dim. Sep 27th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

BAYE REK (8) : LA FEMME A SON HOMME

19 min read

· Yama : allo boy ! nakamou ?

· Mayadidi : débordée rek !!! on prépare la venue du roi du Maroc, et Mr Faye est hysterique

· Yama : lol ! massa, la vie de journaliste est dure dé

· Mayadidi : pfff ! moye lolou ! et toi comment tu vas ?

· Yama : cool alhamdoulilah, on fait aller

· Mayadidi : je t’ai attendu hier soir pour que tu me confirmes pour ce midi

· Yama : c’est vrai, Ta Mintou (la femme de mon père) est rentrée hier de la Mauritanie et je suis allée voir les meulfeus

· Mayadidi : mais tu n’en as pas pris la dernière fois dans la boutique de Sala ?

· Yama : si si ! en fait c’est pour Poleel

· Mayadidi : hein ?

· Yama : tu m’as bien entendue

· Mayadidi : hun, je t’ai dit que tu étais amoureuse du ventre de ta coépouse, tu m’as traitée de folle, wayé démale rek !

· Yama : chii di, arrete avec ça ! et puis ça ne me coute rien de lui prendre de jolies choses !!! ndakh si ce n’est que badjenne, c’est foutu ! Baye lui a octroyé un excellent budget pour refaire sa garde-robe, mais sa mère lui a pris de ces trucs !!! et pourtant elle est si belle, elle serait si facile à rendre présentable

· Mayadidi : je suis sûre que si on te la confiait une journée, tu en ferais une star

· Yama : malako wakh, et surtout là avec son gros ventre, elle est magnifique, je te jure ! l’autre jour au mariage de la petite sœur de Bara, on est allé tous ensemble à la réception. Mais, shiii tu aurais vu ce qu’elle portait. Baye n’a pas voulu la vexer mais, je voyais qu’il était gêné par son accoutrement. C’est ce qui m’a décidée à l’aider. Depuis, j’ai quasiment refait sa garde-robe, parfois c’est Baye qui me donne les sous, parfois je ne l’attends même pas quand je vois des trucs sympas. Badjenne qui n’a rien compris, se dandine quand elle me voit, me narguant de la façon dont mon mari s’occupe de sa fille, les beaux vêtements qu’il lui achète etc. Je souris et je fais des compliments à Poleel.

· Mayadidi : mère bi mo conne !

· Yama : mdrr, less wakhoul !

· Mayadidi : Poleel ne devrait pas tarder à accoucher là n’est-ce pas ? la dernière fois que je suis passée chez toi, elle semblait fatiguée

· Yama : elle a toujours l’air fatigué depuis qu’elle a atteint 5 mois. Il faut dire qu’elle a un gros ventre pour son petit corps. Té comme beuriwoul ndieurigne. On a déjà choisi la layette Baye et moi. J’ai commandé le berceau si grand Laye. C’est la dernière ligne droite, Baye l’accompagne pour qu’elle marche chaque soir

· Mayadidi : même quand c’est ton tour ?

· Yama : bien sûr ! le bébé a besoin que sa maman soit en forme pour bien naitre, mouwaye

· Mayadidi : limaye wakhati mingui ni (voilà ce qua je disais) tu es amoureuse du bébé !!!

· Yama : d’accord d’accord je l’avoue !!! mdrrr ! je ressens un lien très fort avec le bébé depuis que baye m’a montré les photos prises lors de l’écho du 3em trimestre. Je ne me l’explique pas.

· Mayadidi : mane dangua ma diakhale bilaye, ton cœur d’artichaut là… unhun ! wa on déjeune ensemble ?

· Yama : pas aujourd’hui, je mange avec Baye à son bureau. En ce moment, ils ont pleins de contrôles sur leur activité, et il est un peu trop busy. Il veut que je vienne lui apporter mon réconfort

· Mayadidi : nobaté rek nguéne def! devines qui est à Dakar ?

· Yama : qui ?

· Mayadidi : Momar

· Yama : Momar ??

· Mayadidi : Momar Dieng

· Yama : Sérieux ???

· Mayadidi : sérieux ! il veut ton numéro, je lui ai dit que je t’en parlerais d’abord

· Yama : …

· Mayadidi : tu ne dis rien ?

· Yama : euh, en fait je suis surprise, mais c’est juste ça ! ne lui donne pas mon numéro, stp ! je ne veux surtout pas de problème avec Baye et tu connais Momar mieux que moi

· Mayadidi : mais vous êtes passés à autre chose tous les deux, et…

· Yama : Didi, dégueule limala wakh, je ne veux pas de complications dans ma vie et Momar… eh bien c’est Momar.

· Mayadidi : wa ok ! mais cale-moi, un déjeuner dans la semaine ! il faut qu’on parle du projet du « bar à make up »

· Yama : ça marche poulette, je t’envoie ce soir le devis de maman par mail

· Mayadidi : super ! bon j’y vais bisous !!!

· Yama : bye bébé !

Momar Dieng.

Il avait bien choisi son moment pour ressurgir celui-là ! et puis loumou maye latchier wé ? je me rappelle le scandale qu’il est venu faire chez ma mère quand il a su que je m’étais mariée, cependant Baye l’avait tellement bien remis à sa place que j’ai cru qu’il ne chercherait plus jamais à prendre contact avec moi.

Il a été mon seul copain avant Baye Demba. On a quasiment grandi ensemble à New York, et à l’époque ça me semblait tellement évident qu’il serait mon mari… toute ma famille le connaissait, on s’entendait sur tous les plans sauf sur un point : le sexe. On a commencé à sortir ensemble après le bac, déjà j’étais timide et complexée à propos de mon corps un peu trop voluptueux mais je crois aussi que ma mère m’avait assez traumatisée sur le fait de rester vierge jusqu’au mariage. Elle avait tellement peur que je me prenne pour une américaine, et que je fasse n’importe quoi de mon corps… Mais Momar ne le voyait pas comme ça, plus notre relation amoureuse devenait sérieuse, plus il insistait pour qu’on passe le cap des simples flirts et caresses. Un jour j’ai même cru qu’il allait me violait, tellement il semblait ne pas vouloir se retenir, mais il s’est repris à temps. Quand on a eu notre Master, il a décroché un stage d’un an, chez Sony à Tokyo. Et c’est la que les choses ont commencé à se gâter.

J’avais 21 ans, et je croyais en nous, je croyais en lui mais après 6 mois rek, j’eus l’impression de voir un autre Momar. Moins prévenant, impatient, toujours occupé et j’en passe. Mais je mettais tout sur le compte de la distance, du boulot ou la concurrence était rude… en fait je lui trouvais toutes sortes d’excuses. A la fin de son stage, on lui a proposé un CDI, mais il avait droit à un mois de vacances. J’avais hâte qu’il revienne et qu’on se pose pour rétablir les liens qui commençaient à se casser entre nous mais Mr me demanda si j’accepterais de coucher avec lui s’il venait en vacances à NY, c’était un ultimatum. J’étais choquée ! je lui ai dit niet, et il n’est pas venu. Ça aurait dû être un déclic mais j’ai fait la politique de l’autruche. Durant 2 ans il m’a fait tourner en bourrique, je voyais sur son facebook qu’il vivait sa vie, s’affichant avec d’autres filles mais continuant à me faire croire que c’était juste des amies. Mais le véritable choc c’est quand par le plus grand hasard, j’ai appris qu’il était à New York depuis 2 semaines sans me l’avoir dit. Je suis allée chez lui prête à en découdre, je l’ai trouvé en bas prêt à entrer dans la voiture d’un de ses potes. Il partait à l’aéroport, il m’a dit qu’il n’avait pas le temps de parler mais si je voulais je n’avais qu’à l’accompagner. Je les ai suivis avec ma voiture. Après qu’il ait enregistré ses bagages, il est revenu me retrouver. Le gars il était cool, genre « je n’ai rien à me reprocher ». Il me fit : « je suis là car ma mère est malade, désolé si je ne t’ai pas fait signe mais j’étais assez préoccupé et je n’avais pas envie de me prendre la tête. J’aurais peut-être pensé te prévenir si j’avais eu ne serait-ce qu’un petit espoir d’avoir ton réconfort mais madame se croit être une sainte. Je compte t’épouser mariama, mais en attendant, ne t’attend pas à ce que je te sois fidèle ou que je cours derrière un peu de chaleur de ta part puisque tu ne comptes pas m’en donner. Je t’aime mais je suis un homme et j’ai des besoins. Puisque tu ne te donneras à moi entièrement que quand on sera marié, mangui dém dani sama dolé (je m’en vais gagner ma vie) afin que tu ne manques de rien au moment venu. Là il faut que j’y aille, je t’appellerai » il me fit un bisou sur le front et s’en alla. J’étais tellement incrédule que je rigolais en pleurant, au milieu de l’aéroport JFK. J’étais en train de me dire, le gars il ne me respecte même pas, en fait. Il croyait que j’étais sa poupée qu’il pouvait ranger dans son placard jusqu’au moment ou il en aurait besoin. Avant de sortir de l’aéroport je lui envoyais un message pour lui dire que c’était fini entre nous, il a simplement répondu « lol ! ne monte pas sur tes grands chevaux, tu es juste vexée mais quand tu te seras calmée tu te rendras compte que tu ne peux pas vivre sans moi. Souhaite-moi bon voyage au lieu de dire des bêtises ».

D’un côté, je me disais quelle conne je suis, puisqu’il n’avait pas daigné me faire signe pourquoi j’étais allée me ridiculiser devant lui.

Mais d’un autre côté, c’était mon destin de me trouver ce jour-là à cet endroit car ça m’a permis de voir le vrai visage de Momar mais encore mieux c’est en sortant de l’aéroport que j’ai fait la connaissance de Baye. Baye Demba Bocar Sow, il a soigné mon petit cœur et m’a redonné confiance en moi, il m’a montré une autre façon d’aimer dans le respect, la confiance, sans ultimatum ni menace..

Mais c’était mon passé et ça m’avait forgée!!!

La matinée est passé si vite que je suis arrivée avec 20 minutes de retard au bureau de mon mari ! il m’a harcelée durant tout le trajet, finalement j’ai choisi de ne plus décrocher mon téléphone. Je suis d’abord passé récupérer ma commande chez « esprit sushi » avant d’y aller enfin. Quand je pénétrai dans son bureau un brin essoufflée, il me lança son regard scareface.

· Wa loye gnanguale je suis là (pourquoi tu boudes), lui demandais-je

· Il est 13H20, Mariama

· Shiii ne regarde pas l’heure, le plus important est qu’on soit ensemble et qu’on déguste ce succulent repas

· En 30 minutes ?

· J’ai tout mon après-midi pour toi…

· Vraiment ?

· Vraiment.

Je m’avançais vers lui tout en le reluquant, il avait cet air canaille derrière ses lunettes que j’adorais. La chemise déboutonnée sur le col, les manches remontées au coude, il était canon mon homme, je le dévorais carrément des yeux

· Ne me regarde pas comme ça, Mme Sow

Sa voix était rauque, pleine de promesse

· Il vaut mieux que tu ne veuilles pas ce que tu veux en ce moment, ajouta-t-il

· Comment sais-tu ce que je veux ? lançai-je, coquine.

· Ça se voit. Mais je suis sur les nerfs avec tous ces contrôles, et si je te touche et Dieu sait que je veux te toucher, je vais te faire mal !

· Et si je le veux quand même ?

· Mariama… gronda-t-il

· Ok ok ! bon on va manger, je t’ai pris des sushis

Il resta assis derrière son bureau, évitant sciemment de m’approcher. Je nous servis chacun dans une assiette et je m’installai confortablement en face de lui, j’ouvrais les trois premiers boutons de mon chemisier pour être plus à l’aise et me mis à déguster mes california maki. Il poussa un soupir proche du grognement. Je le regardai se battre intérieurement contre ses envies, et je me mordillais les lèvres pour ne pas éclater de rire.

· Pourquoi j’ai autant de mal à te résister ? chuchota-t-il

· Parce que quand tu m’as invitée à venir déjeuner dans ton bureau tu savais très bien ce que tu attendais de ta femme

· Mais…

· Okhooo baye arrête de résister rek, Senegal dieum kaname

Il me scruta comme s’il cherchait quelque chose dans mes yeux. Puis il poussa un soupir, contrarié ou soulagé, j’aurais été incapable de le dire.

· Wa bakhna (Très bien).

Il pressa le bouton de l’interphone et un délicieux frisson me parcourut le dos.

· Mme Fall, annulez mon rendez-vous avec Mr Mbaye de FC consult. L’entretien après aussi. Merci.

Ses yeux reposaient sur moi tandis qu’il parlait et j’eus le souffle coupé en réalisant qu’il était sérieux. Il avait l’intention de me faire l’amour dans son bureau. Pourtant dama done khoumbeul toubayame rek (je cherchais juste à l’exciter). Avant que je puisse dire quelque chose, Baye fit le tour du bureau et prit mes mains. Il me fit me lever et reculer jusqu’à ce que je sente dans mon dos la baie vitrée froide, puis il m’appuya contre la paroi, bras levés, me faisant me cambrer. Ensuite, ses mains glissèrent le long de mon corps.

· Eh bien Mme Sow, c’est l’heure de détendre ton homme, murmura-t-il, une lueur prometteuse dans les yeux.

Il se pencha en avant et je sentis ses lèvres sur mon cou, puis la pointe de sa langue qui laissa une trace chaude et humide en descendant jusqu’à ma clavicule, tandis que ses mains se posaient sur ma poitrine.

· Waw bébé, et si ta secrétaire entre nak

· Tu veux ou pas, mariama ?

Il continua à embrasser mon cou tout en massant mes seins. Deux sensations si agréables et excitantes que je me laissai faire, les bras toujours plaqués contre la baie vitrée.

· Je veux, soufflai-je. On ne l’a jamais fait ici, et j’avoue que ça me fait un peu bizarre

· Taye mome c’est tout ou rien et là je ne peux plus reculer, j’ai envie de toi depuis que tu as franchi cette porte

Sa voix chargée de désir m’enveloppait comme une caresse.

· Ba parer nguaye diaye nékh…

· J’étais décidé mais tu ne m’as pas laissé le choix…

· Ah oui ? quand ?

· Quand tu as mis le maki entre tes lèvres tout en me regardant droit dans les yeux…

Ses mains descendirent le long de mon corps et se glissèrent sous ma jupe. Je fermai les yeux. Ses doigts attrapèrent mon string. Il l’abaissa et me l’enleva ainsi que ma jupe, en s’accroupissant devant moi. Ensuite, il m’ôta mes escarpins qu’il jeta de côté. Je le regardais faire, le souffle coupé, envahie par des frissons de désir Ses mains remontèrent le long de mes jambes tandis qu’il se redressait, et je pris une profonde inspiration lorsque ses doigts se posèrent sur ma foufoune, se dirigeant avec assurance vers ma fente humide.

· Ya ngui tooye. Tu es prête à m’accueillir, dit-il avec un grognement de satisfaction.

J’étais à la fois effrayée et excitée qu’on soit aussi exposés. J’avoue que j’ai plusieurs fois fantasmé sur ce qui était en train de se passer mais j’avoue que le désir se disputait avec la peur. De toute façon, j’étais incapable de freiner Baye Demba : j’étais comme une poupée entre ses mains. Il enfonça deux doigts en moi, profondément, et me bâillonna avec un baiser vorace. Son pouce se posa sans hésiter sur ma perle et il se mit à dessiner lentement des cercles autour. Des caresses si puissantes que mes jambes flanchèrent et que je me cramponnai à lui pour ne pas tomber. Ses doigts se mirent à aller et venir régulièrement en moi, j’en eus le souffle coupé.

· Comment veux-tu que je te fasse l’amour, bébé ? Je pourrais m’occuper de toi de deux façons, poursuivit-il, la voix rauque. Je pourrais te soulever. Tu passerais les jambes autour de ma taille et je serai en toi et je viendrai vite, toujours plus vite, banguaye yokhou

Ses doigts imitèrent les mouvements de son sexe et je gémis à nouveau.

· Ou alors, je te retourne.

Il se retira et joignit le geste à la parole. Je poussai un petit cri en me retrouvant brusquement appuyée des deux mains à la vitre. J’eus l’impression de tomber dans le vide. Seul le verre me retenait encore, le verre et la main de mon mari posée sur ma hanche, pendant que ses doigts qui me pénétraient, se mettaient à aller et venir à un rythme régulier. Une sensation dingue. Tout le corps me picotait et je sentis les premiers tremblements intérieurs, ces contractions annonçant la perte de contrôle. Tout en bas, dans la rue longeant le bâtiment, je voyais des voitures et des piétons. Mais en face, on avait qu’une vue imprenable sur la mer et au loin l’île de Gorée

· Wakhma lo beugueu, princesse ?

· Louleu nékh amour, je veux juste te sentir en moi, profondément…

Il se détacha de moi et recula. Je me retournai vers lui et le vis s’asseoir sur son fauteuil sans me quitter des yeux. N’étant pas rassurée, je partis fermer la porte en me déhanchant

· Personne ne viendra

· Je préfère assurer mes arrières

Je revins vers lui, avec plus de confiance.

· Je veux voir tes seins. Déshabille-toi, m’ordonna-t-il. Lentement.

Je pris une profonde inspiration et déboutonnai les derniers boutons de mon chemisier. J’étais nue dessous, à l’exception d’un soutien-gorge noir bordé de dentelle.

· C’est bien comme ça ?

Il hocha la tête.

· Continue.

Il avait aussi déboutonné sa chemise. Il me regardait avec cette lueur avide dans les yeux. L’excitation me submergea et je me mordis la lèvre inférieure. Ensuite, je passai les mains dans mon dos et dégrafai mon soutien-gorge, avant de l’enlever tout aussi lentement. Mes mamelons étaient tellement durs et dressés que c’était presque douloureux. Un tremblement gagna tout mon corps.

Il se leva, me prit la main et on avança jusqu’au canapé de son mini salon au fond de la

· Et maintenant, déshabille-moi, bébé, exigea-t-il d’une voix rauque.

Je me collai à lui, impatiente, et posai les mains sur la ceinture de son jean noir. Je la détachai avec des doigts tremblants et j’ouvris sa braguette. Son sexe en érection se dressait fièrement dans ma direction, impressionnant et majestueux. Je le pris dans ma main, fascinée par la sensation de dureté extrême sous la peau soyeuse. Je levai les yeux vers mon mari. Il me fixait, le regard brûlant.

· Prends-le dans ta bouche, stp, chuchota-t-il.

Je m’installai sur le canapé, j’ouvris la bouche et la refermai autour de son gland, je l’explorai doucement avec la langue. Je respirais son odeur, je goûtais son essence.

Lorsque je me mis à l’aspirer, il gémit et bascula les hanches en avant, s’enfonça un peu plus dans ma bouche. Maintenant, il la remplissait complètement, il dilatait mes joues. À la pensée qu’il allait bientôt me dilater ailleurs, mon sexe se contracta délicieusement. Une nouvelle vague de chaleur monta en moi et je commençai à le sucer avec avidité, à dessiner des cercles autour de son membre avec ma langue.

· Oh God oui, c’est bon comme ça mon amour, haleta-t-il au-dessus de moi.

Il posa ses mains à l’arrière de ma tête et se mit à aller et venir dans ma bouche à petits coups. Au début, je le laissai faire, mais il finit par avoir un mouvement trop brusque et son gland heurta le fond de ma gorge. Il m’avait averti qu’il était nerveux, j’aurai du peut être le réconforter autrement mais je savais qu’il avait besoin de se défouler, de se vider. J’eus un haut-le-cœur ; les larmes me montèrent aux yeux et je reculai aussitôt, le laissant glisser hors de ma bouche.

· Ça va ? demanda-t-il en me caressant la tête

· Ça va aller.

Il enleva complètement son pantalon et s’assit sur le canapé, à côté de moi. Il s’allongea et m’attira contre lui. Je passais mes mains avec délectation sur ses bras bien dessinés et son dos musclé.

· Tu savais que j’ai toujours fantasmé que tu me fasses l’amour ici…

· Ah oui ? et pourquoi tu ne m’en as jamais parlé ?

· Pfff toi là avec tes principes comme ne pas faire l’amour dans ta voiture, je me disais que tu ne voudrais jamais tenter l’expérience.

· Hum, je pense que je ne serais jamais aller si loin si je n’avais pas aussi besoin de me perdre en toi à cet instant… fit-il en caressant mes seins et en frottant mes tétons dressés. Maintenant tais-toi et laisse-moi faire, le moment est venu de te faire grimper au rideau.

· Je suis parfaitement d’accord avec toi, Mr Sow

Il éclata de rire et je me collai plus étroitement à lui. Sa proximité était grisante et je savourais le contact de sa peau chaude contre la mienne, de ses muscles fermes et puissants. Mes mains se mirent à découvrir fébrilement son corps et j’embrassai le moindre centimètre à ma portée, ses épaules, son cou et enfin, sa bouche. Il me laissa d’abord faire. Puis, tout d’un coup, il répondit à mon baiser avec une passion qui me submergea. Il me pressa tout contre lui et me retint comme s’il ne voulait plus jamais me laisser partir. Mes mains étaient encore posées sur son torse et je sentis qu’il respirait laborieusement et que son cœur battait vite. Je trouvais enivrant de lire ce désir fou dans ses yeux. Un désir que je provoquais, moi.

Il inversa les rôles et je me retrouvais sous lui. Le souffle coupé, je vis son regard brûlant se promener sur mon corps. Il s’agenouilla entre mes jambes et les écarta encore plus. Son doigt passa sur ma fente humide, fit le tour de ma petite perle. Je haletai, pressant mon sexe contre sa main. Il la retira, à ma grande déception. Je poussai un grognement frustré et il rit. Puis il se pencha en avant et abaissa la tête entre mes jambes. Une seconde plus tard, je sentis son souffle sur ma foufoune. Ses mains écartèrent encore mes jambes et sa langue chaude vint séparer mes lèvres, pénétra en moi puis lécha ma perle.

· Dembaaaa….Oh mon Dieu…

C’était une sensation si renversante qu’à chaque fois j’ai l’impression que c’est la première fois qu’il le fait. Je posais mes mains sur sa tête pour garder le contrôle. Mais c’était mort, sa langue inflexible stimulait mon clitoris et me pénétrait, à un rythme que je ne pouvais pas suivre.

· Bébé, soupirai-je en me cambrant. S’il te plaît…

· Lo beugeu, yama ?

Sa voix profonde vibrait contre mon clitoris, une sensation trop légère pour me faire venir. J’essayai d’appuyer mon sexe contre ses lèvres mais il m’échappa, puis souffla doucement sur ma chair en feu.

· Lo beugueu? Est-que wakhnala ni ngua nékher ? je pourrais rester toute la journée à te gouter. Tu veux que je continue ?

Je hochai vigoureusement la tête. Il fallait qu’il continue, qu’il fasse cesser cette tension, ces pulsations entre mes jambes. Je voulais le sentir, sentir sa langue, ses doigts, son sexe. Je voulais qu’il me donne tout comme d’habitude. Mais il ne me laissa pas l’occasion de le lui dire : il abaissa ses lèvres chaudes et humides sur ma perle enflée, l’aspira et se mit à la sucer. Aussitôt, des milliers de couleurs explosèrent derrière mes paupières, que j’avais instinctivement fermées. Sans prévenir, l’orgasme m’emporta et je criai.

C’était tellement nékh, que je me mis à sangloter et à tressaillir sans pouvoir me contrôler, pendant que les vagues de la jouissance déferlaient sur moi. Alors que l’orgasme me quittait lentement, Baye se releva me dominant de tout part. Il releva mes jambes, les posa sur ses épaules et me pénétra d’une seule poussée. Dans cette position, je le sentis très profondément en moi et sa taille me coupa le souffle, une fois de plus. Mon sexe palpitait toujours et il ne lui laissa pas le temps de se faire à sa présence : il se mit à bouger à un rythme rapide, implacable, et je sentis aussitôt revenir cette tension insupportable annonçant le point culminant du plaisir.

· Aahh, Yama, bébé, ce que tu peux être étroite ! gémit-il.

Il posa la main sur mon clitoris et le caressa avec son pouce. Je frémis sous lui et éclatai de nouveau en un millier de morceaux, violemment. Au lieu de me rejoindre, Baye Demba se retira, me retourna et me fit mettre à genoux. Épuisée, sans force, je gardai le haut du corps contre le canapé. Il posa ses mains autour de mes hanches et me pénétra par-derrière. J’étais à vif, je n’en pouvais plus, mais il se remit à aller et venir en moi, en augmentant peu à peu l’allure.

· Oui, oui, oui je t’aime… gémit-il

Il vint à son tour. Je sentis les vibrations qui agitaient son membre et entretenaient mon plaisir, m’entraînant toujours plus loin. Vidée, je me laissai tomber sur le côté. Il resta au chaud en moi mais s’allongea à son tour, derrière moi, le souffle aussi lourd que le mien. Il me fallut un long moment pour m’apaiser et avoir de nouveau les idées claires.

· Tu dors ? lui demandais-je

· J’aurais bien voulu, mais j’ai tellement de choses à faire. Mais je suis d’attaque désormais, j’ai pris ma dose de potion magique

· Tu l’as prise où ?

· Entre tes jambes…

· Baye Demba loutakh ngua thiaga ?

· Hey sa kilifeu nguaye wakhale, modère tes propos

· Pfff je…

Ma phrase se bloqua dans ma gorge, il venait de me donner un puissant coup de rein

· Continuel lingua done wakh

· …

· Aytia

· Laisse-moi savourer, bébé…

Il serra mes seins encore plus fort et me pilonna ardemment…

On déjeuna finalement vers 16h, et je fis une petite sieste en attendant qu’il bosse sur quelques dossiers importants. Vers 19H, on se préparait à rentrer quand ma belle-mère a appelé pour nous prévenir qu’elles étaient en route pour emmener Poleel à la clinique.

Le travail avait commencé.

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7 commentaires on “BAYE REK (8) : LA FEMME A SON HOMME

  1. Mane Dale yama la gueume mane. Stp Nanah j’ai besoin de conseil donne moi un contact ou j pourrais te joindre

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