dim. Sep 27th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

MON MARI, MES DÉFIS… PART 2

16 min read

**RABI***

· Nganima (quoi) ? s’exclama ma mère

· Bilaye madré ! khawna na ma dadji (il est en train de me tuer le gars) !

· Ba séne lale bi dammoule rék (votre lit ne tiendra pas à ce rythme) ?

· C’est là le seul hic nak, mon gros problème !

· Problémou lane nonou (quel genre de probleme)?

· Mactar m’a prise dans tous les coins inimaginables de la maison, dans la voiture, … un soir même après une petite promenade, il m’a proposée une séance de attaya (thé) sur la térasse, wayé boul khame fougnou moudier, on n’a jamais bu ce thé…

· Woyyye liii…

· Mais jamais dans un lit madré, mouye sama boss di bossame (ni le mien, ni le sien).

· Bossou lane (qu’est-ce que tu dis là) ?

· Mo bokougnou nékk di, on ne partage pas la même chambre dé !!!

· Wa mane damaye beugueu diomi wala mane Sylla (je suis en train de rêver ou quoi) ?!

· Shii yaye boy, Mactar aye affairame yomboule, je sens que je vais devoir redoubler de patience. Je me demande même si je serais de taille à pouvoir le contrôler un minimum. Il obtient ce qu’il veut de moi un peu trop facilement. Et souvent quand il me voit, il me veut, il me prend, et c’est fini… il me domine trop, madré et je ne sais pas encore lui dire non

· Tu n’as pas à lui dire non ! dangua ma meusse dégueu mané sa baye non (m’as-tu déjà entendu dire non à ton père) ?

· Mais tout le monde sait que pa Salif louleu nékh rek nékhnako, Mo (papa, il fait tout ce que tu veux) !

· Lolou moye djongué nak ! bagnaloumako dara wayé si momite si samaye waaw laye daw ! (C’est ça maitriser son homme et son couple ! je ne lui refuse rien, en contre parti il ne vit que pour me faire plaisir)

· Ahhh shimmm !

· Domeramm bi, mane nguaye wakh shim (effrontée c’est à moi que tu dis shimm) ?

· Wa diokhéle secret yi rek (donne-moi vite ton secret)

· Kham la wakh !!! yaw mi gnouye latchie « anna ndiaye » wakhtou bou nékeu ware ngua khame foye diare sa goor. Rabi, seuy mousse leu rek (il faut être intelligente dans le mariage) ! Mactar n’aime pas que ton corps, ki dafla nopp ba dof, il est fou amoureux de toi mais lui-même n’en est pas conscient. Il sait désormais que tu es sa « pute », maintenant montre lui que tu es sa femme et il te donnera tout ! ce qu’il est, ce qu’il a, mais aussi ce qu’il cache, ce qui le rend amère.

· D’accord madré. Paréle meu bagass you khassaw yi, on va passer le weekend prochain à Dakar in chaa Allah !

· Gneuw léne ak diameu rek (venez en paix) !

Je raccrochais le téléphone, le sourire aux lèvres ! Cela faisait longtemps que je n’avais pas passé plus de deux jours sans parler à ma mère et après ces 5 jours intenses avec mon mari, entendre sa voix, me fit énormément de bien. Elle était la seule personne à pouvoir me rassurer dans toutes les situations possibles, elle est ma meilleure amie et elle me suffit !

On n’avait pas eu de vraie lune de miel, car, comme le mariage s’est fait si vite, je n’ai pas pu poser des jours de congés, mais c’était bientôt les vacances de noël, Mactar avait prévu un voyage mais il ne voulait pas me dire où. En attendant, j’apprenais à mieux le connaitre, à reconnaitre les prémices de ses mouvements d’humeurs. Il était intensément possessif, au point qu’il ne consentait pas à faire venir Habib, son fils de 12 ans, pour qu’il vive avec nous ! il prétextait le fait que l’année scolaire avait déjà débuté et qu’il avait peur qu’il ait du mal en changeant d’école comme ça ! mais je me disais qu’en vérité, il ne voulait juste pas que je diminue mon attention envers lui.

Habib était un jeune garçon adorable et super intéressant. Depuis qu’ils étaient revenus au Sénégal c’est quasiment ma belle-mère qui s’occupait de lui, mais désormais son père avait une épouse, en l’occurrence moi et je n’avais pas du tout l’intention de le laisser vivre ailleurs que chez nous. Je l’inscrirais dans mon collège et je pourrais garder un œil constant sur lui.

Je faisais mes plans sans me dire un seul instant que mon mari ne serait pas d’accord, mais pas du tout d’accord sakh. J’ai appelé Maman Sally, ma belle-mère, et on en a longuement discuté. Elle m’a fait savoir qu’Habib lui avait déjà demandé quand est-ce que son père comptait venir le prendre pour qu’il vive avec nous, et ça me faisait super plaisir.

La veille de notre weekend à Dakar, comme je finissais tôt les vendredis, c’est Pape Mor, l’homme à, tout faire de Mactar (il est son chauffeur, son garde du corps, son coursier) qui est venu me prendre après les cours. J’en ai profité pour faire des courses pour la chambre d’Habib. Je voulais juste un peu personnaliser en attendant de savoir ses vrais gouts et faire l’essentiel des achats à Dakar où il y avait plus de choix. Vers 17H, on reprenait le chemin du retour quand le téléphone de Pape Mor a sonné, il s’est garé pour répondre.

· Pape Mor : oui patron ?

· Mactar : …

· P M : madame faisait des courses mais nous sommes en train de rentrer sakh

· Mactar : …

· P M : je croyais que…

· Mactar : …

· P M : d’accord patron dotoule amati.

· Mactar : …

Pape Mor tout penaud se tourna vers moi et me tendit le téléphone avant de redémarrer

· Allo ?

· Rabi Niang, que ça soit la dernière fois que tu me fais un coup pareil

· Loumeu déf (j’ai fait quoi) ?

· Je t’attends depuis 14H.

· Je croyais que tu étais encore à Darou, Mactar. Après les cours, je suis passé au marché pour acheter quelques affaires pour la chambre d’Habib, mais là on est en…

· Quoi ? me coupa-t-il. Qu’est-ce que tu es allée foutre ???

· Ce que je suis allée FAIRE, c’est acheter des choses pour rendre la chambre d’Habib un peu plus chaleureuse avant qu’il nous rejoigne…

CLICK !

Il m’a raccrochée au nez le con. Qu’est-ce que j’avais fait de mal ??? je rendis à pape Mor son téléphone, et entrepris de me calmer. Ça ne servait à rien de s’énerver, au contraire il me fallait réfléchir à une stratégie, pour que ma famille soit réunie. 20 minutes plus tard, on arriva à la maison mais aucune trace de lui. Je dis à Soda et Amy de rentrer car j’avais décidé de cuisiner moi-même, elles semblèrent soulagées :

· Moi : lou khéw (qu’est-ce qui se passe) ?

· Soda : Rabi, patron mérr na dé (patron est en colere)

· Amy : tout le temps qu’il t’a attendu, il a fait les 100 pas, j’ai même cru qu’il allait casser quelques choses

· Moi : légui, il est où ?

· Amy : il est sorti, il n’y a même pas 5 minutes

· Soda : fais gaffe hein, nous on y va

· Moi : ne vous inquiétez pas ça va aller in chaa Allah ! merci les filles

Elles partirent rapidement. Je pris mes courses et me dirigeai directement dans la chambre d’Habib, mais je la trouvais fermée. Et je fus persuadée que c’était Mactar ! le gars, il était vraiment sérieux dans son délire là, dé ! je partis tout ranger dans ma chambre, je pris une longue douche chaude, rattrapai mes prières avant de m’attaquer au dîner. Je fis un thiéré mboum(couscous et sauce aux choux) à tomber, toute la maison embaumée. Comme Monsieur ne voulait toujours pas se pointer, je laissais tout au chaud et partis me mettre à l’aise. Je changeais l’ambiance du salon, allumais quelques bougies, tale sama thiouraye bamouné gouye. A 22h 30 il ne rentrait toujours pas, je partis me changer : je troquai ma taille basse en brodé contre une robe blanche en voile, coupée comme une djellaba mais ultra transparente surtout sous l’effet des bougies. Je mis dessous un ensemble string et soutif rouge vif avec de grosses perles blanches autour de mes reins. Je laissais mes cheveux au vent et revint m’asseoir au salon. Bien après 23h, il rentra enfin, le visage fermé. Il me lança un bref bonsoir sans réellement me regarder et entra dans sa chambre.

Et il fallait qu’il me regarde !

Je mis mon orgueil dans ma poche, et j’allais toquer sa porte. Il ouvrit au troisième coup

· Oui ? demanda-t-il agressif

· Tu viens diner, bébé ? tiéré la défare

Il me reluqua de la tête aux pieds

· Non merci, je n’ai pas faim

· Mactar stp, si tu me reproches quelque chose faut me le dire au lieu de bouder comme un enfant

· Je ne suis pas en train de bouder, je me tais pour ne pas dire un truc que je vais regretter. Quand je te dis une chose Raby, j’aimerais à l’avenir que tu n’insistes pas pour faire le contraire. Je prendrai toujours les décisions sur ce qui va se passer dans ma maison, et n’espère pas m’influencer sur quoi que ce soit, est-ce bien clair ? tu es ma femme et Habib est mon fils, tu n’es pas sa mère alors j’aimerais que tu restes désormais à ta place.

Il recula d’un pas et referma la porte doucement.

J’étais mortifiée et j’avais envie de me gifler. Donc je n’avais même pas mon mot à dire dans ma propre maison ? je me dirigeais directement dans ma chambre, et me jetai dans mon lit en tremblant de déception. Je commençais déjà à réellement croire toutes les choses dont il m’avertissait la veille de notre mariage. Avais-je été à ce point sûre de moi au point de croire je serais en mesure de le changer si rapidement ? en fait, Mactar n’avait pas besoin d’une EPOUSE mais juste d’une femme à baiser à chaque fois qu’il en avait envie, une fée des marmites pour remplir son ventre et d’une femme marionnette  qui ferait de lui un homme respectable.

Je cogitais comme une malade, toute seule dans mon lit, avant de me lever pour ranger mes affaires pour notre weekend à Dakar. Vers une heure du matin, je l’entendis sortir de sa chambre. J’attendis quelques instants et quand je fus certaine qu’il était en train de se faire à manger je sortis le rejoindre. Il était en short, torse et pieds nus, plus appétissant que le diner et il cherchait le tiéré surement.

· Laisse, je nous sers…

· Tu n’as pas encore mangé ?

· Je t’attendais.

Je fis chauffer la sauce sur la plaque et le tiéré à la micro-onde et durant toute l’opération je sentais son regard sur moi. Et je faisais bouger mes féérs autant que possible en me baissant, en bougeant sous ses yeux mettant tous ses sens aux aguets ! Et 10 mn plus tard, on mangeait en silence, même si son pied touchait ou caressait (au choix) mon mollet sous la table. C’était excellent et monsieur se régalait. Tchieye sou khiffonne !!!

Comme il faisait tard, je lui servis après juste du thé à la menthe.

· On part à quelle heure demain à Dakar ? demandais-je en me préparant à aller me coucher

· On n’y va plus

· Comment ?

· …

· Mais ma mère m’attend Mactar yaw tamite

· On n’y va plus, wala dégoma ?

· Ok bakhna. Bonne nuit.

Je retournais dans ma chambre, claquant la porte tellement j’étais énervée et avec force je fermais bien à clé pour que tout le village soit au courant !!! quel idiot, ce mec !!!! ahhh il croyait que j’étais sa chose, dineu léér ! je pris une douche froide pour faire disparaitre toutes traces d’excitation que ses caresses sur mon pied avaient pu susciter en moi. Je mis un t-shirt et me couchai la rage au ventre. J’envoyais un texto à ma mère pour lui dire qu’on ne venait plus, le lendemain. Je sentais les larmes de frustrations couler sur mes joues. Et je me sentis bête j’avais 32 ans je n’étais plus un bébé, pour pleurer comme si on m’avait arraché mon jouet préféré. J’étais consciente que j’allais en baver dans ce mariage, mais j’allais assumer et surtout j’allais me battre. Il était hors de question que ce mariage tourne au fiasco.

Vers 4h du matin, je l’entendis essayer d’ouvrir ma porte puis m’appeler à travers la porte : « Rabi ? Rabi ? poussin oubile ». Je suspendis mon souffle comme s’il pouvait m’entendre. Après quelques minutes d’attente, il retourna dans sa chambre. J’avais honte de me refuser à lui, mais j’étais aussi en colère, et je savais qu’il suffirait qu’il me touche pour que j’oublie tout. Je pouvais accepter son passé sombre, ses démons, mais je n’accepterais pas les caprices comme ça. Je dormis mal, depuis notre mariage c’est la première fois qu’on passait toute la nuit sans faire l’amour, il m’avait rendue accro mais il fallait que je tienne.

Le lendemain, je me levai vers 10h, les filles ne bossaient pas le weekend car habituellement Mactar le passait à Dakar donc je me disais que j’étais surement toute seule à cette heure-ci dans la maison. Mon mari se réveillait toujours aux aurores et je n’imaginais pas qu’il fasse autrement même un samedi. Je me lavais le visage, et sortis en t-shirt pour me faire un bon café avant de reflechir à ce que j’allais faire de ma journée. Je parcourus le couloir jusqu’au salon et trouva xalé bou goor bi, le nez plongé sur son ordi.

· Bonjour, dis-je sur mes gardes. (Je me préparais au clash)

· Bien dormi ? demanda-t-il en se levant du canapé

· Euh, Oui

· Parfait, se contenta-t-il de répondre. Je t’ai préparé un petit déjeuner.

QUOI ? il n’était plus en colère ? Il me posa un baiser sur le front avant de me précéder à la cuisine. Le lendemain de notre première nuit aussi il avait préparé lui-même un excellent petit déjeuner et moi qui n’avais jamais reçu une telle attention de la part de qui que ce soit, j’étais encore tombée plus amoureuse de lui. J’ai essayé de rester lucide en me disant qu’en fait il faisait ça juste parce qu’il se sentait comblé par notre nuit d’amour ! mais là, après tout ce qui s’est passé hier, je devais admettre qu’en fait il faisait ça, juste peut-être parce qu’il avait envie de prendre soin de moi. S’il ne voulait que mon corps, il ne prendrait pas toute cette peine, surtout pas après une dispute. wala? (ou bien)

· Donne-moi deux secondes, que je réchauffe un truc, fit-il, interrompant le fil de mes pensées.

En voyant le festin qu’il m’avait préparé, je secouai la tête.

· Je ne pourrai jamais manger tout ça, Mactar !

Il y avait assez d’œufs sur le plat, de fruits et de crêpes pour nourrir tout le village !

· Tu ne manges pas assez en semaine. Je ferais en sorte que tu te rattrapes le weekend

· Je ne suis pas maigre Mactar Niang ! fais pas comme si j’étais anorexique !

· Tu es comme j’aime, ton corps est parfait bébé, fit-il, l’air sérieux.

Je me laissai tomber sur une chaise près de la table. Je ne m’attendais pas à ça, ce matin, à toute cette attention, à ces compliments… j’étais complètement désorientée.

· J’ai dû annuler notre weekend, car Fallou n’avait pas pu me ramener hier les nouveaux chevaux que j’ai achetés, donc il vient cet après-midi.

· Ahh

· J’ai beau être dictateur et avoir un mauvais caractère, je ne pense pas être capricieux. Je n’ai pas l’habitude de fournir des explications concernant mes décisions, alors si tu es impatiente, on va se prendre la tête souvent pour des futilités. Je suis désolé pour hier soir, je suis venu pour t’expliquer mais tu avais fermé ta porte à clef

· J’étais en colère contre toi

· Tu ne dois pas fermer ta porte bébé

· Si on partageait la même chambre, on n’aurait pas cette discussion… Mactar rend toi compte que ce qu’on vit est absurde…

· C’est prêt, dit-il en posant une assiette de je ne sais quoi diablement appétissante avec tout le fromage au-dessus, sur la table.

Je ne supportais pas sa façon d’interrompre toute forme de conversation importante.

· Tu es très agaçant.

Pour toute réponse, il s’assit près de moi, une assiette sous le nez.

· Pour Habib, quand je serai prêt à ce qu’il vienne vivre avec nous je te le dirai, alors je t’en prie ne reviens pas là-dessus

· Mais tu pourrais m’expliquer tes raisons, je ne suis pas bête, je pourrais comprendre

· Donne-moi du temps poussin. Je veux du temps.

· …

· Amsatou a fait vivre un calvaire à mon fils…

· Et tu penses que je vais faire pareil avec lui ? MACTARR !

· Nonn ! c’est juste moi qui ne suis pas encore prêt à faire confiance à une femme sur ce point

· Même moi ???

· Même toi

· Tu me vexes !

· Je suis désolé , mais donne-moi du temps. « Nous » c’est encore tellement récent…

· Je ne sais décidément pas quoi faire de toi !!!

· Il n’y a rien à faire, navré madame !

· Pfff, tu es insupportable

· Merci

· Ce n’était pas un compliment, expliquai-je en me fourrant du pain avec plein de nutella dans la bouche pour éviter de dire quelque chose que j’allais regretter.

Il me regardait, l’air amusé.

· Tu as du chocolat, là, dit-il en passant un doigt sur la commissure de mes lèvres, un doigt légèrement collant et sucré que je pris instinctivement dans ma bouche.

· Tu ne devrais pas faire ça, Rabi Niang

· J’ai fait quoi moi ?

· Tu risques de manger un petit déjeuner froid…

· Que comptes tu me faire ?

· Ak loumou meunti done, sois prête à assumer !

· J’ai le ventre vide je te rappelle

· T’inquiète je vais bientôt te remplir…

Il m’avait déjà arrachée à ma chaise et déposée sur la table en disant ça.

· Si j’ai trainé dans ma chambre jusqu’à 10h c’était pour résister à une tentation, tu sais…

· Et qu’est-ce qui te dit que j’allais te laisser résister plus longtemps que ça ? chuchota-t-il

· Mactaar, soupirais-je sur le point de craquer alors qu’il me mordillait le lobe de l’oreille

Il me voulait autant que j’avais envie de lui. Ça se voyait à ses traits et à son érection apparente. A cet instant, je ne voulais plus penser, plus m’inquiéter. Je mis mes bras autour de son cou et Mactar m’ôta mon tee-shirt et le laissa tomber au sol. Je n’en revenais pas du naturel avec lequel j’encerclais mes jambes autour de ses reins, m’accrochant à lui, complètement nue.

· Tu comptes toujours résister ? me demanda-t-il en me léchant du cou jusqu’à l’oreille.

Ses mains s’étaient emparées de mes seins et il titillait mes pointes, tendues comme jamais. Je soupirais un « non » qu’il validât en s’emparant de mes lèvres ! En un rien de temps, il était nu et en moi. J’haletai en le sentant connecté à mon propre corps, consumé par le feu qui semblait quitter le corps de mon homme pour parcourir mes veines.

Je ne me serais jamais crue capable de faire l’amour sur une table de cuisine en plein petit déjeuner mais tout était si spontané avec Mactar. Je l’étreignis et me laissai submerger par le plaisir, vague après vague, il m’enserrait les hanches de ses mains puissantes. Sans me poser de questions, j’accompagnais ses formidables coups de reins, en harmonie. Epais et ferme, il me remplissait totalement, surtout dans cette position. Pourtant, je n’avais pas mal. Au contraire, je me sentais merveilleusement bien. Le contraste entre la douceur avec laquelle il me tenait et la puissance qui se dégageait de son corps me faisait tourner la tête. Il me pilonnait comme si, il n’allait jamais s’arrêter. Je resserrais mes muscles intimes, sentant que j’allais bientôt exploser. Il résista un moment avant de se laisser aller à son tour dans un grondement rauque. Son corps immense trembla contre le mien, sa tête enfouie dans mon cou

· Oh, ma diablesse, chuchota-t-il. Je n’ai pas dormi de la nuit tellement j’avais envie de toi. Ngua khoye meu ba parer dém sa yoone.

· Yama togne (tu l’as cherché)

· Hun ? d’accord je compte me faire pardonner, tu es prête ? dina la diokh lingueu mome. Et ce soir, tu remettras tes gros feers (les grosses perles) qui ont failli me rendre fou hier soir. J’aime les entendre s’entrechoquer quand tu bouges et j’imagine le bruit que ça fera quand je te ferais mienne profondément.

· Lo beugate (tu veux quoi d’autres) ?

· Je veux que tu me baises, poussin ! tu auras champ libre sur tout ce que tu veux, ce sera toi qui dirige et rien que toi. Je te donnerai tout ce que tu veux. Je te ferai tout ce que tu veux. Tu n’auras qu’un mot à dire.

· Promis ?

· Juré…

Je sens qu’Habib va venir vivre avec nous, plus vite que la situation ne laissait supposer…

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11 commentaires on “MON MARI, MES DÉFIS… PART 2

  1. Non mayadidi sa lokho bi limouy bindeu d’où diam..j’aime bien l’idée que dégage la chronik…
    Rabi sois patient rek ne fait op kelk choz k tu pourra regretter il se méfie donc c à toi de lui montrer qu’il peut te faire confiance c juste une question de timing

  2. Le comportement de Mactar pourrait être lie a son passé mais Rabi doit s’armer de patience et de persévérance pour le découvrir .

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