dim. Sep 27th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

MON MARIS, MES DÉFIS… PART 6

9 min read

***Mactar Niang***

Daba Niang m’a soulé à cause de sa protégée. Dès que celle-ci nous avait vu Sarah et moi, elle s’était précipitée à fuir, alors que je m’attendais à ce qu’elle vienne me demander des comptes. Et c’est ma sœur qui était là pour me faire des reproches.
• Bravo petit frère je vois que tu reprends tes bonnes vieilles habitudes
• Fiche-moi la paix
• Qu’elle est la vérité qui te dérange ? admettre que tu es en train de tomber amoureux de ta femme raison pour laquelle tu fais le clown pour qu’elle te déteste ou le fait que je vois clair en toi comme dans un livre ouvert ?
• Tu as fini ?
• Est-ce que tu as conscience que tu risques de la perdre ?
• Que je la perde est une finalité, je me suis déjà fait à l’idée. Elle veut tout ce que je ne peux pas lui donner, une vie de couple normale. Tant qu’elle refusera de se plier à mes exigences, on aura de moins en moins de chance de finir notre vie ensemble.
• Donc tu penses qu’elle ne mérite que l’ombre de toi…
• Je suis incapable de lui donner plus…
• Tu aurais dû la laisser tranquille alors. Mais je sais que tu l’as choisi car tu peux la manipuler à ta guise, tu te sers de l’amour qu’elle te porte mais fais attention, aujourd’hui, quelque chose dans les yeux de ta femme, quand elle t’a vu avec Sarah, me fait croire qu’elle n’est plus la Rabi d’il y a 15 ans…
• …
L’arrivée des jumelles a mis fin à notre discussion mais je savais que ma sœur ne lâcherait pas l’affaire. Ça me faisait rire de la voir défendre ma femme comme une poule avec son poussin.
Quand, nous sommes revenus à la maison, comme je m’y attendais, Rabi s’était enfermée dans sa chambre. Elle n’avait pas voulu décrocher son téléphone, c’était évident qu’elle ne m’ouvrirait pas la porte de sa chambre. Elle agissait comme une vraie gamine à qui on a arraché son jouet préféré ! si elle croit que c’est en boudant qu’elle va pouvoir me mettre, c’est qu’elle me connait assez mal.
Je voulais lui montrer que c’est moi qui décidais, alors j’ai repoussé notre retour à « keur Gallo » d’une journée sans même l’avertir. J’avais déjà eu mon lot de femmes qui ont essayé de me contrôler, et je n’avais aucune envie de la laisser persister dans ce sens-là !
Je ne sais pas ce qui m’a pris de lui avouer qu’elle m’apaisait, je crois que c’est depuis cette nuit qu’elle pense pouvoir modifier ce que je suis. Je suis parti me coucher, plus énervé que je ne voulais m’avouer. D’abord par le fait qu’elle essaye coûte que coûte d’être si loyale à son défunt mari alors que tout le monde sait que leur vie n’avait pas du tout été un conte de fée. Sa belle-famille et sa coépouse lui ont fait vivre un enfer d’après ce que Daba m’avait raconté et le pire c’est qu’il les a laissé faire. Il n’avait pas su la protéger et pourtant quand il a été à la retraite, il a exigé de Rabi qu’elle s’exile avec lui dans je ne sais quel patelin loin de tout car ni sa première femme ni ses enfants n’avaient voulu le suivre. Ce qui m’agace le plus, c’est qu’il n’avait même pas su la mettre à l’abris après sa mort de l’égoïsme de sa belle-famille qui ne lui a donné que des miettes de l’héritage.
Ensuite je n’ai pas aimé cette proximité qu’il semblait y avoir entre elle et le patron du lagon jusqu’à ce que ce soit lui qui lui fournisse chauffeur et voiture pour la ramener chez nous.
Et enfin parce que je n’aimais pas être en conflit avec elle.
Je suis conscient qu’elle s’est sentie blessée en me voyant avec Sarah, mais c’était le but je voulais qu’elle comprenne que je ne lui appartenais pas. Pour le moment elle remplit très bien le rôle pour laquelle je l’ai choisi elle et pas une autre, donc je ne ressens pas le besoin d’aller voir ailleurs. Mais, j’ai été clair quand je lui ai proposé ce mariage, et même si toute ma famille pense qu’elle est celle qui réparera mon âme, je n’aimerai pas qu’elle se berce d’illusions car elle sera la seule à souffrir quand ses espoirs seront détruits. Je ne veux m’attacher émotionnellement à personne ! Elle a déjà une énorme emprise sur moi sur le plan sexuel et je trouve que c’est déjà trop, mais il faut qu’elle se mette dans la tête qu’il n’y a pas moyen qu’il y ait autre chose que du sexe entre nous. Et quitte à être très dur avec elle, je compte le lui faire comprendre par tous les moyens. Plus vite elle l’intègrera, mieux ce sera.

La nuit fut certes longue, mais au petit matin je me sentais calme et sûr de mes décisions. Je suis descendu vers 10h directement dans sa chambre et comme la porte était largement ouverte, je m’y suis précipité avec la ferme intention de la recadrer. Mais il n’y avait personne à l’intérieur, et les placards vides prouvaient qu’elle était déjà prête et qu’elle devait surement m’attendre en bas pour qu’on parte.
A la table du petit-déjeuner, je n’ai trouvé que ma mère
• Assalamou aleikoum, no fananer mum ?
• Wa aleikoum Salam Niang balo, santeu yAllah et toi ? je croyais que vous étiez déjà partis sakh
• J’ai des choses à régler cet après-midi, on ira demain. Ou est ma femme ?
• Yaw kay laye latchie foumou nékeu ! je n’ai trouvé personne en bas ! ce matin elle est venue me dire aurevoir après la prière bama nianale ko et quand j’ai vu sa chambre vide…
• Attend, mum loye wakh ni ? Comment ça, tu ne sais pas où elle est ?
• Tu veux que je me répète ? je – ne – sais – pas – ou – elle – est ! serait-elle rentrée sans toi ? khawma lo déf khalé bi ndakh wore nama yako togne…
Pendant que ma mère m’accusait de je ne sais quoi, j’essayais sans succès de la joindre mais son téléphone sonnait dans le vide. Puis je fis appeler le gardien qui me confirma que madame était bien partie ce matin avec sa valise, elle avait pris un taxi mais il n’avait pas entendu la destination qu’elle a donnée. Soudain, c’est comme si tout l’air se vidait de mes poumons. Des scenarios plus que fous se mirent à trotter dans ma tête. Je me mis à insister sur son téléphone comme un forcené, au moment ou j’allais abandonner, elle décrocha avec une voix d’outre-tombe
• Oui ?
• Bon sang Rabi Niang que se passe-t-il ?
• J’ai besoin d’être seule et de réfléchir répond-elle froidement.
• Depuis quand tu fais des choses sans m’avertir ?
• Depuis que je me suis rendu compte que définitivement néko lignou fogue (tu n’es pas ce que l’on croit). J’ai averti sama kilifeu c’est-à-dire ta mère que je rentrais.
• Ceci n’est pas une discussion qu’on va avoir au téléphone, tu es où ??? je veux que tu reviennes tout de suite à la maison ! ya ngui maye dégueu ? ai-je été assez clair ?
• Tu es qui pour m’exiger quoi que ce soit ??? naada do touss, ou si je sais ce que tu es : thiaga bou raté, un sale con égoïste et égocentrique. ! amo sakh diome, gnakeu classe ba dé, di lambar lambari ak thiaga yi comme kou dof en croyant pouvoir me ridiculiser mais tu es puéril mon cher !! wayer fi nga maye fékeu, je suis là où j’ai envie d’être et j’en assumerai toutes les conséquences…
• Putain Rab…
• Et puis tu sais quoi, tu m’emmerdes Mactar Niang, si tu veux me parler tu sauras où me trouver ! click
Non mais je rêve ou quoi ? JE VAIS LA TUER !!!!

**************
Texto maman Saly à Rabi : « je persiste et signe lo déf bakhna, je prendrais ta défense envers et contre tous ! il est temps que Mactar Niang tire un trait sur son passé et qu’il avance. Si tu as besoin de quoi que ce soit, n’hésites surtout pas… »
Texto madré piss à Rabi : « yaw fo nékeu (tu es où) ? mactar légui lafi diouguer, il bout littéralement ! néna pas salif il va te tuer, ton père lui a rétorqué que sa aye yakh lako latchie (il lui demande tes os) ! yarr ko wayer boul euppeul nak »
Texto Daba Niang à Rabi : « boy yaw danga saga Mactarr ??? chi Rabi def ngua erreur, excuse-toi ma chérie et passez à autre chose svp !! wa tu es où ?? »
*************************

***Rabi Niang***

• Rabi, patron est en route dé, déclara Pape Mor qui m’attendait à l’entrée alors que je revenais de promenade
• Ahh, d’accord pape.
• Mome dé dafa mélni khamoule wone né yangui fi sakh
• …
• Nénako gneuw ngua depuis ce matin
• Bakhna pape, c’est bon. Meune ngua gnibi, soula sa patron sokhla wé dina la wo in chaa Allah. Nuyoule ma khaléyi
• Ba soubeu kone
• Wawe
Pfffff ! sheuttttt de vraies pipelettes ! je savais que le dernier endroit ou Mactar me chercherait serait chez nous à keur Gallo, c’est pourquoi je suis rentrée. J’avais besoin de calme pour prendre les décisions qui s’imposaient. Je suis allée récupérer ma voiture chez mes parents sans même faire un coucou à ma mère car elle allait surement vouloir me faire changer d’avis et j’ai conduit pour la première fois depuis le décès de pape Fara, il y’a 5 ans. Dés que j’ai vu la tête de pape Mor quand je me suis garée, j’ai su qu’il allait cafter. Les textos de ma mère, de maman Sally et de Daba, m’ont confirmé que mon mari me cherchait partout et surtout qu’il était fou de rage. C’est parfait, il se la joue placide et maitre de lui, khamagoule koumou amale affaire, mako deuneu sadique fop !
Une heure plus tard, après une bonne douche, je mis un short et un maillot de Juventus moulant ma poitrine. J’étais en train de me faire un thé à la menthe, quand je l’entendis claquer la porte d’entrée avec force. Dix secondes ne se sont pas écoulées que je me sentais soulevée comme une poupée de mon tabouret et collée au mur sans aucune chance de pouvoir me dégager. Mactar était méconnaissable et il était en train de m’étrangler…
• Alors comme ça, je t’emmerde, Rabi Niang ? ce sera la première et la dernière fois que tu me manqueras de respect, siffla-t-il
• …
• Ouvre encore ta grande gueule, ma gnousse la bangua régler. Je croyais avoir épouser une femme mature avec de la jugeote mais je vois que tu n’es qu’une petite fille orgueilleuse capricieuse et malpolie.
• …
• Qu’est-ce que tu croyais, qu’une femme comme toi était capable de me suffire ? tu ne peux même pas imaginer le genre de vie que je mène, tu n’as pas la moindre idée des gens que je côtoie, des endroits que je fréquente ! redescends sur terre, malgré tous mes efforts, tu t’entêtes à ne pas vouloir changer, à rester la villageoise que ton ex-mari a fait de toi et pourtant tu oses exiger l’exclusivité et me faire des scènes de jalousie. Tu savais depuis le départ que tu n’étais qu’une couverture pour que les parents me foutent la paix, et une mairesse pour réchauffer mon lit quand je suis ici loin de tout, mais je t’ai trop laissée pousser des ailes depuis notre mariage, car j’avais encore en tête la jeune femme douce et pleine de vie que tu étais avant que je ne parte aux USA et que je voulais que tu oublies les privations que tu as vécu dans ton premier mariage. Mais désormais c’est fini ! tu sais que ton père n’acceptera jamais un divorce, néna sa aye yakh lama latchie alors tu vas devenir la femme que je veux que tu sois, respectueuse et soumise ou je vais faire de ta vie un enfer. Est-ce que tout ceci est bien clair dans ta petite tête ?
• …

Commentaire Facebook

10 commentaires on “MON MARIS, MES DÉFIS… PART 6

  1. thiey amour kant tu nous teint, mactar est fou et éperdumment amoureux de rabi mais comme il est rencunier, orgeuilleux, con, malade il refuse de l’admettre. avec ses genres dhommes s’ils te disent qu’ils ne taiment pas dis tw qu ils st fou de tw. mais Rabi joue le jeu rek, il va souffrir le plus.

  2. C’etait vraiment important de te laisser te reposer pour faire passer le surmenage…la partie est trop top. Mactar mom je crois qu’il ne sais pas encore dans quoi il s’est engage, il devrait ecouter sa soeur car la Raby qu’il a epouse est plus feroce qu’il ne le crois. je dis ca je ne dis rien….Love you Maya…

Comments are closed.