dim. Sep 27th, 2020

Merveilles de Femme

Chroniques africaines

MON MARI, MES DEFIS… PART 13

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CHAPITRE 13

***Mactar Niang***
J’avais eu l’intention de la dorloter et de la laisser se détendre en la prenant dans mes bras pour qu’elle s’endorme. Je voulais qu’elle n’ait plus peur, qu’elle ait confiance en moi que je la protègerai toujours. La nuit tombait et je la voyais glisser doucement dans le sommeil. Plus j’écoutais son souffle régulier et apaisant, moins j’avais envie de la quitter. C’est elle qui avait besoin de réconfort et pourtant c’est moi qui me sentais à l’abris dans le cocon de son corps si chaud. Je me rendais compte qu’après toutes les émotions de la journée, j’avais tout autant besoin d’être réconforté. Et malgré qu’elle dormît, elle réussissait à me détendre, en étant juste là, dans mes bras. Je ne sentis même pas quand je m’endormis moi-même.

Quelque chose frôla ma cuisse et j’ouvris doucement les yeux. Le soleil éclairait fortement ma chambre et je mis un moment avant que mes yeux ne s’habituent à la lumière. Le soleil semblait déjà bien haut dans le ciel, et ça faisait un long moment que je n’avais pas dormi aussi tard. Doucement, je tournais la tête vers la chaleur qui réchauffait mon flan gauche. Un enchevêtrement de drap formé une grosse boule sur le corps de Rabi qui était blottie tout contre moi. C’est sa jambe qui avait touché ma cuisse, et son corps délicieusement parfumé était pelotonné contre le mien, comme un petit chaton, m’enveloppant dans sa chaleur. Le soleil donnait un éclat merveilleux à son corps, elle avait glissé un bras sous sa tête tandis que l’autre reposait en travers de son buste, la main sur le matelas. Elle était merveilleusement belle à cet instant.
Et je me rendis compte qu’elle m’avait réveillée, et pourtant je n’avais pas réagi violemment comme je l’avais toujours craint. Je n’avais ni brandi les poings, ni tenté de la repousser. En fait je m’étais réveillé en paix.
Un calme étrange m’envahit soudain. Une à une, mes peurs, me semblait-il, se dénouaient, je me sentais comme libéré. Là, dans ce lit, avec elle, j’avais l’impression d’être à l’abri de mes démons intérieurs, à l’abri de la cruauté des autres. C’est peut-être aussi le fait que même dans mon sommeil, j’étais conscient que mon rôle était désormais de protéger la femme que j’aime. La tenir si près de moi devait avoir un réel impact sur mon psychisme.
Je soupirais de soulagement, un soulagement si énorme, que j’avais envie de rigoler, de partager ça avec le monde entier. Depuis tout ce temps, le remède à mon mal était juste sous mes yeux, à ma portée… Rabi Niang me réveillait à la vie, chassant tous les ténèbres tout autour de moi. Instinctivement, je luis caressai les cheveux, avec mes doigts qui tremblaient même, espérant qu’elle se réveille et qu’elle me sourit. Elle émit un petit bruit de gorge et battit des paupières. Puis elle me regarda un moment, encore à demi assoupie, visiblement troublée, avant de laisser son sourire s’épanouir.
• Bébé, murmura-t-elle, je rêve ou tu es bien là ?
Je promenai ma main sur sa peau nue avant de la refermer sur son sein, tout chaud sous les couvertures.
• Je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup d’avantages de me réveiller à tes côtés, répondis-je.
• Ah oui ? cite-moi un, murmura-t-elle avec un sourire malicieux.
Je lui baisais littéralement sa bouche appétissante jusqu’à ce qu’elle poussât un gémissement sourd de plaisir. Quand elle me mordilla la lèvre inférieure, je me sentis dur comme du béton.
• C’est clair que ça c’est un avantage rigola-t-elle en me tenant fermement là ou vous savez
• Un avantage dont je vais profiter de toutes les façons possibles, dis-je en roulant sur elle
Elle rigolait de plus belle quand je la pénétrai facilement, profondément. Elle était ravie et prête, toujours prête pour moi, rien que pour moi. Mais je la réduisis au silence en lui donnant de vigoureux coups de rein, avec une ardeur plus puissante que jamais.
• Arghhhhh Rabi Niang, ahhhh !!!

**** Rabi Niang***
Il accéléra ses poussées en moi et, mon ventre collé au sien, je sentais monter une jouissance qui avait pris peu à peu de l’ampleur. Je cessais de respirer quand l’orgasme fit s’épanouir mon sexe autour de son membre. Mes mains abandonnèrent son cou et j’eus l’impression de perdre connaissance dans ses bras. Tout mon corps se vidait de son énergie. Mactar cessa ses va-et-vient et m’enserra plus étroitement contre lui. J’appuyais mon visage sur son épaule et ouvrais à demi les yeux, la respiration saccadée. Il me laissait reprendre doucement mon souffle. Toujours au fond de moi, il s’assit tranquillement sur le lit, moi désormais sur ses cuisses en amazone. Il m’attira tout contre lui pour m’enlacer.
• J’aime te voir prendre ton pied, me murmure-t-il en me caressant le dos. Tu as un truc à toi, quelque chose dont je ne peux plus me passer.
Je souris, le visage lové dans son cou, essayant de toujours récupérer mon souffle.
• Il n’y a pas que ça, ajoute-t-il toujours d’une voix rauque et virile. Il y a ce que tu es, ce que tu dégages de vrai, mais ça va avec. C’est ça qui te rend unique.
Je fermais les yeux de plaisir en entendant ses paroles.
• J’ai toujours envie de toi, chuchote-t-il alors.
• Je sais, dis-je.
Son désir n’avait pas faibli un iota, il me semblait même qu’il s’était encore plus durci en moi. Je le sentais jusqu’à mes entrailles ! il s’adossa nonchalamment aux oreillers, les mains accrochées à ma taille, avec ce sourire au coin terriblement craquant sur ses lèvres. Ses yeux se promenèrent sur mes seins, mon ventre, sur mon sexe qui cachait son membre tout entier. Il exhala un gémissement rauque quand je commençais à tourner sur son sexe, à donner des coups de bassin.
Nous échangeons un regard sauvage, ses mains se levèrent vers ma poitrine. Il releva brusquement le dos pour m’empoigner les seins et les dévorer, les aspirer entre ses lèvres. Il se redressa davantage et me fit basculer sur ses cuisses qu’il écarta. Il reprit le contrôle de notre étreinte et ses pénétrations se firent soudain plus affirmées, plus déterminées. Je tressaillais entre ses bras, hypnotisée par son regard intense toujours rivé au mien.
• Wouye bébé, bébé yaw !! Mactarrrr
• Oui mon ange, que veux-tu ?
• Plus vite amour…
• Comme ça ? me demande-t-il en accélérant ses formidables coups de reins.

J’ouvre la bouche, surprise par les vibrations de son sexe en moi
• Dis, bébé, comme ça ? répéta-t-il.
Je me sentais complètement envahie. Son sexe poussait, glissait et fouillait en moi.
• Oui, oui, comme ça, je bafouillais, je devenais incohérente, je sortais des mots que moi-même je ne comprenais pas
Je m’accrochais à ses épaules, à son regard, et je sentais que je touchais les étoiles pour la seconde fois.
Comme s’il n’attendait que ce signe de ma part afin que nos jouissances se confondent, il ferma alors les yeux et mêla son plaisir au mien, nos deux voix s’accordant dans un « Sssss Akhhhhhh » bou ame Diom.

Quelques mois plus tard…

***Mactar Niang***
C’était l’anniversaire d’Habib et il avait lui-même invité tous les membres de la famille à Keur Gallo. Et comme, Les Nianguéne ne manquent jamais l’occasion de faire la fête, depuis hier vendredi, ils ont commencé à envahir mon espace, pfff. Daba Niang et son mari furent les premiers, avec leurs deux enfants. Les jumelles, toujours aussi exubérantes, sont arrivés ce matin avec maman ! Habib avait aussi invité ses cousins et cousines de son âge, triés parmi les plus « cool » de la famille comme il dit. Tony et Fatou aussi étaient là et Fadel devait arriver cet après-midi. Heureusement que la maison est assez grande pour accueillir tout ce monde, et avec les modifications faites par ma femme avant de partir, l’espace était désormais accueillant et chaleureux. Je regardais tous ces gens heureux d’être là alors que je n’avais pas le cœur à me réjouir de quoi que ce soit ! je ne peux pas être heureux alors que ma Rabi n’était pas à mes côtés. Et c’est dans ces moments qu’elle me manquait plus que jamais.

• Non Rabi dou nite, commenta Daba Niang en s’appuyant sur mon épaule. Elle a un vrai don pour la déco, elle a fait de ton ranch un endroit merveilleux. Quand rentre-t-elle sakh ?
• Je n’en ai aucune idée, répondis-je sèchement
• Makhou yaw tamite, 2 mois rek nga mélni dagnou la rayale sa mame. Elle sera de retour bientôt, arrête de faire ton enfant gaté, ahh !
Je ne pris même pas la peine de lui répondre. Ma frustration de ne pas avoir ma femme à mes cotes était à son summum et je savais qu’il suffisait d’un tout petit truc pour que j’éclate. Je respectais son travail mais quand il l’obligeait à me quitter durant des jours, je devenais fou de rage et d’impuissance. Et cette fois-ci c’était pire plus de de 2 mois qu’elle était partie au Mali pour un programme d’échange dans un bled pourri ou même avoir du réseau pour appeler était un luxe. Heureusement qu’Habib était là ! en plus j’ai découvert que j’adorais l’avoir dans mes pattes, la terre et la ferme le fascinaient autant qu’à moi, en fait il aimait tout ce que j’aimais en l’occurrence ma femme. Il a commencé à l’appeler « maman » depuis cette fameuse journée ou Rabi a failli être écrasée par les chevaux de ce con de Samba Diarra. Et depuis qu’on habite tous ensemble, leur complicité a dépassé toutes mes espérances. Fini le garçon désabusé limite cynique que New York avait fait de mon fils, il avait acquis à coté de Rabi Niang une maturité et une sagesse qui me surprenaient chaque jour un peu plus.
D’ailleurs, dès qu’il m’a vu agacé après avoir parlé avec sa badjenne, il est venu spontanément me réconforter, on aurait dit que c’était moi l’enfant et lui l’adulte lol ! mais bon tout ça c’est l’œuvre de Rabi, elle a tout fait pour que je ne supporte pas d’être loin d’elle.
• Papa, elle sera bientôt là
• Qui ? ta tante Saly ?
• Très drôle ! tu sais très bien que je parle de maman
Sa voix était plus grave qu’auparavant, son attitude encore plus assurée.
• Quand elle dit qu’elle fera quelque chose, enchaîna-t-il, elle le fait. Elle avait dit 2 mois au maximum.
Le troupeau de bœuf passa juste devant nous dans un martèlement sourd. Les mottes de terre volaient. En temps normal, c’était un spectacle qui me grisait. Mais là Maintenant, tout me semblait morne et terne.
• Les femmes n’en font toujours qu’à leur tête, Habib. Tu l’apprendras à ton tour, un jour.
• Ce n’est pas « les femmes » dont on parle, papa, me corrigea-t-il. C’est maman Rabi. Et je suis sur qu’elle est tout aussi triste d’être loin de toi ! elle t’aime papa, il faut que tu lui fasses confiance aussi, arrête de penser que dès qu’elle part, elle risque de te quitter
• Mais… commençais-je avant de me taire subitement
Ce petit clown avait raison, en fait. Certes elle me manquait énormément mais ce sont mes doutes qui me rendaient aussi grincheux et maussade. Dieu du Ciel ! Elle avait fait irruption dans ma vie et pris le pouvoir. Non, elle n’avait pas pris le pouvoir, elle était devenue une partie de moi, attachée à mon cœur et j’étais certain que c’était réciproque. Rabi m’aimait et elle était à moi. Les mots de mon fils m’avaient atteint en plein cœur.
Une paix profonde m’envahit. Je n’avais pas ressenti cela depuis… En fait, jamais je n’avais ressenti cela, de toute ma vie. Je m’en étais approché la première fois que j’avais tenu mon fils dans mes bras, ce petit être que j’avais juré de protéger coûte que coûte, et c’était tout. Je levai les yeux vers le jeune homme qu’était devenu ce petit être, et mon cœur se gonfla de fierté. Il était devenu un garçon bien, intelligent, courageux, sous l’œil bienveillant de sa maman de cœur. Rabi Niang.
Elle avait dit que je représentais un défi pour elle, et que notre mariage pourrait avoir le titre de : « mon mari, mes défis… », mais elle peut à présent considérer qu’elle les a relevé honorablement. Son visage si pur s’imposa à moi, son regard si franc et beau qui me faisait fondre, son rire qui me réchauffait le cœur, son corps qui me rendait fou.
Elle me manquait. Dieu, comme elle me manquait ! alors là au lieu de me morfondre, parce qu’elle n’est pas à mes côtés, je devrais mettre toute mon énergie à préparer son retour. Et lorsqu’elle rentrerait, je lui montrerais combien elle m’avait manqué, de toutes les manières possibles.
Et je ne la laisserais plus s’éloigner. Sans elle, ma vie n’avait aucune saveur.

**** Rabi Niang***
Heureusement que Fadel est venu me prendre à l’aéroport, j’étais trop fatiguée pour conduire et comme je voulais faire la surprise à ma petite famille, je ne pouvais pas appeler mon mari. J’avais compris aussi que le meilleur pote de mon mari voulait me parler en tête à tête, même s’il ne l’avait pas dit clairement. On papota pendant plusieurs minute, avant qu’il n’attaque les choses sérieuses.
• Mme Niang… commença-t-il sérieux
• Oui, répondis-je en retenant mon souffle
• Depuis tout ce temps on n’a pas eu l’occasion de parler seul à seul.
• C’est vrai
• Je connais ton histoire avec tonton pape, car lui, il était tellement fier de toi que tu étais une référence dans tout pour lui. Mactar en a conscience car il était souvent présent lors de nos discussions. Il t’en admire qu’un peu plus mais je sais qu’il a aussi peur même s’il ne le montre pas
• Mais peur de quoi, Fadel ?
• Peur de ne pas être à la hauteur. Amsatou avait bien sapé toute sa confiance en lui, tu ne peux même pas imaginer ce qu’il a vécu. Il sait que tu as vécu un véritable conte de fée avec tonton pape et aujourd’hui ou ses sentiments pour toi sont plus fort que jamais, il se dit que si jamais tu fais une comparaison entre tes deux maris, lui et ses démons seront loin derrière.
• Pfff ! il faudra qu’il apprenne à faire confiance à notre couple. Je l’aime Fad, plus que tout et je le lui montre tous les jours
• Il est encore un peu insécure. D’où ses crises de jalousie injustifiées, ou qu’il ne supporte pas que tu sois loin de lui. Tu es son médicament, ma chérie ! lol, et en ce moment il ressemble à un bébé qui réclame sa maman, il est perdu sans toi.
• Rire, on a traversé un long chemin lui et moi. Ce ne fut pas de tout repos, mais ça en valait le coup. Je n’ai même pas envie de faire de comparaison, ce que je vis avec lui est tout simplement unique. Et t’inquiète, je lui ferai retrouver sa confiance en lui en sa capacité à me faire du bien lui uniquement. Je suis consciente que la distance lui fait perdre ses moyens, avant il s’en servait pour fuir ses sentiments mais maintenant qu’il les vit intensément il ne sait pas comment se comporter quand c’est moi qui suis loin. Il me fait des crises à chaque fois que je dois quitter la maison pour mon travail et celle qu’il m’a fait avant mon départ pour le Mali a été très éprouvante. J’ai dû être très ferme pour qu’il me laisse y aller sereinement, mais je sais qu’il m’en veut.
• C’est drôle, je me souviens quand il m’a parlé de son mariage express avec son amour de jeunesse, sa cousine, je me suis dit qu’il était devenu vraiment fou. Qu’il allait te faire souffrir, car je pensais que tu étais une toute petite chose fragile !
Je lui donnais une grosse tape sur son bras !
• Aïe lol ! c’est vrai quoi quand il venait d’arriver aux states et qu’il parlait de toi, on aurait dit qu’il parlait de sa petite poupée précieuse.
• Il a toujours été un macho protecteur avec moi, j’avoue.
• Mais en fin de compte, toi seule pouvait le remettre sur le chemin du bonheur. Il faut voir son sourire qui se reflète dans ses yeux quand il parle de toi… en tout cas moi je te fais confiance
• …
J’étais émue par les confidences de Fadel, et je me tus. M’imprégnant de tout ce qu’il ne me disait pas par pudeur. C’est vrai que la possessivité, le besoin de contrôle et la jalousie de mon mari m’étouffaient mais je me rends compte après les propos de Fad que c’est juste dans le processus de sa « guérison ». J’étais désormais persuadée de son amour, c’était à moi maintenant de tout faire pour l’apaiser, qu’il soit serein en confiance. Je suis consciente qu’aimer mon mari rimera toujours avec relever des défis, bou diekh rek bénéne gneuwate, mais je les relèverais tous avec plaisir.
Lorsque la voiture de Fadel s’arrêta devant le perron, tous les invités sortirent et ce furent des câlins et des bisous à n’en plus finir mais je cherchais mon homme des yeux.
• Enfin tu es là soupira Daba Niang en me faisant un gros câlin. On a frôlé une troisième guerre mondiale.
• Chééé madame bayil sama djeukeur tranquille ! animou sakh ? demandais-je en entrant dans la maison. Mactaaar, Niang Balo je suis là ! appelais-je
• Pitaing khawma koussi deneu nammeu moromame !
• Gno taye !
J’entendis les cris de joie de habib et il sortit de la cuisine en courant, les bras tendus. Il m’étreignit avec force et amour.
• Je savais que tu ne raterais pas mon anniversaire ! Je le savais ! Papa ! hurla-t-il, maman est là !
• Il est au courant, Habib, assura ma belle-mère en riant. Je crois que tout le village est au courant, à présent.
Mactar arriva par la porte de derrière, qu’il empruntait quand il rentrait de l’écurie. Tout le monde se tut. Il s’arrêta net en me voyant. Dieu, il était si viril et j’avais toutes les peines du monde à ne pas me précipiter vers lui et de sauter dans ses bras en l’embrassant goulûment.
Il demeura parfaitement immobile, me fixant comme s’il venait de me voir pour la première fois. Voyant à quel point l’ambiance était électrique, tout le monde commença à s’éclipser pour nous laisser seuls. Fadel et Tony lui chuchotèrent quelque chose en rigolant et en le tapant dans le dos, mais même pas l’ombre d’un sourire ne se dessinait sur ses lèvres. Mon cœur se mit à battre plus vite d’excitation mais d’appréhension aussi, et s’il était toujours fâché ?
Je posais mes affaires sur la console, et m’avançait résolument vers lui.
• Je ne t’ai pas manqué, amour ?
Il posa ses grandes mains sur mes épaules, me tenant à distance, en me regardant profondément. Puis brusquement il m’attira sur sa poitrine, tandis qu’il happait mes lèvres d’une manière qui se passe de mots. Je glissais mes mains sur son corps, son dos puis ses fesses m’imprégnant de son odeur de sa chaleur comme un mort-de-faim. Il grogna de plaisir
• Diablesse, chuchota-t-il contre ma bouche
• Bonjour, murmurais-je
• Bonjour repeta-t-il
• Les autres nous accordent un moment de solitude. Autant en profiter.
• Non, répliqua-t-il férocement. Je te veux bien plus qu’un moment. Je veux te prendre lentement, longtemps, là où personne ne nous dérangera.
Il me souleva comme une plume tandis que je croissais mes jambes autour de sa taille. Il m’emmena dans son bureau qui était à l’autre bout de la maison à grand pas ! au moins on était à l’abris des oreilles indiscrètes pour ce que nous avions en tête. Il me tenait fermement en me mordillant le cou, les lèvres. Et lorsque la porte se referma derrière nous, il me posa délicatement en me déshabillant
L’espace d’un instant, le monde s’arrêta de tourner. Son baiser se faisait plus profond comme s’il me mangeait la bouche et j’adorais ça ! Lorsque ses lèvres se détachèrent des miennes, il chuchota :
• Ne pars plus jamais si loin et si longtemps.
• Makhou…
Il se passa la main sur la tête et me considéra d’un air si impuissant que mon cœur s’envola aussitôt vers lui.
• Je t’ai laissée partir, à contre cœur, admit-il en soutenant mon regard, comme pour me laisser voir au plus profond de lui-même. Parce que je ne voulais que jamais tu ne me reproches d’avoir été une barrière entre toi et ta carrière.
Il hésita un moment, puis il poussa un soupir désespéré
• Sais-tu à quel point je suis terrifié que tu me tiennes autant sous ta coupe ? Que tout repose sur toi ? Depuis ton départ, je n’arrive plus à travailler, ni même à dormir correctement. J’ai caressé l’idée de venir te chercher mais je savais que ça aurait été vain. Tout est vain sans toi.
Son aveu était désarmant. Lorsqu’il se rapprocha encore, je le laissai m’étreindre férocement. Je posai ma joue contre son torse et savourai la force de son étreinte. Comme s’il ne comptait plus jamais me lâcher.
• Tu ne me quitteras plus jamais, compris ? déclara-t-il sévèrement.
L’un après l’autre, il m’ôta tous mes vêtements contemplant mon corps avec avidité s’attardant sur mes seins et plus bas au creux de mes cuisses.
• De toutes les façons je ne vais pas pouvoir m’éloigner beaucoup, murmurais-je en le déshabillant à mon tour.
• Et pourquoi donc, demanda-t-il en gobant en même temps mon mamelon
• Je vais être trop grosse et trop moche…
• Impossible ! tu seras parfaite peut-importe la situation !
• On verra quand tu ne pourras plus me secouer dans tous les sens en me faisant l’amour ou juste me porter dans tes bras et que je ferai des caprices pour tout et n’importe quoi…
• De quoi parles tu ?
• Du petit frère ou de la petite sœur d’Habib Khana qui est dans mon ventre. Je n’en étais pas certaine avant de partir, c’est pour cela que je ne t’ai rien dit.
Il se figea en me fixant comme un fou, mon sein toujours dans sa bouche ! c’était trop drôle !
• Notre enfant… murmura-t-il émerveillé comme si les dernières ténèbres de son monde se dissipaient pour laisser place à la lumière.
• Notre enfant répétais-je. Je suis folle de bonheur, mon amour. Après l’avoir tant espéré enfin, j’avais tellement peur d’être stérile
Il me saisit le visage entre ses mains.
• Tout vient à point à qui sait attendre. Allah est au contrôle mon ange. Je prendrai soin de toi, promit-il. Tu es exceptionnelle ma femme !
• Tu n’es pas en reste Mr mon mari
• Bon sang, bébé ! tu me rends si heureux et je t’aime tellement que cela me fait mal ! Et je te désire comme je n’ai jamais désiré une femme. Je ne sais même plus comment je vivais sans toi
• Tu le sauras si tu ne me fais pas l’amour tout de suite !
• Mon Dieu, ma femme est devenue une bête de sexe hyper autoritaire ! répliqua-t-il en rigolant. C’est comme tu veux mon amour ! Allez en avant, marche !
Il me plaqua une main sur mes fesses et me suspendit sur son bureau au-dessus de sa paperasse, mes jambes sur ses épaules,. Il me murmurait des mots coquins et avant que je ne comprenne ce qui se passe il me pénétra profondément, m’aimant jusqu’à ce que je tombe dans les pommes !!!!

Bon j’exagère mais je n’étais pas loin de l’évanouissement tellement c’était bon !
• Je t’aime Rabi Niang, chuchota-t-il.
• Moi aussi, je t’aime, Mactar Niang répondis-je d’une voix douce et tendre.
Il déposa un tendre bisou sur mes lèvres et, tout en restant en moi, il me souleva et me déposa sur son moelleux canapé. Il se blottit contre ma poitrine et je le sentis serein en paix.
Alors que je le croyais endormi, il chuchota :
• Merci. Merci de m’avoir rendu ma vie.
• Le meilleur est à venir, mon amour, lui promis-je en lui caressant la joue. Des années et des années de bonheur. In chaa Allah.
N’ayant pas encore eu assez de lui je lui empoignais son sexe encore dure en lui mordillant l’oreille. Il sursauta et éclata de rire.
• Diablesse ! Gronda-t-il.
Je partis dans un fou rire tandis qu’on tombait tous les deux sur le tapis dans un bruit sourd et il roula aussitôt sur moi pour me faire l’amour encore et encore…

Fin !

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