toi ! Derrière ce masque se cache une personne très hypocrite, une personne de mauvaise foi ! Tu passes la moitié de la nuit à prier ou lire le coran et tu aides tes prochains mais tu es un mauvais mari et un mauvais père de famille. Bouma khouli sa beut yi danga bone Rachid mako wakh ! Depuis combien de temps tu ne me parles pas ? Depuis combien de jours tu as déserté le lit conjugal et tu viens me gueuler ici alors t’es même pas capable de prendre soin de ta femme ! Devant les gens tu te comportes comme une bonne personne alors qu’en réalité tu n’es qu’un pauvre type sans cœur ! Yaw mala bagne sipiri !!!

Rachid avait ouvert ses yeux comme si il n’en croyait pas ses oreilles, il s’assoit et pose sa tête sur le dossier du canapé avant de porter ses mains sur sa tête comme si on venait de lui annoncer ses mauvaises nouvelles.

Il relève la tête des minutes après et ouvre les yeux. Mon Dieu, ses yeux étaient tout rouges et mouillés, il ne va pas se mettre à pleurer ici hein ? Tout sauf ça !

– Salma je n’aurai jamais cru attendre ça sortir de ta bouche. Je peux accepter que je sois un mauvais mari parce que j’ai eu à faire des choses dont je ne suis pas fier il y a 10 ans, je t’ai demandé pardon et depuis je ne pense pas que je t’ai pas fait des choses qui vaillent que tu te comportes comme tu le fais en ce moment ! Me traiter de personne de mauvaise foi je peux laisser passer parce que tu n’es pas Dieu pour me juger mais que tu dises que je ne suis pas un bon père tu as menti Salma ! Je me tue au travail pour mes enfants, j’essaie de les inculquer de bonnes valeurs, je suis toujours là pour qu’il ne ressente pas mon absence même si mon travail ne me le permet pas, je me sacrifie toujours pour être avec ma famille parce que pour moi, elle passe avant tout !  Je suis mauvais Salma ? Si j’étais mauvais je ne t’aurai pas aidé ce jour où je t’ai renversé alors que tu étais ivre morte ! Je t’aurai pas amené à Dagana et certainement je ne t’aurai pas regardé pour ressentir ne serait-ce qu’un peu de sympathie encore moins tomber amoureux de toi jusqu’à faire de toi ma femme et la mère de mes enfants ! J’aurai pu te tourner le dos quand je t’ai déposé à l’hôpital et ne pas chercher à savoir ce que tu es devenue mais je suis resté avec toi, je t’ai aidé à aller mieux Khalifa t’a montré le chemin que tu devais prendre et pourtant il subit lui aussi ton insolence. Je te demande pas d’être reconnaissante envers moi parce que sa mbeguel la geuneu soxla que sa reconnaissance mais Khalifa, oui lui tu lui dois reconnaissance !!! Je suis un mauvais mari Salma, je le reconnais mais ce mauvais mari t’a aimé pendant que tout le monde te rejetait et je ne me suis pas fié à ton passé mais je t’ai épousé parce que je t’aime, je t’ai fait souffrir parce que j’étais jaloux que tu puisses entretenir des relations avec tes anciens clients mais je t’ai demandé pardon et depuis j’ai l’impression que tu me prends pour ta marionnette et je ne vais pas l’accepter. Maintenant ce qu’on va faire parce que sérieusement j’arrive plus à te cerner cette maison est à toi, n’est-ce pas ? Je te la laisse so guissé gouro yeuyal ! Si tu vois du cola tu peux le croquer ! Laissa-t-il sortir dans un calme frustrant

Je ne savais pas ce qu’il voulait dire. D’ailleurs je ne pouvais plus bouger de là où j’étais. Je finis par m’asseoir, cette fois-ci c’est moi qui porte mes mains sur ma tête. Je ne voyais plus rien parce que mes larmes tarissaient déjà sur mon visage, j’avais l’impression de manquer d’air…

Je me recroqueville sur moi et commence à sangloter de toutes mes forces. Rachid a raison sur tous les plans, je ne peux même pas expliquer pourquoi je suis comme ça avec lui ?

Je reste à regarder dans le vide ne sachant pas quoi faire, j’entends du bruit venant des escaliers et je vois Rachid tirer une valise derrière lui. Je me lève brusquement pour aller à sa rencontre mais mes jambes ne portaient plus, j’essaie de forcer mais je ne pouvais pas bouger. Je me courbe prise de vertige, j’essaie de trouver quelque chose sur quoi m’appuyer mais je me sentais de plus en plus faible. Je m’écroule par terre mes paupières s’alourdissent. Je ne sens plus mon corps…

– Rachid…

 

 

Cheikh Tidiane Bathily

Je suis assise dans le salon, Madina sur moi, elle croit qu’elle a l’âge de bébé Kiné, elle est tout temps sur moi. Bébé Kiné va beaucoup mieux, elle est en train de jouer dans le salon avec un speech que personne ne comprend à part papa, maman, mamie le reste c’est que des baba, nia-nia. Il arrive qu’elle se réveille en pleurant ce qu’elle ne faisait jamais auparavant, elle pouvait se réveiller et rester dans son berceau attendant sagement qu’on vienne la chercher mais depuis son enlèvement la première chose qu’elle fait à son réveil c’est crier et ça me déchire de la voir comme ça.

Léna est en prison et son procès n’a pas encore débuté mais on l’a transféré à la prison des femmes de liberté 6 sa famille a tenté la médiation mais quand ses oncles ont sus qu’elle est liée dans d’autres enlèvements, ils s’en ont lavé les mains avant de retourner à Saint Louis. J’avais refusé de les écouter quand ils sont venus chez moi et heureusement que Madina était avec moi, elle leur a dit qu’elle ne pardonnerait jamais à sa cousine d’avoir fait ça à sa fille et moi aussi d’ailleurs.

– Baby lève-toi je dois sortir aussi, nga oufou melni bébé, dis-je en lui caressant le dos

– Hum… tu vas où ?

– Je dois aller voir un ami qui habite au plateau et je reviendrai après la prière de Magrib

– Tu sors beaucoup ces derniers jours Cheikh bakhna, dit-elle en se levant

– Tu me menaces ? Kiné maman fait menace papa…

– Laisse ma fille en dehors de ça déh. Wa vient me faire un câlin avant de partir, ajouta-t-elle

Je lui fais son câlin, elle se lève et prend Kiné dans ses bras

– Je vais dormir, je suis exténuée

– Madina on ne dort pas à cette heure toi aussi, lingay nélaw eupna. Restez là et regarder la télé je ne vais pas durer de toutes façons, j’arrive tout de suite. Je t’emmène quoi au retour ?

– Du dibi fondant avec beaucoup d’oignons et de piment s’il te plaît mon cœur, répondit-elle sérieuse

– Pas de dibi, tu en manges trop ces derniers jours. Bon je verrais quoi prendre en chemin

Le lendemain matin, elle sort de la cuisine en grimaçant, je le regarde poser difficilement sur la table mon petit déjeuner. Elle se sert un verre de jus d’orange mais dès qu’elle le porte à sa bouche, elle le repose avant de courir dans la toilette visiteur où elle sort tout ce qu’elle avait avalé depuis le matin

– Madina tu es malade ? Demandai-je paniquée

Elle se nettoie la bouche et le visage avant de sortir de la salle de bain les yeux rouges

– Lane la ? Insistai-je pendant qu’elle fuyait mon regard

– Je crois que j’ai fait une bêtise Cheikh, dit-elle la voix tremblante

– Bêtise ? Qu’est-ce que tu as fait chérie ?

– Je… afin… suis… bon…

– Madina parle nom de Dieu !!! Criai-je énervé qu’elle tourne autant au tour du pot

Je la regarde et tout devient clair dans ma tête, ses sautes d’humeurs, ses envies bizarres et pour couronner le tout elle vient de dégurgiter tout ce qu’elle a mangé ce matin

– Tu n’oses pas ?

– Je te jure que je ne l’ai pas fait exprès Cheikh, j’ai oublié de prendre mes pilules et…

– Lane ngay khoulé bay faté pilules ?! A quoi tu pensais ?

– Cheikh, je…

– Ca va ! Tu fais toujours du n’importe quoi, ce que bon te semble !!! Tu as pensé à Kiné ? Tu ne l’as même pas encore sevré !

– Cheikh, ça me choque autant que toi mais ce qui est fait est fait alors…

– Alors rien !!!

– Je comprends que tu sois énervé et que tu m’en veuilles, je suis désolé. Je peux aller à Saint Louis jusqu’à ce que j’accouche si tu veux, sortit-elle en larmes

– Tu fais ce que tu fais ba paré nane ma dangay déme Ndar ? Qu’est-ce que tu vas faire à Saint Louis ? Dis-moi ? Non Madina tu es vraiment idiote !!! Criai-je

– C’est toi l’idiot ici ! Je suis enceinte et alors ? C’est toi qui portes la grossesse ou moi ? Tu n’étais pas là quand j’étais enceinte de Kiné et pour cette fois tu peux partir ou tu veux je m’en bas les couilles mais notes bien ceci, si tu me laisses seule ici Cheikh pour aller je ne sais où et revenir comme si de rien était tu me rendras ma liberté ! Quand je t’ouvrai mes cuisses, tu n’avais pas protesté non ? Alors assumes ou je te bute ! May noyal nga yakarni yama mom ! Dit-elle insolente

Elle est tellement insolente cette fille, je ne sais plus ce que je vais faire d’elle ?!

– Tu fais ta grande gueule maintenant ?

– Matay ! Tu vas partir hein ? Vas faire maintenant tes bagages !! Hurla-t-elle encore

– Tu la fermes !

– C’est toi qui vas la fermer ! Cheikh je suis fatiguée, je t’en prie sors d’ici…

– Tu me chasses de chez moi ? Tu as menti ma chérie, répondis-je en souriant

– D’accord, alors je vais passer la journée chez ta mère et en profiter pour lui dire que je suis enceinte !

– Fais ce que bon te semble !!!

Elle se courbe pour prendre Kiné qui jouait sur le tapis, elle se relève mais elle a failli tomber avec la petite dans ses bras. Je prends ma fille et aide Madina à s’assoir avant de lui servir un verre de jus d’orange mais elle court pour rejoindre les toilettes où elle vomit encore

– Je vais amener Kiné chez maman, va te reposer, j’arrive dans dix minutes, lui dis-je avant de prendre le sac de Kiné et sortir de la maison

Je pars à la maison et dépose la petite j’en profite pour dire à maman que Madina était enceinte et qu’elle gardera Kiné jusqu’à ce qu’elle se sente en mesure de s’occuper de sa fille, elle me dit qu’elle le savait déjà.

– Ne t’avise pas à la quitter cette fois, tu m’as entendu ? Dit maman sérieuse

– Je ne le ferai pas. J’ai très mal réagit parce que je me fais du souci pour Kiné mais je n’ai pas l’intention de partir cette fois

– C’est mieux pour toi. C’est vrai que c’est tôt mais bon Kiné pourra allaiter si ça ne n’affaiblit pas sa mère mais je pense que le mieux serait de la sevrer puisqu’elle déjà dix-huit mois, suggéra-t-elle

– J’y ai pensé aussi…

– D’accord, je vais la garder cette semaine ça sera difficile certes mais c’est nécessaire. Pour Madina ça n’aura pas d’effet sur elle puisqu’elle enceinte

– D’accord j’y vais

J’embrasse ma fille avant de rentrer chez moi et je trouve Madina en train de dormir. Je me couche à ses côtés avant de la prendre dans mes bras et je m’endors aussitôt

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