dim. Sep 27th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

BAYE REK (9) :NAISSANCE et MANIGANCES

20 min read

Ahmed Bachir Sow est tout simplement MAGNIFIQUE, mais tchiooooo il pleure beaucoup ce bébé.

Il avait 3 semaines, et il avait amené une sorte de magie à la maison. C’est incroyable comment la présence d’un enfant avait le don de changer l’ambiance d’une famille. Tout n’est pas rose bien sûr mais je m’en contente. Plus que jamais, j’ai envie de porter l’enfant de Baye, je ne perds pas espoir. Sou yoone diékhoule wakhoussile dou diékh ! je n’en fais pas une obsession mais je prie toujours pour ça.

Le jour de l’accouchement, après avoir déposé Baye à la clinique, je suis retournée à la maison. Il n’y avait que papa Samba, donc on a patienté ensemble dans le salon. Depuis le mariage, il y avait une gêne entre nous deux, alors qu’avant on était tellement complice. Désormais, j’ai l’impression que mon beau-père me déteste, il ne me regarde plus yeux dans les yeux, il évite même de me parler, préférant faire la commission à yaye ou à baye Demba. Mon père m’a dit qu’il avait aussi pris ses distances avec lui, et franchement je ne comprenais pas d’où venait cette soudaine animosité. Vers 2h du matin, Baye nous a prévenu que finalement Poleel avait accouché par césarienne. Je ne vous dis pas mon soulagement, et surtout j’étais super heureuse pour mon mari.

Comme Baye avait appelé sur le téléphone de son père pour nous annoncer la nouvelle, il lui a demandé de me passer le téléphone et papa a répondu qu’il allait se coucher. Alors Baye m’a appelée sur le mien, on a parlé un peu et comme d’habitude j’ai laissé exprimer ma tendresse et mon amour pour lui.

· J’attends de pouvoir voir mon fils, puis je ramène les daronnes à la maison. Elles jouent aux dures, mais elles sont crevées. Après je reviendrais auprès de Poleel, dit-il d’une voix que la fatigue rendait rocailleuse

· C’est bien. Et puis tu en profiteras pour prendre une bonne douche et manger un peu pourquoi pas

· Je n’ai pas faim pourtant, heureusement que tu m’as nourri avant qu’on nous annonce la nouvelle.

· En tout cas félicitation Papa ! tu seras un excellent père, mon cœur

· Je n’en doute pas si tu restes toujours à mes cotés

· In chaa Allah.

· Je t’aime, à tout à l’heure

· Je t’aime aussi, bye !

Je raccrochais le sourire aux lèvres car j’entendais le bonheur dans sa voix. Puis je me suis rendue compte que papa Samba était toujours dans le salon, mome mi wakhone dafaye teudi ! je m’apprêtai à le féliciter quand sa voix me figea comme la glace

· Tu n’as pas besoin de faire semblant avec moi

· Faire semblant de quoi, papa ?

· D’être heureuse de la naissance de mon petit-fils ! si mon fils est aveugle au point de voir en toi une sainte, nous on voit bien ton vrai visage.

· … (je suis choquée)

· Ne t’avise pas de t’approcher du bébé, Mariama Sylla. Si tu étais la femme qu’il faut à mon fils, tu lui aurais donné un enfant depuis longtemps ! je sais que tu le tiens quelque part et c’est surement grâce à la sorcellerie, mais tu verras que lou doule yAllah nénne leu té loudoule deugueu dou yague (seul Dieu est juge et décideur). Poleel est la femme de mon fils akhaane la vraie, celle qu’il verra dans la joie comme dans la peine, dans la richesse comme dans la pauvreté parce que nous avons le sang noble et que Baye et Poleel ont le même sang ! dis-toi bien que tu n’es bonne que pour réchauffer le lit de mon fils sinon tu ne lui sers absolument à rien. Je veux que tu te tiennes à carreaux sinon tu peux commencer à compter les jours qui te restent à vivre dans cette famille.

· Mais papa…

· Ça suffit, j’ai dit tout ce que j’avais à dire.

Il s’est levé et il est allé direct dans leur appartement, sans me laisser le temps de placer ne serait-ce qu’un mot.

Mon cœur saignait, et je n’avais aucun moyen de le soulager.

Je suis montée chez moi et quand Baye est rentré j’ai fait comme si de rien était. Je lui ai fait couler un bon bain chaud, et entre massage sensuel, baisers et caresses, je l’ai aidé à se détendre.

Devais-je lui dire ce qui se passe avec son père ? je ne voudrais certainement pas être un sujet de discorde entre eux, mais tout ça ne risquait-t-il pas de se retourner contre moi ?

J’aurais dû répondre positivement à cette question à ce moment-là !

N’ayant pas tenu compte des avertissements mon beau-père, je suis allée voir Poleel à la clinique. A la base, je devais y aller avec Baye ; mais ce dernier a eu du retard au boulot et m’a demandé de le devancer. Badjenne Djeynaba ne m’a même pas laissé le temps de féliciter sa fille avant de me remballer salement. Et manque de bol, en sortant de la chambre, je suis tombée sur papa Samba qui en a rajouté une couche. Je ne comprenais pas leur haine et c’était douloureux.

Je savais au fond de moi, qu’ils essayaient de me faire craquer, mais mon amour pour mon Baye était plus fort que leur manigance. Même si yaye boy ne m’en parlait pas directement, elle trouvait toujours l’occasion de subtilement introduire ses conseils sur comment je devais contrer les mauvaises langues. Mais surtout, elle me poussait à tout affronter dans le silence. Elle savait qu’il n’y avait que son fils qui m’intéressait, alors son leitmotiv était toujours : « occupe-toi de ton homme ». Je l’ai aidée à organiser une grande cérémonie pour le baptême, comme le voulait mon mari. C’était son fils ainé et il voulait quelque chose de mémorable. Et Alhamdoulilah tout s’est bien passé. Mon père est venu si touddou bi, avec sa délégation, mais ils sont partis avant le déjeuner. Du coup de mon côté, il n’y avait que Maya qui a passé toute la journée et c’était amplement suffisant. Avec Baye, on avait les mêmes amis, et ils étaient presque tous là. Donc je n’avais pas du tout l’impression d’être esseulée. En fin de compte, j’ai stressé pour rien, il n’y a pas eu de couac apparent en tout cas et mon mari était tout content de la journée.

Bébé Ahmed avait 3 semaines désormais et je ne l’avais jamais encore pris dans mes bras. J’ai pris très à cœur les menaces de papa Samba, mais ce que je n’avais pas prévu c’est que Baye s’en aperçoive. Depuis quelques jours déjà je le sentais nerveux, mais en plus, il avait pris ses distances d’une certaine manière. Nékété, il m’en voulait sans m’en parler directement. Un soir, alors que j’étais de tour, on regardait la télé tranquillement quand les hurlements de bébé Ahmed nous ont fait quasi sursautés. Baye a mis un t-shirt et il est descendu. Je voulais aussi descendre mais j’avais tellement peur que l’on me rejette que je suis restée sagement à attendre que Baye remonte. De longues heures plus tard, il est revenu le visage fatigué mais fermé

· Ça va amour ? naka bébé Ahmed ?

· Ça t’intéresse vraiment ? ce n’est pas comme si Poleel et Ahmed habitait à dix mille kilomètres, tu aurais pu descendre voir ce qui se passait.

· Je ne voulais juste pas m’incruster

· Tu parles comme si tu étais une étrangère dans cette famille, Mariama ! tu m’avais promis des choses quand on a su que Poleel était enceinte. Mais depuis la naissance de mon fils, je t’ai vue prendre tes distances. Ce n’est pas parce que je n’en parle pas que je ne vois rien.

· Ne dis pas ça bébé ! tu sais très bien que mes relations avec ta badjenne ne sont pas très cordiales et je n’ai juste pas envie qu’on prenne mal mes initiatives

· C’est mon fils, mon fils !!! tu dois donc le considérer comme le tien

· Et c’est le cas, je te jure, Baye ! mais ne te voile pas la face aussi, nous vivons un mariage polygame assez particulier, et tu sais très bien qu’à part ta mère tout le reste de la famille a complètement changé de regard sur moi.

· C’est trop facile ! moi ce que font les autres, ne m’intéresse pas, mais toi, tous tes gestes, tous tes actes ont un sens dans mon cœur. Et je ressens comme un rejet de ta part depuis la naissance de Ahmed

· Baye stp…

· Je reviens des urgences, il a une colique.

· Pauvre chou…

· Je vais me coucher, m’interrompit-il

Ma bayi mou séddeu, je n’ai rien dit. Je comprenais sa colère mais je ne pouvais me défendre pour l’instant. Toute la semaine qui a suivi a été tendue entre mon mari et moi. Il ne m’a pas touchée mais je voyais dans ses yeux qu’il était en manque.

Un soir, il est monté avec Ahmed à l’appart, je venais tout juste de sortir de la douche et je m’attendais à tout sauf à ça ! le bébé était en pleurs et Baye semblait complétement perdu, en train de faire les cents pas dans notre chambre. Instinctivement, je l’ai pris des bras de son père et je l’ai bercé contre moi. Petit à petit, il s’est calmé, et c’était si doux. J’aimais cette sensation, et Baye me regardait tendrement alors que je chuchotais une berceuse pour le petit prince. Mais l’accalmie fut de courte durée, bébé Ahmed commençait à peine à s’endormir, quand sa folle de grand-mère est venue le récupérer, rouspétant contre Baye Demba qui redescendit en même temps qu’elle.

Je n’ai presque pas dormi cette nuit, tant les pleurs me déchiraient le cœur. Et heureusement que le lendemain c’était samedi, je me disais que, après la prière de fadjr je pourrai dormir avec un peu de chance. L’ambiance était morose, tout le monde semblait fatigué. On a à peine touché au petit déjeuner, yaye me demanda si je pouvais m’occuper du déjeuner pour aider un peu Poleel qui était débordée à cause du bébé. J’ai fait Ok et je suis montée chez moi. Mais à peine, je me couchais, que Baye est monté aussi

· Loye def fi Baye Demba? (Tu fais quoi ici ?)

· Je…

Toc toc toc

· Baye Demba Bokar, ouvre cette porte ! cria papa Samba

· Va ouvrir vite, lui criais-je !

Mais il semblait tellement surpris, qu’il est resté figé quelques secondes avant de se décider à y aller

· Qu’est-ce que tu fais ici, Demba ?

· Papa…

· C’est irrespectueux ! nom de Dieu t’ai-je éduqué comme ça ?

· Je suis fatigué, j’ai eu une semaine super chargée et je voudrais dormir dans le calme. Est-ce trop demandé ?

· Tout le monde est fatigué, mon fils ! dis juste que tu viens pour que celle-là t’ouvre ses cuisses, cracha-t-il

· Papa !!! ne mêle pas Mariama à ça !

· Tu n’es pas équitable, Demba !

· Si je le suis, je fais mon maximum ! je suis désolé, si tu n’es pas content, mais je laisse seul Dieu juge de mes actes !

· Si tu l’étais, tu réfléchirais à deux fois sur les nouvelles dispositions que je t’ai proposées ! et si mon petit-fils a sa propre chambre tu pourrais te reposer tranquillement pendant que sa mère s’occupe de lui.

· Je t’ai promis d’y réfléchir papa et c’est que je vais faire. Mais à tête reposée…

J’entendis juste le claquement de la porte d’entrée, après ça. Baye n’est pas revenu dans la chambre et je ne suis pas allée le chercher non plus. Les mots de mon beau-père valsaient dans ma tête mais j’ai choisi de ne pas m’y attarder, de toutes les façons, j’étais trop fatiguée pour cogiter.

Deux heures plus tard, en me réveillant, mon mari était collé à mon dos, la main sur mon sein, le corps chaud tentateur comme le Diable. Je comptais jusqu’à 5 dans ma tête et je me détachais de lui.

· Reste encore…

· Il faut que j’aille préparer le déjeuner

· Il est encore tôt

· Yaw kaye reste dormir rek

· Je te veux contre moi…

· …

· Et j’ai envie de toi

· Et donner raison à ton père ? Merci beaucoup ! tu voulais du calme pour dormir, vas-y repose toi et prend bien des forces car tu ne reviendras dormir ici que si c’est mon tour !

Je m’habillais vite fait et quittais l’appart. Je tombais sur Poleel, au milieu des escaliers

· Yama ou est Baye Demba ?

· En haut il dort, mais vas-y, monte

· Je n’ai pas besoin de ton autorisation, c’est mon tour et il n’est pas censé être avec toi.

· Ok, je vois. Fais comme tu le sens alors…

· Ce n’est pas parce que je suis jeune et calme que je vais me laisser piétiner. Je suis consciente que mon mari est fatigué mais ce n’est pas une raison pour que tu en profites pour l’éloigner de moi

· Tu es jeune mais tu es loin d’être bête. Et tu sais au fond de toi que je ne suis pas ton ennemi. Nékeule nitt nak, entre ton mari et ton fils, tu as bien du fil à retordre alors ne me rajoute pas dans ta liste de problèmes.

· …

Je la dépassais tranquillement alors que je bouillais intérieurement.

**************

· Tu es prête ? demanda Baye en entrant dans la chambre

· Oui on y va…

· Tu es belle.

· Merci, bébé

Baye est tendu depuis ce matin, et cette invitation chez son pote Antoine au lac rose était juste ce qu’il nous fallait pour changer d’air. Avec la complicité de ma belle-mère, j’ai préparé le diner qu’elle prendra le soin de servir au moment venu et elle m’a même conseillée d’éteindre nos téléphones et de profiter de notre nuit.

Dès qu’on est sorti de la maison par la porte privée, l’ambiance a changé. Baye retrouva le sourire, faisant des blagues. Sa main sur ma cuisse, il semblait prendre l’air à chaque respiration, se détendant un peu plus au fur et à mesure que les km nous éloignaient de la maison.

Depuis le mariage avec sa cousine, c’était la première fois qu’on dormait hors de chez nous. Avant, on le faisait souvent, la maison d’Antoine était un de nos petits coins de paradis, loin du stress, entre potes. Et Ça me fit du bien de voir mon mari sourire, rigoler avec ses amis en toute insouciance. Il était tellement beau !

il y’avait plusieurs points qu’on devait discuter lui et moi, mais avant de soulever les choses qui fâchent, il me fallait prendre ma dose, d’abord. Alors que j’étais avec les filles dans la cuisine, en train de préparer le dîner je lui envoyais un message

· Tu ne veux pas prendre une douche avant de manger ?

· J’ai le temps ?

· Tu as le temps de te détendre un peu, on va diner vers minuit

· Alors viens m’aider. Retrouve-moi dans la chambre

5 minutes plus tard, je le retrouvais dans la chambre qui nous est attribuée à chaque fois qu’on séjournait ici. Assis au bord du lit, il me regardait avec gourmandise. Je passais derrière son dos et entrepris de lui masser les épaules. Mes mains glissent si facilement sur ses muscles chauds que j’ai l’impression que Dieu avait créé ce corps uniquement pour moi. Il était à moi. À moi. À moi.

Dès que je déposai un bisou sur sa nuque, il m’attrapa par le bras et me tira sur ses genoux, plongeant son nez dans mes cheveux.

· Huuummm, grogna-t-il dans mon oreille.

Instantanément, mes tétons se sont raidis. Je savais ce que ce « huummm » voulait dire et je coulais déjà. Il recula, le regard viril, saisissant une de mes mèches de cheveux

· Je sens à quel point tu as envie de moi, murmure-t-il sûr de lui, l’air affamé.

· Ça t’étonne ?

Je lui léchais l’oreille et passais mes mains autour de ses épaules, mes doigts courant le long de son dos musclé.

· Mon homme est canon, chuchotais-je ! En tout cas, j’ai du mal à ne pas passer mon temps à te toucher. Me demander de ne pas te désirer, c’est chose quasi impossible.

Il me sourit tendrement et prit mes bras pour les poser autour de sa nuque.

· Quand je me regarde dans tes yeux, Mariama, j’aime l’homme que je vois.

Il se saisit délicatement de ma cheville pour faire passer mes jambes autour de ses hanches. Quand son érection fut évidente, il baissa la tête et me mordilla le bras, le regard brillant.

· Et ce que j’aime par-dessus tout, c’est que tu me donnes tout de toi. Je t’aime

· Boy Demba, ou est… nous interrompit Bara qui entra sans frapper dans la chambre !

J’essayais de me dégager mais Baye me tint fermement en riant

· Il se passe quoi là ? Un film porno gratuit ? déclara Bara

· Va te faire foutre, boy ! personne ne t’a appris les bonnes manières

· Vous pouvez au moins attendre qu’on dine d’abord, pfff

· Dégage ! cria Demba

· Comme aye lapins, rigola Bara en sortant

Cinq secondes plus tard, nous étions enfin seuls. Baye enleva rapidement son t-shirt et descendit ses mains le long de mes reins et écarta ses doigts sur mes fesses en me pressant contre sa queue tendue. Ma respiration est bloquée alors qu’effrontément, j’attrapais une de ses grandes mains et la posais sur mon sein. Il ne bougea plus pendant quelques secondes, puis il baissa la tête, et avec les dents il fit descendre la bretelle de mon haut. Quand il passa son pouce sur mon téton, je commençais à être haletante. Lui aussi respirait de plus en plus fort. Il détailla mon corps avec avidité, avant de me saisir par les hanches pour me mettre debout et me retirer tous mes vêtements, sauf mon string. Il commença à me questionner :

· Tu aimes ce que je te fais avec ma bouche ?

· Oui.

· Tu aimes ce que je te fais avec mes doigts ?

Sa voix est basse et chaude. Ses questions m’enivrent.

· Oui, bébé.

· Et tu aimes ce que je te fais… avec ça ?

Alors qu’il enlève son pantalon et son boxer, sa queue est dressée devant moi, comme une offrande. Je vais mourir, walllay.

· Oh oui !

Debout sur la pointe des pieds, je m’appuyai sur ses épaules pour me hisser jusqu’à sa bouche. Il se mit à sucer ma langue tout en me retirant mon string, puis m’allongea sur le matelas, nos peaux nues glissant l’une contre l’autre. Je suis allongée sur le lit, les bras et les jambes étendus, offerte à son regard. Exposée. Je tremblais dans l’attente de ce qui allait se passer. Ses yeux se posent sur les lèvres épilées de ma foufoune, et cela me fait l’effet d’une brûlure. Juste à l’endroit où je suis mouillée.  Effrontément, j’écartais encore plus les jambes, le désir que je ressentais, était immense. Je vis son visage se tendre, sa main plonger entre mes cuisses. Tandis qu’il introduisait son pouce entre mes lèvres, fermant à moitié les yeux, son expression se fit coquine. Suffocante, je me mordis la lèvre, et lorsqu’il retira son pouce pour le passer sur mon nombril, entre mes seins et enfin dans sa bouche, un long frisson me parcourut. De son autre main, il saisit un de mes seins et caressa mon téton. Au moment où sa langue passa le long de mon téton tout dur, je poussai un profond gémissement. J’avais l’impression que j’allais tourner de l’œil. J’avais besoin de sucer quelque chose, besoin d’utiliser ma langue, et alors qu’il s’apprêtait à prendre mon autre sein il enfonça dans le même temps son pouce profondément dans ma bouche, comme s’il avait lu dans mes pensées. Ma langue s’enroula fébrilement autour de son doigt pendant qu’il me pinçait le téton. En haletant, je lui mordillais le doigt. Il m’imita, mon téton entre ses lèvres. Quand il empoigna mes deux seins, je m’accrochai à ses épaules, chancelante.

· Tu veux que je te fasse venir ? me demande-t-il, son doigt long et épais dans ma foufoune.

· Oui, mais je te veux en moi.

· Fofou la dieum, bébé (C’est là que je vais.)

Son doigt fouilla mon sexe. Je fermais les yeux en me sentant partir, mes mains caressant son torse, et bougeant mon bassin pour le sentir encore mieux. J’ai mal aux seins, je me tords pour les frotter contre les siens en m’accrochant à son dos.

· Fais-moi l’amour, bb.

Il grogna et introduit sa langue dans ma bouche.

· Pas encore, murmure-t-il… mais bientôt…

Sa voix gutturale me fit fondre, je suis totalement sous son emprise. Il descendit entre mes cuisses et plongea sa langue entre les lèvres de mon sexe. Je soulevais les hanches en fermant les yeux, la chaleur de son souffle sur ma chatte me procurant une sensation exceptionnelle. Il attrapa mes fesses dans ses grandes mains et me lécha le clito, encore et encore.

· Tu aimes ?

Pour toute réponse, j’écartais encore plus les jambes pour m’offrir à lui tandis qu’il continuait à me lécher. Quand il planta ses ongles dans mes cuisses, me dévorant comme si c’était lui qui prenait du plaisir, je ne pus plus résister et jouis, le corps secoué par de longues convulsions. Il gémit différemment mais continua à me lécher tout en introduisant un nouveau doigt en moi. Il releva alors la tête et me regarde tout en continuant à bouger son doigt à l’intérieur de moi. Je continuais à jouir comme une folle. Tout mon corps explosait de plaisir, un plaisir intense et qui durait… Il s’allongea sur moi et plaqua sa bouche sur la mienne.

Je tentais de passer ma main entre nos deux corps mais il m’attrapa fermement le poignet.

· Nankeu (doucement), me dit-il en essayant de reprendre son souffle.

Mais je ne l’écoutais pas. J’attrapais le bout de « petit Bocar » et, quand je sentis l’humidité soyeuse de son gland, je me laissai complètement aller. Mes doigts serrèrent son sexe bandé à l’extrême et le masturbaient. Puis j’accélérai le mouvement. Son sexe battit dans ma main, son excitation était au maximale. Il est tellement sexy, que je me sens mourir à petit feu de désir. J’avais envie de le dévorer en entier. Il me tira vers lui jusqu’à ce que nos bouches s’écrasent l’une contre l’autre. Il me fit alors pivoter et je me retrouvais en levrette.

· Comme ça, me dit-il dans l’oreille.

Il attrapa ma tête pour pouvoir m’embrasser. Une fois mes lèvres gonflées, il lâcha ma bouche et posa son front contre mon crâne avec un grognement affamé qui résonna dans tout mon être. Je sentais mon cœur battre à l’intérieur de mon sexe, et lui me respirait tout en frottant sa queue contre mes fesses. Quand il me pénétra, ce fut tellement bon que je me mis à crier et me retourna à moitié. Je refermais les yeux pendant que Baye se retirait, et frottait son sexe entre mes fesses, puis il me pénétra à nouveau, en poussant un gémissement animal. Nos corps vibraient au même rythme, et un orgasme monstrueux me déchira le ventre. Il me regarda de façon sauvage, possessif. Il se retira et laissa alors le bout de son sexe au bord de ma chatte en feu, puis me pénétra à nouveau et commence à bouger doucement à l’intérieur de moi. Et C’est tellement, tellement bon.

· Oh God God God!!! yamaaaa… ! crie-t-il les yeux clos alors qu’il poussait son sexe plus loin en moi.

Mon orgasme monta à nouveau. Soudain, il poussa un grognement, m’attrapant les cheveux pour me faire tourner la tête et coller sa bouche contre la mienne. Ma chatte coulait de désir. Son sexe glissait en moi, dure et épaisse, jusqu’au plus profond de mon être. Je me resserai autour de lui tout en basculant mes hanches vers l’arrière. Notre étreinte devint rapide, bestiale. Je voyais mes seins rebondir et mon corps se cabrer sous la puissance de ses coups de reins. Ses muscles se tendirent, puis il m’attrapa par les hanches et me maintint immobile.

Il semblait tétanisé.

Lorsque ses hanches se remettent à bouger, mon corps tout entier trembla de désir. Il est si magnifique, les yeux fermés, les muscles protubérants, le visage crispé. Je cambrai mes fesses vers lui et ravalai un hurlement alors que je le sentais jouir et que son sperme se déversait en moi. Ses convulsions sont comme toujours à son image, puissantes.

Le sentant toujours profondément en moi, je gémissais son nom, il prononça aussi le mien dans un grognement rauque.

***BAYE DEMBA***

· Maman parle avec mariama stp…

· Lui dire quoi ? que son mari n’est qu’un sombre idiot ? oui si tu veux je peux lui dire

· J’ai pris ma décision maman et tu sais que ce n’est pas facile pour moi. Mais je vais l’assumer jusqu’au bout car je sais que c’est la meilleure solution pour le moment.

· Alors assume rek té boumeu si douggueul ! moi je suis complètement d’accord avec yama. Et pire je ne suis même pas sûre que je resterais avec toi si tu insistes

· Maman…

· Boulmané maman ! tu te rends compte de ce que tu lui demandes ?

· C’est juste une question de logistique, Poleel a besoin de plus de place avec le bébé. Tu as vu toi-même comment notre chambre est sens dessus dessous avec toutes ses affaires

· C’est parce que ta niarele est juste loin d’être une bonne femme d’intérieur, désolée de te le dire ! elle est fainéante et désorganisée ! même si tu lui donnes l’appartement de Mariama, elle va y mettre le même bordel.

· Je veux juste du calme, maman. Ahmed aura sa propre chambre ainsi que badjenne Djeynaba qui pourra être à coté pour épauler Poleel. Mariama doit me comprendre, j’essaie de prendre les meilleures décisions possibles pour l’harmonie de la famille

· Lingua beugueu mou mougneul lako mingui beugueu beuri dale.

· Elle va rester en bas juste pour une période le temps que j’obtienne le financement pour faire un nouvel appartement dans la cour arrière

· Tu lui as dit ça ?

· Oui oui bien sûr, mais je n’ai même pas l’impression qu’elle m’écoute. Je m’attendais à sa colère, à ses cris, à son refus face à ce que j’allais encore une fois lui imposer, mais pas à ce froid quasi polaire qui glace ses yeux depuis que je lui ai annoncé la nouvelle. Elle ne m’a pas adressé la parole, durant tout le trajet du retour et depuis qu’on est arrivé à la maison elle s’est enfermée dans notre chambre… maman, il n’y a que toi pour m’aider

· Laisse-la digérer tout ça et elle te dira ce qu’elle en pense ! Mais si comme tu dis, tu es prêt à assumer toutes tes décisions, prépare-toi a assumer aussi qu’elle puisse ne pas accepter ce que tu veux lui imposer.

· …

· Et j’espère qu’elle n’acceptera jamais, car je crois que toi là et ton père vous croyez que les femmes sont des marionnettes que vous pouvez manipuler à votre guise ! je sais que tu ne pourras jamais vivre sans mariama, alors je prie pour que tu te rendes compte vite de l’énorme bêtise que tu es en train de commettre avant que ça ne soit trop tard…

Les dernières paroles de ma mère me figèrent sur place.

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6 commentaires on “BAYE REK (9) :NAISSANCE et MANIGANCES

  1. Trop c trop bouyagué dotoul done seuye mé plutôt nn respect de sw mm dc Yama réveil tw
    Beau papa mome loumako beugue wakh khépko coz belle maman da gentil
    Baye yaw mome yagui beugue gate khell té lou eupe tourou kan tu dmande à ta conjointe de te soutnir daguakay métralé ds de bnne condition😤

  2. Pauvre Marima au lieu que tulaisse ton mari faire de toi son jouet sexuel pour assouvir son insatiabilite sexuel ,pense à régler ton problème d’infertilité pour avoir ton enfant puisque en Afrique une femme n’a de valeur devant sabelle famille sue quand elle enfante et sur ce point ta coepouse t’a gagné .C’est bien beau de faire plaisir sexuellement a ton mari mais pense a ton pour ne pas regretter quand viendra la menopause .

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