dim. Sep 27th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

Mon mari, mes défis… part 12

16 min read

****Rabi****

• Moi : j’ai passé une soirée magique, ma
• Madré : et sans crac-crac-boum ! je vous tire mon chapeau.
• Moi : même si toutes les conditions étaient réunies pour qu’on passe à l’acte, je pense qu’on était conscient que le moment était propice juste pour se parler, s’ouvrir l’un à l’autre.
• Madré : et il est clair que vous aviez besoin de mettre carte sur table pour pouvoir avancer, franchir une nouvelle étape. Et enfin, il a baissé les armes : il t’a avoué ses sentiments, ce foutu orgueilleux ! j’aurais voulu être une petite souris et entendre tout ça de mes propres oreilles.
• Moi : humm
• Madré : tu veux quoi de plus ? yangui beugueu sof nak
• Moi : qu’il me fasse totalement confiance…
• Madré : et bien pour ça il va falloir d’abord que tu retournes chez vous ! tu ne peux pas vouloir qu’il dorme dans ta chambre, alors que tu te caches ici, ce n’est pas logique !
• Moi : il n’y a pas que ça ! il y’a Habib aussi
• Madré : manne je pense que tu dois faire ton propre bébé, et tu verras que les choses vont s’équilibrer peu à peu
• Moi : un bébé…
• Madré : ne me dis surtout pas que tu n’es pas prête
• Moi : mamaan…
• Madré : qu’est-ce qu’il y a ?
• Moi : je ne prends pas de contraceptifs
• Madré : alors il faut augmenter la fréquence des « contacts directs » !!! rigola-t-elle en tapant des mains comme saneeh
• Moi : madré, sois sérieuse un peu
• Madré : dimbalima, je sais que tu as hâte de te faire retourner dans tous les sens ! mais bref, je sais bien que tu doutes mon cœur. Mais tu es allée voir un médecin quand tu étais avec Fara et il t’avait dit que tu allais parfaitement bien. Donc, tu n’as pas à stresser et je ne te laisserai même pas te morfondre ! dome yAllah mokoye mayer, tu es jeune, et en bonne santé ! rentre chez toi té dém seuyi seuy bi !
• Moi : …
• Madré : de toutes les façons, votre semaine de soi-disant « dokhane » est terminée. Si tu n’as pas l’intention de demander le divorce tu ne passeras pas une nuit de plus ici
• Moi : khana je ne suis plus chez moi ?
• Madré : je m’en fous la wakh, Merde ! tu vas ranger tes affaires de suite et on y va ! j’ai envie de rendre visite à mon gendre té yamaye yobou légui légui nak (et c’est toi qui vas m’emmener, tout de suite)
• Moi : kéne meussoul guiss khétou dictature bou mélni (c’est pire que la dictature) ! mais il faudra attendre cet après-midi. Mactar doit aller prendre ses amis à l’aéroport • Madré : raison de plus pour y aller maintenant ! je n’ose même pas imaginer l’état de la maison, dingua dém khana ranger touti, que tu imprègnes votre demeure de ta présence. Et puis il va manger quoi à son retour ? Diég bou forokh la bagne, diougueul waye boul ma énervée téll neuIl ne valait même pas polémiquer, je ne sortirais pas vainqueur dans cette histoire ! pourquoi rek, le coté capverdien-français de ma mère ne se réveille pas de temps en temps, mou khawa téye touti, khawa toubabé !
c’est mon téléphone qui me tira de mes réflexions.
• Oui ??? criais-je presque
• Wow ! tu m’as l’air bien énervée
• Salut ! excuse-moi…
• Madré fait encore des siennes ?
• Comment tu as deviné ?
• Je pense qu’il n’y a qu’elle et moi qui arrivons à te faire sortir de tes gongs !
• Pas faux ! lol
• Tu m’as manqué le reste de la nuit…
• Tu veux dire tôt ce matin ? tu m’as déposé après 6h du matin je te rappelle
• Ça aurait été mieux si je t’avais gardée près de moi dans mon lit
• Dans ton lit dis-tu ?
• Tu comprends ce que je veux dire
• Pfff ! tu veux manger quoi, madré veut passer la journée à Keur Gallo
• Hum, j’adore cette femme

****MACTAR***

Quel plaisir de revoir mes potes ! Tony et Fatou nous ont retrouvés à l’aéroport car cet idiot de Fadel ne voulait pas dormir sans voir Rabi Niang ! les filles s’y sont mises aussi et comme je ne peux rien refuser à mes femmes, on est en ce moment en route pour Keur Gallo ! j’ai dû appeler poussin pour la prévenir et c’est Fad qui lui a parlé, vous auriez dû l’entendre l’amadouer avec sa voix de velours, un vrai beau parleur ce type. J’étais un peu stressé, j’avoue, car je voulais que ma femme apprécie mes amis. Elle est aussi réservée que mes potes sont exubérants et j’avais peur qu’ils la mettent mal à l’aise.On est arrivé à la ferme vers 14h et dès que j’ai ouvert la porte j’ai senti la présence de « mon évidence » dans les plus petits détails de la maison. Madré vint nous accueillir dans la bonne humeur, et tout le monde se rendit compte que je la cherchais des yeux. Je n’attendis pas qu’ils me chambrent, je la retrouvais dans la cuisine en train de se laver les mains. Je la fis se retourner vers moi et la pressais contre l’évier, en lui tenant les deux mains derrière son dos puis je pris ses lèvres sans rien dire, sans la laisser parler ni poser de questions. Il y avait une certaine brutalité dans mes baisers mais je devenais dingue à avoir autant envie d’elle. Je parvenais à peine à endiguer mon désir. Quand je la laissai enfin respirer, je lui soufflais à l’oreille les mots crus et choquants que j’aimerais exprimer avec mon corps. Je lui expliquais ce dont j’avais follement envie de lui faire en lui mordillant sa poitrine. Je la sentais s’exciter comme je le souhaitais, je la voulais décadente, prête à toutes les audaces, étourdie par mon excitation.
• Je te rappelle Mr Niang qu’on est dans la cuisine et que tes potes ainsi que ma mère sont juste à coté
• Personne au monde aurait pu m’empêcher de t’embrasser à ce moment précis
• Madré moye dougou fi légui torokhale meu ! Et au lieu de prendre ma défense tu vas rigoler atia téguile ma sa lokho dit-elle en se dégageant brusquement
• Mais…
• Okho Mactar Niang boumeu sonnal
• Wa ok ok viens que je te présente mes potes
• Mo gueune dé, linguaye khiff yeup !
• Dou yamaye wore lo kaye, diablesse !!

On entrait dans le salon en se lançant des piques et je mis un peu de temps pour me rendre compte que tout était subitement silencieux. Fadel et Tony étaient debout et semblaient choqués, pendant quelques secondes j’eus des sueurs froides. Et je jure que s’il s’avérait que l’un ou l’autre avait eu une relation intime avec ma femme, je deviendrais un meurtrier. Et je m’en fous que ce soit avant notre mariage ! Ma salite si sassi !
• Momar Antoine ??? ki yaw leu cria Rabi en se tenant la bouche puis elle éclata de rire
• Pitaing le monde est vraiment petit, répondit Fadel
• Non mane je suis choqué, rigola Tony
Je n’y comprenais rien et j’étais au bord de la crise de nerfs !
• Quelqu’un peut m’expliquer lou khéw fi ? marmonai-je alors que la jalousie me rongeait sans que je ne sache même le pourquoi du comment.
• Gawé léne ko mingui dé, déclara madré, faisant exploser tout le monde de rire même moi
• Eh bien mon frère, je te présente ma oumpagne préférée, dit Tony en venant prendre Rabi dans ses bras, naturellement quoi !
• Oumpagne dis-tu ?
• Tu te rappelle le demi-frère de ma mère, tonton pape ?
• Celui qui venait avec nous au Lac Tahoe, renchérit Fad ! té nga fan wone ko rek
• Bien sûr, vrai gentle Pa ! c’est lui qui m’avait même donné l’idée de ce ranch, il m’avait beaucoup aidé sur les démarches et ensuite il s’était occupé de faire venir au Sénégal presque tout le matériel dont j’avais besoin. Sa mort m’avait beaucoup touché.
Je me retournais vers Rabi, l’information faisant doucement son chemin dans ma tête.
• Ton mari s’appelait Fara non ? lui demandais-je
• Pape Fara, oui, répondit-elle simplement
• C’est vrai que nous on l’appelait tonton Pape, expliqua Tony
• Ouah ! Ce fut le seul mot que je suis parvenu à sortir de ma bouche. Si j’avais encore un doute sur tout ce que me disait Rabi sur son ancien mari, là je pouvais confirmer moi-même la grandeur de l’homme. Il avait partagé avec moi son gout pour les défis et m’avait proposé des projets qui à cette période-là de ma vie m’avaient aidé à me relever alors que j’étais dans un gouffre profond. Il m’avait redonné subtilement envie de redevenir challenger.

Après cette révélation, il y’eut 5 minutes de profond silence, puis je fis un bisou sur le front de ma femme.
• C’était quelqu’un de bien confirmais-je à voix à voix haute.
Et c’est comme si un poids énorme se déchargeait de mes épaules.

Et pour la première fois, depuis qu’on était à nouveau ensemble et qu’on parlait de Pape Fara, je vis un sourire resplendissant, sincère, illuminer le visage de ma femme. Je lui présentais enfin Nina et Fatou, et ce fut le début d’une excellente journée ! ça faisait tellement longtemps qu’on ne s’était pas retrouvé ensemble comme ça, et ça m’a fait un bien fou ! Je voyais Rabi Niang, bien dans son élément, mettre les filles à l’aise et surtout s’occuper de la petite dernière de Fadel, Ammarah, comme si c’était sa fille et l’envie de la voir porter notre enfant me prit d’un coup.

Juste avant que le déjeuner ne soit servi, ma mère débarqua avec Habib et je compris que c’était l’idée de ma femme quand je la vis échanger un clin d’œil avec mon fils ! on a mangé un excellent yassa au poulet cuit au barbecue, l’ambiance était au rendez-vous ! Et la maison revivait.
Vers 17h, Pape Mor vient nous avertir que Samba Diarra un propriétaire agricole avec qui j’avais déjà travaillé, était au ranch. Depuis quelque temps, il me cassait les couilles car il voulait qu’un de ses chevaux s’accouple avec ma jument arabe Yasmina. J’étais sûr qu’il était encore là pour négocier. C’était l’occasion pour moi de faire découvrir le reste de la propriété à mes potes, alors on improvisa une petite promenade sur les terres.

Pendant que les autres se dégourdissaient les jambes, j’allais à la rencontre de mon invité encombrant.
• Assalamou aleikoum Mactar ! excusez mon intrusion
• Aleikoum Salam Samba
• Je reviens à la charge, il faut que je vous montre le cheval pour que vous preniez enfin votre décision. Ces deux-là auront un poulain magnifique ! Je mettrais le prix qu’il faut
Un de ses hommes ouvrit le camion VL qui transportait un cheval mâle qui à première vue semblait très nerveux.
• Il n’est pas dressé ? demandais-je
• Euh en fait, il me cause quelques problèmes. J’aimerais que vous arrangiez cela. Bassirou m’a dit que tu as un gars qui sait s’y prendre avec les bêtes.
• Et pourquoi ferais-je une chose pareille ? Franchement Samba tu es inconscient et tu ne mesures mêmes pas les conséquences pour ma jument et pour mes employés.

Au même moment, Aziz sortit Yasmina pour la montrer à mes invités. A sa vue le cheval de Samba commença à s’exciter, la rendant aussi nerveuse. Il devenait incontrôlable et se dirigeait vers Yasmina sans que le gars qui était censé le retenir ne puisse rien y faire. En vrai femelle, ma jument tourna la croupe vers lui et battit de la queue, aguicheuse. Alors, l’autre laissa échapper un hennissement bas qui tenait plutôt du grondement, il s’échappa en tirant sur sa longe et cinq cents kilos de muscles déboulèrent dans la cour. Tout le monde se mit sur le coté, mais, au dernier moment, Yasmina s’affola. Elle releva brusquement la tête, arrachant sa longe des mains d’Aziz, et pivota en cherchant frénétiquement une issue. Le cheval de Samba chargea pour la coincer et les deux chevaux foncèrent sur Rabi qui était tragiquement sur leur trajectoire.

*** Rabi Niang***

J’eus l’impression que le monde ralentissait autour de moi quand je vis Yasmina se rapprocher et quand elle rua, je crus que c’était la fin de ma vie. Comme dans un rêve, j’entendis crier, Tony et Fadel d’une part, les voix des femmes de l’autre, les chevaux qui hennissaient et, couvrant le tout, la voix dure de mon mari qui hurlait mon nom.

Au moment où la puissance des deux chevaux allait me broyer, je me sentis soulevée de terre. On aurait dit qu’une barre me serrait la poitrine à m’étouffer, et me fit passer par-dessus la porte du box derrière moi. Yasmina et l’autre cheval s’écrasèrent contre le mur à l’endroit précis où je me tenais quelques secondes plus tôt, faisant voler en éclats les planches de bois de la porte. Je tombais dans de la paille et roulai sur Mactar qui me collait plus que jamais contre son torse. On resta de longues minutes dans cette position avant qu’il ne soulève doucement ma tête.
• Ça va ? chuchota-t-il d’une voix méconnaissable. Je sentais son cœur battre aussi vite que le mien
• Ça va, murmurai-je pour le rassurer
Seulement j’éprouvais beaucoup de mal à parler et à respirer. Et puis je ne sentais pas mon corps, quand je voulus mettre mes mains sur les épaules de mon homme, elles glissèrent, comme engourdies. C’était le choc, je pense.
• Mactarr…
Je ne pus même pas terminer que mes larmes commencèrent à couler. Mon mari m’étreignait toujours et je me laissai aller contre lui en fermant les yeux. Les autres arrivèrent à ce moment-là et ma mère hystérique se mit à pleurer en hoquetant.
• Shuut bébé shuut murmurait Mactar en prenant mon visage entre ses mains. Il baisa tendrement mes yeux puis il reprit : « j’ai cru… » Il avala sa salive avec difficulté « J’ai cru que je n’arriverais jamais à temps ». Il ferma les yeux avant de continuer « je ne sais pas ce que je serais devenu si … »
Il ne put terminer sa phrase mais il m’embrassa éperdument devant tout le monde en tremblant.

Je me rendais compte que j’avais réellement failli y passer et instinctivement je me cramponnais à lui comme à une bouée de sauvetage. Il m’avait sauvé la vie. Alors je m’agrippais à lui comme je l’aimais : de toute mes forces.Ma mère encore sous le choc vint vers nous et Mactar m’écarta de lui avec une extrême douceur et quand ma mère prit la relève il se dirigea vers Samba le visage dur comme la pierre.
• Vous prenez votre saleté de cheval et vous partez tout de suite ! Rugit-il.
• Mais, mais…
• Dégagez !!!

Il fit demi-tour sans lui prêter plus attention et se retourna vers moi. A cet instant, je sentis le contrecoup du choc me gagner. Mes jambes refusèrent de me porter et Mactar me rattrapa juste au moment où j’allais tomber. Il me souleva dans ses bras puis me porta rapidement à la maison. On aurait dit qu’il ne voyait plus personne autour de lui et m’emmena directement dans sa chambre à lui. Il me déposa doucement sur le lit.
• A quel moment ma vie est-elle devenue si mouvementée ? eus-je la force de plaisanter.
• Depuis que tu es devenue Mme Niang je crois. Je sors voir les autres je reviens tout de suite

Quelques instants plus tard, il revint dans la chambre et le temps qu’il me prépare un bain chaud, tous les autres sont venus voir comment j’allais. Habib semblait encore choqué et me fit un gros câlin. Tiate mo gaw, la journée avait si bien débuté ! les deux couples décidèrent de rentrer et me promirent de revenir le lendemain me voir et belle-maman quant à elle décida de rester passer la nuit avec Habib.

Quand tout le monde sortit enfin, Mactar me déshabilla, puis il me souleva dans ses bras et me déposa dans la baignoire. L’eau chaude me picotait la peau, mais c’était exquis. Je m’étendis de tout mon long dans l’eau et laissai la chaleur engourdir mes sens. C’était la première fois que je passais aussi près de la mort. Si Mactar n’avait pas été aussi rapide… je n’osais même pas imaginer !
il était assis sur le rebord de la baignoire mais je le sentais encore frémir de colère
• Je l’aurais tué… murmura-t-il
• Quoi ??
• S’il t’était arrivé quelque chose, je l’aurais vraiment tué, ce con. Trimbaler chez les gens un cheval non dressé…
• Eh, eh, calme-toi ! plus de peur que de mal, Niang Balo, je vais bien !
Je l’aspergeais d’eau, mouillant sa chemise pour le dérider un peu. Il secoua la tête et enlevant l’habit mouillé carrément d’un geste impatient. Je me soulevais un peu pour poser ma tête sur son bras nu. Je le sentis frémir si chaud si solide. Il prit le savon et commença à me laver. Il s’occupait de moi comme de son bébé. Et j’adorais ça !!! et maintenant que ma peur commençait à s’apaiser je prenais enfin conscience de sa peur à lui. Et instinctivement je lui chuchotais : « je t’aime ». Je n’y pouvais rien alors pourquoi continuer à me battre contre ce sentiment ? M’avait-il entendu ?
Il mit fin à mes interrogations quand il me souleva pour m’embrasser. Il semblait possédé, avec une sorte de rage et de colère mais aussi de peur qu’il essayait de contenir.
• Mon amour, chuchotait-il entre deux baisers.

Son corps chaud me réchauffait encore plus que l’eau chaude. Ses doigts puissants glissaient sur ma peau encore savonneuse. Il me sortit complètement de l’eau et me porta jusqu’au lit, où il me sécha avec une grosse serviette. Quand il la passa sur mes seins, c’était tellement bon qu’ils commencèrent à pointer. Il se pencha pour capturer mon mamelon durci entre ses lèvres. Je soupirai de plaisir, je crois que la montée d’adrénaline de tout à l’heure nous avait rendus toute chose. Mactar exerçait une pression sur mon corps qui par petits à-coups stimulait mon désir. Il continua d’exercer la même pression jusqu’à ce que j’y cède et que j’oublie toute ma peur de tout à l’heure. Spontanément je nouais mes jambes autour de lui. Et je le sentis enlever le reste de ses habits rapidement. Il se desserra de mon étreinte et entra dans la salle de bain surement pour se laver et enlever la poussière de l’écurie sur son corps. Il revint très vite à mes côtés, splendide dans sa nudité, son érection toujours aussi imposante.

Je m’attendais à ce qu’il me soulève du lit comme d’habitude pour me faire l’amour sur la méridienne ou sur son petit canapé, mais il me plaqua sur le moelleux matelas et je retrouvais avec plaisir le poids délicieux de son corps sur le mien. Il me couvrait de baisers fiévreux, je fus incapable de réprimer les sons qui montaient dans ma gorge, les plaintes et les cris de plaisir qui retentirent dans l’obscurité de cette fin d’après-midi. Quand il me pénétra enfin profondément, il s’immobilisa, sa bouche contre la mienne et ses yeux qui me fixait d’une façon…

Je lus dans son regard un grand besoin d’amour mais surtout sa peur de me perdre.Il fallait que je le rassure et pour cela la seule solution était de l’aimer, simplement. Il se mit à aller et venir lentement d’abord. Dieu comme ça m’avait manqué de le sentir ainsi. Puis il m’entraîna dans une étreinte farouche qui me fit basculer dans un monde fou ou il m’accompagna, ses feulements de plaisir résonnant dans toute la maison à coup sûr.
• Rabi, Rabi, Rabi… ma douceur… mon évidence…, ma femme… criait-il alors qu’il continuait d’unir nos deux corps dans le plaisir.

Sa main paresseuse passait sur mon corps comme une plume depuis plusieurs minutes et j’étais consciente qu’il était en train de me dorloter. Son visage était toujours grave mais il semblait serein aussi. Il me donna un tendre baiser puis, il remonta la couette sur mon corps. Je fermais les yeux pour mieux savourer sa tendresse quand je sentis soudain qu’il était en train de se glisser hors du lit.
• Non ! Non, pas encore, stp.
• Il faut que je m’en aille, poussin, protesta-t-il en me baisant le front. Je ne veux pas te faire de mal et là je ne suis pas certain de pouvoir me fier à mes réactions. Pas après avoir été si prêt de te perdre…
• Bouul déme stp. Regarde je tremble encore, au moins attend que je m’endorme. Amnga khôlou bayima fi mane kassé après tout ce qui s’est passé ? demandais-je tristement

Sans un mot, il secoua la tête. Ouf ce n’était pas gagné ! il nous recouvrit tous les deux et m’attira contre lui, tout contre son cœur qui battait très fort. C’était tellement rassurant que je me détendis instantanément, je fermais enfin les yeux, la fatigue se faisant sentir après toutes les émotions de la journée et surtout l’intensité puissante de notre étreinte. Je m’endormis comme un bébé.

Quand j’ouvris les yeux le lendemain, la chambre était baignée de soleil. J’avais l’impression qu’un camion m’était passé sur le corps. Je n’arrivais pas à le bouger et pour cause quand je tournai la tête c’est avec un énorme plaisir que je me retrouvai nez à nez avec mon mari. Mactar Niang tout nu était allongé sur le côté, la joue sur l’oreiller son gros bras à travers mon petit corps. Les yeux clos, la main fermement sur ma hanche, il ronflait légèrement, la bouche entrouverte.

Pour la première fois, mon mari avait dormi toute la nuit à mes côtés.

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