lun. Sep 28th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

BAYE REK (6) : JE NE TE LAISSERAI PAS ME QUITTER

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… Moins d’une minute plus tard, il me collait à la porte de notre chambre d’une simple pression de sa main sur mon ventre. Il la remonta jusqu’à ma poitrine, puis la déplaça vers ma nuque. Malgré mes résolutions, je laissais ma tête reposer sur la porte et je fermais les yeux, me cambrant vers lui, répondant presque involontairement à l’appel de son corps. Il fit glisser doucement ma jupe vers ma taille et me souleva dans les airs, mes jambes entourant ses hanches dans une routine apprise par cœur. Son sexe bandé se dressa aussitôt entre nos deux corps, le faisant gémir sourdement.

· Tu me rends fou, chuchota-t-il. tu m’as manquée…

· Tu devrais descendre, les gens t’attendent en bas

· Mariama, le seul endroit où je veux être, c’est ici… avec toi, en toi

· Je veux bien te croire, seulement…

· Shut ne dis rien (il parlait mais il se frottait sensuellement contre moi). Je t’aime et tu le sais mais j’assumerai mes nouvelles responsabilités. Et pour ça, j’aurai besoin de toi

· Comment ça ?

· Si tu me mènes la vie dure, je ne résisterai pas.

· C’est ton combat, Baye

· Mais je veux que tu sois dans mon camp. Je te connais, aide-moi à être équitable

· Ça, vois-tu, ça ne dépend que de ta force de caractère.

· Tu sais que je perds tous mes moyens quand tu es malheureuse…

· Je suis plus que malheureuse en ce moment et tu en es conscient. Mon corps est à toi et tu en fais ce que tu en veux mais c’est le chaos dans ma tête. Depuis une semaine, je réfléchis à comment je vais pouvoir te partager avec une autre… Je suis déçue, frustrée

· I’m sorry, sama yama

Il remonta doucement ses mains sur ma taille, puis les referma sur mes bras, en même temps que sa bouche se posait sur le haut de mes seins. Il retrouva les bretelles de mon haut et tira légèrement dessus. Je voulus l’arrêter mais il me dévisagea, me défiant du regard, tout en faisant descendre mon haut, centimètre par centimètre. J’inspirai profondément et laissai retomber mes bras, lui accordant ainsi la permission de faire glisser les bretelles jusqu’au bout.

Au moment où il s’emparait goulument de mon téton gauche, des coups frénétiques furent donnés à la porte d’entrée de l’appartement.

· Demba, Demba oubile bountou bi

C’était Maman ! Baye Demba était tellement furieux qu’il me mordit avant de s’en rendre compte et de laper tendrement la morsure. Il se serra encore plus contre moi le temps de se calmer. Pendant ce temps sa mère continuait à taper à la porte. Mon cœur battait très fort, l’instant fatidique s’approchait. Je fis descendre mes jambes et m’écarta fermement de lui ! c’est en titubant que je me dirigeai vers la salle de bain.

Aye maya, c’était dur ! de la-haut j’entendais les animations, les chants, les rires…

Tout au fond de moi, je savais que je pouvais affronter tout ça. Mais c’est comme un réflexe d’autodestruction qui nous domine d’abord : on a beau avoir de la confiance en soi à en revendre, on tombe toujours de haut et on se casse la gueule. Et la jalousie ma chérie, je ne te l’explique même pas. J’étais là toute seule, habillée d’un t-shirt de mon mari, m’imprégnant de son odeur et malheureusement pour moi, impossible de pouvoir fermer l’œil. Mais rien ne m’avait préparée à ce qui allait suivre.

J’étais dans mes pensées moroses, quand j’entendis des cris. Il faisait 3h du matin, qu’est-ce qui se passait ?! impulsivement je mis un habaya et je descendis voir. En bas des escaliers, ma belle-mère m’intercepta et me refit remonter. Mais j’avais eu le temps de voir que badjenne Dieynaba faisait les cents pas devant la chambre de Poleel.

Dès qu’on entra chez moi, maman lança un long soupir exaspéré

· Voilà ce qui arrive quand on s’évertue à vouloir respecter des coutumes aussi stupides qu’inutiles

· J’espère que ce n’est pas ce que je crois… chuchotais-je

· Djeynaba a fait venir néné, une exciseuse pour faire une incision à Poleel et permettre que le mariage puisse être consommé de suite.

Dieu du ciel !! j’en tremblais ! les cris ne m’étonnaient plus, c’était juste horrible pour la petite !! et avec Baye Demba qui était loin d’être « petit », elle allait souffrir.

· Yaye li métineu (c’est dur) ! en plus amoule béneu soutoureu, qu’est-ce que badjenne veut prouver ? je suis certaine que Baye aurait pu se débrouiller tout seul, loin des yeux et des oreilles. Dans la mesure, ou il consent à consommer ce mariage, il allait prendre toutes ses responsabilités

· Hum yama, je l’ai presque arraché d’ici tout à l’heure pour qu’il descende.

· Mais il est descendu et ce n’est qu’un homme, maman…

· Ma chérie…

· …

· Moi je crois en toi, en vous deux. Vis ta vie à fond, mon fils t’aime et tu le rends heureux. J’ai déjà vécu ce que tu vis en ce moment et je sais ce que tu ressens… un jour on en reparlera

Elle poussa encore un long soupir et me serra dans ses bras

· Promets-moi une chose

· Oui ?

· Je sais que tu en veux à tout le monde pour le moment et tel que je te connais, mon fils va en baver mais…

· Mais ?

· Quand tu auras digéré tout ça et je sais que tu as le caractère et la force pour dépasser toute cette situation, gère ton ménage d’une main de maître ! il ne s’agit plus seulement de ton mari, ta coépouse fait désormais partie de l’équation ! il faut que tu sois la plaque tournante de votre nouvelle vie ! Ce sont les femmes exceptionnelles, qui font les grands hommes. Sois cette femme, sois indispensable à ton homme comme l’air qu’il respire dans tous les aspects de sa vie, qu’il ait besoin de ta présence, de ton avis, de ta chaleur à tout moment…

Un nouveau cri nous fit sursauter et elle se leva du canapé en soupirant.

· Il faut que j’y aille

Elle partit rapidement, me laissant plus lasse que jamais. Je suis restée prostrée sur mon canapé, jusqu’à l’appel de la prière de Fadjr. Mon téléphone vibra et je reçus un message de Baye : « descend prier avec tout le monde ».

On était samedi et les weekends, c’était toujours papa Samba qui dirigeait les prières. Je me mis entièrement en blanc, mon visage reflétait une sérénité que j’étais loin de ressentir. Je crus voir le soulagement de mon mari quand il me vit mais j’évitais son regard. Quand on finit, ma belle-mère me demanda de l’aider à servir le petit déjeuner et pendant tout le service je sentais que Baye ne me quittait pas des yeux. Il faisait environ 7h quand on finit de manger (pour ce qui en avait le cœur) et Badjenne souadou (l’autre soeur de papa Samba) prit la parole pour dire à quel point, la famille était fière de Poleel. Tout le monde a jeté son grain de sel et Poleel fut élevée au grade de « reine », j’avais l’impression qu’elles avaient oublié que j’étais là juste sous leurs yeux et que cette situation était très pénible ! maman intervint en dernier et après avoir dit à quel point elle était contente de sa nouvelle belle-fille, elle prit tout son temps pour me remercier, moi, et dire tout haut qu’elle était fière de moi. J’étais la première femme de son fils et que si Poleel prenait exemple sur moi, elle était certaine que Baye Demba Bocar sera un homme comblé. Ça m’a touchée plus que je ne l’aurais cru.

· Maintenant, il faut que tu demandes ton takou deneu (cadeau), conclue-t-elle

· Bien sûr, elle mérite même quelque chose de grandiose, renchérit badjenne Souadou ! Baye Demba qu’est-ce que tu en penses ?

· Tout ce qu’elle veut… dit-il d’une voix rauque en me fixant droit dans les yeux

· Lolou nékhna dégueu, Baye dale Garmi ngua (c’est bon à entendre ça) ! yama tu veux quoi ?

· Euh, en fait je voudrais aller voir ma mère pendant quelque temps. Ça fait longtemps que je ne l’ai pas vue et présentement j’ai vraiment besoin de me ressourcer au près d’elle. J’ai un mois de congé et je voudrais en profiter

· C’est une excellente demande, Baye ne peut que te l’accorder

· Deux semaines pas plus, dit-il

· Wakhtane léne si ba dioubo rek, mes enfants (vous vous mettrez d’accord entre vous), apaisa maman

· D’accord, soupirais-je.

Je regardais les gens autour de moi une dernière fois, m’attardant sur mon mari, avant de remonter chez moi. Je me demandais à ce moment-là quel était l’état d’esprit de Baye, je n’allais pas tarder à être fixée…

***dans la tête de Baye Demba****

Dès qu’elle quitta le salon, j’eus l’impression de ne plus voir la lumière du soleil. Il fallait que je la rejoigne, je sais que rien de ce que je pourrais lui dire ne pourra atténuer sa peine en ce moment, mais je m’y emploierai. Je devais regagner sa confiance malgré tout, qu’elle ne doute point de mon amour, je ne suis rien sans elle.

Je me rappelle un jour, elle m’a dit : yaye sama banékh, wayé yaye sama nakhaar… (tu es mon bonheur mais tu es mon malheur aussi). Sur le coup, intérieurement, je me disais ah les femmes tout le temps à exagérer quand il s’agit de sentiments. Mais aujourd’hui, je comprends ce qu’elle voulait dire. Elle subit ce drame, cette situation, parce qu’elle m’aime.

La place de l’homme est souvent, croit-on, bien tranquille dans un mariage polygame. On croit qu’on ne se rend pas compte des difficultés qu’éprouvent nos femmes à nous partager, à rivaliser mou diarale léne lounékeu. Et pourtant, dans ma situation, je vis dans un gros tourment. Le doute me ronge. J’ai peur. Peur qu’elle croie que je ne vaux pas la peine qu’elle subisse tout ça et qu’elle décide de partir. J’ai peur car je suis amoureux de ma femme et que je ne supporterais pas qu’elle me quitte.

J’ai fait le pari risqué de tout miser sur son amour pour moi et en sa capacité à tout supporter, à tout me pardonner…

Mon père ne m’aurait pas pardonné si j’avais refusé d’épouser Poleel. Et cela ne compte absolument pas qu’on soit au 21e siècle, et que désormais c’était fréquent que certains esprits se rebellent contre l’autorité parentale. Mon père reste ma référence, mon kilifeu et j’ai été éduqué dans une culture ou le choix est rapidement fait entre ses parents et les autres.

Il a tort de croire que j’ai besoin de Poleel dans ma vie, mais il est convaincu que seule ma cousine sera capable d’être la femme à la hauteur de mon bonheur. Badjenne Djeynaba ne l’a éduquée que dans ce but, être ma femme, tout me donner, tout supporter, me faire pleins d’enfants, me soutenir, me faire plaisir. Pour lui, Mariama est comment dire « un bonus », elle est certes ma première femme mais c’est Poleel qui doit être la référence. C’est parce qu’elle était si jeune à l’époque qu’on ne s’est pas marié. Et comme il ne voulait pas que je fornique avec mariama, il a accepté que je marie avec elle, surtout qu’il avait beaucoup de respect pour mon beau-père qui est son ami d’enfance.

Il m’incombe aujourd’hui de rendre tout le monde heureux, mais mon bonheur à moi ne dépendra que de mon amour, que de ma yama.

Je me levai comme un automate pour monter chez nous. Il fallait que je lui parle, elle ne pouvait pas partir durant un mois aux states.

Et il fallait que je la touche…

· Tu vas ou, Demba Bocar ? m’interpella mon père qui m’avait suivi, alors que j’étais aux pieds des marches

· Je monte me reposer

· Et tu ne peux pas le faire en bas ?

· Papa. Je t’aime et je te respecte. Toute ma vie, je me suis employé à suivre tes instructions, tes directives, à tout faire pour être ton digne fils et mériter que tu sois fier de moi. Je crois que, aujourd’hui, tu dois être content. J’espère, ne jamais te décevoir. j’aurais toujours besoin de tes conseils, de ton soutien et je te promets que je ne serais jamais orgueilleux au point de sous-estimer le poids de ta présence dans ma vie.

· Mon fils…

· Mais, tu ne gèreras pas mes femmes à ma place. Tu peux vouloir tout le bonheur du monde pour moi, mais il n’y aura que moi pour savoir où il se trouve. Je ferai des erreurs, je tomberais mais je me relèverais parce que la vie est ainsi faite. Je n’ai pas quitté la maison pour toi et maman, pour mon amour pour vous et pour le besoin que j’aurai de vous avoir toujours à mes cotes. Mais, vous ne vivrez pas ma vie à ma place. Je serais le plus juste possible car tu m’as éduqué ainsi. Poleel ne manquera de rien, je t’en fais la promesse in chaa Allah. Mais mariama…

Je fixais mon père droit dans les yeux.

· Mariama est à moi, c’est elle qui me rend fort. Sou nékoule doumeu meune nékeu. (Je ne suis bien que si elle l’est). Alors, à chaque fois ou le choix de ton cœur te poussera à vouloir m’exiger une chose, penses-y.

Je le laissai penser à mes paroles et montai. Je crois que j’ai atteint le sommet de ce que je pouvais autoriser à mon père, désormais c’était à moi de gérer mon bonheur.

****Mariama***

Je suis restée un long moment à la terrasse avant de me décider à aller dormir un peu. En entendant du bruit dans la chambre, je sus que mon mari était là et comme je n’avais aucune envie de parler, je me préparais mentalement à me refermer hermétiquement sur moi-même.

Je fonçais à l’intérieur, claquant la porte. Il était debout devant moi, sur le seuil de la salle de bains, complètement nu, trempé, magnifique, une serviette à la main. Dès qu’il me vit, il eut une érection monstrueuse. Il me regarda droit dans les yeux et lâcha la serviette.

· Mets quelque chose, bon sang, criais-je énervée d’avoir tellement envie de lui

· Parle-moi autrement

· Tu n’es pas censé être là ! ça ne te suffit pas que je me dise que toute la nuit tu étais avec l’autre ??? tu viens me narguer, me montrant ce corps qui n’est plus à moi seule ?

· Ce corps est à toi que si tu le prends…

· Imagine que tu doives me partager

Je le vis serrer les poings.

· Ne cultive pas de rancœur contre moi

· Je ne sais pas si je pourrais supporter tout ça

· Je ne te laisserai pas me quitter.

· Je ne voudrais pas que notre mariage finisse par être une erreur car je ne saurais gérer cette situation

· Comment notre mariage pourrait être une erreur ? Tu t’es regardée ? Tu as vu l’effet que tu as sur moi ? À la minute où nos yeux se sont croisés, dès la première fois, j’étais à toi, à TOI, petite folle ! Tu as tout fait pour que je ne désire que toi et même si les derniers événements vont bouleverser notre vie, rien ne va changer d’un iota entre nous deux.

· …

· Maintenant que ce qui est fait est fait, j’ai mal à en crever, car je sens que tu es en train de construire un mur entre nous.

Je suis traversée à ce moment-là, par mille émotions contraires, et j’avais du mal à toutes les gérer. Il était à l’autre bout de la chambre et me regardait, sa poitrine se soulevant au rythme de sa respiration. Ses yeux brillaient, ses poings étaient serrés, et il attendait que je dise quelque chose. Soudain je réalisais que cet homme, que j’avais élevé au statut de super héros, était juste un être humain comme les autres.

Je lui tournais le dos et soupirais lourdement. Je le sentis venir vers moi, puis il se colla contre mon dos

· Je n’y arriverai pas sans toi, je ne te laisserai pas me quitter Mariama

· Peut-être que je n’en aurai pas envie… mais il n’y aura pas de garantie

· Donne-moi l’opportunité de te prouver que je serais digne de toi

· Laisse-moi aller voir ma mère d’abord

· Quand ?

· Après demain in chaa Allah

· Yama

· Stp Baye, stp.

Il soupira longuement en abdiquant. Je me dégageais de son étreinte et enlevai mon habaya que je jetais négligemment sur le fauteuil. Je restais en boxer en coton et petit débardeur avant de me coucher remontant la couette jusqu’à mon cou. Il me rejoignit aussitôt et me retourna fermement face à lui.

Il attrapa mes mains et les guida vers son sexe bandé, tendu.

· Aide-moi avec ça, bébé, chuchota-t-il

Il prit mes cheveux dans sa main et tira ma tête en arrière pour que nos yeux se rencontrent. Il me fixait comme s’il allait me dévorer tout cru. Tout mon être se tendait vers lui, sans que je n’y puisse rien. Et quand ses lèvres se posèrent sur les miennes, ce n’était pas pour me donner un petit baiser doux mais un baiser fougueux, brûlant, qui anéantissait chez moi toute forme de pensée cohérente. J’étais nue dans ses bras avant même de m’en rendre compte.

Je gémis faiblement quand il se mit à me mordiller le cou. Je ne pus m’empêcher d’onduler sous lui, alors qu’ils s’attardaient sur mes seins nus. Il me démontrait irrémédiablement tout le pouvoir qu’il avait sur mon corps ! Devant sa sauvagerie, ma respiration s’accéléra. Le désir s’insufflait dans tout mon corps quand il se pencha pour me lécher les seins, plus fort que d’habitude. De sa bouche experte, il avalait mon téton et le suçait… Mon corps tremblait contre le sien, le coeur de ma féminité palpitait de désir. La force de mon envie de lui durant tous ces jours ou il était absent, pesa subitement plus forte que tout autre sentiment. Je le voulais en moi, il n’y avait que ça de vrai à cet instant.

· Prends-moi, tout de suite

· C’était prévu, grogna-t-il.

Il me souleva aisément pour me mettre sur lui mais, au lieu de m’empaler sur lui, il porta mes seins à sa bouche. Un sein, puis l’autre, les muscles de ses bras se tendant alors qu’il semblait se nourrir de ma poitrine. Des décharges électriques traversaient mon corps. Je ressentais chaque coup de langue jusqu’au bout de mes doigts de pied. Alors que je ne cessais de gémir et de grimacer de plaisir, il me laissa enfin m’empaler sur son érection avec une force telle qu’à l’instant où il me pénétra, je laissai échapper un sanglot.

· Trop fort ? me demande-t-il en se retirant d’une voix pleine de désir mais aussi préoccupée, me soutenant à la force de ses bras, anxieux de ma réponse.

À bout de souffle, je secouai la tête et attrapai ses épaules.

· J’ai envie de toi. Fais-moi tout oublier, stp.

Son visage se tendit. Alors il me pris, plus doucement cette fois, mais son sexe a un tel diamètre qu’il remplit chaque centimètre de ma foufoune. Je m’accrochais à ses épaules alors qu’un cri rauque sortait de ma gorge. Lorsqu’il commença à bouger, à me prendre vraiment, je me laissais aller, essayant de construire dans ma tête un monde où il n’y aurait que nous deux. Je lui suçais l’oreille, haletant et gémissant. Des frissons me parcoururent des pieds à la tête quand il se mit à son tour à me pénétrer l’oreille avec sa langue.

· Je t’aime bébé, je t’aime tellement.

Sa voix rauque fait monter mon orgasme.

· Tu es faite pour moi… Tu es si étroite, si mouillée. C’est tellement bon.

· Baaaye…

· N’est-ce pas que tu es à moi, hein ?

· Oui. Oui, viens plus fort.

Il se déchaîna encore plus, ne se retenant plus jusqu’à ce que je finisse par jouir dans ses bras, me resserrant autour de « petit bokar » qui vibrait encore et encore en moi, chaud et puissant. Je m’écroulais contre lui. Il posa sa main sur l’arrière de ma tête et l’attira contre son cou.

C’est emboîté comme ça, qu’on s’allongea sur le lit, apaisés, sa main me caressant tendrement le dos.

J’adorais ces moments où, après avoir joui, je me collais contre lui, complètement détendue, alors qu’il continuait à me câliner.

J’adorais tout ce que cet homme me faisait.

Mais il était temps que je pense à moi, que je m’éloigne un peu de lui.

Toute la matinée, il resta au creux de moi, comme si on lui avait dit que si jamais il se détachait il allait me perdre. il me fit visiter le 7eme ciel tellement de fois que j’en perdis le fil. Il me fallut beaucoup de volonté pour lui demander de descendre voir ses invités et sa famille.

Le soir quand il est monté pour soi-disant prendre des affaires, je me suis enfermée dans la salle de bain, pendant plus d’une heure. Il a tempêté, grondé, menacé mais j’ai tenu bon.

Il m’a emmenée à l’aéroport en boudant, le lendemain matin, mais j’avais pris ma décision. Il s’est accroché longtemps à moi avant de me laisser, enfin, partir…

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7 commentaires on “BAYE REK (6) : JE NE TE LAISSERAI PAS ME QUITTER

  1. Il n’a pas le courage de dire à son père le fond de sa pensée. Eh bien je ne pleins pas Mariama elle n’a qu’à divorcer de ce gamin. Baye a 30 ans mais c’est un gamin et manque de couille alors que c’est lui qui s’occupe de son père. Tant que nous admettons que nos parents ont tous les droits sur nous jusqu’à l’âge de 50 ans et ben nous resterons des gamins.

  2. De nos jours je crois que les parents archaïque doivent laisser leurs enfants faire le choix concernant leur mariage. Si un homme veut être polygame ou non le choix doit lui revenir. La polygamie est une situation tellement frustrante ( surtout pour les premièresepouses )que quand la famille sen mêle ça de vent plus difficile a gérer .Bay et mariama sont des victimes de ces pratique s rétrogrades de nos jours .

  3. Ohhhhhhhhh Yama et Baye vs êtes in Love c come le recto et le verso d’1e mm feuille: inséparable 💏. Ne laissé pa un 3éme élément vs enlevé votre bonheur
    Et enfin MERCI pr cet incroyable💕😍 partie

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